Je n'ai pas encore mis de mes poèmes (il y en a plusieurs sur Ipernity)
La nuit au-dessus de l’Egypte:
elle est si belle !
et toute nue !
J’AI BÂTI L’IDÉALE MAISON
Je l’ai proférée en pierres sèches, ma maison,
Pour que les petits chats y naissent dans ma maison,
Pour que les souris s’y plaisent dans ma maison.
Pour que les pigeons s’y glissent, pour que la mi-heure y mitonne
Quand de gros soleils y clignent dans les réduits.
Pour que les enfants y jouent avec personne,
le vent chaud, les marronniers
André Frénaud
Qui ne connait (du moins s'il a étudié l'allemand) ce lied de Schubert.
Mais sait-on qu'on peut le chanter en latin?
comme ça
Ad puteum in porta
Stat arbor tilia,
In umbra somniavi
Tot blanda somnia;
Tot voculas incidi
In eius cortice,
Laetum et tristem traxit
Me nunquam non ad se.
Cum illum praeterirem
Sub noctem hodie,
Id oculorum feci
Operta acie;
Et rami obstrepebant,
Quasi iubentes me:
Veni ad me, mi soci,
Frueris requie!
Et quamquam patiebatur
Os venti rabiem,
Non, petaso ablato,
Converti faciem.
Nunc passuum sum multa
Ab loco milia,
Et tamen: Hic quiesces!
Obstrepit tilia.
Ou encore comme ça (les traductions, surtout de poèmes, il y a toujours plusieurs possibilités) :
Ad fontem ante portam,
Hic adstat tilia;
In umbra somniabam
Iucunda somnia;
Incidi cara verba
In eius cortice;
Et laetum et dolentem
Attraxit semper me.
Cum praeter eam ii
Hac nocte media,
In tenebris occlusi
Tum mea lumina.
Stridebant eius rami
Vocantes quasi me:
"Deverte huc sodalis,
Hic manet quies te."
Flaverunt venti acres
In faciem mihi
Et nudaverunt caput
Nec tamen redii.
Ab illa regione
Iam dudum procul sum,
Ad aures semper strepit:
"Hic esset otium."
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Oh yet we trust that somehow good
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Will be the final goal of ill,
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To pangs of nature, sins of will,
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Defects of doubt, and taints of blood;
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That nothing walks with aimless feet;
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That not one life shall be destroy’d,
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Or cast as rubbish to the void,
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When God hath made the pile complete;
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That not a worm is cloven in vain;
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That not a moth with vain desire
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Is shrivell’d in a fruitless fire,
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Or but subserves another’s gain.
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Behold, we know not anything;
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I can but trust that good shall fall
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At last – far off – at last, to all,
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And every winter change to spring.
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So runs my dream: but what am I?
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An infant crying in the night:
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An infant crying for the light:
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And with no language but a cry.
ALFRED, LORD TENNYSON
1850
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Les Yeux
Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Des yeux sans nombre ont vu l'aurore;
Ils dorment au fond des tombeaux,
Et le soleil se lève encore.
Les nuits, plus douces que les jours,
Ont enchanté des yeux sans nombre;
Les étoiles brillent toujours,
Et les yeux se sont remplis d'ombre.
Oh ! qu'ils aient perdu le regard,
Non, non cela n'est pas possible!
Ils se sont tournés quelque part
Vers ce qu'on nomme l'invisible;
Et comme les astres penchants
Nous quittent, mais au ciel demeurent,
Les prunelles ont leurs couchants,
Mais il n'est pas vrai qu'elles meurent.
Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Ouverts à quelque immense aurore,
De l'autre côté des tombeaux,
Les yeux qu'on ferme voient encore.
--Sully Prudhomme (1839-1907)
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Deux très beaux, harmonieux et inoubliables poèmes!
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y coyaient-ils vraiment? sans doute non, ils sanglotaient seulement dans leurs lits
Jean Tardieu, qu'on entendait à la
radio du temps qu'il existait un service de recherche artistique radophonique, est un
poète génial, pas bien gai malgrés les apparences, mais génial. J'ai de lui son plus important livre "Monsieur, Monsieur" , dans l'édition originale de 1960, par là, (a-t-il été seulement été
réédité? ) l'édition n'était pas encore épuisée!!, et mon exemplaire était encore de ces geniaux livres dont ill fallait couper les pages, plaisir inégalable

(c'est un bien grand malheur qu'on nous ai fait perdre ce plaisir

)
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