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Texte Libre

 
Principiis obsta et Finem respice

("prenez garde aux débuts" et "considérez la fin", adage latin cité par Milton Mayer)

Jeudi 24 juillet 2008
Plein de choses très importantes, une telle vidéo ne se résume pas
(Bon j'ajoute seulement, boycottez AXA! l'explication est tout au début de la vidéo, mais la suite est encore plus importante)




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Samedi 5 juillet 2008
Bracelet d’identification à l’hôpital : le patient objet
Quand la relation patient soignant touche le fond.

Le 14.01.08, lors des voeux du Ministère de la Santé, Thierry Amouroux, le Président du syndicat infirmier SNPI CFE-CGC a offert son bracelet d’identification à Roselyne Bachelot. La relation soignant-soigné, c’est poser les problèmes éthiques là où une technostructure ne voit que des procédures techniques sécuritaires. Voici le courrier joint au bracelet :

Madame la Ministre,

La direction de l’hôpital Saint Louis de l’AP-HP souhaite généraliser l’identification des malades par des bracelets d’identité. Alors que l’on parle d’humanisation des hôpitaux, du droit des malades, de la dignité des personnes hospitalisées, nous sommes particulièrement choqués par une telle démarche, aussi nous sollicitons votre soutien.

Certes, cela peut être acceptable, au cas par cas, pour des personnes incapables de décliner leur identité (nourrissons, déments), sachant qu’il ne peut y avoir de catégorie particulière (une personne sénile ou un malade mental qui connaît son nom n’a pas à subir ce genre d’humiliation), mais que des décisions d’équipe sur une personne donnée.

Mais lorsqu’une personne hospitalisée est capable de décliner son identité, lui demander de "s’étiqueter" revient à le nier en tant que personne, à lui faire quitter sa qualité de "sujet, objet de soins", pour en faire un "objet des soins". Agir ainsi pose de réels problèmes éthiques, et va à l’encontre de la démarche soignante.

Un bracelet d’identification n’est pas un objet neutre, car il renvoi à l’imaginaire du marquage, variable selon l’histoire personnelle :
-  le bracelet du prisonnier ou du délinquant sexuel, renforcé par le fait que l’hôpital comporte lui aussi des caractéristiques d’enfermement et de soumission à un personnel en uniforme (ne dit on pas toujours la surveillante en parlant du cadre infirmier ?). Une personne a ainsi demandé à l’infirmière si on l’obligeait à porter ce bracelet parce qu’elle était séropositive.
-  la chosification, renforcée par le fait que l’étiquette informatisée collée sur le bracelet comporte un numéro d’identification et un code barre. Lors d’une réunion d’information dans la cafétéria de Saint Louis, le cadre supérieur chargé du projet a même indiqué qu’à terme on passerait le lecteur de code barre sur la poche de sang ou de chimiothérapie, puis sur le bras du malade afin de lire l’étiquette du bracelet pour vérifier la compatibilité ! Peut on imaginer que traiter ainsi une personne hospitalisée comme un objet de consommation ne modifie pas la relation soignant /soigné ?
-  l’animalisation, un malade ayant ainsi indiqué à l’infirmière qu’il n’était pas un chien, et qu’il était hors de question qu’on lui mette un collier avec son nom. Ce n’est qu’une anecdote, mais pour l’infirmière qui rencontrait ce patient pour la première fois, cela a altéré durablement le rapport de confiance, car une gêne s’était installée entre eux.
-  le marquage des camps de concentration, particulièrement sensible, dans la mesure où l’hôpital Saint Louis se trouve entre Belleville et le Sentier.

Une jeune infirmière ne se posait pas de problème par rapport au bracelet : elle appliquait la consigne de la direction. Jusqu’au jour où le vieil homme hospitalisé à qui elle demandait de mettre ce bracelet, avec son étiquette à code barre, l’a regardé, à remonté sa manche, et lui a dit « Mademoiselle, je n’ai pas besoin de votre bracelet, j’ai déjà un numéro d’identification de tatoué ». Face à cet ancien déporté, elle a vécu un grand moment de solitude. Elle n’a jamais pu reprendre en charge ce patient, car quelque chose était brisé dans la relation soignant/soigné. Et pour elle, ce bracelet n’est plus une simple procédure de sécurisation.

A travers ce cas concret d’éthique clinique, chacun peut constater que la technique modifie la relation de soins. Même en dehors de l’aspect stigmatisant, le bracelet induit un rapport de docilité, de contrôle, de soumission, qui va à l’encontre des valeurs du soin. En mettant un bracelet, un patient ne peut plus être dans un rapport égalitaire avec le soignant.

Qui plus est, c’est l’infirmière que l’on instrumente pour imposer ce bracelet, alors qu’au contraire l’infirmière est là pour défendre la valeur et la dignité humaine du malade au sein de l’univers hospitalier, en rappelant qu’il est en lui-même une fin, c’est-à-dire une personne que l’on doit respecter, et non une simple chose (organe, pathologie), dont on peut disposer. De part sa vision globale et ses capacités relationnelles, l’infirmière permet au malade de conserver son humanité.

Déjà en 2000, dans sa grande sagesse, le Directeur Général de l’époque avait préféré retirer un tel projet, suite aux réactions des infirmières qui refusaient de mettre une étiquette avec numéro et code barre au poignet des personnes hospitalisées, et à la condamnation des groupes de réflexion de l’Espace Ethique AP-HP.

Aussi, conformément aux recommandations élaborées par les groupes de réflexion de l’espace Ethique de l’AP-HP "Soin citoyen" et "Soignants et éthique au quotidien", nous vous demandons de bien vouloir intervenir pour mettre un terme au projet de généraliser le port d’un bracelet d’identification, aux personnes hospitalisées capables de décliner leur identité.

Dans cette attente, nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de notre haute considération.

Thierry AMOUROUX
Président du Syndicat National des Professionnels Infirmiers SNPI CFE-CGC

Source : http://www.syndicat-infirmier.com/article.php3 ?id_article=483

Sous licence Creative Common

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Mardi 1 juillet 2008
Rajesh investigates the way we view the lens and the way it views us.



there is something rotten in the kingdom
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Lundi 23 juin 2008

Pire que base élève, une nouvelle opération de fichage ose utiliser les enfants dans le cadre même de l’école.

À l’école primaire de Monein sont arrivées, dans un gros carton, les évaluations dites expérimentales, concernant les CM2.

Rien que de très normal direz- vous. Sauf que, premier point surprenant, les dits documents, une fois complétés par les élèves devaient être retournés directement au ministère SANS QUE LES INSTITUTEURS LES AIENT CORRIGÉS. En outre, contrairement aux autres évaluations les parents n’avaient pas à prendre connaissance des évaluations de leur enfant....et pour cause !

Si les 3 premières parties sont somme toute assez anodines, la partie 4 révèle bien des surprises !

Elle s’intitule : PARTIE 4 QUESTIONNAIRE. On précise bien au bambin, qui a déjà fait auparavant 3 séries d’évaluations que « ici toutes tes réponses sont bonnes, il n’y a pas de mauvaises réponses ».

Et ça commence très fort avec des questions du type :
« Es -tu né en France ? »
« Ta mère est née en France ? »
« Ton père est né en France »
« Quelle langue parles- tu à la maison ? »
« D’habitude qui vit avec toi à la maison ?

a) ta mère
b) une autre femme tenant le rôle de ta mère
a) ton père
b) un autre homme tenant le rôle de ton père"

La ressemblance avec les questions qui figuraient sur la première mouture de BASE ÉLÈVES n’est certainement pas fortuite. Viennent ensuite des questionnaires concernant « Ce que je pense des devoirs à la maison » morceaux choisis : « à la maison j’ai vraiment l’impression de perdre mon temps » ou alors « je fais mes devoirs à la maison parce que j’aurais une mauvaise image de moi si je ne travaillais pas »

Également la rubrique « Ce que je pense de ce que je fais à l’école » avec des réponses comme « en classe je travaille parce que je n’ai pas envie que mon enseignant(e) me crie dessus »

Le questionnaire comporte 11 pages avec des questions QUI N’ONT RIEN À VOIR AVEC L’ÉVALUATION PÉDAGOGIQUE des petits CM2. De plus ces questions sont pernicieuses, retorses.

Quel est le but de ce questionnaire ? De quel droit le ministère de l’éducation fait-il remplir ces fiches qui interrogent sur la nationalité, les conditions de vie à la maison, sous prétexte d’évaluation pédagogique ?

Les parents ne sont pas informés de ce que l’on demande aux enfants. Sans l’attitude courageuse et civique des enseignants de l’école de Monein qui ont alerté les parents, cette opération dite « expérimentale » se serait déroulée dans le plus grand secret. L’utilisation, fourbe, de l’ingénuité des enfants qui n’ont pas d’autre choix que de répondre dans ce contexte scolaire, la volonté délibérée de ne pas informer les parents et de maintenir cette opération dans l’opacité, rappelle des pratiques totalitaires en cours dans d’autres lieux et dignes d’autres temps. Sans parler de la culpabilité que pourraient ressentir les enfants face à un tel interrogatoire.

Cette « expérimentation » touche ou va toucher certainement d’autres écoles mais elle se déroule dans la plus grande opacité. Il est de notre devoir à tous d’alerter parents, professionnels, élus et de dénoncer un scandaleux fichage des enfants.

Interrogé par le secrétaire départemental du SNUIPP 64 (syndicat majoritaire dans le premier degré), l’Inspecteur d’académie n’a pas souhaité répondre....

Vous pouvez consulter ce questionnaire CM2 à cette adresse http://www.everyoneweb.fr/lec/


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Jeudi 12 juin 2008

« Les choses ne changent guère dans le cas du tabac où ce sont principalement des arguments économiques qui, comme nous l’avons vu, conduisent au licenciement : « celui qui fume est viré » - ce qui aux Etats-Unis va de pair avec une radiation de la caisse d’assurance maladie. »


« S’appuyant sur ce type de pensée, un changement insidieux se prépare également dans les fondements du système d’assurance maladie allemand. Le modèle initial de  d’une solidarité entre tous, indépendamment des risques que chacun représente, est petit à petit abandonné alors que « les risques de maladie relèvent à nouveau de la responsabilité individuelle du patient. »

« le principe suppose que « celui qui est malade doit prouver qu’il n’est pas responsable de cette maladie dans la mesure où un comportement irresponsable ne peut pas être pris en charge par la communauté. La solidarité s’applique à tous ceux qui présentent les mêmes risques que soi et exercent un contrôle responsable sur leur mode de vie.

D ‘après un article paru dans Die Socialversicherung, les comportements suivants font l’objet de discussion, manque d’exercice, consommation de « drogue » et abus de médicaments, mais aussi maladies contractées lors d’un voyage à l’étranger ou dues à la pratique d’un sport extrème.

Imre von der Heydt « Une cigarette ? » p. 198-199


« Et le plus grave, c’est que tout cela nous semble normal »
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Mardi 10 juin 2008
Cas horreurs anti-fumeurs, trouvées sur  le site "SPARTACLOP", montrent bien la dérive qui se fait de plus en plus preignante vers le même type de propos qu'on entendait en Allemagne dans les années 30 au début de la diabolisation des juifs et  (en plus le rapport est explicitement évoqué) envers les "romanichels" ces parias de toujours! et bien sûr ce qu'on entendait autrefois aux States et de nos jours ici sur les noirs, et autres "races inférieures"

Ca ne fait pas réfléchir tout ça ?

Le florilège des horreurs anti fumeurs

  • D'une anti fumeuse qui ne se trouve pas "extrémiste" : Fumeurs fumez et mourez vite !
Source : Blog RMC. Le dimanche 6 janvier 2008, 23:09 par mimi
je ne suis pas extremiste mais c'est une question de territoire, c'est humain et animal en meme temps,les fumeurs nous emmerdent et c'est reciproque, les fumeurs sont sales,egoistes ne se respectent meme pas.tant que nous ignorions la toxicite de la cigarette c'etait pas grave mais maintenant on le sait alors fumeurs fumait et mourait vite
(sic l'orthographe! bonjour le niveau!)
  • Un propos devenu banal : Que les fumeurs crèvent de froid
Source : Blog EMBRUNS. Le 5 décembre 2007, Dagrouik a dit :
Vivement le 01/01/08 que les fumeurs crèvent de froid et qu'on respire ;o)
  • Anti fumeur et raciste : Que des porcs, ces jeteurs de mégots
Source : 321 Auto. 17 juil. 2004 à 19h19
par terre ou par la fenêtre. J'imagine qu'ils font pareil à l'intérieur de leur domicile..........
Un jour, j'ai vu un mec acheter un paquet de cigarettes et, à peine sorti du bureau de tabac, il a jeté par terre en marchant le film plastique, puis le papier de protection, avant de monter dans son coupé Mercedes de 10 ans d'âge. Il avait une excuse: c'était un "gens du voyage", c'est-à-dire qu'il ne savait pas ce que c'est que laisser propre après son passage.
Les "gens du voyage" ne restent jamais longtemps au même endroit. Ils partent quand c'est encombré de leurs ordures.

(PS: moi-même ne fume pas. Etonnant? Pas le moins du monde! outre qu'elle est en soit répugnante et à "faire dresser les cheveux sur la tête", cette dérive perverse que connaît actuellement l'Occident, nous menace tous, vous verrez! il y a un (plusieurs) enjeu fondamental de la Civilisation là-dedans, dommage pour ceux à qui ça ne saute pas aux yeux)

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Mercredi 14 mai 2008
cafetiers, restaurateurs, associations, entreprises, administrations, gestionnaires de lieux publics, la loi vous impose de mettre partout  des autocollants d'interdiction barrant une cigarette, alors utilisez ce modèle!

 


à utiliser partout et sans modération!
il suffit d'imprimer l'image, découper, et de mettre de la colle au dos.
(pour ceux qui ne l'aurait pas reconnu l'homme de la photo est Jacques Prévert.

source http://www.noslibertes.org/
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Mardi 13 mai 2008
voilà ça y est on est en plein Orwell 1984
voilà les affiches de propagandes qui jusqu'à présent n'étaient que des phantasmes de science fiction, ou des documents historiques du temsp de Staline ou de l'autre gars.
Ils l'ont fait!
c'est dire si ils comptaient sur la passivité des "Taties-Danielles" anglaises des deux sexes
très très inquiétant.....;


Le cauchemar débarque chez vous! dans la réalité !

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