* date ? 2005 ? « Uzak » de Nuri Bilga Ceylan : Dans cette Turquie qui ressemble à fond de train à l’Europe occidentale (de maintenant !…) les ramiers et les chats sont les seuls êtres vivants.
Le héro du film aura tout tué. Il a tué la souris, il a tué l’amitié possible avec son compagnon du village, avec qui il n’a cessé de refuser tout rapport humain et qu’il a fait fuir, il a tué son enfant, en le faisant avorter, et dans la séquence la plus forte (non la plus forte c’est la tragédie de la malheureuse souris) du film : la dernière, 20 secondes, il commence à se rendre compte et à regretter.
*1987 - Un film « L’intendant Shansho »
de Mizogushi (japonais) que j’ai vu hier
soir à la télévision. Très beau film. Drame humain, et sujet social sur l’esclavage dans le Japon
antique. Il se passe entre 950 et 1150 de notre ère à l’époque Heian, des régents Fujiwaras,
avant que s’instaure la féodalité et le Moyen-Age japonais. Un gouverneur trop indulgent lors d’une
révolte de paysans est condamné à l’éxil. Sur la route avec sa femme et son fils et sa fille,
ils sont attaqués par des brigands, qui enlèvent le fils et la fille et les vendent comme esclaves.
Ils se retrouvent aux mains d’un intendant cruel et tyrannique. Avec l’aide de sa sœur le jeune
homme s’évade et se réfugie dans un monastère bouddhique. La sœur se noie pour ne pas à avoir
sous la torture à trahir son frère. Celui-ci idéaliste qui refuse de se contenter de prier le Bouddha,
part avec ne lettre de recommandation de l’abbé pour Kyoto voir le Régent, qui lui apprend que son
père est mort en exil, mais le réhabilite et le nomme gouverneur de la province où il a été
esclave. Il projette alors de faire libérer tous les esclaves de cette province, le Régent lui rappelle
qu’il n’a ce pouvoir que sur les terres de l’Etat (système des terres étatisées, inspiré de la Chine T’ang
et extension des domaines alloués à des particuliers, échappant au lot commun, et tendant à
devenir plus tard un système féodal) la domaine où ils étaient esclaves est privé et hors de son
autorité. Il le fait pourtant, libère les esclaves, exile l’intendant et confisque ses biens, en dépit
des menaces qu’il risque. Puis démissionne et part chercher le village où il retrouve sa mère,
seule, misérable, aveub$gle, et au bord de la folie. Elle lui demande où sont son père et sa sœur.
Et il lui répond en la prenant dans ses bras « Il ne reste plus que nous deux
désormais ».
(…)
*29/3/1992 Vu « Ombres et
Brouillard » de Woody Allen, c’est un conte philosophique. Très
beau, très complexe, marrant, émouvant. C’est Woody Allen, l’auteur, et l’acteur aussi, et son
visage qu’évoque la critique. Le scénario est fait pour finir en tragédie, mais comme d’habitude il y
échappe par une pirouette.
Ce cœur pur à l’air de minus en naphtaline et qui est sans doute l’être le plus inoffensif de sa ville,
peut-être le seul) qui se veut trop honnête, trop ouvert à la vie, et à la raison, à l’honnêteté,
donc à l’impuissance, qui a gâché sa vie par ses hésitations, piégé dans une machine infernale
devrait finit pendu jugé et condamné comme étant le tueur psychopathe. Il se sauve en acceptant
finalement (…..) de devenir l’assistant de l’illusionniste. c. à d. : dans cette machine infernale qu’est
la vie le seul « salut » ce sont les illusions.
*29/3/2002 Vu « Intervention
Divine» film palestinien (le 3ème je pense, après
le merveilleux « Conte des Trois Diamants » de Michel Khleifi) de Elia Suleiman. Très beau,
très « konsilinda ». Si on le laisse travailler (…) et si les Israéliens ne le tuent pas, il deviendra un
des plus grands réalisateurs du siècle (le 21ème) « un tableau tout à la fois burlesque et
désespéré ». Oui la critique évoque Jacques Tati et Buster Keaton, exact, j’y ajouterais la Provence
de Pagnol ; et par moment les images ou les scènes virent au surréaliste. E. Suleiman manie un
humour tout à fait personnel.
*28/11/2002 vu « l’homme sans passé » de Aki Kaurismaki (un finlandais), primé à Cannes ;
Quel monde sinistre et morbide comme c’est pas permis ! D’une totale déshumanisation
et d’une
profonde barbarie. L’inde (même les bidonvilles de l’Inde !) est un monde dix fois plus civilisé et
dix fois plus humain que la Finlande !
C’est bien un pays nordique, on sent très fort qu’on est dans ces pays où on a
stérilisé les femmes
qui se teignent les ongles de pieds en rouge et où on met en prison les clients des prostituées !
C’est l’image du monde orwellien et barbare que nous préparent le capitalisme + Sarkozy + la
politically correctness. La « citée de la Joie » de Calcutta c’est un espace d’humanité (même le
parrain mafieux ! en comparaison ! même lui !!) de civilisation, de solidarité et de douceur, et de joie,
c’est une vraie soirée dansante, en comparaison avec la Finlande de l'an 2000! La femme (dans le
film) du guichet de l’ »ANPE », on aurait envie de l’écraser sous son talon, tellement elle est odieuse
(et typique).
Ce film pue la mort. Et vous fait aussi comprendre, encore mieux que tout un site Internet
d’antimondialistes ou d’anarchistes, à quel point on est enfermés sans espoir dans un bagne. Et
que quand on a accepté dans les années 70 de se laisser « bancariser », on a signé notre arrêt
de mort, et celui, très concret, de milliers d’êtres, et celui de la Civilisation. Il aurait fallu alors se
révolter et brûler les carnets de chèques.
Ces finlandais nous montrent un peuple profondément brutal, égoïste, et rustre. Les seuls
êtres qui
respirent l'humanité là-dedans ce sont les chiens.
Ce film évoque à peu près autant la vie que le cadavre refroidi de Jacqueline sur son lit de décor mortuaire.
*134) 12/3/2003 Vu « monsieur Schmidt »
film d’Alexander Payne. TB. C’est très emouvant, les
acteurs très bons ; Ca fait fort penser à cet autre film américain « Mort d'un commis voyageur » ;
ça évoque aussi par moments le Dictionnaire des Idées reçues de Flaubert, en beaucoup plus cruel.
Ça se passe aux USA mais c’est non seulement une « devastating » (comme on dit en
anglais) condamnation des américains-moyens mais tout aussi bien des français-moyens. Et pas
seulement de ce qu’est devenu le christianisme aux USA mais tout autant de ce qu’il est devenu en
France ! Ça décortique dur ! et ça met à jour bien des choses dans la
psychologie sociale.
Et puis encore une fois, comme « La maîtresse du lieutenant français », « Le huitième jour », etc,
tant de films, le spectacle et la dénonciation de ce que c’est que les femmes. Profondément
affligeant et répugnant. Et bien entendu une fois de plus cela montre que contrairement à de
vieilles idées reçues ce sont les hommes qui sont sentimentaux, vulnérables et sensibles, qui sont
de vrais êtres humains, et les femmes matérialistes, égoïstes, « positives », bouffées par les
conventions et sans cœur.
* 6/10/2003 « A cinq heures de l’après-midi »
( l’heure de la mort chez Garcia Lorca ) : tu
vois, que ce soit chez Kiarostami ou Makhmalbaf (et le père aussi) il y a une école iranienne de
cinéma, on retrouve ce côté « contemplatif », cette sensualité lente et attentive des images, leur
splendeur, leur poids, etc, il faut le voir pour comprendre. Et cette attention aux êtres si forte,
attention silencieuse, et pleine de respect.
Makhmalbaf ne caricature pas du tout ses vieilles badernes « fanatiques », ils sont d’une profonde
humanité, et même parfois d’une grandeur « antique » , et c’était pareil dans le « voyage de
Kandahar » le vieux qui s’appliquait, comme un Saint François d’Assise, à rendre grâce à Dieu
pendant qu’il se faisait dépouiller par les voleurs.
En fait, contrairement à ce que vous font croire les journalistes, le thème « émancipation de la
femme », forcément d’actualité dans l’Afghanistan post-Taliban, et qui fait saliver et se masturber
intellectuellement tous les politiquement corrects et les bien-pensants de notre occident, n’est pas le
seul thème du film. C’est un film très triste, à l’image de la condition des afghans, ça a aussi un côté
Beckett (Samuel).
Et puis c’est un film à montrer aux espérantistes pour les alerter sur l’hégémonie de l’anglais !!!! et le
besoin urgentissime de subventionner le projet « Zaban-e-Salam » de former des professeurs
d’Espéranto afghans !
En tous cas on voit qu’en Afghanistan c’est comme en France (en Occident, aux USA ou en Suède
c’est encore pire) : les hommes afghans se sont persuadés que de voir le visage d’une femme c’est
sexuel, et que ce qui est sexuel c’est mal et pervers, alors ils ont honte de les regarder, se tournent
contre le mur et demandent pardon aux autorités (en l’occurrence Dieu ; heureusement, lui,
pardonne !! ……) en France maintenant c’est pareil: on a intégré aux hommes la honte du désir
sexuel et ils (et d’abord elles) sont persuadés que c’est mal, sale et pervers.
* « Dirty pretty things » film de Stephen Frears. Excellent
film. Grand film. Voilà l’image toute
crachée et précise du monde actuel.
Et pour une fois je crois que Jacqueline aurait aimé…..
Et le rôle principal (Akwe) est quelqu’un de bien. Mieux que la femme, bien sûr, comme toujours.
* J’avais acheté le video-disque de « Le
vent nous emportera » d’Abbas
Kiarostami (vraiment le cinéma iranien est un des meilleurs du monde en ce moment,
avec également ce que j’appellerais le Néo-Réalisme anglais Ken Loach, Stephen Frears,
Mike Leigh, etc)
Je l’ai regardé. Que de choses à dire ! que de thèmes à aborder ! Un voici un : contrairement aux
phantasmes que s’entretiennent complaisamment les occidentaux, dans la vie quotidienne de ce
village (en plus village ! donc traditionnel, pas des intellectuels ou des bourgeois occidentalisés) pas
du tout d’ambiance « lourde » religieusement, pas de puritanisme (peut-être moins que dans la
France actuelle où tout est interdit par « politically correctness »), des sous-entendus grivois entre
hommes et femmes, une attitude sereine et pleine d’assurance chez ces dernières (et pas la
réserve et la peur paranoïaque qu’on constate maintenant en France de leur part !), une convivialité
libre et tranquille comme dans les villages français d’avant-guerre.
Et par ailleurs une qualité et une chaleur des
rapports humains, une liberté d’aller et venir dans
l’espace public qu’on ne connaît plus en Europe aujourd’hui !
*Janvier 2004 ) Vu « Un Roi sans
divertissement » de Giono(le film) ; oui ça mérite d’être classé
parmi les classiques. Et c’est un chef d’œuvre filmé (par Giono même) de main de maître, tout y est
pensé savamment jusqu’aux moindres détails.
Le procureur, vers la fin il fait un peu CHEREA. « quatre soux de vie, il ne
faut pas jouer avec » ouais !
bien sûr il a tort en fait et l’autre film, le film italien vu il y a quelques mois « Nos années »
(« i nostri anni ») montre très bien que non seulement quatre sous de vie mais 80 ans
de vie ce n’est RIEN (n’est-ce pas Jacqueline ?), et pas seulement la vie, mais tout ce dont on
la remplit, y comprit les valeurs et tout ce pour quoi on se passionne et est prêt à mourir et à
tuer. Rien du tout. Fini.
*9/2/2004 Vu « LA FIN DU REGNE ANIMAL » c’est un film horrible. C’est un très beau film.
C’est un film qui a tout pour devenir un film-culte, auprès de écologistes par
exemple.
C’est un film aussi horrible qu’un film qui raconterait Auschwitz.
(Et c’est révèlateur de l’unité foncière du mal, croyez vous qu’il y ait une différence
entre les
gendarmes français (que faisaient ils en 40-45 au fait ? ils ont obéis aux ordres) et les SS ? non,
non, les SS aussi faisaient leur devoir sans état d’âme, c’est pareil, on leur avait dit sur les juifs la
même chose que les autorités vétérinaires, et ils étaient aussi sans âme et impavide devant des
êtres qu’ils ne reconnaissaient pas)
Son titre devrait être en fait « Le triomphe de la mort » et de tous ceux qui sont de sont côté, qui la
propagent, l’imposent en font le culte, sont ses hommes de mains fanatiques et dévoués.
A la fin il ( le héros du film, Noël) s’enferme avec tous les animaux restants du village et se fait bruler
vif avec eux dans sa grange. Après ce qu’il a vu quelques heures avant, et ce qu’il a été amené à faire
(la vieille brebis) ça se comprend. C’est logique.
Ca n’a rien d’étonnat que cette France se met à voir rouge pour le moindre bout de tissus qui
témoigne que quelqu’un croit en Dieu !
C’est bien l’alliance de Raffarin-Sarkozy-la ligue- d’action- Laïque- les-nouveaux-calotins-de- l’Ordre,
et la société décrite dans « Brave New World » qui est la notre aujourd’hui, la flicaille (la flicaille
éternelle, le seul Internationale imperturbable) les ayatolllahs du Freudisme et du culte de la mort.
Les bonnes–femmes de notre époque, ces Anges de la Mort, qui ont d’ailleurs le physique de
l’emploi: maigres, raides et glacées, toujours tendues , aussi blindées et fermées qu’une Entreprise
moderne, elle ont le même look qu’un tiroir de morgue et contrairement aux chiens, (et même aux
moutons, si l’on en croit le film) elles sont incapables d’aimer qui que ce soit, c’est tout à fait
incompatible.
Enfin, la morale est sauve !…. - la morale de l’athéisme et du matérialisme ! - puisque que tous les
phénomènes bizarres du films ont en fait une explication naturelle !
Un film désespéré et
désespérant.
* 26/5/2004 « Printemps, été, automne, hiver, et
printemps », c’est un
exposé romanesque de la métaphysique bouddhiste en fait, le karma, le désir, etc. Bref, si au lieu
du Bouddhisme, si ç’avait été l’Islam que l’auteur aurait ainsi exposé, le film aurait été
"descendu en flammes" par tout le monde, et sa projection aurait été interdite en France, et si
jamais le réalisateur aurait osé se pointer, il aurait été aussitôt arrêté par la police et expulsé.
*4/5/2004 Baboussia
Ce film – Baboussia – est, je m’en doutais, tout un tableau de la Russie de l’après communisme.
Tout y est, ou beaucoup. Et l ' "éternelle Russie" des forêts et des clairières. Et la belle musique russe. Et quel contraste entre
les russes modernes : maigres, dures, fermées, pequeneuses ( bref comme les françaises de
maintenant !!) et celles de deux générations avant, les vieilles paysannes, rondes épanouies
rieuses, toujours des chansons aux lèvres, humaines, tendres et débordantes d’affection, palpable,
réelle («forta palpa kuneco » comme disait Claude Piron) et un cœur en or. La scène la plus sublime
est sans doute celle où lors de la soirée d’adieu dans le village la vieille ( le nom ?, celle qui se
casse la jambe, la mère de l’ivrogne, mais qui a un cœur et du respect pour sa mère et sa tante
quand il est sobre) se blottit contre Baboussia et la caresse tendrement, et le regard que lui rend
Baboussia. Et tu te souviens du moment où elle a faillit mourir prostrée sans manger parce que sa
fille était morte, voilà ! elle faisait simplement comme les animaux des histoires, si nombreux ! et pas
seulement des chiens, mais aussi le chat Kout d’Elian Finbert et des oiseaux, etc, qui se laissent
mourir de chagrin, refusent de jouer, bouger, manger, et meurent, c’est ça la façon normale, et
logique, et lucide, de se comporter quand on est un être humain. Ceux qui survivent ne sont pas des
êtres humains, tout simplement. Et ceux qui trouvent ça bien sont des monstres pervertis. Et des
idéologues de la religion de la mort.
- Ce film, c’est (un peu manichéen ? non, justifié tout simplement) la condamnation du mode de vie
moderne et des mentalités qui vont avec. Et dans la Russie postcommuniste c’est encore aggravé
par ces fameux « Nouveaux russes », ceux qui ont compris le capitalisme ! … (et en sont les
victimes, sans s’en rendre compte), en contraste avec la vie au village, encore comme avant.
Oui j’ai encore eu la chance de vivre mon enfance à une époque où il y avait encore une
France,
dans une vraie maison un vrai foyer, où il y avait toujours quelqu’un à la maison. Une France
équipée et à visage humain, où il y avait, autour, une VILLE, une vraie, avec des magasins, des
bornes fontaines, tout ce dont on a besoin, mais par contre pas un seul digicode ni caméra de
vidéo-surveillance. Une société qui était encore civilisée, des églises où il y avait encore des
gens qui prient, et dont les portes étaient ouvertes !!! des églises avec des sacristains. Des
vitrines décorées pour Noël, et à Noël des chants de Noël à la radio et le reste de l’année PLEIN,
plein de choses de tous genres à la radio. Un pays moderne et encore à visage humain. Une
maison où tous les gens de la ville venaient y passer leurs commandes aux Galeries Lafayette.
Bon, c'est parce qu’on ne le savait pas, mais en Algérie on commettait autant d’atrocités
qu’en Tchétchènie.
Sans doute il n’y a plus qu’en Inde qu’il y a encore de la civilisation. En Inde et en
Ouzbékistan. Et sans doute aussi en Amérique Latine (coté peuple !)
De toutes façons la petite fille « muette » n’a sans doute jamais été incapable de parler, c’était certainement dans la tête, sans doute au moment du bombardement elle a
promis à Dieu de ne plus
jamais parler si elle s’en sortait vivante, ou bien elle était persuadée que si jamais elle reparlait ses
parents mourraient. Et seule la conscience que si elle ne disait rien Baboussia mourrait lui a donné
la force de sortir du cercle où elle s’était elle-même enfermée.
* 3/07/2005 ULTRANOVA
Vu « Ultranova » de Bouli Lanners, film belge de 2004. C’est un très bon film,
Très artiste et pensé.
Là aussi c’est encore une fois un sacré résumé de la société contemporaine ! de notre
société
détraquée, pervertie et accessoirement déshumanisée par l’âme du Libéral-Fascisme actuel, on y
voit bien le contenu (et les symbolisations matérielles en locaux !) et la perversion, l’absurdité à la
Kafka et le cynisme grotesque à la Ubu, du monde à la W-Bush-Doustes-Blazy !! et le fascisme glacé
de notre Civilisation de l’Assurance et tout ce qu’elle recèle de stalinisme. (et de déshumanisation
surréaliste, mais ça, malheureusement ça n’est encore que son aspect superficiel, au cœur c’est
encore plus pervers et plus anti-humaniste !
Jusqu’à ces immeubles avec leurs placrages de baies vitrées hermétiques en place de fenêtres,
ces Fleury-Mérogis blindés et digicodés en lieu d’immeubles. Et last but not least ces enterrement
qui sont autant de petits Auschwitz de salon…Tout y pue la société actuelle
Et la mort du plus « puant » ( non, le plus puant c’est le capitalistoflic de la benne, et c’est lui aussi le
plus représentatif, à lui seul il résume toute l’idéologie du Régime actuel) de ces personnages est
une sacré trouvaille ! Et comme toujours la mort vient révéler l’absolu néant de toute cette
« civilisation », ces conceptions, ces « valeurs » (boursières ! Enfin, les autres ne durent pas
davantage…)
Le désappointement final de l’obsédé des femmes enceintes (sans doute encore un, qui a été
largué comme un bout de papier gras par une ex-femme, qui a gardé les gosses, et lui réclame une
pension alimentaire, après lui avoir démoli la vie) a un goût nihiliste de Le Petit Prince de
Saint-Exupéry (bien sûr ! c’est un livre nihiliste, vous ne la saviez pas ?!! relisez-le)
C’est frappant, je me souviens, dès la toute première scène où les deux filles parlent ensemble du
jeune homme, en disant « ah il est toujours seul, il paraît qu’il est orphelin, etc. » mon commentaire
a été immédiatement : elles aussi elles sont seules ! je crois voir de manière palpable une vitre de
verre blindée entre eux-deux, tout à fait. Et la suite n’a fait que confirmer mon impression. En fait les
seuls personnages qui ne participent pas de ces mentalités délétères et perverties par les
habitudes de vie et d’être modernes ce sont, bien sûr, les deux vieux parents du jeune homme (qui
n’est pas du tout orphelin en réalité), on dirait des martiens débarqués d’une autre planète ! la
planète du monde d’il y a un demi-sièclee, du temps où il y avait encore des pays, et une société, et
une vie, et des individus, dans ces pays. Tout ça a été remplacé par la mort, capitaliste et
politiquement correcte. Moderne quoi…
Tu vois comme j’avais raison, et que ce n’était pas des paroles en l’air quand je résumais cette
société actuelle comme le règne de la mort, et de la Secte des Adorateurs de la Mort (ah oui ! il y a
aussi celle qui fait des « cours de psychopédagogie », tout y est !), et pas seulement pour ce qui est
de l’avortement et de l’euthanasie, de l’athéisme obligatoire d’état, et les guerres à W Bush et les
arbres qu’on abat si compulsivement, et impavidement, avant que ça soit aussi les gens, mais
TOUTE la société actuelle, c’est presque palpable, est une société qui ne révère, ne tolère, et
n’engendre que la mort.
*début/10/2006 DES ROSES POUR LE PROCUREUR
Vu à la télévision le film allemand de 1959 « Des Roses pour le Procureur »
Ce film sur les anciens nazis avec son ton auquel on n’est pas habitué sur ce sujet, malgré son
ton presque guilleret de tragi-comédie et sa musique de cha-cha-cha 1960 est une excellente
dénonciation, qui porte loin, justement hors du mélo facile des films plus récents, mais par
contre les tenants et aboutissants psycho-culturels sont l’air de rien beaucoup mieux mis en
évidence. Et donc ce film sous sa légèreté frappe fort et juste et donne à réfléchir, beaucoup.
Il a raison de ne pas mettre en scène les habituelles grosses brutes fanatiques, mais cet
espèce de vil Joseph Prud’homme. (d’autant plus qu’ils sont toujours très nombreux) Les
Joseph Prud’hommes sont beaucoup plus, le film le montre bien, liés aux plus impavides
atrocité, et de manière bien plus dangereuse, que bien d’autres types.
Le destin malheureux de cet homme que tout accable est tout a fait touchant et devant toutes ses rencontres imprévues l'embarrassement dont il fait preuve est poignant . Un très beau moment de cinéma !
Ce film que j'avais vu dans le cadre d'un festival il y a deux ans environ et qui n'était pas connu à l'époque est un véritable enchantement. Je me réjouis de le voir maintenant sorti dans les salles. Le jeu de l'acteur principal est un vrai bonheur ainsi que cette complicité avec Bombon le chien à qui on aimerait attribuer un prix .....
Un petit bonhomme attachant au sourire malicieux, un chien d'une beauté et un coach débrouillard. Un cocktail doux-amer pour une ballade sud américaine authentique.
Wahou ! Quel jeu d'acteur impressionnant ! Ces acteurs non-professionnels n'ont rien a envier aux meilleurs acteurs des super-productions. On se lie d'amitié tout de suite avec Juan, qui joue son rôle a merveille. Le scénario est magnifique, plein de tendresse et d'émotion. A ne pas rater.
C'est l'un des meilleurs films de l'année. Une claque humaniste qui filme avec tendresse l'amour d'un homme pour un chien.Un chien somptueux et qu'on voudrait absolument avoir à côté de soi. C'est un film simple interprété par des acteurs non professionnels...et supérieurs à ces derniers. Pas besoin de claquer des milliards pour faire un grand film. Bonbon el perro est vraiment le meilleur ami du spectateur....
Servi par un jeu d'acteur exceptionnel, tout dans la nuance et les expressions de visage, Bombon el Perro est un film savoureux. le message passe, les acteurs sont touchants et l'humour sur les conditions de vie en argentine n'est pas absent ! Dommage qu'il soit diffusé dans si peu de salles ! Un régal à aller voir d'urgence et à conseiller autour de vous...
Bombo el perro, avec les moyens du bord et des non-acteurs (Juan Villegas, gardien de parking de son état, joue Juan Villegas, employé d’une station service paumée), nous entraîne gaiement dans un véritable voyage philosophique. L’accueil de l’événement est à toute épreuve comme le sourire de Juan Villegas, dont le visage ne se ferme vraiment que devant la violence d’un soir de son associé. Un film en fragments, mais rien d’anecdotique ni de disparate. Plutôt une lente et patiente leçon de générosité teintée de sagesse indienne, souvent prise à tort pour passivité, et une critique sociale et politique discrète mais efficace et fine. Avec ses personnages vrais, à peine des personnages donc, et ses histoires de la vie ordinaire, Bombon el perro parle d’une réalité plus fabuleuse que nos fictions, c’est-à-dire du Monde, qui n’existe, lui aussi, qu’en fragments. Cela le grand cinéma italien, d’un Scola ou d’un Fellini, le cinéma populaire au sens fort du terme, l’avait bien compris
Il y a des chansons de Béranger qu'il ne faut surtout pas laisser "au cerceuil", comme on disait à l'époque, celle-ci par exemple. A-t-on déjà oublié 1830 Les Trois Glorieuses ? (la colonne
de la Bastille, et son Génie de la liberté ont été érigés en leur honneur) et les valeurs dont s'est nourrie notre République tout au
long de ces siècles?
LES TOMBEAUX DE JUILLET
Air d’Octavie
Des fleurs, enfants, vous dont les mains sont pures ;
Enfants des fleurs, des palmes, des flambeaux ;
De nos trois jours ornez les sépultures :
Comme les rois le peuple a ses tombeaux.
Charles avait dit : « Que juillet qui s’écoule
Venge mon trône en butte aux niveleurs,
Victoire aux lis ! » Soudain Paris en foule
S’arme et répond : « Victoire aux trois couleurs !
Pour parler haut, pour nous trouver timides,
Par quels exploits fascinez-vous nos yeux ?
N’imitez pas l’homme des Pyramides :
Dans son linceul tiendrait tous vos aïeux.
Quoi ! d’une Charte on nous a fait l’aumone ,
Et sous le joug vous voulez nous courber !
Nous savons tous comment s’écroule un trône.
Dieu juste ! encore un roi qui veut tomber.
Car une voix qui vient d’en haut, sans doute,
Au fond du cœur nous crie : Egalité !
L’Egalité c’est peut-être une route
Qu’aux malheureux ferme la royauté.
Marchons ! marchons ! A nous l’Hôtel de Ville !
A nous les quais! à nous le Louvre ! à nous !
Entrés vainqueurs dans le royal asile,
Sur le vieux trône ils se sont assis tous. (1)
Qu’un peuple est grand, qui pauvre, gai, modeste,
Seul maître, après tant de sang et d’efforts,
Chasse en riant les princes qu’il déteste,
Et de l’Etat garde à jeun les trésors !
Des fleurs, enfants, vous dont les mains sont pures ;
Enfants des fleurs, des palmes, des flambeaux !
De nos Trois-Jours ornez les sépultures.
Comme les rois le peuple a ses tombeaux.
Des artisans, des soldats de la Loire,
Des écoliers s’essayant au canon,
Sont tombés là, vous léguant leur victoire,
Sans même penser à nous dire leurs noms.
A ces héros la France doit un temple. (2)
Leur gloire au loin inspire un saint effroi.
Les rois que trouble un aussi grand exemple,
Tout bas ont dit : « Qu’est-ce aujourd’hui qu’un roi ?
Voit-on venir le drapeau tricolore ?
Répètent-ils de souvenirs remplis ;
Et sur leur front ce drapeau semble encore
Jeter d’en haut les ombres de ses plis .
- que reste-t-il maintenant de toute cette mystique de l égalité qui nous a nourrit pendant deux siècles ? il est temps de se réveiller et de se rendre compte …….
Allez! cette chanson, relisons-la encore un coup et apprenons-la par coeur.
Un souffle de l’air de ce temps, ça ferait du bien non ?
comme un « bon coup de Chambertin » (autre chanson de Béranger, quand il était en prison, car il y est allé
plusieurs fois, comme Bové! et bien loin d'en avoir honte des amis inconnus se découvraient qui lui envoyaient de l'autre bout de la France des paniers de bonnes bouteilles dans sa
cellule), ça nous aiderait pas à se remettre sur les pieds non ? et dans le sens vertical.
(1) par exemple quand est-ce qu’on verra le peuple investir les hotels de grand luxe des « Centre d’Affaires International » que des gorilles privés à badge, talkie-walkie sous leurs smokings noirs, leur interdisent d’un ton de kagébistes ? ou s’asseoir à la file dans les fauteuils de Bolloré et Lagardère ?!
(2) et surtout de ne pas trahir leur exemple ! et les valeurs qui les ont soutenus.
Pareil, sans remonter si loin, pour l’esprit du programme social de la Résistance
(vous
connaissez cet appel d'ancients résistants ?)
Il y a des éternités de passage
des rencontres d’enfants, trop souvent.
Alors tout change de sens, la mer n’a plus qu’un bord :
cette côte où l’enfant médite sur la plage.
Médite ou rit s’amuse avec des éphémères
qui rôdent le soir peut-être un bout de nuit,
prennent la danse de mer mais aussi
creusent le lit futur de la lumière.
Quelles seront les frontières vers le haut
et vers le bas plus tard ? Les vagues les dépassent.
Et déjà des reflets sur les vagues, tantôt d’ici
tantôt d’ailleurs, c’est un espace
variable selon le cœur des eaux.
Patrice DE LA TOUR DU PIN
Claude Roy dit dans un poème ( se croyant pessimiste, mais ne sachant pas qu'il ne l'était même pas encore assez, et que même ce qu'il croit intangible dans la civilisation disparaît sous les coups de la barbarie moderne !):
« Il y aura d’autres étés
D’autres grillons feront leurs gammes
Dans d’autres blés (rêves pas ! les insecticides auront tout tué)
On croisera sur la route d’autres dames (non, uniquement des voitures)
Un autre merle inventera
Une chanson presque la même (le chant des oiseaux sera interdit, dans « le cadre de la lutte contre le bruit »)
Un autre monsieur se trouvera là
Sous cet arbre où je t’aime (que non! ce genre de pratiques, sous le nom d’« attouchements sexuels » sera considéré comme un crime et les coupables iront en prison - enfin, les hommes seulement - )
Une petite fille qui n’est pas née encore
Fera une poupée de coquelicot (d’abords il n’y aura plus de coquelicot, les herbicides les auront tous fait disparaître, de plus il n’y aura plus jamais d’enfants dans les champs, ce sera même interdit ! et si jamais un enfant s’y risquerait leurs parents seront mis en prison et déchus de leurs droits parentaux !)
À cet endroit précis où ton corps
Endormi se mêle au long bruit de l’eau (non à l’avenir tout ce qu’il lui risque d’arriver est de se faire ramasser par la police pour « incivilité » (pourquoi pas ? on
taxe bien déjà d’incivilité le fait de rester debout devant sa porte ou assis dans son escalier) ou pour « comportement dangereux », ou alors pour trouble à la protection de la
nature.
)
«Kaj daŭris beno via ĝis
neatendita lasta kis' »
(Mikael Bronŝtejn)
Die Nebensonne
Drei Sonnen sah ich am Himmel steh'n,
Hab' lang und fest sie angeseh'n;
Und sie auch standen da so stier,
Als wollten sie nicht weg von mir.
Ach, meine Sonnen seid ihr nicht!
Schaut ander'n doch ins Angesicht!
Ja, neulich hatt' ich auch wohl drei;
Nun sind hinab die besten zwei.
Ging nur die dritt' erst hinterdrein!
Im Dunkel wird mir wohler sein.
v "personnes d'ascendance Judaïque ne supportant plus"
v Honneur à N. Finkelstein!
v "ce qu'il y a de terrible quand on cherche la vérité c'est qu'on la trouve"
v Kawther Salam v
les "experts" en qui on met notre confiance, sont "achetés", et manipulent: exemple v
MONSANTO pur porc
les 750 personnalités
Le CAMION DE POMPIERS N°331 son chef Plower et l'étrange disparition de ses pompiers
des choses que vous n'avez pas vues à la télé:
www.syti.net/Videos/Mysteres11Septembre.htmls-
que réfléchissent ceux qui se chauffent au fuel: Est-ce que vous retrouvez vos chaudières effondrées après une nuit de fonctionnement?
v la fatwa
v les humanistes commencent à prendre
peur
v Restons libres Espace Libre
Et si ce battage était une
maneuvre pour empêcher de voir les vraies causes ?
v sud de l'Iran
v les belles couleurs de l'INDE:
v mousselines: "vents tissés" disaient les romains
histoire de l'INDE - 1ère partie
l'argentine est un des plus beaux pays au monde une de ses facettes mais
la Patagonie est encore plus belle ! et le Chaco !
v à la frontière Sino-Mongole
v monts Altaï en Sibérie: Fabuleux !
v la Pologne
on vous donne des idées caricaturales sur les gens,
les trouvez-vous vraiment "constipés" ces iraniens?
:
v sauf comme tout le monde quand ils sont sur la tombe de leur mère
v neige àTéheran
De quoi Ubu est-il la figure ?
v L'EMPIRE DES CANNIBALESà ceux qui demandent que peut-on faire? MAIS par exemple ce genre de chose: la SOLIDARITE INTERNATIONALE
la lutte de classe c'est partout
Sans papiers et classes sociales
Marx reviens nous réapprendre le sens des mots !
Un texte capital à lire jusqu'au bout, "comme boivent les poules: en relevant fréquemment la tête pour faire couler" : Le racisme anti-pauvres
v En 1990 les producteurs de café vendaient pour 11
milliards de dollars, les consommateurs payaient 30 milliards.
En 2004 les producteurs de café vendent pour 5,5 milliards de dollars, les consommateurs payent 70 milliards !
où est passé la différence ?
L’agriculture ne peut pas être abandonnée aux forces du marché.
LA MORT DES SOLS !
TOUTE l'actualité scientifique
v Morphogénèse
v dictionnaires anciens
v293.888 textes de chansons du monde entier !
une "gauche" sans projet politique
Sur toute la terre
Chacun se croyait seul
Ils chantaient ils avaient raison
De chanter"
(Paul Eluard)
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