Méditations fin de siècle (20ème!)
Tiens ! Quelqu’un court. Dans un uniforme spécial pour courir.
Un jour il sera interdit de courir sans un uniforme spécial.
De toutes façons, vu l’esprit et les tendances actuelles, d’ici quelque temps il sera interdit de courir dans les zones habitées, étant donné que les pieds, quand
on court font du bruit, dans le cadre de la Lutte contre le Bruit ce sera interdit par les règlements sanitaires minicipaux,
et ceux qui s’aviseraient de courir le long des trottoirs auront une amende. Le long des voies à forte circulation routière ce sera interdit aussi, car on aura
prouvé scientifiquement que l’absorption accrue d’air pollué lors de l’effort est nocive pour la santé. En conséquence de quoi les gens qui feront ça seront poursuivis. En effet adopter
volontairement un comportement qui nuit à votre santé c’est « avoir un problème » psychologique, c’est anormal et criminel, et doit être combattu et soigné. De plus, ce sont des
citoyens irresponsables qui en accroissant leur risque de maladie de 1,3% contribuent à creuser le déficit de la Sécu, ils doivent être punis en conséquence.
Dans la nature ce sera interdit aussi, car ça dérange le gibier
, etc, idem. En fait
ce ne sera plus permis ( en fait ce sera obligatoire, comme il sera obligatoire de se maintenir en forme ) que sur des pistes spéciales, spécialement crées pour ça, payantes bien entendu, que les
comités d’usagers se battront pour faire créer partout. Sur ces pistes par contre il sera obligatoire de courir, marcher sera interdit, ceux qui s’aviseraient d’y marcher subiront une amende, car
ils constituent une gêne pour les autres, de telles conduites déviantes ne sauraient être tolérées…
Dans son livre, This Is Not a Conspiracy, How Business Propaganda Hijacks Democracy, Donald Gutstein, un Canadien, trace un portrait détaillé de la façon dont se produit cette désinformation.
Au centre du système, un réseau de think tanks de droite et de riches bailleurs de fonds. L’auteur met le doigt sur la collusion qui existe entre les donateurs, les think tank bénéficiaires, leurs soi-disant scientifiques, les médias corporatifs (= appartenant au "corporate power" les féodalités des grandes sociétés capitalistes -"corporation" en anglais- des empires financiers) et même les leaders politiques, notamment le parti Conservateur du Canada. Il décortique aussi les dossiers traités par ces think tanks et leur complices, qui visent à tromper les citoyens sur le réchauffement climatique, à préparer les mentalités pour la privatisation de nos biens publics, comme notre système de santé, l’éducation, Hydro-Québec, etc. M. Gutstein nous démontre concrètement la manipulation qu’utilisent ces vampires pour induire en erreur les citoyens afin de mieux les dépouiller au bout du compte.
Même si au départ on est conscient de cette désinformation, on reste estomaqué devant son ampleur et la sophistication du système mis en place. En lisant ce livre, les cheveux nous dressent sur la tête. Il y a également de quoi dresser, crayon en main, un grand tableau où on verrait plusieurs noms qui se recoupent un peu partout. On y apprend comment des éditorialistes de journaux importants, considérés comme trop à gauche, ont perdu leur emploi pour être remplacés par des gens venant directement des think tanks de droite.
C’est en prenant conscience de ce qui est tu dans les médias qu’une personne réalise l’importance de la désinformation. Mais cette lucidité implique le temps, l’énergie et les connaissances nécessaires pour s’informer auprès de médias alternatifs, faire diverses lectures, ce qui n’est pas souvent possible pour une grande partie de la population. L’auteur parle des « missing news » et des « blind spots » dans la presse canadienne. Il énumère quelques sujets dont on ne parle jamais dans nos médias. En voici un exemple : dans nos médias corporatifs, on vante à tour de bras les bienfaits du "libre-échange", que sans cela notre pays serait voué à la catastrophe, mais quand parle-t-on des sondages qui montrent que la population ne partage pas cet avis ?
L’émission Tout le monde en parle est bien populaire. Une émission intitulée : Personne n’en parle où on aurait l’audace d’aborder les vrais sujets, ceux dont on ne parle jamais, ceux qui sont galvaudés, serait tout aussi populaire, sinon davantage tellement il y aurait plein de choses « croustillantes » à se mettre sous la dent.
Donald Gutstein estime qu’il est extrêmement difficile, pour une grande partie de la population de prendre conscience de cette désinformation tellement elle est subtile, tellement elle est incrustée dans les médias, tellement elle est propagée par tous les moyens et sur diverses plate-forme ; tellement elle est répétée de diverses façons, par diverses personnes, sur toutes les tribunes. A force de se faire répéter que le privé est plus efficace, que notre système de santé coûte trop cher, que le recours au privé va faire diminuer les listes d’attente, que l’on doit encore et toujours baisser plus les impôts, (sans dire que ce sont les nantis qui vont en bénéficier), qu’on doit augmenter les tarifs, (sans dire que ce sont les plus démunis qui vont écoper), que le gouvernement est plus un problème qu’une solution, les gens finissent par y croire, sans se rendre compte qu’ils sont dupés.
Pas étonnant donc, que les gens qui doivent prendre une grande partie de leur temps et énergie à joindre les deux bouts, ne puissent être conscients qu’ils sont manipulés à ce point et votent pour les gouvernements qui, tant au fédéral qu’au provincial sont de connivence avec ces vampires, et continuent de privatiser en douce nos richesses collectives et nous appauvrissent davantage en rendant notre système fiscal de plus en plus inéquitable. Et le pire de tout, c’est qu’étant reconnu comme des organismes de charité, ces centaines de millions de dollars qui financent ces think tank sont déductibles d’impôt ! C’est donc avec notre argent, l’argent de nos impôts que ces boîtes de désinformation se moquent de nous et viennent miner notre système démocratique.
C’est le comble de la mesquinerie, de l’affront et de l’arrogance.
On dit que les citoyens sont de plus en plus cyniques face à la politique. C’est qu’ils devinent confusément qu’on les trompe. Toutefois s’ils savaient clairement par qui et comment ils sont manipulés, leur supposé cynisme se transformerait rapidement en révolte et en action concrète et c’est en grand nombre qu’ils iraient voter, car ils auraient alors l’information nécessaire pour discerner le parti qui a vraiment à coeur le mieux-être des citoyens, la réappropriation de nos biens collectifs et la sauvegarde de notre habitat.
Médias- Mensonges-Désinformations
N.B. Puisse ce livre être traduit et publié en français le plus rapidement possible.
Pouvoir-domination-autorité et conformisme annihilent la liberté
Si l’Histoire de l’être humain s’étale sur 3,5 millions d’années, son aliénation voulue par ceux qu’on nomme aujourd’hui la classe dominante des scélérats capitalistes est une affaire récente. Une broutille sur l’échelle du temps. Des historiens, sociologues et les politologues font remonter l’apparition des relations de pouvoir, de prestige social, d’autorité et de commandement à l’époque où les populations se sont sédentarisées (1). Et surtout, lorsque certains ont commencé à s’élever au dessus des masses pour dominer ceux qui n’ont pas pu/su s’adapter, ou tout simplement ceux qui se sont laissés assujettir. En fait, l’organisation oligarchique des sociétés avec un petit nombre de politiques qui gouvernent pour le grand capital marchand, divinisé, pendant que le reste de sa population n’a qu’à appliquer leur codes (sinon c’est la prison ou l’amende) et ramasser les miettes, tout ceci est un phénomène récent sur l’échelle du temps. Dix, quinze, vingt, trente siècles ne sont qu’une seconde ou deux dans vingt quatre heures par rapport à l’histoire de l’Humanité (pas de mauvais jeu de mot s’il vous plait !). Je ne veux pas dans cet article rentrer dans le débat à quand fixer la date de naissance du pouvoir politique, car il relève d’une étude historique et sociologique que je ne peux réaliser, et ce serait comme descendre une falaise en rappel sans avoir noué ses cordes, que de se lancer dans cette réflexion. Mais il me semble que l’on ne peut pas dans un article parler du conformisme ni de la très nécessaire désobéissance à certains codes institutionnels sans parler des relations de pouvoir, celles-là même qui justement poussent l’individu à marcher droit devant, à se courber devant l’autorité par peur de la sanction. Or qu’est ce qu’une relation de pouvoir justement ? Pour le sociologue Jean William Lapierre, le pouvoir politique, c’est « la combinaison variable de relations de commandement-obéissance (autorité) et de domination-soumission (puissance) par lesquelles s’effectue cette régulation. Les relations d’autorité impliquent un accord entre ceux qui commandent et ceux qui obéissent, donc une exécution consentie des décisions. Les relations de domination impliquent un recours à la coercition, donc une exécution forcée des décisions. » Il y a donc relation de pouvoir entre A et B, si A obtient de B ce que B n’aurait pas fait sans l’intervention de A. Cette notion de pouvoir est partout entre les individus, elle n’est pas l’apanage de la classe dirigeante, mais peut s’exerce entre deux individus lambda. Les rapports de domination sont donc partout, et il est même difficile de ne pas tirer de la satisfaction d’être en position supérieure à notre interlocuteur. La satisfaction d’avoir obtenu ce que l’on souhaite.
De nos jours, l’on n’a de cesse de nous vendre la démocratie comme le meilleur des produits politiques, alors que de tous les systèmes qui ont été imposés à l’humain, jamais la soumission, la domination et l’inégalité n’ont été abolies. Et pour cause, pour régner, qu’il soit "démocratique" ou dictatorial, le pouvoir doit mentir, diviser, exploiter, (démocraties) piller, coloniser, voire assassiner (dictatures). Pire, le libéralisme bourgeois débordant d’arrogance vante la liberté de l’homme riche au mépris du pauvre, et accroit donc les inégalités comme jamais, ce en imposant une société du fidèle respect des règles hiérarchiques. C’est donc encore plus sournois, puisque l’aspect autoritaire du système est plus ou moins caché derrière l’impression de liberté politique démocratique. On nous dit que si l’État légifère, c’est pour la sauvegarde des libertés individuelles. Ah, sacrée liberté ! Même N. Sarkozy vante les mérites de la liberté. Enfin, de la sienne surtout. S’il y a une chose en démocratie qui est aux antipodes de la liberté, c’est bien la contrainte de la norme qui induit un comportement conforme à la règle fixée par l’autorité, n’en déplaise à Montesquieu qui affirme qu’être libre, c’est faire tout ce que permet la loi. En effet, la liberté nous dit-on, le détestable Xavier Bertrand nous le rappelais gentiment il y a peu, s’arrête là où commence celle des autres. C’est tout ce qu’on peut faire d’un bout à l’autre de la corde. Sauf que le consentement nécessaire au dominant pour faire appliquer la règle, et la réaction de conformisme du dominé qui suit de la contrainte, peuvent contribuer à réduire la longueur de cette corde. Qui plus est, c’est la même autorité qui en détermine la longueur...Dire que la démocratie représentative amène la liberté est donc un peu comme affirmer qu’un lion dans sa cage est libre…ou que l’OTAN est une force garante de la paix.
La loi, expression de la volonté générale ?
La vision marxiste du droit précise que ce droit n’est qu’une superstructure au service des dominants contre les dominés pour représenter les intérêts de la classe dirigeante capitaliste. Outre le fait que le droit soit fait pour être détourné, et que la judiciarisation de notre société nous impose la surveillance et un contrôle sur l’individu toujours plus grand. Outre le fait qu’un pauvre sera toujours moins bien défendu qu’un riche, et qu’un justiciable haut placé ou qui connaît le juge s’en sortira mieux qu’un autre, nous sommes en théorie tous contraints d’agir conformément à la loi. Devoir d’obéir bêtement et sans réfléchir, sinon c’est la tape sur les doigts et au portefeuille. En fait, la philosophie marxiste du droit n’a hélas toujours pas pris la poussière du temps qui passe, et est donc plus que jamais d’actualité. En effet, personne ici n’échappe aux juridictions et à la norme juridique, tous doivent se conformer aux règles coercitives, générales et impersonnelles. Ce n’est pas un mal, me direz-vous, car cela nous permet de vivre en sécurité, d’être protégés contre d’éventuelles agressions en tous genres qui pourraient survenir. Le danger du conformisme survient lorsqu’il n’est plus possible de prendre du recul par rapport à la norme, et que l’on devient obligé d’appliquer les codes que nous n’avons pas décidé ou voté. Par exemple, on peut consentir à payer des impôts à l’administration, s’ils sont réellement destinés à assurer une répartition des richesses aux plus démunis, mais ces impôts deviennent illégitimes lorsqu’ils sont destinés à financer les guerres décidées pour satisfaire aux intérêts de la classe gouvernante, ou s’ils sont destinés à accélérer le processus de fuite des capitaux publics vers les marchés financiers. Beaucoup de travailleurs passent trente ans dans la même entreprise, à critiquer le patron, se prostituent aux objectifs de la direction, mais continuent pourtant d’obéir aux ordres, par peur de l’avenir.
L’être humain est-il réellement gouvernable ? Lorsque certains prennent le pouvoir pour dominer les autres, c’est peut-être parce que l’humain veut commander, et non obéir. De la même manière, le dominé se plaint de sa situation d’infériorité, bien souvent peut-être parce qu’il aimerait être à la place de celui qui a autorité sur lui. Ou bien est-ce par habitude d’être soumis à l’autorité en permanence qu’il se résout à appliquer les ordres de l’État, de la bureaucratie, de la hiérarchie, enfin, de ces lois générales, censées s’appliquer à tous ? Ainsi, dans une société où la loi n’est plus la résultante de l’intérêt général (l’a-t-elle déjà été ?), mais celui d’une classe de la population qui exerce son autorité par son statut, comment s’affranchir de certaines normes juridiques et sociales pour être libre ? La société civile doit-elle accomplir des actes de désobéissance pour s’émanciper et jouer pleinement son rôle sociétal ? Au contraire, devons nous appliquer à la lettre les lois, même celles qui aliènent notre vie individuelle ? C’est une réflexion qui ne trouvera pas réponse dans un article de quelques paragraphes, il faudrait donc la longueur d’un essai ou d’un livre pour développer pleinement cette question. Toujours est-il que ces premières interrogations mènent à une question : la désobéissance devient-elle un devoir quand une classe politique impose une société de la surveillance et du contrôle, et quand cette société bascule de plus en plus vers un régime de démocratie autoritaire ? Premier élément de réponse dont vous avez sans doute deviné mon point de vue, toutes les dictatures se sont installées parce que cette société civile avait laissé faire, s’était laissée berner par l’endoctrinement des relations publiques. Si personne ne s’insurge contre la propagande en fédérant les actions, tout est possible, et un seul berger mène le troupeau de moutons. Je vais loin, mais la frontière entre notre démocratie bourgeoise et la dictature autoritaire est floue : dans les deux, il y a trop de réglementation juridique, de normes, de tabous, et peu de place faite à la révolte ou aux actions collectives face à l’arbitraire des ces règles.
Norme juridique, norme sociale
Afin d’éviter toute confusion du lecteur autour du concept du respect de la norme, du conformisme, il faut préciser de quel type de norme je parle. Toute norme désigne des règles que l’on doit adopter, mais celles-ci ne sont pas uniquement politiques. Dans l’imbuvable jargon des juristes, la norme désigne la loi, la règle par excellence que tout justiciable est censé respecter, sous peine de poursuites. Ce sont les normes formelles, dont l’administration veille au respect. La sociologie a élargi la notion de norme à toute la sphère sociale, ainsi, elle livre une analyse plus complète. Je préfère donc traiter du conformisme par rapport aux normes sociales, plus larges que la simple norme juridique. En parallèle aux lois, existent des normes sociales, tacites auxquelles l’individu doit se conformer s’il veut être intégré dans un groupe social donné. Ces normes sociales sont dites informelles, car elles traduisent les valeurs, les mœurs, la morale sociale, et non pas les lois du gouvernement. Mais la frontière est alambiquée, car le social est intimement lié au politique. Si aujourd’hui, une norme est transgressée, comme aller nu dans le rue, fumer dans une église, télécharger de la musique, ou porter le voile à l’école pour une fille, etc, l’individu sera aussi sec stigmatisé voir puni par le groupe social environnant, ou l’autorité policière, et qui appliqueront sur lui un contrôle social. Ce contrôle social est la majeure partie du temps exercé par l’autorité étatique pour replacer le comportement déviant dans la norme : il est absolument sûr que si je me promène nu dans la rue en pleine journée, d’une, tout le monde me regardera par étonnement ou par effroi de ce tableau peu commun, et de deux, je risque de subir une interpellation par la police pour trouble à l’ordre public (notion qui a le dos large). De la même manière, je risque une amende si on me surprend à fumer dans n’importe quel lieu public, parc, bar ou gare SNCF, alors que cela était encore autorisé il y a deux ans. Voyez d’ailleurs la stupidité des lois : dans un parc, fumer est un acte dérangeant pour autrui, donc pénalisant, mais cela ne l’est pas à dix centimètres de l’autre côté de la barrière…Bref, une déviance (non respect de la norme) aujourd’hui peut-être une norme demain et inversement, tout dépend de l’évolution de la société. Fumer du cannabis, ou le mariage homosexuel, sont d’autant des actes illégaux aujourd’hui, qui ne font de mal à personne, et qui seront peut-être légalisés à l’avenir (ce n’est pas demain la vieille !) Mon but n’est pas de faire un exposé théorique sur le concept de norme, je n’ai pas cette prétention sociologique. En revanche, il est possible de montrer, dans cette société sclérosée par sa règlementation bureaucratique et la dominance du bourrage de crâne étatique, qu’il est nécessaire d’accomplir des actes de désobéissance, civile ou individuelle.
La désobéissance civile : un devoir citoyen du XXIème siècle ?
Dans cette Europe de l’individualisme poussé à son paroxysme par la logique capitaliste, où chacun a peur de l’autre, du moins ne s’en soucie guère et fonce tête baissée droit devant ; et dans une époque où la démocratie française plonge lentement dans l’autoritarisme, voici un exemple de politique qui mériterait une désobéissance organisée. Là où un gouvernement se permet de durcir l’immigration, d’expulser de son territoire les enfants de ceux qui sont venus reconstruire l’économie d’après guerre, au mépris de toute considération humaniste, il devient nécessaire de désobéir. Pour ne pas cautionner un retour du pétainisme, dont on sait les dangerosités. Depuis deux ans, sous le prétexte qu’on ne peut « accueillir toute la misère du monde », et qu’il faut limiter l’immigration, celle que les pouvoirs publics ont eux-mêmes générée en continuant de piller l’Afrique postcoloniale, la politique des quotas fait rage. Ces milliers d’étrangers dits sans papiers, qui se font entasser dans les centres de rétention, attendant leur « procès » et leur reconduite aux frontières, n’ont commis de « crime » que celui d’avoir fui la misère ou la guerre, espérant à tort vivre de meilleurs jours ici. Quel crime impardonnable, vraiment !…Tout cela s’opère en toute impunité, sous les yeux de tous, indignés, dépités mais incapables que nous sommes de peser du poids pour empêcher ce processus qui flirte avec le programme du FN, caché derrière un gerbant faux débat sur l’identité nationale. Je me souviens, suite à une émission sur France Inter de Daniel Mermet, avoir même entendu que pour accélérer le processus des reconduites à la frontière en 2007, les forces de l’ordre se posaient devant les écoles pour y choper les parents d’élèves. Que l’on pouvait « trouver » des enfants dans les centres de rétention administratifs…alors que c’est illégal, à ma connaissance d’emprisonner des mineurs. Que l’on parle de juifs traqués en 1940, ou d’immigrés sans papiers aujourd’hui revêt la même stigmatisation : rendus médiatiquement à l’état de simple parasite, bestiole à écraser. Aujourd’hui lundi 2 novembre 2009, j’apprends en survolant « google actu », que ce processus va devenir une priorité européenne. Le PDG de l’entreprise « République Française », suite à une campagne de lobbying, se félicite de la prochaine alliance avec le Royaume-Uni et Berlusconi pour affréter des charters communs et faire ainsi la chasse à l’immigré sur toute l’Europe. On dirait que ceux qui croient encore à l’Union Européenne comme institution des droits de l’homme, de la liberté et de la prospérité économique, vont vite déchanter ou plutôt, je l’espère grandement. Toutes les conventions juridiques interdisent la reconduite à la frontière pour des ressortissants dont le pays est en guerre. Que fait la France ? Faisant fi du droit d’asile (protégé pourtant dans la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, dont la France est signataire), elle expulse des immigrés afghans dans un pays en guerre où elle envoie ses soldats combattre un terrorisme que les puissances occidentales ont-elles-mêmes exacerbé. C’est en cela qu’héberger, cacher une personne en situation irrégulière et qui est traquée par la police et victime de la politique ahurissante des quotas annuels, constitue un acte de désobéissance civile osé et risqué, mais nécessaire. Beaucoup le font, mais si j’héberge cette personne pour lui éviter ce genre de procédure administrative, je risque une sanction pour ma solidarité.
Déjà avant 1789, les penseurs politiques des Lumières et ceux qui les ont précédés réfléchissaient sur les meilleurs régimes pour que le peuple puisse vivre librement. Certains d’entre eux ont émis l’hypothèse que dans une démocratie, vu que la souveraineté appartient au peuple, il serait normal que celui-ci puisse demander au gouvernement de lui rendre des comptes lorsqu’une loi est contraire à l’intérêt général. Pour Voltaire, le citoyen vertueux était celui qui s’insurge quand le pouvoir devient arbitraire. Montesquieu, disait que le peuple n’est pas assez instruit pour participer à la vie politique. C’est uniquement donc pour cela, qu’il se choisit des représentants, mais que les lois doivent être fidèles aux intérêts populaires. Ainsi en suivant ce raisonnement, et appliqué à notre époque, cela voudrait dire que nos représentants actuels doivent être soucieux de nos intérêts...au lieu des leurs. Plus, maintenant que le taux d’alphabétisation avoisine les 100%, qu’on ne peut pas dire du peuple qu’il n’est pas instruit assez pour s’occuper des affaires publiques, cette démocratie représentative n’aurait donc plus lieu d’exister ? Qu’il faudrait troquer cette démocratie représentative contre un système plus participatif, ou la voix de la société civile compte directement dans les décisions et où elle choisit ses propres lois ? Je le pense. Quoi qu’il en soit, la désobéissance civile, ou désobéissance individuelle, devraient être replacées dans un contexte de résistance face à l’arbitraire si elle est exercée pacifiquement. Au lieu de cela, le microcosme politico-médiatique la confond (volontairement ?) depuis bien longtemps en faisant passer les désobéissants pour des anarchistes qui refusent purement et simplement la loi et l’autorité…Si contester et/ou désobéir à des lois autoritaires (pardon du pléonasme) qui oppriment ceux qui m’entourent (famille, groupe social, communauté, société, monde) c’est être anarchiste, alors je veux bien l’être.
source: Samuel Métairie
http://sam-articles.over-blog.com
Qui se souvient d’un livre publié en 1898 (parmi d’ailleurs plusieurs autres titres de la même eau, c’est une année mémorable) par un certain Samuel Odell
"The last War or the Triumph of the english tongue" (= La dernière guerre ou le triomphe de la langue anglaise) ?
personne ?
Et pourtant les phantasmes qui le nourrissent sont « vachement intéressants » .. et encore plus de nos jours … où ils jettent un éclairage troublant.
Résumé du bouquin :
Nous sommes en 2 600, les Etats-Unis comptent cent quatre-vingt-cinq Etats et forment une fédération mondiale de nations anglophones, qui se sont débarrassés depuis belle lurette des langues insignifiantes qu’étaient le français, l’allemand et l’Italien (c’est déjà ce qui se passe chez nous dans le fameux « enseignement des (sic) langues vivantes à l’Ecole Primaire » !). « Au commencement de l’histoire, il existait plusieurs races » explique le professeur du livre dans son cours de 2 600, « mais maintenant les chinois, les malais et les noirs se sont mis à genoux devant leurs frères blancs (il aurait pu ajouter les irakiens ! …). Ils ont disparus en tant que peuple et nous les avons laissés vivre par pitié. Certains conquérants se sont laissé abaisser à un rang inférieur en se mêlant aux vaincus. (ça ne vous rappelle rien ? vous souvenez-vous des thèses de Hitler à ce sujet ?) Mais pas les peuples anglophones ! Ils n’ont pas composé avec le MAL ; ils l’ont anéanti. » …
Bref il ne reste que la Russie comme axe du Mal et l’opposition à la Russie a cimenté les liens entre les pays occidentaux (c.à d. anglophones, souvenons-nous) Quand ces derniers ont commencés à approcher la « perfection humaine », l’abime entre le Bien et le Mal est devenu tellement béant que la guerre s’est imposée. Une guerre qui devait se terminer par l’anéantissement des forces du Mal. Les millle cinq cent engins spaciaux des Alliés étaient équipés de bombes d’une puissance de destruction extraordinaire et d’une sorte de napalm (déjà !) -« un feu qui ne peut être éteint »
Neuf millions de cadavres plus tard la victoire est acquise, et commence l’occupation, qui a appris à l’Europe de l’Est et a l’Extrème-Orient ce que voulaient dire exactement les mots « liberté » et « civilisation ». D’abords on a interdit les langues nationales et on a introduit l’anglais sur tout le territoire. On a parqué les indigènes dans des réserves, et le plus gros des terres ont été cédés aux immigrants du « monde civilisé ». Enfin en 2 600 après 35 ans de ce régime on a pu créer les Etats-Unis du Monde.
(Ces faits, et bien d'autres vous les trouverez dans le livre capital de Sven Lindqvist : « Maintenant tu es mort – Le siècle des bombes »)
(les livres d'histoire expliquent comment au XXème siècles des peuples de vieille culture se sont laissé piéger dans le totalitarisme, le totalitarisme du XXI, qui nous pend de plus en plus au nez, et sera, vu les progrès techniques, pire, s'installera d'autres manières, mais apparemment là non plus les gens ne réaliseront pas et ne se rendront compte que quand il sera trop tard)
L’Australie, autre grande démocratie séduite par les charmes du totalitarisme et de la censure, a une sérieuse longeur d’avance sur la France et sa loi Loppsi qui compte également, sous le prétexte de lutter contre la pédophilie, mettre en place des listes noires de sites web qu’il sera impossible de consulter sur le territoire national.
Malgré de nombreuses manifestations, l’opposition des fournisseurs d’accès à internet qui qualifient l’idée de ridicule et une opposition féroce des parlementaires Australien (bien moins godillots qu’au parlement Français) le gouvernement Australien a persisté dans la censure, et ni les quelques ratés dans la mise en oeuvre, ni la facture de 189 millions de dollars (environs 108 millions d’Euros) ne l’on arrêté.
La raison avancée là bas est la même qu’ici : protéger les innocents des sites pédophiles. Certes, là bas comme ici, le fait que les pédophiles, tout comme les téléchargeurs de mp3, n’aient qu’à utiliser des moyens simples de contournement pour devenir invisibles, chagrine quelque peu la police, qui s’était habituée a de spectaculaires coup de filets et qui va devoir revenir à des méthodes plus traditionnelles (et bien moins efficaces) pour traquer les pédophiles, mais tout cela n’a nullement freiné le gouvernement Australien.
Quand en février dernier, la liste des sites filtrés sur le réseau Australien a fait son apparition sur le web, la réalité des intentions du gouvernement est apparu en plein jour : moins d’un tiers des sites censurés avaient un rapport avec la pédophilie.
Bien que les représentants du gouvernement Australien ait admit les faits durant une audition au Sénat, leur seule réponse pour l’instant consiste à poursuivre en justice Wikileaks, un site web qui s’est fait une spécialité de révéler ce type de "secrets d’Etat" avec pour intention de lutter contre les atteintes à la démocratie et la corruption, ainsi que certains forums dont les utilisateurs s’échangeraient des liens vers la liste des sites censurés.
Une fois les dispositifs de censure mis en place, il est particulièrement tentant d’y ajouter ce qui déplait, et la dérive, en Australie, n’aura pris que quelques mois. A moins qu’il ne s’agisse d’une erreur, mais avec un taux d’erreur de 68%, on peut légitimement se demander si toute cette histoire de censure est une bonne idée. Une chose est certaine : ce ne sont pas les pédophiles qui sont visés, bien au contraire, ils seront grâce à cette loi, qui les obligera à adopter des usages plus sécurisés de l’internet (VPN, cryptage, etc), bien plus à l’abri des forces de police qu’ils ne l’ont jamais été.
Cette nouvelle institution se construit dans l'ombre depuis longtemps. Dés 2003, le Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération et de la Francophonie avouait participé a sa création en accord avec le reste de l'europe.
Cette contribution plaide pour la création d'un comité de sécurité intérieure, (COSI) qui, à l'instar du COPS, réunirait à Bruxelles, de manière permanente des Hauts fonctionnaires de police.
Ce comité aurait pour fonctions principales de favoriser la coopération opérationnelle entre les polices des Etats-membres, d'évaluer la qualité des contrôles à la frontière extérieure et de
proposer au Conseil toutes mesures utiles et enfin d'exercer en cas de crise, sous la responsabilité du Conseil, la direction d'une opération de renforcement des contrôles à la frontière
extérieure.
Cette contribution est particulièrement importante dans un domaine où les attentes des citoyens sont fortes et nous espérons vivement qu'elle contribuera aux débats en cours au sein de la
Convention et participera utilement à la définition de la future architecture institutionnelle de l'Union européenne.
Madame alliot-marie ment ouvertement dans cette déclaration faite au " chène " dont elle est présidente, le saviez vous?
"L’Europe de la Sécurité a besoin d’un socle institutionnel. Je proposerai la mise en place du Comité de Sécurité Intérieure (COSI), prévu par le traité de Lisbonne. Il représentera une force de proposition auprès du Conseil et garantira le suivi des mesures.
L’Europe de la sécurité a besoin de projets ciblés. Face au terrorisme, je propose la surveillance de sites Internet jugés sensibles pour une action renforcée contre le recrutement et la radicalisation. Pour la lutte contre le trafic de stupéfiants, la France invitera à la mise sur pied d’un centre européen de lutte contre les flux illicites en Méditerranée, dans la continuité du dispositif mis en place à Lisbonne pour l’Atlantique. La lutte contre la cybercriminalité se verra confortée avec la proposition mise en place d’une plateforme européenne de signalement des sites illicites, hébergée par EUROPOL."
Or, le traité de lisbonne date de décembre 2007
Le programme de la haye ( 2005 ) résume parfaitement ce qu'ets le COSI.
"Il s’agit également de mettre en place le
« Comité de sécurité intérieure » (COSI), prévu par le traité constitutionnel, qui devra assurer une
meilleure coordination de l’action opérationnelle des divers acteurs de la sécurité intérieure
(services de renseignement, de police, de protection civile, de contrôle des frontières, autorités
judiciaires). Il s’agit, enfin, d’entamer dès 2006 l’évaluation de la manière dont les dix nouveaux
Etats membres mettent en oeuvre l’acquis de Schengen afin de permettre la levée des contrôles aux
frontières intérieures, au plus tôt après la réalisation du SIS II en 2007."
La Revue de la Gendarmerie Nationale du 2e trimestre 2008 est également trés claire.
"Le cadre européen s’imposera à tous
les acteurs de la sécurité intérieure
sur un plan normatif comme
opérationnel. Cette évolution s’accélère de
manière inexorable et atteint un point de
bascule avec l’entrée en vigueur prochaine
du traité de Lisbonne. Elle oblige les
services de la sécurité intérieure à une
prise de conscience rapide dont la PFUE
est le déclencheur et à une véritable
mutation pour s’intégrer dans ce nouveau
cadre.
La prise en compte, par la gendarmerie,
de ce cadre, devient impérative car elle
constitue une condition au maintien de
son efficacité.
La presse anglaise s'indigne a juste mesure contre ce comité autoritaire qui n'aura aucuns comptes a rendre!
Il suffit d'ouvrir un livre d'histoire pour comprendre que de telles entitées ont toujours finis par devenir d'implacables machines a broyer le coupable, l'innocent, l'hérétique, le dissident ou toute autre vermine qui ose penser par lui méme.
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MONSANTO pur porc
les 750 personnalités
Le CAMION DE POMPIERS N°331 son chef Plower et l'étrange disparition de ses pompiers
des choses que vous n'avez pas vues à la télé:
www.syti.net/Videos/Mysteres11Septembre.htmls-
que réfléchissent ceux qui se chauffent au fuel: Est-ce que vous retrouvez vos chaudières effondrées après une nuit de fonctionnement?
v la fatwa
v les humanistes commencent à prendre
peur
v Restons libres Espace Libre
Et si ce battage était une
maneuvre pour empêcher de voir les vraies causes ?
v sud de l'Iran
v les belles couleurs de l'INDE:
v mousselines: "vents tissés" disaient les romains
histoire de l'INDE - 1ère partie
l'argentine est un des plus beaux pays au monde une de ses facettes mais
la Patagonie est encore plus belle ! et le Chaco !
v à la frontière Sino-Mongole
v monts Altaï en Sibérie: Fabuleux !
v la Pologne
on vous donne des idées caricaturales sur les gens,
les trouvez-vous vraiment "constipés" ces iraniens?
:
v sauf comme tout le monde quand ils sont sur la tombe de leur mère
v neige àTéheran
De quoi Ubu est-il la figure ?
v L'EMPIRE DES CANNIBALESà ceux qui demandent que peut-on faire? MAIS par exemple ce genre de chose: la SOLIDARITE INTERNATIONALE
la lutte de classe c'est partout
Sans papiers et classes sociales
Marx reviens nous réapprendre le sens des mots !
Un texte capital à lire jusqu'au bout, "comme boivent les poules: en relevant fréquemment la tête pour faire couler" : Le racisme anti-pauvres
v En 1990 les producteurs de café vendaient pour 11
milliards de dollars, les consommateurs payaient 30 milliards.
En 2004 les producteurs de café vendent pour 5,5 milliards de dollars, les consommateurs payent 70 milliards !
où est passé la différence ?
L’agriculture ne peut pas être abandonnée aux forces du marché.
LA MORT DES SOLS !
TOUTE l'actualité scientifique
v Morphogénèse
v dictionnaires anciens
v293.888 textes de chansons du monde entier !
une "gauche" sans projet politique
Sur toute la terre
Chacun se croyait seul
Ils chantaient ils avaient raison
De chanter"
(Paul Eluard)
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