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Texte Libre

 
Principiis obsta et Finem respice

("prenez garde aux débuts" et "considérez la fin", adage latin cité par Milton Mayer)

Vendredi 23 mai 2008

« Le soleil a rendez-vous avec la lune »

…….   
« ici bas souvent chacun pour sa chacune

chacun doit en faire autan » 

Eh oui ! il fut un temps où on trouvait normal que « chacun ait sa chacune », et réciproquement.

c'est loin tout ça

Mais maintenant, d’abord il n’y a plus que l’idée de deux chacuns ensemble ou de deux chacune ensembles qui soit valorisée.
Et puis c’est l’époque où les femmes considèrent que 'une femme sans homme c’est comme un poisson rouge sans patin à roulette".  Il n’y a plus que des hommes, à ne pas penser pareil, mais ils ne le disent pas! ils sont bien trop complexés par le terrorisme intellectuel du temps, et crèvent en silence tout en disant « amen ».

Alors chacun (ici « chacun » = chacun et chacune) dérive tout seul avec « chacun son corps » réservé seulement pour les infirmières du pouvoir médical et le thanathopracteur du funérarium ; chacun s’agite tout seul entre deux métros et trois boites de conserves, entre son appartement de banlieue  et le crématorium; maintenant le désir est invariablement décrit comme celui d’un chien pour un bon bifteck, la tendresse comme une violence, la beauté comme attentatoire à la dignité de la femme, faire l’amour comme une perversion, la complicité comme une aliénation, l’attachement comme une maladie mentale!

Quand à l’amitié n’en parlons pas ! on a trop peur que ça puisse être accusé d’être sexuel, donc pervers, à une époque où même les enfants ne se tiennent plus par la main, pensez donc, les adultes !

En définitive la fameuse « libération sexuelle » qu’on nous a tant vantée n’a pas du tout libéré les relations entre les sexes, au contraire. Elle n’a servit qu’à renforcer le puritanisme, et à rendre les gens plus paranoïaques et plus constipés. Soit dit en passant la pudeur du temps passé était finalement beaucoup plus saine que celle de maintenant. On cachait, que ce soit les choses, les mots, les désirs, mais on suggérait : çe qui donnait à la fois plus de confiance et de sécurité, et de liberté, et de convivialité. Maintenant on montre, on dit,  on enseigne, le tout le plus crûment possible, mais on interdit! mais, comme on est quand–même gêné, on se réfugie dans une sexophobie (qui ne s’avoue pas) crispée et paranoïaque, et on criminalise le désir ! Ce qui fait qu’au lieu d’être plus libérés on est plus complexés, et la Société s’éteint sous une chape de peur et d’autocensure, et de perte du lien social (tandis que la suggestion permettait de faire cohabiter le désir et la   décence, et les contacts humains au niveau qu’on voulait bien). Ce qui suscite, ou le cynisme, ou l’hystérie crimininalisatrice, et le fossé entre les êtres.



(Et sur le problème plus général de la perte du sens moral, et par là même de la capacité à aimer et à entretenir des rapports humains solides profonds et normaux avec les êtres, lisez, en espagnol la réflexion de sans doute le plus pertinent penseur politique contemporain Zygmunt Bauman:
http://www.rebelion.org/noticia.php?id=24178)

Bientôt la sexualité sera aussi interdite que le tabac, on commence à nous y préparer, le climat monte. On parie?
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Jeudi 22 mai 2008


...




Lien direct :
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Samedi 29 mars 2008
voici une très bonne description dde la différence entre simple copain et un véritable ami:

Définition d'un véritable ami

Un simple copain quand il vient chez vous agit comme un invité
Un véritable copain ouvre ton frigo et se sert.

Un simple copain ne t'a jamais vu pleurer,
Un véritable ami a les épaules trempées de tes larmes.

Un simple copain ne connait pas le prénom de tes parents,
Un véritable ami a leurs numéros de téléphone dans son carnet d'adresses.

Un simple copain déteste quand tu l'appelles après qu'il soit coucher
Un véritable ami te demande pourquoi tu a mis tant de temps a l'appeler

Un simple copain s'attend que tu sois toujours la pour lui,
Un véritable ami est toujours la pour toi.

Un simple copain apporte un cadeau lorsque tu l'invite a manger,
Un véritable ami arrive tôt pour t'aider a cuisiner et reste tard pour t'aider à nettoyer.

 excellent non?

ça vient  d'un  blog d'un "jeune" de  "banlieue", comme disent certains journaleux.(
http://ludodu01100.skyrock.com/)
Comme quoi on trouve plus d'humanistes à Villiers le Bel qu'à Neuilly.

tiens, rien que pour le plaisir (et l'instruction pour ceux qui ne savent pas) en voici quelques autres au hasard, ou presque:
http://0o-tu-me-mank-grav-o0.skyrock.com/
vv
http://mort-pour-riien.skyrock.com/

vv
ensuite en navigant entre les commentaires vos pouvez en découvrir d'autres, il y en a des centaines.

             
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Mardi 25 mars 2008
et c'est valable pour tout pays et pour tout type de gorille "sécuritaire"

undefined


source: tlaxcala
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Mardi 4 mars 2008
Eloge de la mauvaise opinion de soi

Le busard n’a strictement rien à se reprocher.
Les scrupules sont étrangers à la panthère.
Les piranhas ne doutent jamais de leurs actions.
Le serpent à sonettes s’approuve sans réserve.

Personne n’a jamais vu un chacal repenti.
La sauterelle, l’alligator, la trichine et le taon
vivent bien comme ils vivent, et en sont très contents.

Un cœur d’orque pèse bien cent kilogrammes
mais sous tout autre aspect demeure fort léger.

Quoi de plus animal
que la conscience tranquille
sur la troisième planète du Soleil.



Wislawa Szymborska
Fayard, 1996.
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Mercredi 20 février 2008


« Vous ne pourrez jamais détruire le CNR, ni aucun des mouvements de résistance authentiques en France. Vous en serez incapables, parce que la Résistance n’est pas une armée régulière, ni un Etat. La résistance c’est un peuple qui s’est armé de sa foi, de sa volonté, de sa détermination, de sa confiance en soi et qui est animé par la passion du martyr. Cest un peuple qui abhorre le mépris et la déchéance et un tel peuple ne peut être vaincu par quiconque. Il est vrai qu’on peut tuer ses enfants, ses femmes et se vieillards, qu’on peut détruire ses maisons, ses immeubles et son infrastructure, mais il ne peut être battu, et la guerre qu’on lui impose ne peut avoir de fin parce qu’elle se renouvellera avec chaque génération, avec chaque nouveau-né, avec chaque montée de colère ou même d'énervement, avec tout regain de la foi. »


Maurice Druon,

3 août 2006

 



PS:
Ha ! oui ! pardon ! il y a eu des petites fautes de frappe, ce que c'est de taper trop vite! dans le texte il faut remplacer "CNR " par "Hezbollah", "France" par "Palestine" et "Maurice Druon" par "Hassan Nasrallah"
. Pour la date il n’y a pas eu d’erreur, c’est bien 2006 et pas 1943.
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Mercredi 13 février 2008

Une opinion couramment admise veut que la « cour » (1), les mots doux, les beaux sentiments, les caresses ne soient en fait qu’un "cinéma" dont le rôle est de permettre d’obtenir la chose sérieuse : les relations sexuelles. Sans nier la vérité qu’il y a là dedans, je crois que c’est aussi, et surtout, le contraire. :

Comme chez certains animaux les hommes ne sortiraient jamais de leur carapace et de leur solitude (y compris celle  cachée sous d’apparentes relations) et de leur agressivité chacun derrière leurs « distances de fuite », si certaines choses, cette chose, ne les amenait à se rapprocher au maximum. En fait loin que l’amour soit la ruse de la nature, de la sexualité,   pour parvenir à ses fins (il l’est aussi, c’est vrai, accessoirement) au contraire la sexualité est une ruse que l’amour utilise pour forcer la réserve, autrement inexpugnable, des humains les uns envers les autres, et les installer dans un monde de relation intime, leur faisant connaître le désir de l’autre, la confiance sans distance, etc ;

Surtout quand on voit la société actuelle, que resterait-il comme relations humaines s’il n’y avait  la recherche de la sexualité pour forcer les humains à rompre la glace et l’indifférence dont ils s’entourent, leurs conventions, leurs tabous (2), leurs peurs, et les amener à être un peu tendres envers au moins quelques uns de leurs semblables, et à découvrir la vie et les valeurs de l’amour concret. Beaucoup de gens, disait La Rochefoucalt, ne seraient jamais tombés amoureux s’ils n’en avaient  pas entendu parlé, et beaucoup n’auraient vécu des rapports aimants et intimes avec personne si  la sexualité ne les y avait amené.

La séxualité au service de la métaphysique : ce n’est pas un paradoxe c’est une réalité. Et au service du bonheur humain et du perfectionnement de son être.

L’amour ne peut de toutes façons jamais être éthéré et dans le vide : il faut le vivre au milieu, à propos, de quelque chose, de partages, de complicités et de dons, etc (cf. la citation de Senancourt plus bas) et partager les plaisirs, et les désirs, sexuels sont une façon comme des centaines d’autres, et souvent une des meilleures (cf la citation de Céline), et selon Casanova le plaisir de l’autre constitue dans les relations sexuelles les 4 /5èmes des sources de plaisir et de l’éxcitation que l’on ressent.



« Ce plaisir reçu, ce plaisir donné ; cette progression cherchée et obtenue ; ce bonheur que l’on offre et que l’on espère ; cette confiance voluptueuse qui nous fait tout attendre du cœur aimé ; cette volupté plus grande encore de rendre heureux ce qu’on aime, de se suffire mutuellement, d’être nécessaire l’un à l’autre ; cette plénitude du sentiment et d’espoir agrandit l’âme et la presse de vivre. » (Senancourt)

« Un quart d’heure d’un commerce intime entre deux personnes d’un sexe différent, et qui ont, je ne dis pas de l’amour, mais du goût l’un pour l’autre, établit une confiance, un abandon, un tendre intérêt que la plus vive amitié ne fait pas «éprouver après dix ans de durée. » (Sénac de Meilhan)

« Dans cette cuisine-là, celle du derrière, la coquinerie, après tout, c’est comme le poivre dans une sauce, c’est indispensable et ça lie. » (Louis-Ferdinand Céline)


(1) texte écrit vers 1980 ! de nos jours la "cour" ça n’existe plus, c’est tout de suite interdit comme « harcèlement sexuel » !! et cette opinion couramment admise c’était dans les années 60, quand on pouvait encore émettre des idées comme ça sans se faire stigmatiser et éjecter comme « patriarcal » et « machiste » « violent » !

(2) encore aggravés de nos jours par l’obsession de l’homosexualité, qui aboutit à quasiment interdire l’amitié (vraie) entre gens du même sexe, et à à interdire à cette amitié à jamais être chaleureuse et tendre.

 

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Dimanche 10 février 2008
Tout le monde connait Don quichote, mais qui a lu le livre ? je veux dire, en entier ?
En Espagne preque tout le monde a le livre chez soi, mais presque personne ne l'a jamais lu, sauf sous forme de morceaux choisis pour les enfants! Et en France pareil! à part les moulins à vents qui connaît ce qu'il y a dans les 800 pages (800 pages ça fait, Don Quichotte!) du livre? hein?
Moi j'ai eu la chance de recevoir (gratis en plus!) le texte complet traduit en Espéranto par Fernando De Diego. (et je l'ai lu! toutes les 800 pages)
Mais je me contenterai ici de citer le passage peut-être le plus important du livre: c'est quand Don Quichotte libère toute une troupe de brigands, qu'il rencontre enchainés et conduits aux galères. Bien sûr tout le monde le critique et se moque de lui, ce sont des criminels et non d'innocentes victimes qu'il a libéré là. Mais Don quichotte répond alors par ces mots, d'une telle noblesse, qu'on ne peut s'empêcher de penser que secrètement l'autur admire son héros:

 "Cela ne concerne pas les chevaliers errants et ne fait pas partie de leur devoirs de déterminer si les les hommes affligés, prisonniers et enchaînés qu'ils rencontrent sur leur chemin, se trouvent en tel état à cause de leurs crimes ou bien par l'adversité du sort; leur seule tâche consiste en ceci: les aider, considérant non pas leurs méfaits, mais bien leur souffrance. J'ai rencontré un véritable rosaire d'hommes mornes et misérables et me suis conduit envers eux, comme ma religion me le prescrit. Le reste n'a aucune importance. "

(Don Quijote 1-ére partie ch. 30 )


N'est-il pas en fait un héros moral ? à la manière d'Antigone,  avec l'autonomie personelle et le courage de mettre ses principes en pratique que met en relief Michel Teretsechenko dans son livre "Un si fragile vernis d'humanité", et aussi selon les principes de Zygmunt Bauman,  qui a montré que mettre la source de la morale dans la société,  et l'"éducation" qu'elle dispense, est une erreur (une erreur qui qui peut être tout à fait dramatique et criminelle, voyez l'Allemagne de 1933-45...) et que la vraie source se trouve, "quoi qu'on die", dans la conscience interne individuelle. C'est ce qu'avait découvert aussi Curzio Malaparte dans ses relations avec son chien Febo.

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Vendredi 25 janvier 2008

Mon père tenait  à me faire savoir que nous n'étions nullement des parasites .... Il avait autant qu'il se peut ce trait petit-bourgeois qu'est la passion de "ne rien devoir à personne". Je ne compte pas les occasions où il m'a pris à témoin que, si on lui avait fait quelque bien, lui-même, de son côté, n'avait pas été en reste. .... J'étais froissé par cette comptabilité, dont je soupçonnais qu'elle ne reflétait pas un véritable esprit de charité. Moi, quand on me faisait des présents ou qu'on m'offrait une partie d'amusement, j'acceptais tout de bonne grâce, je remerciais avec effusion, sans me torturer la cervelle en cherchant la façon dont je pourrais, comme il disait, "réciproquer"; je sentais vaguement, dans ces circonstances, que c'était moi qui étais dans le vrai, et non lui. Encore une de ces supériorités de l'enfance sur l'âge d'homme: un sens intime nous dit que donner et recevoir sont, au fond, une même chose, et que c'est cela, précisèment, qui fait qu