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Texte Libre

 
Principiis obsta et Finem respice

("prenez garde aux débuts" et "considérez la fin", adage latin cité par Milton Mayer)

Jeudi 8 mai 2008

Oui, et si le mode de fonctionnement qu'ils expérimentent là-bas était le laboratoire de ce qui sera le mode de fonctionnement partout des états de l'avenir ?

si le totalitarisme policier à l'Israelienne va décalquer sur la France et l'Europe ! voyez le monde qu'on nous prépare




Voici raconté par un témoin
(Nabil El-Haggar est universitaire lilloise d’origine palestinienne) comment est la vie pour les palestiniens ou ceŭ qui veulent leur rendre visite ou en sortir   :

"Le Mad Max erezien

Tous ceux qui veulent revenir en Israël doivent emprunter un tunnel constitué par deux murs, en béton armé de 8 mètres de haut, de cinq à six mètres de large, couverts par des parois transparentes. Nous commençons la marche vers sa Majesté Israël.

Nous marchons longuement, le tunnel nous semble interminable, un sentiment d’angoisse me serre la gorge, je me demande ce qu’il m’adviendra dans le cas d’un malaise? Je regarde les innombrables caméras qui nous observent et me rassure en me disant que les vivants de l’autre côté, verraient et viendraient sans doute à mon secours ! Le doute persiste, je me dis que là où nous sommes, ce n’est pas encore Israël, c’est un non man’s land, les secours israéliens interviendraient-ils ?

Enfin, après avoir marché cinq cents, peut-être six cents mètres nous arrivons devant un grand portail métallique de même hauteur que le tunnel.

Une dizaine de personnes attendent devant le portail, en silence.

Je pose la question, qu’attendez vous ? « Nous attendons la Voix », répondent-ils. La Voix, quelle voix ?  « La voix qui sortira du haut du tunnel pour vous donner des instructions ».

En effet, un peu plus tard, nous attendons la Voix électronique qui hurle en hébreu et en anglais: « deux », ce qui veut dire que deux personnes sont autorisées à passer. Les deux premières personnes sont prêtes, un désagréable signal électrique qui annonce l’ouverture du portail se déclenche. Les deux personnes passent, le portail se referme derrière elles. Une heure après, c’est à mon tour de passer, cinq mètres plus loin, un deuxième portail métallique se dresse, et derrière ce dernier, quatre couloirs de moins d’un mètre de large montrent le chemin à suivre jusqu’à l’étape suivante. Devant chaque couloir un tourniquet est en place.

J’attends, je suppose que l’électronique finira par m’indiquer ce que je devrai faire le moment venu. La Voix  indique « un », ce qui veut dire que je dois me placer devant le couloir no 1. Quelques minutes passent, un bruit digne des lourdes portes derrière lesquelles on enfermait les fous furieux dans les hôpitaux psychiatriques des années soixante, m’agresse l’oreille, pour me signaler que le tourniquet est débloqué. Le paradoxe est que je me trouve, malgré tout, content d’entendre ce bruit sans lequel j’aurais pu rester coincé des heures durant.

Je pousse le tourniquet en faisant attention à ce que ma valise ne reste pas coincée entre les barres du tourniquet, non que je sois expert en tourniquet, mais je viens d’apprendre la leçon en observant une dame accompagnée par ses trois enfants, qui a mis plus de 15 minutes pour faire échapper ses enfants et ses deux valises pris au piège du tourniquet. Croyez-moi, ce n’est pas facile.

Je marche une cinquantaine de mètres dans le couloir métallique et j’arrive devant un deuxième tourniquet qui marque le passage par un troisième portail métallique.

Derrière le portail, on aperçoit le tapis à scanner les bagages et une cabine circulaire à hauteur d’homme, avec une double enveloppe de matière transparente.

C’est peut-être l’un des rares endroits où il est préférable de ne pas arriver le premier. Ce qui permet, à chaque étape, de procéder à un apprentissage accéléré en observant, à travers les divers portails, les gens qui précédent.

En ce qui me concerne, c’est la dame et ses trois enfants qui, me précédant, font office de formateurs.

D’abord, il faut attendre que la Voix vous autorise à poser un seul bagage à la fois sur le tapis. Celui-ci se met en marche, et si tout va bien, la Voix vous autorise à poser le deuxième bagage et ainsi de suite. Autrement, le bagage vous est retourné sur le tapis et la Voix vous somme de le déposer. Il faut en déduire qu’il vous appartient de faire en sorte que votre bagage soit accepté par le scanner, autrement, il vous est retourné autant de fois qu’il faudra, sans qu’aucune personne ne puisse intervenir directement. Après quelques aller-retour, la dame réussit à faire passer ses bagages.

La famille se place devant ce monstre transparent qui me fait penser aux cabines de décontaminations dans les laboratoires à haut risque. La porte de la cabine s’ouvre, la dame fait l’erreur de passer avant ses enfants ! C’est trop tard, aucun retour en arrière n’est toléré, elle est dedans, elle doit y rester, c’est la Voix qui le dit et manifestement, personne n’a intérêt à contredire la Voix.

Sur le sol de la cabine, deux empreintes de pieds sont peintes en rouge, elles indiquent les endroits où vous devez vous placer. On écarte les jambes, la Voix dit «  Levez les mains », après un court silence, elle ajoute «  n’ayez pas peur ». Du coup, la peur vous envahit ! La porte se referme derrière moi. Un son, aussi particulier que désagréable, qui fait penser aux machines de lavage automatique de voitures, me remplit les oreilles. Sans tarder, l’enveloppe mobile de la cabine se met à tourner rapidement, tout en dégageant un léger nuage dont je ne saurais probablement jamais de quoi il est constitué et encore moins si des effets secondaires sont à craindre.

Le corps (et peut être l’esprit aussi) est scanné, la porte de sortie de la cabine s’ouvre. Je peux récupérer ma valise dont le tapis s’est débarrassée.

Quant à la dame et ses enfants qui me précédaient, mis à part le plus petit d’entre eux, ils ont passé le test de la cabine sans encombre. Le petit garçon, âgé à peine de 6 ans a, lui eu beaucoup plus de peine.

La porte s’ouvre, sa mère de l’autre côté lui crie de passer.  Il passe et la porte referme derrière lui. De là où je suis, derrière le portail, je ne peux plus entendre ce qui se passe dans la cabine. Mais de longues minutes passent sans que l’enfant ne puisse avancer, tandis que les gesticulations de la mère indiquent clairement que l’enfant ne parvient pas à suivre les instructions qui lui sont données par la Voix. D’ailleurs, je crois qu’il était matériellement impossible à cet enfant de placer ses pieds sur les empreintes! Bref, aucune aide ne lui est portée ! Il réussit tout de même à passer après une attente de plus de dix minutes, seul enfermé dans cette cabine pour le moins grotesque. Ce qui me frappe est le fait qu’à aucun moment l’enfant n’a exprimé la terreur qu’il vivait dans cette cabine !

À force de subir la barbarie de l’occupation, les enfants de la Palestine ont perdu une partie de leur sensibilité. Ils ne sont plus tout à fait des enfants, et c’est insupportable.

Après la cabine et le tapis, au bout du couloir, je vois un humain, en l’occurrence, une soldate. Je n’ai jamais pensé que je puisse un jour éprouver de la satisfaction à voir un soldat israélien. Après cette promenade dans le royaume Mad Maxien et son ambiance apocalyptique, je suis presque soulagé de voir cette personne, simplement parce qu’elle semble humaine !

Juste avant d’être dirigé vers le royaume d’Israël pour le contrôle des passeports, je lis un slogan inscrit en arabe sur un mur :«  souriez, la vie vous sourira » !

 

Je me rappelle alors d’un autre slogan inscrit sur un mur au passage entre Jérusalem et Ramallah, où, là-bas aussi, des heures d’attente sont nécessaires pour passer. On pouvait lire : « Nous vous souhaitons une heureuse attente ». 

Maintenant voici comment, au vingtième siècle (au Moyen-Age c'était moins pire! et dans l'antiquité aussi, noublions pas que Jésus-Christ quand il explique en quoi on verra le jour du jugement si qq a aimé Dieu, c'est à dire aimé son prochain il cite systèmatiquement et à importance égale trois manières: j'avais faim et vous m'avez donné à manger, j'étais nu et vous m'avez vétu et
(chose que les chretiens d'aujourd'hui semblent avoir complètrement oublié!! il risquent d'avoir de mauvaise surprise le jour de Jugement! ...) j'étais en prison et vous m'avez rendu visite. Il est vrai que de nos jours il est beaucoup plus difficile de rendre visite à un prisonnier que ce ne l'était du temps d'Hérode ou du Prince Noir:
lisez ceci:
vV
http://www.ipernity.com/blog/14343/37006
vVVVv
vv
Maintenant réflechissons, il y a visiblement une constante dans les évolutions, mentatilés, comportements etc qui se déroulent dans le monde d'aujourd'hui. Et pas seulement dans les prisons. "This world is a prison" disait Hamlet, peut-être était-il prophètique .....
Revenez au début, au titre de ce billet.
C'est pas vrai ça?
VV
ça ne fait pas frémir??
vvVvv
ça devrait.

Ceux qui ne l'auront pas vu, ou qui aurant trouvé ça innocent, risquent aux aussi d'avoir de mauvaises surprises,
et sans attendre le Jour du Jugement
vv
vv





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