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Texte Libre

 
Principiis obsta et Finem respice

("prenez garde aux débuts" et "considérez la fin", adage latin cité par Milton Mayer)

Lundi 4 août 2008
“Un rouge n’est pas un homme, c’est un rouge; ce n’est pas un être moral intelligent et libre comme vous et moi ; c’est un être déchu et dégénéré. » (Henri Wallon dans une brochure de la campagne électorale de mai 1849)

 

 

"Nombreux sont ceux qui vivent de la misère psychique des autres. Les combattants les plus acharnés des minorités spirituelles se trouvent dans les sphères psy (psychothérapie, psychiatrie, psychanalyse) qui, majoritairement, ne reconnaissent pas à l’être humain une dimension surconsciente. Ce qui fait dire à une psychologue liée à la lutte anti-« secte » : « Un membre d’une secte n’est pas une personne authentique » !

Deux visions antagonistes s’affrontent : la tradition spirituelle et l’idéologie psy, une idéologie athée du psychisme. La spiritualité, quelle qu’elle soit, propose une vision globale de l’être humain qui intègre la dimension divine en l’homme, alors que l’idéologie psy est une approche mécaniste qui dénie toute transcendance. Un véritable fossé culturel sépare ces deux conceptions du monde. FREUD est un des pères fondateurs de cette idéologie, qui réduit le spirituel au psychique au pathologique. Dans sa conception enthousiasmante de l’humanité, la guérison consiste à transformer « la misère hystérique en malheur banal ». Dans son livre L’avenir d’une illusion datant de 1928, FREUD écrit : « la religion serait la névrose obsessionnelle universelle de l’humanité. »

Et, dans ce combat, l’arme de la maladie mentale est terrible. Comme l’explique Stephen Chorover, professeur au Massachusetts Institute of technology : « Quand le concept de maladie mentale est appliqué au comportement, ce même comportement devient invalide. Vous et moi nous pouvons ou non être capables de défendre notre comportement de façon adéquate et efficace. Il est possible de prouver que nous sommes en faute mais au moins nous avons la possibilité de défendre notre comportement. Mais supposer que quelqu’un est fou, c’est lui enlever le droit de défense que nous avons tous en tant que citoyens. Le concept d’invalidité est un instrument terriblement puissant qui peut être utilisé aussi contre les dissidents. Car si un dissident est présenté efficacement comme étant fou, il s’ensuit que lui prêter attention n’a aucun sens. Du point de vue politique, l’invalidation du comportement politique d’un dissident « prouvant » que ce comportement est le fruit d’une maladie mentale est beaucoup plus efficace que la mort de ce dissident. Le tuer en ferait un martyr, le traiter de fou rend suspect tout ce qu’il dit et toute personne désireuse de suivre son exemple. » Les Soviétiques des années-goulag l’avaient bien compris. Et de nos jours, les mouvements anti-« sectes » appliquent ce concept aux individus et aux groupes qu’ils veulent neutraliser."

(source: l'Etat Inquisiteur - 2000)
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Lundi 30 juin 2008
la maison où vivait Juana de Ibarbourou, (poétesse uruguayenne, 1892-1979):




Oui, mais elle n'est plus là .......
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Mercredi 18 juin 2008
à écouter Ici des entretiens avec Germaine Tillion (ça fait un drole d'effet d'entendre parler quelqu'un qui est né en 1907 ....)
elle évoque son action de résistance dans le réseau du Musée de l'Homme. Une de leurs principales occupations consistaient à faire des faux papiers pour les prisonniers de guerre évadés.
Je répète: la Résistance française a été principalement basée sur la confection de faux papiers.
De nos jours, avec les fameuses mesures biométriques aimée non seulement de Sarkozy, mias de tout l'Establishment Libéral-Fasciste ce ne serait plus possible...
Ils n'y pensent pas (ou bien y pensent -ils justement ? ...) nos sécuritaristes à outrance: si advenait une nouvelle situation comme celle de la France sous l'occupation, l'action de la Résistance (gaulliste donc) ne serait plus  possible, avec toutes les mesures sécuritaires actuelles elle serait décapitée en un rien de temps, et tous les gens qui ont été alors sauvés par des faux papiers n'auraient plus aucune chance.

Et tout ça sous le prétexte de "lutter contre le terrorisme" (en attendant les gens qui terrorisent les citoyens ordinaires actuellement ne sont pas ces fantomatiques "terroristes" mais bien ceux-ci: http://hns.samizdat.net/article2381.html) Hé! rouvrez les journeaux d'alors: c'est ce que faisaient aussi les allemands (et la milice Vichyste): lutter pour la Sécurité (Sicherheit)  et contre les  terroristes ! (Terroristen) ......

de nos jours la wikipedia anglophone classerait sans doute sans rémission Germaine Tillion comme d'une illégalité inadmissible    
et toute mention de son nom sur Internet comme un "pourriel"

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Vendredi 13 juin 2008
Il y a quelques livres qui ont été consacrés (peu donc, malheureusement) au phénomènes "psychiques" chez les animaux. Ce sont en particulier  "Les manifestations métapsychiques des animaux" d'Ernest Bozzano (1927, mais récemment reédité) et "l'âmes des animaux" (1986, récemment reédité) de Jean Prieur. Et puis sur les "champs morphiques" (et leurs possibles conséquences) celles des expériences de Rupert Sheldrake et autres qui ont été réalisées avec des chiens, des poussins, les constatations historiques sur le comportement des chevaux d'élevages et des vaches aux Etat-Unis, etc.

Or pour, sinon l'étude, en tous cas l'établissement, des phénomènes "parapsychologiques (et spiritiste,etc ...)  les animaux constituent un terrain beaucoup plus important que les humains.
En effet si on peut mettre en évidence la réalité de tels phénomènes chez les animaux, c'est décidément que ça fait bel et bien partie de l'ordre cosmique. Et donc à plus forte raison chez les humains (et ce qui peut venir après). Ca permettrait d'échapper à l'accusation (une des plus gênante assurément) d'anthropocentrisme naïf qu'on objecte à la pensée religieuse. Et puis surtout, avec des animaux on échappe au risque de "biais", d'autosuggestion, d'influence d'un préjugé favorable a-priori, conscient ou inconscient, voir de supercherie, chez le sujet. Les faits qu'on met en évidence chez des animaux sont tout de suite moins sujet à critique et plus troublants, et ont  une plus longue porté (regardez l'histoire du chien Baldur du Dr wötzel de Chemnitz! etc, etc) que chez les humains.
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Mardi 20 mai 2008
souvenez-vous de Bouchers de Perthes, qui a le premier dit que les silexs taillés qu'il avait trouvé dans le limons de la Somme avaient été taillées par des hommes préhistoriques. On n'a pas voulu le croire. Voyons, des hommes préhistoriques ça n'existe pas!, ça NE PEUT PAS exister, donc ça n'existe pas, donc il ne PEUT PAS y avoir de preuves de leur existence, et puisqu'il ne peut pas y en avoir, si jamais quelqu'un vous en montre c'est (CQFD!) que ce sont des faux, donc Boucher de Perthes est un faussaire. Voilà comme il a été acueilli par la science officielle de son temps! (1)
De nos jours ça ne serait pas mieux! ça serait encore pire! Imaginez, si l'existence des hommes préhistoriques et de leurs haches en pierre taillées n'avaient pas déjà reconnue et engrangée dans le stocks des vérités scientifiques officialisées, et si Bouchers de Perthes se présentait seulement maintenant avec ses silexs; alors là! on dirait qu'il est fou, que c'est un psychopathe, qu'il doit sûrement croire aux soucoupes volantes, que pendant qu'il y est il affirme certainement que ce sont les Extra-terrestres qui ont enseigné aux hommes préhistoriques à tailler les silexs, que c'est de la "pseudo-science", que c'est un paranoïaque, un théoricien de la conspiration, un anti-sémite!! ben quoi! si il affirme l'existence d'hommes préhistoriques il met en cause le récit de la Bible, donc c'est un raciste !  à l'époque l'Eglise l'a accusé d'impiété, aujourd'hui on le stigmatiserait comme "antisémite" on dirait que c'est un adepte d'Hitler qui ne rêve que de mettre les juifs dans des chambes à gaz! (absurde? pas du tout! tous les jours en entend des accusations aussi délirantes envers d'utres personnes), les journalistes télé et ceux de Mariannne 2 se moqueraient de lui et le couvrierait de boue et de ridicule devant le bon peuple, des savants universitaire se poseraient LA grave question: non pas celle d'examiner ses silexs et sa théorie pour voir si ça tient la route, non bien sûr ! quelle question !! on dirait de toute façons que l'existence d'hommes préhistoriques est une question qui ne mérite même pas d'être posée, tellement c'est évident que c'est faux, que un scientifique qui s'aviserait jamais de seulement examiner le problème serait déconsidéré aussitôt auprès de ses pairs, à vie, et pour tout le reste de ses travaux même sans rapport avec le même sujet, paria, déconsidéré! plus rien! non, la question que tous les sérieuses autorités médiatiques se poseraient c'est :comment peut-il se faire qu'existe un phénomène de dérangement mental qui puisse ainsi conduire certains déséquilibrés à croire à l'existence d'hommes préhistoriques, et on débatterait là-dessus.



(1) c'est une des manifestation de ce que Jean-Pierre Petit appelle avec son humour bien connu :" le principe scientifique bien connu :

On crucifie d'abord, on réfléchira ensuite"

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Vendredi 16 mai 2008

Voici une histoire qui se déroule dans la Pologne d’avant-guerre, il n’y a pas très longtemps, mais les campagnes étaient encore très en retard techniquement : on y faisait la moisson à la faucille. Même une simple faux était déjà un progrès technique, mais voici ce qui est arrivé à un paysan qui a eu l’idée saugrenue d’utiliser cet instrument ultra-moderne et déroutant : une faux. Que pensez-vous qu’il arrivât ?

 


"Voici les champs, le premier lopin qui appartient à la famille Kozak, un champ étroit, mais long, très long, il va jusqu’à l’ancien tumulus. Mais les Kozak ne moissonnent plus. Ils ne bougent plus, ils se sont redressés et ils me regardent en silence, comme si quelque chose d’effrayant était arrivé. Moi, je plaisante un peu, je leur demande s’ils n’ont jamais vu une faux et je rigole, ah, ah, ah ! Comme si ce que je disais était drôle, mais, merde ! je suis bien le seul à rire. Je leur dis : « Que Dieu vous aide ». Ils me répondent d’une voix très faible qu’on entend à peine : « Que Dieu vous en remercie », juste pour que je passe. Ont-ils peur ? Sont-ils fâchés ? Est-ce à cause de la faux qu’ils sont fâchés ?

Les Dunaj, eux aussi ne me répondent qu’avec peine. Ils n’ont d’yeux que pour la faux. Ils la fixent d’un air bizarre.

La famille Litwin est raide de surprise. « Que Dieu vous aide » dis-je et je demande : « Pourquoi restez-vous figés comme des morts ? » Eux non plus ne répondent rien, pas un mot, ni bon, ni mauvais, même pas « Que Dieu vous remercie ! ».

Gregorz Pioter m’arrête, il me dit tristement :

-          à quoi ça te sert, cette faux ? reviens après-demain, avec une faucille …

-          Sur ce, son père :

-          Après-demain ? Tu vas voir qu’il va travailler demain, dimanche ! S’il n’a pas honte de sa faux, il n’aura pas honte de travailler le dimanche !

-          Et Domin :

-          C’est vrai, si tu peux venir moissonner avec une faux, alors plus rien n’est sacré pour toi !

-          Il va se mettre à manger de la viande le vendredi ! dit Grzegorycha.

-          Devant la croix il gardera sa casquette !

-          Il va décrocher les images saintes !

-          Il va quitter sa femme !

-          Il va se mettre avec une concubine !

-          Il va renoncer à Dieu !

…….

« Ecoutez-, dis-je, je ne suis pas venu pour vous offenser ! Ne suis-je pas d’ici, votre voisin ? Je venais juste pour moissonner, et avec la faux, ça va trois fois plus vite…

-          Plus vite, plus vite il n’arrête pas de répéter ça Et merde, ça ne va pas plus vite ! il ne faut pas le croire, avec la faux, c’est loin d’aller plus vite !

-          Comment « loin d’aller plus vite » ? Regarde le champ de Michal, regarde le mien : qui est allé plus vite ?

-          C’est sûr que ça ne va pas plus vite, se met aussi à crier Grzegorycha.

-          Comment ? , mais les gens ont perdu la tête ! Il n’y a qu'à regarder !

-          Mais comment pouvez-vous dire ça ? Il n’y a qu’à regarder, Moi j’ai fini mon champ, et lui il n’en est qu’à la moitié !

-          Menteur !

…..

Je passe devant et ils me suivent …. Nous arrivons juste à l’endroit où s’arrêtent les chaumes, juste où commence l’étendue de seigle qui reste à moissonner.

-          Alors, qui a fauché le plus ? dis-je.

-          C’est Michal qui a fauché le plus vite, crie papa. Avec la faucille, c’est lui qui va le plus vite. Si tu ne me crois pas, demande aux autres !

-          C’est vrai, répètent les gens calmement, Michal a fauché plus !

Et de plus en plus fort :

-          C’est évident qu’à la faucille on va beaucoup plus vite, la faucille ce n’est pas comme une faux !

-          Et toi, Kazmierz, tu mens comme un homme dans sa nuit !

-          Menteur !

-          Judas !

-          Pharisien !

-          Ecoutez ! par pitié, de quoi parlez-vous ? j’ai fauché jusqu’au tumulus. Il n’y a qu’à venir voir, celui qui ne croit pas !

-          Moi je ne te crois pas !

-          Personne ne te croit ici !

-          Comment croire un Judas ? »

 

( in: "Konopielka")

(Une question, naïve en apparence, se pose alors : qu’ont-ils vu ces paysans qui accusent Kazmierz ? Dans un premier temps la réponse semble aisée. Ils ont vu que Michal avait fauché moins. Mais en même temps, afin de sauvegarder leurs vues sur le monde, il leur fallait voir autre chose. Les réactions des villageois procèdent alors selon le principe reductio ad essentiam.  Ensuite, en jetant à la figure de Kazimierz les termes de Judas et de Pharisien, comme s’il était un sacrilège, ils passent aux arguments ad hominem !)


or, ce genre de réaction n’est pas si exotique que ça : c’est presque une constante de la psychologie humaine, en tous cas ça s’est produit et ça se produit souvent, et dans toutes sortes de milieux, y compris parmi les scientifiques (souvenez-vous par exemple seulement des savants envoyés par le pape qui ont refusé de regarder par la lunette de Galilée) et y-compris de nos jours, il ne faut pas croire qu’on en est exempt. Ca arrive souvent de façon spontanée, et parfois c’est exploité intentionnellement.

Par exemple je suis persuadé que ceux qui ont créé ("Qui a créé le mot "conspirationnisme" ?   c’est bien dans le style des psychologues du PSYOPS COMMAND que j’ai vu de près en action en Bosnie-Herzégovine, et au siège de l’OTAN à Bruxelles."  A dit le Commandant Bunel) le concept de « théories de la conspiration » connaissaient bien ces mécanismes psychologiques et avaient l’intention de s’appuyer dessus pour accréditer et donner de la puissance à cet arme à faire taire ceux qu’ils voulaient faire taire.
Et ça s’est manifesté et ça se manifeste encore dans d’autres domaines

Passez en revue notre époque vous en trouverez certainement des exemples






tiens ! ça aussi : http://claudepiron.free.fr/articlesenfrancais/telephonetabou.htm