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Le pire est à venir ! Sortir de l' U.E., dictature dirigée par des bureaucrates et des traîtres est possible on ne nous a pas dit le résultat des Européennes au Danemark en Grèce en Lettonie  lisez vous comprendrez pourquoi  Article 104 de Maastricht mortelle arnaque oter aux banques le  pouvoir de faire la monnaie C'EST POSSIBLE - l'usage idéologique, et mystifiant du terme "extrémisme" par certains denos jours  -   agronomie moderne = malnutrition + poison directive scélérate  le Codex Alimentarius resserre ses machoires  programme du Parti pirate : Légalisation du téléchargement  droits d'auteur : cinq ans seulement abolition des brevets pharmaceutiques défense des libertés privées  Pendant 50 ans on a cultivé l'horreur de l'URSS (c'était l'abomination LE danger qu'on opposait à nos pays civilisés et libres) sa barbarie cauteleuse et menteuse son totalitarisme ses flics puants et omniprésents son intrusion dans la vie privée des gens, on nous a fait peur de ce contre-modèle, et dire qu'on était prêt à faire la guerre pour ne pas tomber dans une telle société! et maintenant ... maintenant on les imite! en pire  bien pire ! même ça!  aux USA bientôt chez nous les caméras insulte à l'humanité l'ENFER qui vient  en Belgique société névrosée et sadique qui se roule dans l'inhumanité  La plupart des américains ont PEUR de s'indigner, c'est le but recherché - Principiis obsta ; Finem respice - nouveau fascisme  Qu'est-ce qui viendra après?  APPEL à REAGIR diversité et  valeurs de la République sont essentiels REVEILLEZ-VOUS  etat-d'Anne 

Littérature

Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /2009 00:00

   * date  ? 2005 ? « Uzak » de Nuri Bilga Ceylan : Dans cette Turquie qui ressemble à fond de train à l’Europe occidentale (de maintenant !…) les ramiers et les chats sont les seuls êtres vivants.

Le héro du film aura tout tué. Il a tué la souris, il a tué l’amitié possible avec son compagnon du village, avec qui il n’a cessé de refuser tout rapport humain et qu’il a fait fuir, il a tué son enfant, en le faisant avorter, et dans la séquence la plus forte (non la plus forte c’est la tragédie de la malheureuse souris) du film : la dernière, 20 secondes, il commence à se rendre compte et à regretter.


  *1987 - Un film « L’intendant Shansho » de Mizogushi (japonais) que j’ai vu hier
soir à la télévision. Très beau film. Drame humain, et sujet social sur l’esclavage dans le Japon
antique. Il se passe entre 950 et 1150 de notre ère à l’époque Heian, des régents Fujiwaras,
avant que s’instaure la féodalité et le Moyen-Age japonais. Un gouverneur trop indulgent lors d’une
 révolte de paysans est condamné à l’éxil. Sur  la route avec sa femme et son fils et sa fille,
ils sont attaqués par des brigands, qui enlèvent le fils et la fille et les vendent comme esclaves.
Ils se retrouvent aux mains d’un intendant cruel et tyrannique. Avec l’aide de sa sœur le jeune
homme s’évade et se réfugie dans un monastère bouddhique. La sœur se noie pour ne pas à avoir
sous la torture à trahir son frère. Celui-ci idéaliste qui refuse de se contenter de prier le Bouddha,
part avec ne lettre de recommandation de l’abbé pour Kyoto voir le Régent, qui lui apprend que son
père est mort en exil, mais le réhabilite et le nomme gouverneur de la province où il a été
esclave. Il projette alors de faire libérer tous les esclaves de cette province, le Régent lui rappelle
qu’il n’a ce pouvoir que sur les terres de l’Etat (système des terres étatisées, inspiré de la Chine T’ang

et extension des domaines alloués à des particuliers, échappant au lot commun, et  tendant à
devenir plus  tard un système féodal) la domaine où ils étaient esclaves est privé et hors de son
autorité. Il le fait pourtant, libère les esclaves, exile l’intendant et confisque ses biens, en dépit
 des menaces qu’il risque. Puis démissionne  et part chercher le village où il retrouve sa mère,
seule, misérable, aveub$gle, et au bord de la folie. Elle lui demande où sont son père et sa sœur.
Et il lui répond en la prenant dans ses bras « Il ne reste plus  que nous deux désormais ».

  (…)


*29/3/1992 Vu « Ombres et Brouillard » de Woody Allen, c’est un conte philosophique. Très
 beau, très complexe, marrant, émouvant. C’est Woody Allen, l’auteur, et l’acteur aussi, et son
 visage qu’évoque la critique. Le scénario est fait pour finir en tragédie, mais comme d’habitude il y
échappe par une pirouette.
Ce cœur pur à l’air de minus en naphtaline et qui est sans doute l’être le plus inoffensif de sa ville,
 peut-être le seul) qui se veut trop honnête, trop ouvert à la vie, et à la raison, à l’honnêteté,
donc à l’impuissance, qui a gâché sa vie par ses hésitations, piégé dans une machine infernale
devrait finit pendu jugé et condamné comme étant le tueur psychopathe. Il se sauve en acceptant
 finalement (…..) de devenir l’assistant de l’illusionniste. c. à d. : dans cette machine infernale qu’est
la vie le seul « salut » ce sont les illusions.

Mais les choses ne sont pas ce qu’on croit qu’elles sont. « On a besoin de choses solides sur
lesquelles on peut compter » dit-il (cf. la scène finale de « Manhattan ») Mais il s’aperçoit que sa
fiancée n’est pas celle qu’il croyait. Ç
a arrive souvent dans la vie qu’on s’aperçoive que la femme
qu’on aimait n’est pas, n’a jamais été, ce qu’on croyait, qu’on croyait à un être de lumière sur lequel
on pourrai compter et tout s’effondre quand son vrai visage se révèle dans l’épreuve. N’est-ce pas ?


 

*29/3/2002 Vu « Intervention Divine» film palestinien (le 3ème je pense, après
le merveilleux « Conte des Trois Diamants » de Michel Khleifi
)  de Elia Suleiman. Très beau,
très « konsilinda ». Si on le laisse travailler (…) et si les Israéliens ne le tuent pas, il deviendra un
des plus  grands réalisateurs du siècle (le 21ème) « un tableau tout à la fois burlesque et
désespéré ». Oui la critique évoque Jacques Tati et Buster Keaton, exact, j’y ajouterais la Provence
 de Pagnol ; et par moment les images ou les scènes virent au surréaliste. E. Suleiman manie un
humour tout à fait personnel.

Et la scène des mains au parking du check-point fout en l’air, à elle seule, le slogan absurde
et anti-humaniste  « à chacun son corps »

 

*28/11/2002 vu « l’homme sans passé » de Aki Kaurismaki (un finlandais), primé à Cannes ;

 Quel monde sinistre et morbide comme c’est pas permis ! D’une totale déshumanisation et d’une
profonde barbarie. L’inde (même les bidonvilles de l’Inde !) est un monde dix fois plus civilisé et
dix fois plus humain que la Finlande !

 C’est bien un pays nordique, on sent  très fort qu’on est dans ces pays où on a stérilisé les femmes
 qui se teignent les ongles de pieds en rouge et où on met en prison les clients des prostituées !
 C’est l’image du monde orwellien et barbare que nous préparent le capitalisme + Sarkozy + la
politically correctness. La « citée de la Joie » de Calcutta c’est un espace d’humanité (même le
 parrain mafieux ! en comparaison ! même lui !!) de civilisation, de solidarité et de douceur, et de joie,
c’est une vraie soirée dansante, en comparaison avec la Finlande de l'an 2000! La femme (dans le
film) du guichet de l’ »ANPE », on aurait envie de l’écraser sous son talon, tellement elle est odieuse
 (et typique).

 Ce film pue la mort. Et vous fait aussi comprendre, encore mieux que tout un site Internet
d’antimondialistes ou d’anarchistes, à quel point on est enfermés sans espoir dans un bagne. Et
que quand on a accepté dans les années 70 de se laisser « bancariser », on a signé notre arrêt
de mort, et celui, très concret, de milliers d’êtres, et celui de la Civilisation. Il aurait fallu alors se
révolter et brûler les carnets de chèques.

 Ces finlandais nous montrent un peuple profondément brutal, égoïste, et rustre. Les seuls êtres qui
respirent l'humanité là-dedans ce sont les chiens.

 Ce film évoque à peu près autant la vie que le cadavre refroidi de Jacqueline sur son lit de décor mortuaire.


 *134) 12/3/2003 Vu « monsieur Schmidt » film d’Alexander Payne. TB. C’est très emouvant, les
 acteurs très bons ; Ca fait fort penser à cet autre film américain « Mort d'un commis voyageur » ;
ça évoque aussi par moments le Dictionnaire des Idées reçues de Flaubert, en beaucoup plus cruel.
 Ça se passe aux USA mais c’est non seulement une « devastating » (comme on dit en
anglais) condamnation des américains-moyens mais tout aussi bien des français-moyens. Et pas
seulement de ce qu’est devenu le christianisme aux USA mais tout autant de ce qu’il est devenu en
France ! Ça décortique dur ! et ça met à jour bien des choses dans la psychologie sociale.

Et puis encore une fois, comme « La maîtresse du lieutenant français », « Le huitième jour », etc,
tant de films, le spectacle et la dénonciation de ce que c’est que les femmes. Profondément
affligeant et répugnant. Et bien entendu une fois de plus cela montre que contrairement à de
vieilles idées reçues
ce sont les hommes qui sont sentimentaux, vulnérables et sensibles, qui sont
de vrais êtres humains, et les femmes matérialistes, égoïstes, « positives », bouffées par les
conventions et sans cœur.

 

 

 * 6/10/2003 « A cinq heures de l’après-midi » ( l’heure de la mort chez Garcia Lorca ) : tu
 vois, que ce soit chez Kiarostami ou Makhmalbaf (et le père aussi) il y a une école iranienne de
 cinéma, on retrouve ce côté « contemplatif », cette sensualité lente et attentive des images, leur
 splendeur, leur poids, etc, il faut le voir pour comprendre. Et cette attention aux êtres si forte,
 attention  silencieuse, et pleine de respect.

 
Makhmalbaf ne caricature pas du tout ses vieilles badernes « fanatiques », ils sont d’une profonde
 humanité, et même parfois d’une grandeur « antique » , et c’était pareil dans le « voyage de
 Kandahar » le vieux qui s’appliquait, comme un Saint François d’Assise, à rendre grâce à Dieu
 pendant qu’il se faisait dépouiller par les voleurs.

 
 En fait, contrairement à ce que vous font croire les journalistes, le thème « émancipation de la
 femme », forcément d’actualité dans l’Afghanistan post-Taliban, et qui fait saliver et se masturber
 intellectuellement tous les politiquement corrects et les bien-pensants de notre occident, n’est pas le
 seul thème du film. C’est un film très triste, à l’image de la condition des afghans, ça a aussi un côté
 Beckett (Samuel).

 
Et puis c’est un film à montrer aux espérantistes pour les alerter sur l’hégémonie de l’anglais !!!! et le
 besoin urgentissime de subventionner le projet « Zaban-e-Salam » de former des professeurs
 d’Espéranto afghans !

 
 En tous cas on voit qu’en Afghanistan c’est comme en France (en Occident, aux USA ou en Suède
 c’est encore pire) : les hommes afghans se sont persuadés que de voir le visage d’une femme c’est
 sexuel, et que ce qui est sexuel c’est mal et pervers, alors ils ont honte de les regarder, se tournent
 contre le mur et demandent pardon aux autorités (en l’occurrence Dieu ; heureusement, lui,
 pardonne !! ……) en France maintenant c’est pareil: on a intégré aux hommes la honte du désir
 sexuel et ils (et d’abord elles) sont persuadés que c’est mal, sale et pervers.

 

 
*
« Dirty pretty things » film de Stephen Frears. Excellent film. Grand film. Voilà l’image toute
 crachée et précise du monde actuel.

Et pour une fois je crois que Jacqueline aurait aimé…..

Et le rôle principal (Akwe) est quelqu’un de bien. Mieux que la femme, bien sûr, comme toujours.

 

 

 * J’avais acheté le video-disque de « Le vent nous emportera » d’Abbas
Kiarostami (vraiment le cinéma iranien est un des meilleurs du monde en ce moment,
avec également ce que j’appellerais le Néo-Réalisme anglais Ken Loach, Stephen Frears,
Mike Leigh, etc)

Je l’ai regardé. Que de choses à dire ! que de thèmes à aborder ! Un voici un : contrairement aux
 phantasmes que s’entretiennent complaisamment les occidentaux, dans la vie quotidienne de ce
 village (en plus village ! donc traditionnel, pas des intellectuels ou des bourgeois occidentalisés) pas
 du tout d’ambiance « lourde » religieusement, pas de puritanisme (peut-être moins que dans la
 France actuelle où tout est interdit par « politically correctness »), des sous-entendus grivois entre
 hommes et femmes, une attitude sereine et pleine d’assurance chez ces dernières (et pas la
 réserve et la peur paranoïaque qu’on constate maintenant en France de leur part !), une convivialité
 libre et tranquille comme dans les villages français d’avant-guerre.

 
Et par ailleurs une qualité et une chaleur des rapports humains, une liberté d’aller et venir dans
 l’espace public qu’on ne connaît plus en Europe aujourd’hui !

 

 

 *Janvier 2004   ) Vu « Un Roi sans divertissement » de Giono(le film) ; oui ça mérite d’être classé
 parmi les classiques. Et c’est un chef d’œuvre filmé (par Giono même) de main de maître, tout y est
 pensé savamment jusqu’aux moindres détails.

 
Le procureur, vers la fin il fait un peu CHEREA. « quatre soux de vie, il ne faut pas jouer avec » ouais !
 bien sûr il a tort en fait et l’autre film, le film italien vu il y a quelques mois « Nos années »
 («
 i nostri anni ») montre très bien que non seulement quatre sous de vie mais 80 ans
de vie ce n’est RIEN  (n’est-ce pas Jacqueline ?), et pas seulement la vie, mais tout ce dont on
la remplit, y comprit les  valeurs et tout ce pour quoi on se passionne et est prêt à mourir et à
 tuer. Rien du tout. Fini.

 

 

*9/2/2004 Vu « LA FIN DU REGNE ANIMAL » c’est un film horrible. C’est un très beau film.

 C’est un film qui a tout pour devenir un film-culte, auprès de écologistes par exemple.

 C’est un film aussi horrible qu’un film qui raconterait Auschwitz.

 (Et c’est révèlateur de l’unité foncière du mal, croyez vous qu’il y ait une différence entre les
 gendarmes français (que faisaient ils en 40-45 au fait ? ils ont obéis aux ordres) et les SS ? non,
 non, les SS aussi faisaient leur devoir sans état d’âme, c’est pareil, on leur avait dit sur les juifs la
 même chose que les autorités vétérinaires, et ils étaient aussi sans âme et impavide devant des
 êtres qu’ils ne reconnaissaient pas)

Son titre devrait être en fait « Le triomphe de la mort » et de tous ceux qui sont de sont côté, qui la
 propagent, l’imposent en font le culte, sont ses hommes de mains fanatiques et dévoués.

A la fin il ( le héros du film, Noël) s’enferme avec tous les animaux restants du village et se fait bruler
 vif avec eux dans sa grange. Après ce qu’il a vu quelques heures avant, et ce qu’il a été amené à faire
 (la vieille brebis) ça se comprend. C’est logique.

 

Ca n’a rien d’étonnat que cette France se met à voir rouge pour le moindre bout de tissus qui
 témoigne que quelqu’un croit en Dieu !

C’est bien l’alliance de Raffarin-Sarkozy-la ligue- d’action- Laïque- les-nouveaux-calotins-de- l’Ordre,
 et la société décrite dans « Brave New World » qui est la notre aujourd’hui, la flicaille (la flicaille
 éternelle, le seul Internationale imperturbable) les ayatolllahs du Freudisme et du culte de la mort.
 Les bonnes–femmes  de notre époque, ces Anges de la Mort,  qui ont d’ailleurs le physique de
 l’emploi: maigres, raides et glacées, toujours tendues , aussi blindées et fermées qu’une Entreprise
 moderne, elle ont le même look qu’un tiroir de morgue et contrairement aux chiens, (et même aux
 moutons, si l’on en croit le film) elles sont incapables d’aimer qui que ce soit, c’est tout à fait
 incompatible.

Enfin, la morale est sauve !…. - la morale de l’athéisme et du matérialisme ! - puisque que tous les
 phénomènes bizarres du films ont en fait une explication naturelle !

 
Un film désespéré et désespérant.


 

 

* 26/5/2004 « Printemps, été, automne, hiver, et printemps », c’est un
exposé romanesque de la métaphysique bouddhiste en fait, le karma, le désir, etc. Bref, si au lieu
 du  Bouddhisme, si ç’avait été l’Islam que l’auteur aurait ainsi exposé, le film aurait été
 "descendu en flammes" par tout le monde, et sa projection aurait été interdite en France, et si
 jamais le réalisateur  aurait osé se pointer, il aurait été aussitôt arrêté par la police et expulsé.


 

 *4/5/2004 Baboussia

Ce film – Baboussia – est, je m’en doutais, tout un tableau de la Russie de l’après communisme.
 Tout y est, ou beaucoup. Et l ' "éternelle Russie" des forêts et des clairières. Et la belle musique  russe. Et quel contraste entre
 les russes modernes : maigres, dures, fermées, pequeneuses ( bref comme les françaises de
 maintenant !!) et celles de deux générations avant, les vieilles paysannes, rondes épanouies
 rieuses, toujours des chansons aux lèvres, humaines, tendres et débordantes d’affection, palpable,
 réelle («forta palpa kuneco » comme disait Claude Piron) et un cœur en or. La scène la plus sublime
 est sans doute celle où lors de la soirée d’adieu dans le village la vieille ( le nom ?, celle qui se
 casse la jambe, la mère de l’ivrogne, mais qui a un cœur et du respect pour sa mère et sa tante
 quand il est sobre) se blottit contre Baboussia et la caresse tendrement, et le  regard que lui  rend
 Baboussia. Et tu te souviens du moment où elle a faillit mourir prostrée sans manger parce que sa
 fille était morte, voilà ! elle faisait simplement comme les animaux des histoires, si nombreux ! et pas
 seulement des chiens, mais aussi le chat Kout d’Elian Finbert et des oiseaux, etc, qui se laissent
 mourir de chagrin, refusent de jouer, bouger, manger, et meurent, c’est ça la façon normale, et
 logique, et lucide, de se comporter quand on est un être humain. Ceux qui survivent ne sont pas des
 êtres humains, tout simplement. Et ceux qui trouvent ça bien sont des monstres pervertis. Et des
 idéologues de la religion de la mort.


- Ce film, c’est (un peu manichéen ?  non, justifié  tout simplement) la condamnation du mode de vie
 moderne et des mentalités qui vont avec. Et dans la Russie postcommuniste c’est encore aggravé
 par ces fameux « Nouveaux russes », ceux qui ont compris le capitalisme ! … (et en sont les
 victimes, sans s’en rendre compte), en contraste avec la vie au village, encore comme avant.

 

Oui j’ai encore eu la chance de vivre mon enfance à une époque où il y avait encore une France,
 dans une vraie maison  un vrai foyer, où il y avait toujours quelqu’un à la maison. Une France
 équipée et à visage humain, où il y avait, autour, une VILLE, une vraie, avec des magasins, des
 bornes fontaines, tout ce dont on a besoin, mais par contre pas un seul digicode ni caméra de
 vidéo-surveillance
. Une société qui était encore civilisée, des églises où il y avait encore des
 gens qui prient, et dont les portes étaient ouvertes !!! des églises avec des sacristains. Des
 vitrines décorées pour Noël, et à Noël des chants de Noël à la radio et le reste de l’année PLEIN,
 plein de choses de tous genres à la radio. Un pays moderne et encore à visage humain. Une
 maison où tous les gens de la ville  venaient y passer leurs commandes aux Galeries Lafayette.

Bon, c'est parce qu’on ne le savait pas, mais en Algérie on commettait autant d’atrocités
qu’en Tchétchènie.

 Sans doute il n’y a plus qu’en Inde qu’il y a encore de la civilisation. En Inde et en
Ouzbékistan. Et sans doute aussi en Amérique Latine (coté peuple !)

 
De toutes façons la petite fille « muette » n’a sans doute jamais été incapable de parler, c’était
certainement dans la tête, sans doute au moment du bombardement elle a promis à Dieu de ne plus
 jamais parler si elle s’en sortait vivante, ou bien elle était persuadée que si jamais elle reparlait ses
 parents mourraient. Et seule la conscience que si elle ne disait rien Baboussia mourrait lui a donné
 la force de sortir du cercle où elle s’était elle-même enfermée.



* 3/07/2005 ULTRANOVA

 Vu « Ultranova » de Bouli Lanners, film belge de 2004. C’est un très bon film, Très artiste et pensé.

 Là aussi c’est encore une fois un sacré résumé de la société contemporaine ! de notre société
 détraquée, pervertie et accessoirement déshumanisée par l’âme du Libéral-Fascisme actuel, on y
 voit bien le contenu (et les symbolisations matérielles en locaux !) et la perversion, l’absurdité à la
 Kafka et le cynisme grotesque à la Ubu, du monde à la W-Bush-Doustes-Blazy !! et le fascisme glacé
 de notre Civilisation de l’Assurance et tout ce qu’elle recèle de stalinisme. (et de déshumanisation
 surréaliste, mais ça, malheureusement ça n’est encore que son aspect superficiel, au cœur c’est
 encore plus pervers et plus anti-humaniste !

 
Jusqu’à ces immeubles avec leurs placrages de baies vitrées hermétiques en  place de fenêtres,
 ces Fleury-Mérogis blindés et digicodés en lieu d’immeubles. Et last but not least ces enterrement
 qui sont autant de petits Auschwitz de salon…Tout y pue la société actuelle

 
Et la mort du plus « puant » ( non, le plus puant c’est le capitalistoflic de la benne, et c’est lui aussi le
 plus représentatif, à lui seul il résume toute l’idéologie du Régime actuel) de ces personnages est
 une sacré trouvaille ! Et comme toujours la mort vient révéler l’absolu néant de toute cette
 « civilisation », ces conceptions, ces « valeurs » (boursières ! Enfin, les autres ne durent pas
 davantage…)

 Le désappointement final de l’obsédé des femmes enceintes (sans doute encore un, qui a été
 largué comme un bout de papier gras par une ex-femme, qui a gardé les gosses, et lui réclame une
 pension alimentaire, après lui avoir démoli la vie) a un goût nihiliste de Le Petit Prince de
 Saint-Exupéry (bien sûr ! c’est un livre nihiliste, vous ne la saviez pas ?!! relisez-le)

 C’est frappant, je me souviens, dès la toute première scène où les deux filles parlent ensemble du
 jeune homme, en disant « ah il est toujours seul, il paraît qu’il est orphelin, etc. » mon commentaire
 a été immédiatement : elles aussi elles sont seules ! je crois voir de manière palpable une vitre de
 verre blindée entre eux-deux, tout à fait. Et la suite n’a fait que confirmer mon impression. En fait les
 seuls personnages qui ne participent pas de ces mentalités délétères et perverties par les
 habitudes de vie et d’être modernes ce sont, bien sûr, les deux vieux parents du jeune homme (qui
 n’est pas du tout orphelin en réalité), on dirait des martiens débarqués d’une autre planète ! la
 planète du monde d’il y a un demi-sièclee, du temps où il y avait encore des pays, et une société, et
 une vie, et des individus, dans ces pays. Tout ça a été remplacé par la mort, capitaliste et
 politiquement correcte. Moderne quoi…

 
Tu vois comme j’avais raison, et que ce n’était pas des paroles en l’air quand je résumais cette
 société actuelle comme le règne de la mort, et de la Secte des Adorateurs de la Mort (ah oui ! il y a
 aussi celle qui fait des « cours de psychopédagogie », tout y est !), et pas seulement pour ce qui est
 de l’avortement et de l’euthanasie, de l’athéisme obligatoire d’état, et les guerres à W Bush et les
 arbres qu’on abat si compulsivement, et impavidement, avant que ça soit aussi les gens, mais
 TOUTE la société actuelle, c’est presque palpable, est une société qui ne révère, ne tolère, et
 n’engendre que la mort.

Et, la réalisation est très pensée et très fine jusqu’aux décors; le décors peut-être parle plus que
 les gens ; Par exemple ces salles sinistres au possible (à l’image de la société, de ses
 institutions, forces, rapports sociaux, idées) aux murs tout nus et tout blancs avec des casiers
 (fermant à clé !) des portes à vitres blindées, on dirait une morgue. Pas étonnant que leurs âmes
 se mettent à ressembler au lieux où ils vivent, normal ! Habiter dans des gourbis de torchis et de
 chaume dans le tiers monde serait moins désagréable, moins inconfortable, et moins pénible !


 
*
début/10/2006 DES ROSES POUR LE PROCUREUR

Vu à la télévision le film allemand de 1959 « Des Roses pour le Procureur »

Ce film sur les anciens nazis avec son ton auquel on n’est pas habitué sur ce sujet, malgré son
 ton presque guilleret de tragi-comédie et sa musique de cha-cha-cha 1960 est une excellente
 dénonciation, qui porte loin, justement hors du mélo facile des films plus récents, mais par
 contre les tenants et aboutissants psycho-culturels sont l’air de rien beaucoup mieux mis en
 évidence. Et donc ce film sous sa légèreté frappe fort et juste et donne à réfléchir, beaucoup.

Il a raison de ne pas mettre en scène les habituelles grosses brutes fanatiques, mais cet
espèce de vil Joseph Prud’homme. (d’autant plus qu’ils sont toujours très nombreux) Les
 Joseph Prud’hommes sont beaucoup plus, le film le montre bien, liés aux plus impavides
 atrocité, et de manière bien plus dangereuse, que bien d’autres types.


Attention ! derrière chaque Joseph Prud’homme se cache un Himmler


 

Pour le dernier je ne mettrai pas mes propres commentaires mais recopierai des commentaires trouvés sur Internet, ce film est
* BOMBON EL PERRO ( film argentin, filmé en Patagonie)

 

Le destin malheureux de cet homme que tout accable est tout a fait touchant et devant toutes ses rencontres imprévues l'embarrassement dont il fait preuve est poignant . Un très beau moment de cinéma !

Ce film que j'avais vu dans le cadre d'un festival il y a deux ans environ et qui n'était pas connu à l'époque est un véritable enchantement. Je me réjouis de le voir maintenant sorti dans les salles. Le jeu de l'acteur principal est un vrai bonheur ainsi que cette complicité avec Bombon le chien à qui on aimerait attribuer un prix .....

Un petit bonhomme attachant au sourire malicieux, un chien d'une beauté et un coach débrouillard. Un cocktail doux-amer pour une ballade sud américaine authentique.

Wahou ! Quel jeu d'acteur impressionnant ! Ces acteurs non-professionnels n'ont rien a envier aux meilleurs acteurs des super-productions. On se lie d'amitié tout de suite avec Juan, qui joue son rôle a merveille. Le scénario est magnifique, plein de tendresse et d'émotion. A ne pas rater.


C'est l'un des meilleurs films de l'année. Une claque humaniste qui filme avec tendresse l'amour d'un homme pour un chien.Un chien somptueux et qu'on voudrait absolument avoir à côté de soi. C'est un film simple interprété par des acteurs non professionnels...et supérieurs à ces derniers. Pas besoin de claquer des milliards pour faire un grand film. Bonbon el perro est vraiment le meilleur ami du spectateur....


Servi par un jeu d'acteur exceptionnel, tout dans la nuance et les expressions de visage, Bombon el Perro est un film savoureux. le message passe, les acteurs sont touchants et l'humour sur les conditions de vie en argentine n'est pas absent ! Dommage qu'il soit diffusé dans si peu de salles ! Un régal à aller voir d'urgence et à conseiller autour de vous...


Bombo el perro, avec les moyens du bord et des non-acteurs (Juan Villegas, gardien de parking de son état, joue Juan Villegas, employé d’une station service paumée), nous entraîne gaiement dans un véritable voyage philosophique. L’accueil de l’événement est à toute épreuve comme le sourire de Juan Villegas, dont le visage ne se ferme vraiment que devant la violence d’un soir de son associé. Un film en fragments, mais rien d’anecdotique ni de disparate. Plutôt une lente et patiente leçon de générosité teintée de sagesse indienne, souvent prise à tort pour passivité, et une critique sociale et politique discrète mais efficace et fine. Avec ses personnages vrais, à peine des personnages donc, et ses histoires de la vie ordinaire, Bombon el perro parle d’une réalité plus fabuleuse que nos fictions, c’est-à-dire du Monde, qui n’existe, lui aussi, qu’en fragments. Cela le grand cinéma italien, d’un Scola ou d’un Fellini, le cinéma populaire au sens fort du terme, l’avait bien compris
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /2009 10:37
Dans ce délicieux petit roman apellé "La mémoires d'une vache" Bernard Atxaga sème des proverbes, que j'ai adoptés ! et remémore, tels que

Vache nantie n'a rien à dire de sa vie


Les vaches de toutes façons
Aiment toujours Beethoven, Mozart et Menselssohn


La vache et la brebie,
L'une taînasse et l'autre s'avachit


Le merle d'Istamboul
vole toujours vers Istamboul.



et

Quand j'ai laissé Balazantegui
Quand j'ai quitté cette bâtisse
C'est là que j'ai laissé mon coeur enfui.


ah ! j'oubliais

Pour reconnaître qu'on n'est pas intelligent, il faudrait l'être.

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Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /2009 22:30
J'espère que vous avez quelque part un disque de cette chanson , chantée par la voix inoubliable de Jane Birkin ! - quand au texte c'est un des meilleurs de Gainsbourg.

Cette chanson est un bijou, de mélodie, d'émotion, d'art : Quoi
Jane Birkin
QUOI

1985

Quoi
De notre amour fou ne resterait que des cendres
Moi
J'aime rais que la terre s'arrête pour descendre
Toi
Tu me dis qu tu ne vaux pas la corde pour te pendre
C'est à laisser ou à prendre - joie
Et douleur c'est ce que l'amour engendre
Sois
Au-mois conscient que mon coeur peut se fendre
Soit
Dit en passant j'ai beaucoup à apprendre
Si j'ai bien su te comprendre - amour cruel
Comme un duel
Dos à dos et sans merci
Tu as le choix des armes
Ou celui des larmes
Penses-y
Penses-y
Et conçois que c'est à la mort à la vie - quoi
De notre amour fou ne resterait que des cendres
Moi
J'aime rais que la terre s'arrête pour descendre
Toi
Tu préfères mourir que de te rendre
Va donc savoir va comprendre - amour cruel
Comme en duel
Dos à dos et sans merci
Tu as le choix des armes
Ou celui des larmes
Penses-y
Penses-y
Et conçois que c'est à la mort à la vie
Toi
Tu préfères mourir que de te rendre
Va donc savoir va comprendre
Va savoir va comprendre - quoi
De notre amour fou ne resterait que des cendres
Moi
J'aime rais que la terre s'arrête pour descendre
Toi
Tu me dis qu tu ne vaux pas la corde pour te pendre
C'est à laisser ou à prendre


Et bien sûr il y a aussi l'inoubliable ballade de johnny Jane

Les autres ici

je conseille tout particulièrement:
Les dessous chics, Amours des Feintes et
Fuir le bonheur


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Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /2009 18:16

Il y a des chansons de Béranger qu'il ne faut surtout pas laisser "au cerceuil", comme on disait à l'époque, celle-ci par exemple. A-t-on déjà oublié 1830  Les Trois Glorieuses ? (la colonne de la Bastille, et son Génie de la liberté ont été érigés en leur honneur) et les valeurs dont s'est nourrie notre République tout au long de ces siècles?

 



LES TOMBEAUX DE JUILLET


Air d’Octavie


Des fleurs, enfants, vous dont les mains sont pures ;

Enfants des fleurs, des palmes, des flambeaux ;

De nos trois jours ornez les sépultures :

Comme les rois le peuple a ses tombeaux.


Charles avait dit : « Que juillet qui s’écoule

Venge mon trône en butte aux niveleurs,

Victoire aux  lis ! » Soudain Paris en foule

S’arme et répond : « Victoire aux trois couleurs !


Pour parler haut, pour nous trouver timides,

Par quels exploits fascinez-vous nos yeux ?

N’imitez pas l’homme des Pyramides :

Dans son linceul tiendrait tous vos aïeux.


Quoi ! d’une Charte on nous a fait l’aumone ,

Et sous le joug vous voulez nous courber !

Nous savons tous comment s’écroule un trône.

Dieu juste ! encore un roi qui veut tomber.


Car une voix qui vient d’en haut, sans doute,

Au fond du cœur nous crie : Egalité !

L’Egalité c’est peut-être une route

Qu’aux malheureux ferme la royauté.


Marchons ! marchons ! A nous l’Hôtel de Ville !

A nous les quais! à nous le Louvre ! à nous !

Entrés vainqueurs dans le royal asile,

Sur le vieux trône ils se sont assis tous. (1)


Qu’un peuple est grand, qui pauvre, gai, modeste,

Seul maître, après tant de sang et d’efforts,

Chasse en riant les princes qu’il déteste,

Et de l’Etat garde à jeun les trésors !


Des fleurs, enfants, vous dont les mains sont pures ;

Enfants des fleurs, des palmes, des flambeaux !

De nos Trois-Jours ornez les sépultures.

Comme les rois le peuple a ses tombeaux.


Des artisans, des soldats de la Loire,

Des écoliers s’essayant au canon,

Sont tombés là, vous léguant leur victoire,

Sans  même penser à nous dire leurs noms.

A ces héros la France doit un temple. (2)

Leur gloire au loin inspire un saint effroi.

Les rois que trouble un aussi grand exemple,

Tout bas ont dit : « Qu’est-ce aujourd’hui qu’un roi ?


Voit-on venir le drapeau tricolore ?

Répètent-ils de souvenirs remplis ;

Et sur leur front ce drapeau semble encore

Jeter d’en haut les ombres de ses plis .




N’oublions pas que les Révolutions, ces révolutions, dont autrefois les livres d’école pour nos enfants étaient pleins, ces Révolutions qui étaient les auspices tutélaires de  LA république, de nos institutions, de nos valeurs, françaises, ces Révolutions ont été faites par le peuple LES ARMES à LA MAIN, (eh oui! la " violence" ! comme on la stigmatise de nos jours - pratique ! surtout  quand les flics eux ne s’en privent pas, et sans aucun risque de sanction !  - que dis-je? le « terrorisme ,» mot dont on qualifie maintenant la moindre illégalité (sauf les délits financiers !…curieux non ?) et que le siècle précédent, et encore le XXème jusqu’à 45 inclus, loin de diaboliser à glorifiée, et ses martyrs), le peuple soulevé contre les rois du temps.

 

 

- que reste-t-il maintenant de toute cette mystique de l égalité qui nous a nourrit pendant deux siècles ? il est temps de se réveiller et de se rendre compte  …….

 

Allez! cette chanson, relisons-la encore un coup et apprenons-la par coeur.


Un souffle de l’air de ce temps,  ça ferait du bien non ?

comme un « bon coup de Chambertin » (autre chanson de Béranger, quand il était en prison, car il y est allé plusieurs fois, comme Bové! et bien loin d'en avoir honte des amis inconnus se découvraient qui lui envoyaient de l'autre bout de la France des paniers de bonnes bouteilles dans sa cellule), ça nous aiderait pas à se remettre sur les pieds non ? et dans le sens vertical.

 

(1)  par exemple quand est-ce qu’on verra le peuple investir les hotels de grand luxe des « Centre d’Affaires International » que des gorilles privés à badge,  talkie-walkie  sous leurs smokings noirs, leur interdisent d’un ton de kagébistes ? ou s’asseoir à la file dans les fauteuils de Bolloré et Lagardère ?!

(2)    et surtout de ne pas trahir leur exemple ! et les valeurs qui les ont soutenus.

Pareil, sans remonter si loin, pour l’esprit du programme social de la Résistancehappy.gif  (vous connaissez cet appel d'ancients résistants ?)

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Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /2009 14:15
mettre la photo de la petite fille Portugal 1957

patrice de la Tour du Pin voilà aussi n poète difficile à trouver sur Internet, Ce poème est introuvable, et pourtant le meilleur:



                             

 

Il y a des éternités de passage

des rencontres d’enfants, trop souvent.

Alors tout change de sens, la mer n’a plus qu’un bord :

cette côte où l’enfant médite sur la plage.


Médite ou rit s’amuse avec des éphémères

qui rôdent le soir peut-être un bout de nuit,

prennent la danse de mer mais aussi

creusent le lit futur de la lumière.


Quelles seront les frontières vers le haut

et vers le bas plus tard ? Les vagues les dépassent.

Et déjà des reflets sur les vagues, tantôt d’ici

tantôt d’ailleurs, c’est un espace

variable selon le cœur des eaux.

 

                                        Patrice DE LA TOUR DU PIN
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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /2009 18:45

Claude Roy dit dans un poème ( se croyant pessimiste, mais ne sachant pas qu'il ne l'était même pas encore assez, et que même ce qu'il croit intangible dans la civilisation disparaît sous les coups de la barbarie moderne !):


« Il y aura d’autres étés
D’autres grillons feront leurs gammes

Dans d’autres blés      (rêves pas ! les insecticides auront tout tué)

On croisera sur la route d’autres dames             (non, uniquement des voitures)

Un autre merle inventera

Une chanson presque la même   (le chant des oiseaux sera interdit, dans « le cadre de la lutte contre le bruit »)

Un autre monsieur se trouvera là

Sous cet arbre où je t’aime             (que non! ce genre de pratiques, sous le nom d’« attouchements sexuels » sera considéré comme un crime et les coupables iront en prison - enfin, les hommes seulement - )

Une petite fille qui n’est pas née encore

Fera une poupée de coquelicot             (d’abords il n’y aura plus de coquelicot, les herbicides les auront tous fait disparaître, de plus il n’y aura plus jamais d’enfants dans les champs, ce sera même interdit ! et si jamais un enfant s’y risquerait leurs parents seront mis en prison et déchus de leurs droits parentaux !)

À cet endroit précis où ton corps

Endormi se mêle au long bruit de l’eau            (non à l’avenir tout ce qu’il lui risque d’arriver est de se faire ramasser par la police pour « incivilité » (pourquoi pas ? on taxe bien déjà d’incivilité le fait de rester debout devant sa porte ou assis dans son escalier) ou pour « comportement dangereux », ou alors pour trouble à la protection de la nature.)

 


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Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /2009 17:45
http://www.havelshouseofhistory.com/Xingjian%20Photo2.jpg
l'admirable est si fin écrivain (et peintre) chinois Gao Xingjian ( 高行健 ), le prix Noel de littérature de l'an  2000, s'est installé en France lorsqu'il a du quitter son pays où il avati trop mauvaise presse auprès  des autorités, et où on lui faisait trop de misères.
Depuis sa jeunesse il avait appris le français; et vous voulez savoir pourquoi il éprouvait une telle fascination pour la france au point d'en apprendre sa langue ?
Voilà la raison. Il raconte:


"...un jour par hasard, je suis tombé sur un extrait des mémoires d'Ilia Ehrenbourg. Il y évoquait sa vie à Paris au début des années 20, et racontait qu'il avait vu une femme entrer dans un café, poser son bébé sur le comptoir, et filer en disant qu'elle avait une chose à fair. Elle n'était jamais revenue [en 2009 ça se fait encore - ic'est des attitudes qu'il faut comprendre et pardoner, et il vaut mieux faire ça que de les faire avorter]. Et la patronne réclama à tous les clients un supplément de pourboire pour l'aider à élever l'enfant. Cette anecdote m'avait profondément touché: je voulais vivre ainsi. Et je décidais d'apprendre le français."

Hélas je crois qu'il se faisait une idée fausse de la France, elle était peut-être juste dans les années décrites par Ilia Ehrenbourg; mais de nos jours il n'en reste plus rien ....


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Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /2009 15:00


«Kaj daŭris beno via ĝis

neatendita lasta kis' »

                (Mikael Bronŝtejn)

 

 

dimanche 17 février 2002

 

 



Sur vojo de l’vivo, pro kia mistero
Eĉ amo nur estas pruntaĵo momenta ?
Ĉielon ni trovas kaj perdas sur tero,
Kaj blovas ankoraŭ la tempo turmenta.
(Edmond Privat)
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Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /2009 13:00


Nous avons tous alors préparé nos couteaux,
Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,
Nous allions pas à pas en écartant les branches.
Trois s'arrêtent, et moi, cherchant ce qu'ils voyaient,
J'aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,
Et je vois au delà quatre formes légères
Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,
Comme font chaque jour, à grand bruit sous nos yeux,
Quand le maître revient, les lévriers joyeux.
Leur forme était semblable et semblable la danse ;
Mais les enfants du loup se jouaient en silence,
Sachant bien qu'à deux pas, ne dormant qu'à demi,
Se couche dans ses murs l'homme, leur ennemi.
Le père était debout, et plus loin, contre un arbre,
Sa louve reposait comme celle de marbre
Qu'adorait les romains, et dont les flancs velus
Couvaient les demi-dieux Rémus et Romulus.
Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris ;
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante
Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu qui traversaient sa chair
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang ;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.
J'ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre,
Me prenant à penser, et n'ai pu me résoudre
A poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois,
Avaient voulu l'attendre, et, comme je le crois,
Sans ses deux louveteaux la belle et sombre veuve
Ne l'eût pas laissé seul subir la grande épreuve ;
Mais son devoir était de les sauver, afin
De pouvoir leur apprendre à bien souffrir la faim

(Alfred de Vigny)
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Jeudi 4 décembre 2008 4 04 /12 /2008 18:54
Die Nebensonne, est une des poèmes du cycle de Wilhelm Müller "Le voyage d'hiver", je l'ai découvert en décembre 1990.  Ce poème est un chef d'oeuvre, chaqun de ses vers a un poids incalculable et résonne si juste...
Ce poème ne pouvait que me toucher directement, et j'y ai repensé en  mai 1992 quand je pensais "Ging nur die dritt' erst hinterdrein! " (je pensais que ça voulait dire : "et maintenant le troisième vient tout juste de disparaître")



Die Nebensonne


Drei Sonnen sah ich am Himmel steh'n,

Hab' lang und fest sie angeseh'n;

Und sie auch standen da so stier,

Als wollten sie nicht weg von mir.



Ach, meine Sonnen seid ihr nicht!

Schaut ander'n doch ins Angesicht!

Ja, neulich hatt' ich auch wohl drei;

Nun sind hinab die besten zwei.


Ging nur die dritt' erst hinterdrein!

Im Dunkel wird mir wohler sein.



Et alors à plus forte raison depuis 2002

 

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