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Le pire est à venir ! Sortir de l' U.E., dictature dirigée par des bureaucrates et des traîtres est possible on ne nous a pas dit le résultat des Européennes au Danemark en Grèce en Lettonie  lisez vous comprendrez pourquoi  Article 104 de Maastricht mortelle arnaque oter aux banques le  pouvoir de faire la monnaie C'EST POSSIBLE - l'usage idéologique, et mystifiant du terme "extrémisme" par certains denos jours  -   agronomie moderne = malnutrition + poison directive scélérate  le Codex Alimentarius resserre ses machoires  programme du Parti pirate : Légalisation du téléchargement  droits d'auteur : cinq ans seulement abolition des brevets pharmaceutiques défense des libertés privées  Pendant 50 ans on a cultivé l'horreur de l'URSS (c'était l'abomination LE danger qu'on opposait à nos pays civilisés et libres) sa barbarie cauteleuse et menteuse son totalitarisme ses flics puants et omniprésents son intrusion dans la vie privée des gens, on nous a fait peur de ce contre-modèle, et dire qu'on était prêt à faire la guerre pour ne pas tomber dans une telle société! et maintenant ... maintenant on les imite! en pire  bien pire ! même ça!  aux USA bientôt chez nous les caméras insulte à l'humanité l'ENFER qui vient  en Belgique société névrosée et sadique qui se roule dans l'inhumanité  La plupart des américains ont PEUR de s'indigner, c'est le but recherché - Principiis obsta ; Finem respice - nouveau fascisme  Qu'est-ce qui viendra après?  APPEL à REAGIR diversité et  valeurs de la République sont essentiels REVEILLEZ-VOUS  etat-d'Anne 

Actualité

Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /2009 13:39

Quelques idées que les médias répandent sur l'Iran, précisions de Juan Cole, président du Global Americana Institute :

 

Conviction : l’Iran est une société militarisée, bardée d’armes dangereuses, qui représentante une menace croissante pour la paix mondiale.

Réalité : Le budget militaire de l’Iran est d’un peu plus de 6 milliards de dollars par an. La Suède, Singapour et la Grèce ont tous des budgets militaires supérieurs. En outre, l’Iran est un pays de 70 millions d’habitants, de sorte que ses dépenses militaires par habitant sont infimes par rapport à ces exemples qui sont des pays dont la population est bien moins nombreuse. L’Iran dépense moins par habitant pour son armée que n’importe quel autre pays de la région du golfe Persique, à l’exception des Émirats Arabes Unis.

 

Conviction : Le président Mahmoud Ahmadinejad n’a-t-il pas menacé de « rayer Israël de la carte » ?

Réalité : Le président Mahmoud Ahmadinejad a cité l’ayatollah Khomeini en déclarant que « ce régime d’occupation à Jérusalem doit disparaître de la page du temps » (en rezhim-e eshghalgar-Qods i bayad comme safheh-e mahv Rüzgar shavad). Ce n’était pas la promesse d’une invasion de chars ou d’une frappe de missiles. C’est l’expression de l’espoir que le régime va s’effondrer, tout comme l’avait fait l’Union soviétique.

 

Le régime iranien n’est-il pas irrationnel et dément, de sorte que la doctrine de la destruction mutuellement assurée ne pourrait pas s’appliquer dans ce cas ?

Actualité : les hommes politiques iraniens sont des acteurs rationnels. S’il s’agissait de fous, pourquoi n’ont-ils pas envahi l’un de leurs voisins ? L’irakien Saddam Hussein a envahi l’Iran et le Koweït. Israël a envahi ses voisins plus d’une fois. En revanche, l’Iran n’a jamais déclenché de guerre. Diaboliser ses adversaires en les qualifiant de déséquilibrés est un vieil artifice de propagande. Les élites américaines étaient autrefois totalement opposées à ce que la Chine accède au savoir nucléaire parce qu’elles croyaient que les Chinois sont intrinsèquement irrationnels. Ce type de discours est une forme de racisme.

 

 

 

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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 00:00

GDR-aktivuloj por civitanaj rajtoj kontraŭdiris al Joachim Gauck en malferma letero. Tiu estas la ŝtata komisiito por esplorado de la fifaroj de la iama Ministerio de Ŝtata Sekureco de GDR. La oficejo, kiun li estras, administras ĝiajn restintajn arkivojn. La gazetara informo estis ricevita interrete pere de la dissendolisto Balkan-Info.

Malferma letero al Joachim Gauck

Hodiaŭ ni aŭdas de vi, ke en Germanio nun estas atingita tio, por kio siatempe batalis la opozicio en GDR kaj la civitanaj movadoj de la aŭtuno de 1989.

Kvankam laŭ via takso la kondiĉoj en la oriento kaj la okcidento estas ankoraŭ plibonigendaj kaj ja eĉ kelkfoje kritikindaj, nun laŭ vi tamen eblas al ĉiu civitano en la demokratia leĝa ŝtato turni ĉion en pli bona direkto per aktiva kunagado. Vi trovas bedaŭrinda nur, ke ankoraŭ ne ĉiuj komprenis tion.

Ĉu tio ne ŝajnas al vi iel konata? Ĉu vi ankoraŭ memoras kiel oni belparolis al ni la kondiĉojn en GDR? Ke ni devus per aktiva kunlaboro montri nin, kiel la «historiaj venkintoj» en GDR, indaj je ties ŝtata sistemo kaj ĝiaj celoj?

* Ĉu ni ankoraŭ memoras la postulojn de la aŭtunaj civitanaj movadoj? Ni volis dissolvi ne nur la Stasi (=Ŝtata Sekureco), sed ni volis entute ne plu havi sekretajn servojn. Ankaŭ en demokratia aŭskultoŝtato ni ne volas vivi.

* Ni volis ne nur vojaĝi, sed volis ankaŭ landon, en kiu oni ne administras rifuĝintojn kaj eliminas ilin kiel balaston, sed en kiu regas jura egaleco por ĉiuj.
* Ni volis vidi la malaperon ne nur de la Varsovia Traktato, sed entute ne plu havi militarajn blokojn, kiuj disponas la armeojn de siaj membro-ŝtatoj por militmisioj. Ni volis anstataŭe kolektivan sistemon de sekureco, kiu katenas ĉiujn armeojn, egale ĉu tiuj ekpafas kontraŭ la propra popolo aŭ kontraŭ aliaj popoloj. Ni volis nek armileksportojn nek subtenadon de diktaturoj, en kiuj kiel en Turkio tuta popolo estas subjugigita.

Ĉu vi scias ankoraŭ, kio estis skribita en la malneto de konstitucio farita de la Ronda Tablo? Ĝi enhavis multajn el niaj postuloj de la tiama tempo. Bonvolu kontroli, kio de tio hodiaŭ realiĝis. Ĉu vi memoras ankoraŭ la Socialan Ĉarton de la Ronda Tablo? Kaj memoru, kial kaj je kies instigo ĉio ĉi dum la unuiĝa procezo malaperis en la paperkorbon.
* Ni volis ne nur pli da kundecidado – ni volis partoprenon kaj memdecidadon.
* Ni volis ne nur la paperan liberecon, sed ankaŭ socian justecon.
Demandu la multajn senlaborulojn, demandu unuavice ankaŭ la virinojn el la iama GDR, kion ili opinias pri la kunekzistado de opinilibereco kaj senhejmeco, de kunvenlibereco kaj senlaboreco, de vojaĝ-libereco kaj bezono de sociala asisto.


Sed vi pensas hodiaŭ, ke ni civitanoj de la aliĝinta kvarono devus esti pli modestaj. Tiu trajto de modesteco tute fremdis al ni tiutempe, aŭtune de 1989. Kaj jam estas tempo, en kiu ni ne nur en la lando de la novaj kvin [federaciaj landoj], sed en la tuta Germanio forskuu de ni tiun submetiĝemon. Ŝanĝos ion nur tiu, kiu supervenkos la adaptiĝemon kaj la fidon al partioj kaj ministerioj, kiuj administras niajn aferojn je nia malutilo.

Je vi kaj multaj el niaj eksaj kunbatalantoj, kiuj en ofico aŭ ĉe mandato paciĝis kun la ekzistanta situacio, ni devos certe rezigni.

Sed jam nun ni malcedas al vi la rajton invoki nin, kiam vi parolas pri la opozicio en GDR.

 

subskribita de Katrin Bastian, Judith Demba, Bernd Gehrke, Renate Huertgen, Thomas Klein, Silvia Mueller, Sebastian Pflugbeil, Christina Schenk, Reinhard Schult, Bettina Wegner
en Berlino, 1999 11 08
 

 

 

LEA/G-MAGAZINO
n-ro 28 (4/1999)

Organo de la Libera Esperanto-Asocio por germanlingvaj regionoj
Organ des Freien Esperanto-Bundes für deutschsprachige Gebiete




En fait c'est même pire que ça voyez le sinistre bilan de l'entreprise d'annihilation de la RDA et de son passé (et la vie de ses citoyens méprisés comme des indigènes de colonies, au passage) :

Kaj la malserena bilanco : la fia kaj aroganta rifuzo akcepti kaj respekti, stranga ekstermovolo, koloniisma sinteno, la entrepreno de neniigi Orientgermanion, kaj  ties civitanojn :

http://eo.mondediplo.com/article1552.html

      

 

 

 

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Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /2009 20:22
Le chauffeur de fourgon blindé qui s'est cassé avec le fourgon, et le fric est en train de devenir un héros national. (sondage)
Et c'est une admiration pure (si!) et désintéréssée, car ce n'est même pas un "Robin des bois", s'il a volé c'est pour lui perso.
Il y a même un groupe sur Facebook avec 13.600 membres, et plein de messages d'admiration et/ou de sympathie :
http://www.facebook.com/group.php?gid=193607396135

Comment ça se fait ? après tout ce n'est qu'un voleur "interessé", donc un gars "pas interessant"
Facile à deviner ! il vient pile au bon moment. Dans l'ambiance  délètère actuelle de tous ces banquiers voleurs spéculateurs irresponsables, qui poussés par leur avidité insatiable (que disaient les ancients moralistes à ce sujet ? il semble qu'on a oublié de les relire) et leur cynisme ont détraqué l'économie mondiale, jetant des milliers de travailleurs au chômage, et toutes les familles et les destins brisés que ça représente !!! ça, ça en est de la violence ! et des milliers d'acheteurs de maison à la rue (même remarque ... ), et qu'on, nous les contribuables, avec notre argent (réponse à ceux qui disent "oui mais ce Musulin c'est avec votre argent qu'il s'est barré") de contribuables vaches à lait, on leur a filé, comme ça ! sans flingue, mais non pas sans violence quand vont arriver les conséquenses économiques, des milliers de milliards d'"euros" ou de dollars, et sans qu'aucun (à part le cas le plus extrème, Madoff) ne risque d'aller en prison, eux ! , et ces pourris, en plus, n'ont même pas eu la décence de se "refroidir un petit peu, mais se sont dépécher d'organiser de somptueuses fêtes (FORTIS) et de s'octroyer de super "primes" (en récompense de quoi ? d'avoir monté des spéculations tellement irresponsables qu'ils ont précipité dans l'abîme tout, leur propres banques et la société de hommes) avec cet argent que les pays se sont saignés aux quatres veines pour leur offrir gracieusement !
N'oubliez pas: les plus grands braqueurs de banques sont les banquiers eux-mêmes.
Vous pensez bien que dans une telle ambiance, il fasse figure d'enfant de choeur, si peu nocif face aux ravages énormes causés sans vergogne aucune par tous ces prédateurs, et le petit vol de 11 misérables petits millions par un courageux (lui !) individu du peuple, non seulement n'éveille pas de scandale chez le public blasé mais même attire la sympathie et fait renaître l'empathie pour le voleur solitaire des films.

alors si vous voulez porter un tee-shirt à sa gloire, c'est là :
http://www.tonymusulin.fr/
ou :
http://www.abrutishirt.com/


(1) quelques uns des commentaires :

- tony va ds un pays ou la corruption est la loi ,comme cela tu seras bien protégé

- Dommage pour les 9 Millions perdus...

- tony ! bon courage pour la suite et profite bien de ton argent , on est tous avec toi !!!

- juste un bravo admiratif !!!!!!

- Tony,veux-tu m'épouser?!!!

- Bientôt, Tony illustré dans une BD pour les ados...

- Bravo pour ton odace. Casse toi loin, les laisse pas te retrouver et profite de la vie pour nous tous qui ne pourrons jamais faire ce que tu as fais.

- a putain comment ta fait ???? tros magnifique tony t un pro !!!!

- respect






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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /2009 16:09
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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /2009 20:22

Comme toujours les médias et, pire, même les blogueurs, ont l'indignation et l'empathie à géométrie variable, il y a des gens qui souffrent et meurent dans le silence et l'ignorance internationale le saviez-vous ?


The Guardian

Merci à Courrier International de relayer cette information


Une aide-soignante britannique d’origine tamoule raconte les derniers jours de la guerre civile au Sri Lanka et la vie quotidienne dans les camps, où sont retenues 300 000 personnes.



Une jeune mère se tenait au bord de la route, désemparée. “Elle ne pouvait emporter le corps de son enfant mort, qu’elle serrait dans ses bras, ni se résoudre à l’abandonner. Elle ne savait que faire… Finalement, à cause des bombardements et des gens qui couraient à droite et à gauche – il y avait des milliers de personnes qui cherchaient à fuir et se bousculaient –, elle a dû laisser le bébé au bord de la route, elle a dû l’abandonner là et se sauver elle aussi, elle n’avait pas le choix. Et je me disais : ‘Mais qu’ont-ils fait de mal ? Pourquoi doivent-ils subir cela ? Pourquoi la communauté internationale ne réagit-elle pas ?’ Je me le demande encore.”

Quatre mois plus tard, Damilvany Gnanakumar est assise sur un sofa de cuir crème dans le salon de la maison familiale à Chingford, dans l’Essex [comté situé au nord-est de Londres], et nous raconte les derniers jours de la violente guerre civile au Sri Lanka [qui s’est officiellement achevée le 18 mai 2009, lorsque les rebelles tamouls, écrasés par l’armée sri-lankaise, ont été contraints de déposer les armes]. Cette jeune femme de 25 ans, diplômée d’une université britannique, a passé les quatre derniers mois derrière les barbelés acérés des sinistres camps d’internement sri-lankais, où ont été rassemblées près de 300 000 personnes. Elle a été relâchée au cours de la deuxième semaine de septembre – notamment grâce aux pressions du Guardian – et a pu rentrer à Londres le 13 septembre.

Née en 1984 à Jaffna, dans le nord du Sri Lanka – une région à forte population tamoule –, Damilvany et sa famille avaient émigré en Grande-Bretagne en 1994. Avant le 28 février 2008, elle n’était jamais retournée dans son pays d’origine. Peu après avoir obtenu son diplôme en biomédecine à l’université de Greenwich, son mariage s’est mis à battre de l’aile. C’est alors qu’elle a décidé qu’il était temps de passer à autre chose et qu’elle a quitté le pays sans dire à personne où elle allait. A son arrivée dans la capitale, Colombo, elle s’est dirigée vers Vanni [dans le nord de l’île], le cœur du pays tamoul, pour y être hébergée par un parent qu’elle appelle son frère (son frère biologique vit au Royaume-Uni). A l’époque, il ne semblait pas y avoir de danger, mais, en juin 2008, les affrontements se sont intensifiés : les Tigres tamouls [Tigres de libération de l’Eelam tamoul, LTTE] pensaient toujours pouvoir négocier un cessez-le-feu, comme ils l’avaient fait par le passé, mais le gouvernement avait autre chose en tête. Il était déterminé à se débarrasser des LTTE une fois pour toutes. Damilvany a alors décidé de rester sur place pour aider ceux qui s’étaient fait piéger par la progression des troupes.

Son récit accablant contredit violemment les affirmations du président du Sri Lanka, Mahinda Rajapaksa, selon lesquelles la victoire sur les Tigres a été obtenue sans que soit versé le sang de civils. Même avant l’arrivée des forces terrestres, l’armée de l’air a procédé à des raids aériens réguliers. Début janvier, les barrages d’artillerie ont commencé, forçant la population à fuir. C’est à ce moment-là que la réalité de la guerre est vraiment entrée dans la vie de Damilvany. “Il pleuvait… Partout, sur la route, on pouvait voir le sang se mêler à l’eau de pluie. Il y avait beaucoup de corps abandonnés parce qu’il n’y avait personne pour discerner les vivants des morts. C’était la première fois que je voyais des cadavres et des blessés qui criaient et pleuraient.”

Dans leur fuite, dès qu’ils s’arrêtaient, peu importe où ils se trouvaient, ils fabriquaient un abri, creusant jusqu’à ce qu’ils puissent se tenir debout dans la fosse, coupant des feuilles de palmier pour en faire un toit et plaçant des sacs de sable au-dessus et autour de l’abri. Tandis que la ligne de front avançait, piégeant quelque 300 000 personnes dans une enclave aux mains des LTTE, Damilvany s’est rendue dans un hôpital public improvisé qui avait été installé dans une ancienne école primaire, afin de se porter volontaire pour administrer les premiers soins.

Sa formation biomédicale ne l’avait pas préparée à cela, mais elle apprit sur le tas. Avec l’intensification des affrontements, l’équipe soignait quelque 500 personnes par jour dans un hôpital constitué de deux pièces. “Il y avait une pénurie de médicaments, mais le personnel devait soigner ces gens. Pendant les deux dernières semaines, nous manquions de tout.” Quand le sang de donneurs est venu à manquer, elle devait prélever ce qu’elle pouvait chez les patients et filtrer le sang à travers un tissu avant de le leur réinjecter. Et, lorsque l’hôpital a été à court d’anesthésiants, le personnel médical a commencé à les diluer dans de l’eau distillée. “J’étais là lorsqu’ils ont opéré un garçon de 6 ans à qui ils devaient amputer une jambe et un bras. Ils n’avaient pas les instruments nécessaires. Ils n’avaient qu’un couteau de boucher, et c’est ce que nous avons dû utiliser pour l’amputer. Il hurlait sans pouvoir s’arrêter.”

A l’hôpital, il n’y avait aucun répit. Damilvany n’oubliera jamais le jour où une femme a été emmenée, blessée, son bébé dans les bras. “Elle tenait son bébé contre elle. Il était mort, mais elle ne le savait pas. Le médecin m’a dit : ‘Ne lui dites rien, parce que si on le lui dit maintenant elle risque de se mettre à pleurer et à crier et… nous devons d’abord la soigner, elle.’ Alors, nous lui avons dit : ‘Donnez-nous votre bébé, nous nous en occuperons pendant qu’on vous soigne.’ Ce n’est qu’après qu’on lui a dit la vérité, que son bébé était mort. Je raconte cela maintenant, mais, à l’époque, c’était tellement horrible… le bébé innocent…, la mère qui ne savait pas que son enfant était mort, qui pensait que son enfant dormait. Et c’était toujours comme ça. Une autre fois, c’était la mère qui était morte alors que le bébé continuait de la téter.”

Les combats se rapprochaient. Les gens mangeaient ce qu’ils pouvaient trouver et, pendant les rares accalmies, ceux qui le pouvaient dormaient. La jeune femme en avait déjà trop vu. Le 13 mai, l’hôpital a été touché. Bilan : environ 50 personnes tuées. “Je suis sortie de ma tente, et il y avait du sang partout – je n’aurais jamais pu imaginer une telle scène – et des gens partout, du sang et des corps déchiquetés. Mon frère m’a dit : ‘Prends tes affaires et partons d’ici.’”

Damilvany estime que les cinq derniers jours de combat ont fait quelque 20 000 victimes, même si les Nations unies ont affirmé qu’on ne saurait probablement jamais combien de personnes ont réellement péri. Des groupes tamouls tels que le Global Tamil Forum [représentants de la diaspora tamoule] affirment que le chiffre avancé par Damilvany vient confirmer leurs propres statistiques. Selon certaines estimations, les presque trente ans de guerre civile auraient fait quelque 100 000 victimes. Il a toutefois été impossible d’obtenir une confirmation de la part d’un organisme indépendant du nombre exact de victimes durant les derniers jours du conflit. Le gouvernement sri-lankais a interdit aux journalistes étrangers l’accès à la zone de guerre et expulsé les responsables des Nations unies et les travailleurs humanitaires. Après l’assaut final, les survivants ont été répartis dans des camps tentaculaires situés dans une zone militarisée. C’est dans l’un de ces camps, appelé Manik Farm, que Damilvany a été emmenée. Le gouvernement sri-lankais a construit des camps destinés à accueillir les quelque 300 000 personnes coincées dans la zone de guerre. Il prétend devoir retenir les civils jusqu’à ce qu’il retrouve ceux qui ont combattu aux côtés des Tigres tamouls. Même s’il dit vrai, nombreux sont ceux – à commencer par certaines agences des Nations unies et organismes d’aide indépendants – qui s’interrogent sur la nécessité d’emprisonner des enfants et des personnes âgées derrière des barbelés. Malgré les promesses du gouvernement de commencer à renvoyer les réfugiés chez eux “dès que possible”, ceux-ci seraient parfois simplement transférés vers d’autres camps. Pour ces civils, qui avaient déjà connu des privations dramatiques dans la zone de guerre, les conditions dans les camps sont terribles. “Où que vous alliez, il y a des files interminables. Il faut faire la queue pour tout. Les toilettes sont horribles, je ne peux même pas décrire à quel point elles sont répugnantes. Il y a des mouches partout, des moustiques, c’est insalubre… Les gens contractent toutes sortes de maladies. Et puis ces gens ont perdu des proches, ils sont séparés de leurs familles, ils sont souvent en dépression.” Des rumeurs de viols, de meurtres et de disparitions circulent dans le camp. Certains se suicident : un enseignant a été retrouvé pendu à un arbre. “Les agents des renseignements militaires parcouraient le camp à la recherche d’anciens combattants des Tigres, raconte Damilvany. C’est une prison ouverte, mais ça reste une prison : vous êtes libres de circuler, mais pas de sortir. C’est d’ailleurs impossible : il y a des gardes et des postes de contrôle partout.” Quelques jours après l’arrivée de la jeune fille, l’ambassade britannique a contacté le camp par l’intermédiaire du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR). Ses parents ont lancé un appel dans The Guardian – qui a déclenché une campagne et suscité de nouveaux espoirs. La jeune femme a été transférée : elle a quitté la zone 2, surpeuplée, pour la zone 1, celle que les autorités montrent aux visiteurs.

“J’étais là lorsque le secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, est venu… Pourquoi n’est-il pas entré dans le camp et n’a-t-il pas discuté avec les gens pour savoir quels étaient leurs problèmes ? Je pense qu’il a des responsabilités et que les gens avaient des attentes vis-à-vis de lui. Mais il n’est resté que dix minutes.” Les responsables du camp ont dit à la jeune femme qu’elle serait relâchée dans les prochains jours. “Les quarante-huit heures se sont ensuite transformées en trois jours, puis en semaines et en mois et je me suis dit : OK, maintenant je sais que ça n’arrivera jamais.” Il y a deux semaines, elle a enfin su qu’elle serait bel et bien relâchée. Elle a été transférée à Colombo pour y rencontrer le frère du président, Basil Rajapaksa. “Il m’a dit : ‘OK, tu as vécu beaucoup de choses ici, maintenant tu es libre, tu peux retrouver ta famille et être heureuse.’ Il n’a exprimé aucun regret.” Damilvany a ensuite été confiée à des fonctionnaires britanniques. Elle raconte son expérience d’un ton détaché, trahissant rarement l’émotion. “Après avoir vu des gens mourir et des cadavres tout autour de moi, j’ai l’impression que plus rien ne peut me faire peur. J’ai vécu les moments les plus difficiles de ma vie et je pense que je suis prête à faire face à ce qui m’attend. Je ne suis plus la Vany [son surnom] d’avant, qui s’asseyait et pleurait pour des broutilles. Après tout ce que j’ai vu et connu, je suis plus forte et je vois plus clair.”

Carte Sri Lanka 988

Il est très interessant de connaître les tenants et aboutissant de cette situation, et les horreurs que subit le peuple Tamoul du Sri Lanka voir le site TamoulObs
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Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /2009 17:43
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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /2009 11:19

Jim Holstun


Blair, « mélange unique de cruauté et de malhonnêteté » [Robert Fisk] est un parfait exemple de l’oligarchie qui domine le monde aujourd’hui, prête à plonger des pays entiers dans la guerre ou la misère pour peu que ses intérêts soient en jeu. Envoyé très spécial au Moyen Orient, Blair a pour première fonction de couvrir les criminels de guerre israéliens. Un seul adjectif peut caractériser ce genre d’individu : abject !

[Note du traducteur]

(JPG)L'image “http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/7d/Tony_Blair.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
Août 2009 - Le multi-millionnaire Tony Blair à Qalqilya, devant le Mur israélien d’Apartheid - Photo : Khaleel Reash/MaanImages

Le 7 Octobre 2009, Tony Blair a donné une conférence dans une université de New York. En réponse à une question directe et inattendue d’un étudiant, il s’est publiquement joint, pour la première fois, au consensus entre les Etats-Unis et Israël pour rejeter le rapport Goldstone.

Le 27 Juin 2007, Blair a quitté son poste de premier ministre britannique sous les nuages de la guerre sur l’Irak qu’il avait concoctée avec l’ex-président américain George W. Bush. Quelques heures plus tard, il prenait ses nouvelles fonctions d’envoyé spécial du Quartet (Union Européenne, Russie, Nations Unies, Etats-Unis) au Proche-Orient. Il était depuis longtemps sioniste et un membre des « Amis d’Israël dans le Labour » [parti travailliste britannique], et il a eu droit à un adieu et à un bonjour simultanés de la part d’Ehud Olmert ( « Un véritable ami de l’État d’Israël ») et de Tzipi Livni ( « Une figure très bien appréciée en Israël »). Les Palestiniens vivant sous l’occupation israélienne n’ont pas trouvé cela très prometteur.

Bien que Blair séjourne seulement une semaine par mois au Moyen-Orient, il a réussi à être très occupé. Il maintient un calendrier exténuant de globe-trotter pour donner des conférences pour lesquelles il perçoit à chaque fois jusqu’à 500 000 dollars US. En plus de cela, il travaille sur ses mémoires [on ne sait pas pour l’instant qui est chargé de les lui écrire - N.d.T], pour lesquelles il a reçu une avance de 7,3 millions de dollars. Les travaux de "consultant" auprès de la banque « JP Morgan Chase » lui ont fait empocher 3,2 millions de dollars (dont un bonus) et 800 000 dollars venus des « Zurich Financial Services ». En Octobre 2008, il avait amassé au moins 19 millions de dollars, dépassant même de loin même l’entreprenant Bill Clinton. Il est considéré comme le conférencier le mieux rétribué dans le monde.

Ce peu de temps [consacré par Blair à la Palestine] a causé une certaine préoccupation au Moyen-Orient. Son bureau insiste sur le fait que son « rôle actuel au Moyen-Orient occupe la plus grande partie de son temps », mais à la fin de 2008, un diplomate occidental à Jérusalem se demandait si « sa capacité à se disperser n’a pas été une erreur tactique », tandis qu’un fonctionnaire de l’ONU à Jérusalem estimait : « Il y a un sentiment général selon lequel il n’est pas là » (Lectures see Tony Blair earnings jump over #12, The Times, 29 Octobre 2008). En Septembre 2008, une coalition d’organisations accusait le Quartet de « perdre son contrôle » [sur Blair], ajoutant que « ses échecs pourraient avoir des conséquences graves pour l’application du droit international à travers le monde » (Aid groups : Tony Blair faces imminent failure in Middle East, The Times, 25 Septembre 2008).

Le 27 Décembre 2008, Israël a lancé son massacre dans Gaza. Huit jours plus tard, interrogé sur la réaction de Tony Blair, le premier ministre britannique Gordon Brown a répondu : « Tony est en vacances en ce moment. » Alors que Tony Blair a trouvé le temps d’assister à une ouverture privée du nouveau magasin Armani (™) à Knightsbridge, il n’en trouva pas pour appeler à un cessez-le feu à Gaza, nous remettant en mémoire son silence durant la guerre israélienne de juillet 2006 contre le Liban (As Gaza is torn apart by war, where is Middle East peace envoy Tony Blair ? He’s been on holiday, Daily Mail, 5 Janvier 2009). Au début de Janvier, Blair a pris l’avion pour Israël, mais il n’a pas condamné l’agression israélienne. En Février 2009, tandis que les Palestiniens à Gaza étaient encore à creuser les décombres et à pleurer leurs morts, il a accepté un prix de 1 million de dollars de l’université de Tel Aviv pour le « Present Time Dimension » (Communiqué de presse, 2009 Dan David Prix, 17 Février 2009).

Le 1er Mars 2009, il a fini par aller à Gaza. Il a reconnu « une quantité énorme de dégâts » et la mort « d’un grand nombre de civils », mais a rejeté comme « pas très sensée » toute discussion sur la disproportion des attaques israéliennes (Blair shocked at devastation on first Gaza visit as envoy->http://news.scotsman.com/world/Blair-shocked-at-devastation-on.5027362.jp], The Scotsman, 2 Mars 2009). Blair n’a pas rencontré les dirigeants du Hamas, et sa visite à Gaza, n’a duré que quelques heures, car il fallait faire un pèlerinage à Sderot, la Gilad Shalit des colonies à l’ouest du Néguev (Middle East envoy Tony Blair in Gaza for first time, The Independent, 1 Mars 2009).

En Juin, il s’est rendu à Gaza une deuxième fois et, comme preuve de ses instincts profondément humanitaires, il est allé jusqu’à dire que les Palestiniens sont dans une situation « difficile » (Former British PM Blair Visits Gaza Strip, Nouvelles de la Voix de l’Amérique, 15 Juin 2009).

Le 15 Septembre 2009, la mission d’enquête de l’Organisation des Nations Unies sur le conflit à Gaza, présidée par le juge Richard Goldstone d’Afrique du Sud, a publié son rapport de 575 pages intitulé « Les droits humains en Palestine et autres territoires arabes occupés ». Les trois semaines qui ont suivi la publication du rapport de Goldstone, Blair n’a rien eu à dire à ce sujet en public. Puis, le 7 Octobre 2009, il a pris la parole à SUNY Buffalo [State University of New York - UB] où j’enseigne, devant un énorme auditoire, dans le cadre d’une série de conférences. Je n’ai pas entendu la conférence, car j’étais à l’extérieur dans un lieu d’expression libre (le premier à apparaître sur mon campus) parmi un groupe de personnes protestant contre l’invitation de Tony Blair et contre ses honoraires montant à la somme énorme 150 000 dollars, comme me l’a confirmé son agent exclusif , le « Washington Speakers Bureau ».

Nous avons aussi protesté contre la censure appliquée sur nos questions. Depuis plusieurs années maintenant, en exigeant que toutes les questions leur soient préalablement soumises et aient leur approbation, les administrateurs de l’UB ont protégé des questions directes ceux de nos conférenciers de marque dont le curriculum vitae comprend des crimes de guerre dans les Balkans et en Asie de l’Ouest. Cette fois, ils ont emballé la censure sous la forme d’un « Concours de questions pour Tony Blair » : des étudiants soumettant au préalable des questions pour que celles-ci soient examinées, l’administration invitant les heureux gagnants à monter sur le podium pour poser en personne leurs questions préalablement filtrées.

Interrogé sur cette pratique, Dennis R. Black, vice-président de l’association des étudiants de l’UB et maître de cérémonie pour la soirée, a déclaré au journal Buffalo News « qu’il n’y avait là aucune tentative de censure et que les questions étaient simplement modérées » - une distinction intéressante.

Une version audio du discours est disponible sur le site internet de la station de radio publique d’UB (Cycle de conférences de l’UB - Tony Blair, WBFO, 13 Octobre 2009 [le lien semble avoir été désactivé... N.d.T]). Il se compose principalement de sérieuses platitudes et d’anecdotes fantaisistes, pour conclure, de façon assez incroyable, sur l’histoire d’un cheval comique Irlandais, racontée dans un style d’artiste de music-hall. Mais les choses changèrent lors des questions-réponses. Nicolas Kabat, un des premiers étudiants en science politique, co-fondateur de l’association des étudiants pour la justice en Palestine, et membre du « New York Peace Center Palestine-Israel Committee », avait été l’un des gagnants du concours [des questions] grâce à la question insipide qu’il avait préalablement soumise. Mais au micro, il posa une toute autre question concernant la réaction de Tony Blair face au rapport Goldstone, demandant pourquoi il estimait que les principes fondamentaux du droit international ne sont pas applicables au processus de paix au Moyen Orient, et pourquoi la poursuite du siège sur Gaza n’est pas également nuisible à ce processus.

Une vidéo de l’échange de cinq minutes entre Blair et Kabat est disponible sur YouTube. L’étudiant qui l’a enregistrée m’a dit que le vice Président de l’association des étudiants d’UB, Dennis Black (visible à l’extrémité de la prise de vue) a écouté la question inattendue de Kabat avec une totale incrédulité. Plus tard, le directeur d’UB pour ce genre d’événements, William Regan, a écrit à Kabat pour lui reprocher de s’être écarté de la question préalablement approuvée, en disant qu’il avait « enfreint la confiance qui doit prévaloir dans un concours comme celui-ci pour que cela fonctionne correctement. » Dans un lapsus freudien tout à fait délicieux, il a ajouté : « Nous sommes très déçus de votre comportement éthique ». Il y a quelque chose d’exquis dans cette vertueuse indignation d’un censeur surpris.

Blair paru tout d’abord déstabilisé par ce qui était une vraie question, non censurée. Bien qu’il se soit finalement remis sur ses pieds et se soit mis à concocter ses mélanges habituelles de déclarations d’enfant de chœur et de mensonges pervers, il parait lui aussi s’acheminer sans y toucher vers un rejet public du rapport Goldstone. Comme la plupart des adversaires de ce rapport, il n’a pu contester un seul des faits présentés mais il s’est réfugié immédiatement dans les faux-semblants et des pleurnicheries. Malgré la déclaration tout à fait limpide de Kabat disant que le rapport condamnait à la fois les groupes armés palestiniens et Israël, Blair a répondu : « Vous avez donné un avis, et le problème est qu’il y a un autre point de vue. ... Et une des choses que vous apprendrez au sujet des conflits comme celui-ci ... c’est que vous ne résolvez jamais ces conflits en adoptant un seul point de vue et en oubliant l’autre. ... Et les tirs de roquettes venus de Gaza sur des villes israéliennes. Maintenant, ces attaques de roquettes doivent également cesser. »

Comme Benjamin Netanyahu dans son récent discours à l’ONU, Blair s’est abstenu de relever la chronique précise et détaillée ainsi que la condamnation des tirs de fusées palestiniennes et des attaques au mortier, et le fait que ces tirs avaient tous cessé au cours de l’accalmie de Juin-Novembre 2008 (Pages 31 — 33, 71-82, 449-74). En fait, le Hamas avait cessé toutes ses attaques et avait empêché les tirs par d’autres groupes, en réduisant ces attaques de 97% et les victimes israéliennes de 100%. Cette initiative pacifique de la part du Hamas a été insupportable pour Israël, et le 4 Novembre 2008, un commando israélien infiltré dans la bande de Gaza a assassiné six combattants du Hamas, cassant ainsi la trêve (Page 78).

Blair suggère également que nous devons rejeter le rapport Goldstone comme désespérément partisan parce qu’il ignorerait les attaques venues du Hamas : « Le soldat israélien qui est enlevé en ce moment, Gilad Shalit, doit être libéré. » Le problème ici, c’est que le rapport expose effectivement l’habituel souci disproportionné et tacitement raciste, pour ce détenu israélien (sur 25 pages, 28, 57, 66, 288, 289, 291, 304, 371-73, 412, 415, 418, 486, 541, 551), bien qu’au contraire de Blair, il traite également des 8100 Palestiniens, hommes, femmes et enfants emprisonnés (27-29, 401-23).

Mais le point central dans le rejet par Blair du rapport Goldstone repose sur son rejet en soi du droit international. Il fait rapidement une genou-flexion dans sa direction, mais en ajoutant que nous n’arriverons jamais à rien par « une discussion sur un rapport qui soutient passionnément un des deux camps, et qui est profondément contesté par l’autre. » En d’autres termes, le droit international est très bien, jusqu’à ce que Israël soit en désaccord avec lui, auquel cas nous devrions l’abandonner. Comment, alors, le conflit sera-t-il résolu ? Israël a besoin de « sécurité » et les Palestiniens ont besoin d’un « État indépendant, » mais d’abord, il faut « une fin à la violence, » qui, naturellement, n’intègre jamais la fin de la violence de base qui est l’occupation. Et surtout, nous devons « comprendre la douleur de chaque côté, les amenant à comprendre qu’ils ne sont pas seuls à souffrir. » [Il faut garder en tête que cet escroc de Blair se fait payer 150 000 dollars pour servir à son auditoire ce genre de platitudes nauséabondes ... N.d.T]

En bref, Blair nous emmène doucement du monde tatillon, controversé, juridiquement impraticable du droit international, qui nous incite à lever nos mains au ciel sur le modèle de Rashomon [film de Kurosawa tiré de légendes nippones ? N.d.T], vers cet endroit chaleureux et compréhensif où nous sentons la douleur de chacun. Cette compassion semble être tout à fait différente et meilleure que la douleur journalière éprouvée par les seuls Palestiniens à Gaza, alors qu’ils saignent et meurent dans des endroits bien réels. Sur le mode classique des idéologues conservateurs, Blair insiste sur le fait que, si nous espérons jamais changer les institutions sociales, nous devons d’abord changer le coeur humain.

Malgré tous ses défauts, le rapport Goldstone ne tombe jamais dans cette sorte d’idiotie morale creuse. Il combine une analyse des massives violations du droit international avec une chronique précise de la douleur humaine que ces violations ont causées : la douleur des gens de Gaza écrasés sous les débris de leurs maisons (page 239), blessés et interdits de soins médicaux (pages 232-33, 377), abattus alors qu’ils brandissaient des drapeaux blancs (pages 199-203), calcinés par le phosphore blanc (page 533), et laissé sans défense face aux maladies et à la mort sous un blocus permanent (pages 9-10, 22-25, 95-100, 335-71). Et la réalité des crimes de guerre permanents résultant d’une occupation militaire illégale filtre de tout le rapport.

Mais bien sûr, il s’agit de Tony Blair, de sorte qu’il y a un ton joyeux appliqué à tout cela, grâce à des projets de développement de type néolibéral menés par l’Autorité palestinienne et son gang sécuritaire en Cisjordanie : « Et juste pour vous donner quelques bonnes nouvelles d’Israël et de Palestine, cette semaine . ... Quand je suis devenu ‘Envoyé’ ... Je ne pouvais pas aller dans une ville comme Jénine ou Naplouse en Cisjordanie. Aujourd’hui, je vais à Jénine ou Naplouse, où ils ont ouvert un hôtel  (trois étoiles ? ... ) juste l’autre jour. Je vais à des endroits comme Qalqilya, je vais à Hébron, je vais à Jéricho, Ramallah, évidemment. En d’autres termes, je peux faire le tour de la Cisjordanie. »

Que demander de plus ?

* Jim Holstin

Et pendant qu'il était premier ministre sur le dos des pauvres anglais, dont il a sabordé les services publics, il faisait la chasse aŭ "fraudeurs" qui essayaient de survivre, les faisant aborder (comme on l'a vu à la télévision) dans la rues par des équipes comportant des policiers, les sommant de justifier le bien-fondé des minces allocations sociales qu'ils percevaient éventuellement !
puant ce dandy !

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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 17:29

pouac !! Il n'y a pas moyen d'aller sur un trottoir sans être empestés par les gaz d'échappement de voitures !
Et en plus c'est nocif.

Quand est-ce qu'enfin on va interdire l'usage des véhicules automobiles sur les voies publiques ?


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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /2009 08:40
«J’ai vu un homme creuser un trou pendant environ 15 minutes. Puis, des militaires israéliens lui demandaient de jeter la pelle. Ensuite, un d’entre eux a pointé une mitraillette Uzi sur lui, tirant deux charges chacune avec trois ou quatre balles».

L’historien israélien Gabby Born, dans Yediot Aharonot.



«On était suffisamment proches pour pouvoir voir la mosquée de la ville à l’œil nu. Le matin du 8 juin 1967, dans le Sinaï, dans la ville d’Arich, des troupes israéliennes ont systématiquement exécuté 1 000 et plus de prisonniers de guerre égyptiens (...) Les Israéliens demandaient à ces prisonniers de creuser leur propre tombe avant, ensuite, de les achever».

James Ennes, ancien militaire américain de l’USS Liberty, le bateau d’espionnage américain bombardé en 1967.



«Une soixantaine de prisonniers étaient alignés en rang, les mains liées derrière leur dos, puis les soldats israéliens ont tiré jusqu’à ce que le sable pâle du désert se transformât en rouge. Ensuite, ils obligeaient d’autres prisonniers à les enterrer dans des fosses communes».

James Bamford, dans son livre Body of Secrets.



«Ils n’ont pas pleuré. Ils étaient sous le choc. Tout était fini en quelques minutes».

Le général israélien à la retraite Arieh Biro, parlant des 49 soldats égyptiens pris prisonniers en 1956, avant d’être tués de sang-froid par les Israéliens.



«Il y a eu beaucoup d’incidents durant la guerre de 1967, où des soldats égyptiens ont été tués par les troupes israéliennes, après avoir levé les bras en signe de reddition. Ce n’était pas une politique officielle, mais il y avait une atmosphère comme quoi c’était OK d’agir de la sorte. Certains commandants ont décidé de le faire, d’autres non. Mais tout le monde en était au courant».

L’historien israélien Uri Milstein
Sources: nalencontre
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /2009 19:48
"quand on parle de ça on se retrouve face à un mur d’insultes! mais pour trouver des arguments c’est autre chose."
Sur le fameux problème de ce que certains apellent "les thèses conspirationnistes"

J'ai lu beaucoup de textes et de commentaires sur la forums des pour et des contres, et une chose m'a frappé:
- Les textes des "conspirationnistes", je les appelerais "les douteurs", ne sont que de longues files de FAITS, de "hard facts" comme on dit en anglais, des faits précis, où on entre dans les détails, et où souvent c'est le détail qui compte ! qui leur donne toute leur importance, de témoignanges, des témoignages de première main, comme ce Rodriguez dernière personne à être sortie vivante de la tour, des travaux de scientifiques, des enquêtes d'experts militaires bien introduits, des opinions d'anciens espions ou d'anciens ministres, pas vraiment le genre "petit rigolos", de décortiquages des déclarations officielles, leurs variations (....) leurs contradictions (...) leur caractère mensonger révélés plus tard par ceci ou cela, de raisonnements, d'hypothèses parfois, de questions souvent (des affirmations rarement), des textes souvent longs, toujours et systématiquement  basés sur l'examen pas à pas d'une liste de faits dont on montre l'étrangeté, de témoignages dont on relève ce qu'ils apportent de capital, de raisonnements montrant l'impossiblité de ceci ou cela, et qui se teminent généralement par des questions (troublantes), des études scientifiques, des élèments de preuve: vidéos, photos, schémas et plans, tableaux de chiffres.
(qq exemples, pas forcèment les mieux choisis, il y en a des centaines:
L'étude de Steven E. Jones     -     Barbara Honneger- The Clock that broke the lie  - et par l'agence de presse NOVOSTI )

- Ceux des "anti-conspirationnistes":  là par contre curieusement pas de faits !! pas de réponses aux arguments et aux raisonnements des "conspirationnistes",  pas de réponses aux questions troublantes posées; non, ce ne sont qu'invectives, hauts-le coeur scandalisés, injures enflammées, attaques "ad hominem", dénis a-prioris et furieux  "c'est quelque chose qu'on n'a  même pas le droit de mettre en débat!!! c'est trop sacrilège!!! "  - une peur quasi religieuse - ou une haine déchaînée contre les personnes qui osent le faire, des accusations concernant leur santé mentale, leur motivations secrètes (anti-sémites! racistes anti-américains! terroristes islamiques! aigris anti-système! partisans des soucoupes volantes! Dieu sait quoi, on s'amuse même à repérer ceux qui seraient homosexuels, ou au contraire, suspects d'"homophobie"! ça ne mange pas de pain et ça peut toujours "décrédibiliser", même si ça n'a rien à voir avec la choucroute !) des détournements du débat, réponses "à côté" qui se demandent, non pas pourquoi tel ou tel fait inexplicable concernant le 11 sept, mais: "comment est-il possible que des gens puissent mettre en doute la vérité officielle, et même seulement envisager de telles hypothèses ? Qu'estce que cela veut dire  ?", par contre aucun argument  à opposer à ceux des "conspirationnistes" (ou tout juste celui concernant le grand nombre de gens qui auraient du être dans le secret, et que c'est impossible de garder un secret avec tant de gens, argument qui mérite réflexion mais qui peut se discuter, (1) et ne suffit en aucune manière pour contrebalacer  toutes la masse de plus en plus importantes de faits louches - ou même carrèment parlants! - qui vont dans le sens "conspirationniste", un inspecteur de film policier, avec un seul seulement de ces dizaines de questions troublantes ou de ces comportements louches, aurait déjà conclu "Mais oui! mais c'est bien sûr!").

Franchement, quand on compare le discours des uns et des autres, la différence est  impressionnante!!

Et en fait ceux dont  la psychologie demande à être interrogée de près ce sont  les "anti-conspirationnistes". C'est vraiment un cas d'école. Ca me fait penser au cas de ces paysans du roman de Redlinski "Konopielka" . 

Comme on dit, il n'y a pas photo!


"Ce qui est navrant c’est que face à des articles de ce type, il n’y pas de réponses chez les détracteurs, ils ne répondent que lorsqu’il y a possibilité de polémiquer. Quand les preuves sont trop indiscutables, ou qu’il devient trop compliqué voir impossible d’argumenter le contraire, ce genre d’informations tombe dans un lac d’indifférence.
Bon, en fait, pas grand chose de surprenant dans ce mécanisme de dénis.
C’est un phénomène psychologique/sociologique trés connu et trés facile à intuiter."



Oui, si ils y en a dont la santé mentale fait problème, ou, soyons plus gentil, dont le comportement demande analyse et recherche d'explication, est un paradigme et un enseignement pour les sciences sociales ce sont les acharnés arrogants et complètement bouchés "anti-conspirationnistes", un bon exemple (et en face les réponses du vrai public ... ) ici:
http://www.bakchich.info/article2855.html


un débat là-dessus:
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=15953

un sondage, 62% des américains doutent !!
http://www.msnbc.msn.com/id/14727720/

quelques vidéos :

et la poussière ?

http://video.google.com/videop...

http://video.google.com/videoplay?docid=580917777760844692

http://video.google.fr/videopl...

http://www.youtube.com/watch?v...

http://www.youtube.com/watch?v...

http://video.google.com/videop...

http://video.google.com/videop...

 

comme le dit quelqu'un dans un commentaire adressé à Marianne2:
"Alors si la V.O. est si fiable que ça pourquoi ses tenants évitent régulièrement et quasiment systématiquement LES FAITS pour s'en tenir à des arguments qui n'en sont pas (accusation de révisionisme, de folie, d'antisémitisme et autre diversion habituellement employée pour exercer un terrorisme intellectuel) ?"

Une société où l’excommunication remplace le débat public et interdit la simple expression d’un doute raisonnable est une société malade



(1) ·Depuis la seconde guerre mondiale, les opérations de désinformation sont innombrables. Les fuites ne devraient pas manquer. Or, nous n’avons généralement connaissance du dessous des cartes que lorsque l’information est « déclassifiée » après plusieurs décennies. L’absence d’information n’est pas preuve d’une absence de machination. ·En 1967, lors de la guerre des 6 jours, l’aviation israélienne a coulé (intentionnellement) le navire espion Liberty. La marine U.S. a demandé à ses hommes de se taire, alors qu’ils étaient victimes et non comploteurs. Ils l’ont fait sans moufter. Rien n’a filtré durant deux décennies. L’absence de fuite n’est preuve de rien.


"Car enfin ce qu’il y a de plus fou quand on regarde l’affaire du 11/09 c’est qu’un seul des éléments qui décrédibilise la théorie officielle suffit pour la faire s’effondrer comme un château de carte .
Or il n’y a pas un élément mais des dizaines , des centaines .
Je revois encore ce spécialiste Russe dans l’émission passé en septembre sur la première chaine de Russie (et disponible depuis peu sur le site de Reopen ) s’exclamer en tenant dans sa main un exemplaire du rapport de la commission : mais qui peut après avoir lu ce document croire encore à cette fable ?

Et pourtant c’est le toujours le cas !
Il faut effectivement s’interroger la cause d’un tel phénomène sociologique qui montre à quel point nos sociétés sont infantilisées ,manipulés par des spécialistes dont c’est le travail depuis au moins la fin de la seconde guerre mondiale". (commentaire sur le Net)



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