Un long bras timbré d'or glisse du haut des arbres
Et commence à descendre et tinte dans les branches.
Les feuilles et les fleurs se pressent et s'entendent.
J'ai vu l'orvet(1) glisser dans la douceur du soir.
Diane sur l'étang se penche et met son masque.
Un soulier de satin court dans la clairière
Comme un rappel de ciel qui rejoint l'horizon.
Les barques de la nuit sont prêtes à partir.
D'autres viendront s'asseoir sur la chaise de fer.
D'autres verront cela quand je ne serai plus.
La lumière oubliera ceux qui l'ont tant aimée.
Nul appel ne viendra rallumer nos visages.
Nul sanglot ne fera retentir notre amour.
Nos fenêtres seront éteintes.
Un couple d'étrangers longera la rue grise.
Les voix,
D'autres voix chanteront, d'autres yeux pleureront
Dans une maison neuve.
Tout sera consommé, rien ne sera pardonné,
La peine sera fraîche et la forêt nouvelle,
Et peut-être qu'un jour, pour de nouveaux amis,
Dieu tiendra ce bonheur qu'il nous avait promis.
Vit-il encore ? Mon Dieu comme c’est loin déjà, loin… on en chialerait (pour Léon ? - pour la disparition de toutes choses)
Qui a connu Léon G******** ne peut l’oublier !!! c’était une « vedette ».
Poseur, phraseur, catalan, d’extrème-droite, mais sympathique malgrè tout, et en tout cas pittoresque et inoubliable, physiquement de type « pyrénéen ».
Il était Chef du Service de « l’Inspection du Travail et des Lois Sociales en Agriculture » (ITEPSA), à l’étage de la maison où nous étions avec l’ONIC . Comme D********* et lui étaient copains, quand ils ont du déménager, il a laissé D********* s’occuper de tout et celui-ci l’a « emmené avec lui » !
Il était catalan de Porté-Puymorens, où son père était négociant en mulets. Il était d’extrême–droite ; de Le Pen il disait avec son accent et sa théatralité bien familière : « ah, les braves gens ! ah les braves gens ! » …
Il avait commencé sa carrière au Maroc, où il s’était opposé à la décolonisation, aussi on l’avait muté d’office à titre de sanction dans le Nord. Il exécrait De Gaulle, qu’il évoquait en disant « celui dont je ne veux même pas prononcer le nom !» et il faisait semblant de cracher. Mais comme c’est souvent le cas (et à l’inverse !!! combien de gens sont arrivés par exemple dans les fourgons des « socialistes » qui étaient des gens humainement infects, avides, durs, tordus, intéressés (à l’ONIC il suffit d’évoquer l’infect L***oze, qui a laissé un souvenir impérissable à l’ONIC Lille !….) il avait beau être politiquement très à droite, humainement c’était dans le fonds un brave homme (on en a connu beaucoup de bien pires, et on en connaît), même si dans le boulot, il était paraît-il lunatique, pas toujours facile, mais de Noëlle s’il aimait à parler d’elle comme « une employée épisodique », ou s’il la traitait d’« emplâtre » (avé l’assen) il n’a jamais - contrairement à d’autres.... - cherché à la faire virer.
Et bien sûr ses innombrables phrases typiques, qui sont passées « à la postérité » (oui… la postérité ! ... Au fait y a –t-il maintenant quelqu’un qui s’en souvient encore ? à part moi, de ces phrases qu’on se répétait entre-nous et qui étaient dans nos bureaux aussi célèbres que des mots historiques !) , et même il y a des phrases que depuis lors je ne peux prononcer sans l'imiter et ajouter "comme disait G********" .
Sur Noëlle (mon Dieu ! la pauvre Noëlle !) : en parlant de sa poitrine plantureuse : « Tu as de bons flotteurs, tu as de bons flotteurs, tu as de bons flotteurs » (et avé l’assen !)
Oui, bien sûr d’abord il y avait son habitude de tout répéter trois fois, (comme les grives musiciennes !) !
Il aimait aussi se déclarer « aud-dessus de connteinngenceus materrielles », et depuis lors j'utilise
cette expression (et ave l'assen !) chaque fois que je veux critiquer certains types de notables (les IEN par exemples), ayant une attitude qu'on pourrait ironiquement qualifier comme ça (
incapables, négligents ou cavaliers sur les questions pratiques et réglementaires - il ne s'agit d'ailleurs pas de celle de G********, c'est juste parce que l'expression me
poursuit)
Et sa prononciation catalane qui lui faisait dire toujours, et avec emphase, je crois qu’il le faisait exprès, c’était j’ai dit un théâtral, et un
poseur : « des ã (prononcer « an » nasalisé) nnées et des ãnnées ! »
Sa critique dédaigneuse et vexée de ce qu’on fermait à clef nos bureaux (qu’aurait-il dit hélas !! .. s’il avait connu l’époque actuelle, ses digicodes, son hystérie de fermeture « sécuritaire », tout de droite qu’il était, il aurait rejeté ça avec mépris et un crachat ostensiblement simulé !
« Ces clés dérsoireu-z-et vexatoires ! »
et
« Vos portes serrrurées, verrrouillées, cadenasssées !! »
Il racontait aussi avec complaisance que quand des campeurs lui demandaient l’autorisation de planter leur tente dans son pré là haut dans la montagne (en fait il n’habitait plus à Porté, mais quand il a pris sa retraite (quand ? il était d’âge avec Devochelle, sans doute en 82 ? plus tard ? peut-être il doit avoir 88 ans maintenant …..quelle horreur !!!!! il vivait encore en 2007 paraît-il, mais pour combien de temps ? il était là pourtant sous nos yeux, portant beau et cambré comme un chanteur de charme, sous nos yeux, je l’entend encore, ce n’était pas hier ? ah bon ?….) quand il a pris sa retraite il est parti habiter à Bourg-Madame, dans la vallée, à la frontière espagnole, c’est là qu’il avait sa maison, (quand en juin 88 je suis passé à Bourg-Madame, je suis allé voir sa rue, mais je n’ai pas osé sonner à sa porte). Il racontait donc, qu’il leur donnait la permission, en leur demandant seulement de ne pas se mettre sous l’arbre, car comme il n’y en avait qu’un, ce-faisant ils « privatiseraient » le pré (bon, je crois que c’est là l’espèce de démagogie, qu’à cette époque - Devochelle aussi fait ce genre de choses, et plein d’hommes politiques - les hommes de droite se plaisaient ou se croyaient obligés de faire : se dédouaner du « stigmate » d’être de droite - à cette époque le droite était « honteuse » et hypocrite, comme les temps ont changés !! …… -, et « damer le pion » à la gauche sur leur propre terrain !).
Et bien sûr ça se terminait toujours par « il faut se serrer ! il faut se serrer !» (adressé à un jeune
couple pour ne pas avoir froid la nuit ! … Il y avait aussi sa phrase : « On s ‘aime et on ne sème pas ! », et des "charnes" : "elles ont tout ce qu'il faut là où il
faut" Il était très porté sur la « gerlousette » dans ses plaisanteries, (en fait tout le monde à l’époque, c’était presque un rite obligatoire, d’introduire un max d’allusions et
d’histoires drôles licencieuses et osées, là aussi comme le monde a changé ! maintenant on n’entend plus jamais rien, une chape de béton de puritanisme (pire que du temps du prétendument
puritain XIXème siècle, qui en fait justement était comme Gava, et pas du tout comme les austères « Talibans » actuels !) inhibé, sévère, criminalisateur, moralisateur et sérieux
s’est abattu en quelques années sur la France, sans qu’on s’en aperçoive. Mais nos Ayatollahs actuels s’ils réentendaient seulement ce qui faisait le quotidien des conversations entre hommes et
femmes dans les bureaux, etc. il y a seulement vingt ans, ils seraient outrés, et ils crieraient aussitôt au « harcèlement sexuel » au « machisme » à la
« perversité » ils appelleraient la police ! ils « signaleraient » tout le monde comme pervers sexuels !
Et il était très formaliste (mais encore une fois, en fait beaucoup moins pète-sec et rigide que bien des gens, même affectant d’être très à gauche, décontractés etc.) : Je le saluais en disant « Bonjour Monsieur » et alors il partait en répétant : « Je m’appelle G********, Je m’appelle G********, je m’appelle G******** », mais quand je lui serrait la main en lui disant « Monsieur G******** ! » il lançait « moi je dis « bonjour » aux gens !».
Il y a encore plein de formules qu’il aimait à répéter, car il passait parfois des après-midi entières dans nos bureaux (nos, bureaux même pas les siens !) à pérorer, raconter, longuement, très longuement, des anecdotes, souvent insignifiantes, mais que les gens écoutaient pourtant avec attention (comment avait-il le don de captiver ainsi l’attention, même avec des riens, alors que moi, même avec des choses intéressantes, je n’ai jamais su, le toupet suffit-il ?)
Et comme il aimait à dire que dans le Nord nous avions un climat bénit des dieux, alors que dans le midi il pleut, il y a des inondations catastrophiques, il fait un froid terrible (oui ! sur les Causses ! ou dans SON midi à lui tout en haut des Pyrénées !). Et d’ailleurs on le voyait même en plein hiver en chemise dans les rues d’Arras.
Et bien sûr on l’apellait entre nous « Léon » (Léon ! Léon ! comme font les paons) ou « Gava ».
On racontait sur lui qu’il ne fermait jamais ses portes de maison, que quand il achetait même une voiture, il sortait toute une liasse de gros billets de sa poche et qu’il payait en liquide, etc, etc.
Qu’il disait des ouvriers agricoles espagnols : « si vous cherchez un danseur mondain, prenez un espagnol ; mais si vous cherchez un ouvrier agricole, ne prenez pas un espagnol ! »
v http://www.ipernity.com/home/gartenfreuden v
1960
Hommes de l’avenir je me souviens de vous !
J’ai grandi à l’époque où roulaient les derniers autocars.
- Ottokar ; Kibriz Toul-Bazar - (1)
A l’époque des dernières femmes portant des ballots de loques, (2)
Avant les Nouveaux Pauvres,
Avant les vigiles badgés et leurs talkies-walkies,
Avant les TGV et leurs vitres scellées ;
Du temps des derniers trains,
des derniers hôtels (pour toutes les bourses),
Au temps où l’on pouvait encore faire de l’auto-stop
Le long des routes sans ceintures de sécurité, où roulaient De Funès et Sophia Loren.
Du temps où les sex-symbols portaient des foulards sur leurs têtes sans être montrées du doigt !
Au temps si lointain où tout était d'un modernisme outrancier.
Dutemps des futurologues et de la science-fiction; quand on croyait en
l'homme et en la science, et qu'on regrettait la disparition
Du monde ancien.

) , c'était les débuts! on n'appellait pas encore ça de l'"écologie politique" (initiée, c'est mémorable par René Dumont en avril 1974) ni même de l'"écologie", mais de la protection de la nature, et les protecteurs, et les écologistes (les scientifiques donc, étudiant l'écologie), même si ils avaient une émission hebdomadaire à la radio, vers midi, (la radio à l'époque était infiniment plus libre, riche et variée que maintenant) avaient l'impression de prêcher dans le désert, sous les moqueries des gens "sérieux" et contrecarrés par l'arrogance glacée des "aménageurs"
et des hommes de "progrès". Même le livre "phare" et historique qui fut initiateur de l'alarme environnementale: "Printemps silencieux" de Rachel Carson, n'était pas encore paru (il a paru
en 1962, cherchez sur Internet) L'oeuvre de Jacques Ellul ni celle de Bernard Charbonneau n'était pas encore publiée.Le temps des Vandales
Nature, Nature, pauvre Nature ! Nos ancêtres qui ne parlaient jamais de la Nature, parce qu’elle existait encore, ne savaient pas leur bonheur. Quand on a parlé de son amour, c’est qu’elle était bien près de mourir, et les hymnes que lui ont dédiés les poètes ressemblent fort à des oraisons funèbres. Et plus les ans ont passé, plus les forces qui la menacent se sont fait insolentes. C’est à qui déboisera, lotira, défigurera, prostituera les plus nobles paysages, et bien entendu, au nom de la science, de la technique, ou des nécessités de la vie moderne.
La vie moderne ! Qu’on nous laisse rire, ou pleurer. Est-ce pour nous punir de vivre au XXè siècle, comme si nous l’avions choisi, que des ingénieurs frénétiques rendent notre pays inhabitable ? que toute beauté leur est une injure qu’ils vengent au plus vite ? qu’il leur est impossible de voir une rivière suivre son cours véritable, ou une forêt conserver son intégrité, ou une montagne son secret et sa flore ? Au nom de l’Electricité, on noie les vallées, et on nous fait croire que nous avons tout à y gagner, parce que les touristes iront en été y tremper leur carcasse dans les eaux captives. On nous persuade que les lignes électriques, leurs pylônes et leurs ficelles ajoutent du charme aux Alpes et aux Pyrénées. On nous assure que la forêt de Fontainebleau aura bien plus d’amoureux quand une autoroute l’aura dévastée pour éviter cinq minutes de voyage à des gens qui ne savent où ils vont, ni pourquoi ils y vont.
Il n’y a plus de région de notre territoire qui ne soit désormais déshonorée par des absurdités de cet ordre, et le « Désert Français » lui-même se met à la mode.
Je sais bien qu’il faut vivre, mais à quoi bon vivre, si c’est devant le spectacle éternel de ruines irréparables ? Mais les technocrates, qui ne connaissent que les murs de leurs bureaux et le cuir de leur fauteuil s’en moquent complètement. Mieux, ils mettent tout leur sadisme à imprimer leur griffe monstrueuse le plus profondément possible dans la chair vivante de notre terre, ans se douter qu’ils signet ainsi leur propre malédiction. Et on ne pourrait que désespérer si en face de leur puissance diabolique ne se dressaient quelques hommes de bonne volonté, et de volonté tout court, qui sont décidés, à crier aussi fort qu’il le faudra et à ameuter l’opinion, à la réveiller, et à lui désigner nommément les coupables.
Jusqu’à présent, il semble qu’on ait tremblé devant eux. Armés de leurs diplômes, de leurs équations et de leur insolence, les ingénieurs ont fasciné les ministres, les gouvernements et les foules. Il est temps de démystifier ces gens qui sont sans doute des techniciens habiles, mais qui peuvent être en même temps de parfaits imbéciles et des tyrans malfaisants ; Ils s’arrogent une infaillibilité qui ne leur appartient pas, et partout où ils passent, leur fureur détruit la vie, les plantes et les bêtes, sans que ce crime leur inspire le moindre remords. Leur conscience – s’ils en ont une – est toujours muette.
C’est pourquoi, vous qui me lisez, vous qui savez et qui avez compris, vous avez un rôle immense à remplir et c’est vous qui portez la responsabilité de l’avenir. Si votre ténacité réussit à empêcher les massacres dont on nous menace, si grâce à vous nous pouvons sans honte laisser de France en bon état à nos enfants, vous aurez bien mérité de la Patrie, je vous le dis. Vous aurez été les soldats d’une nouvelle résistance, et votre victoire sera celle de la Nation toute entière. Voilà de quoi donner du courage à tous les homes qui ont encore un cœur, et qui savent ce que c’est que la vie.
G. BECKER
Député du Doubs
« Bitsi bisti petit bikini ! » que
chantait autrefois Dalida et qu’on entendait sur les ondes. De nos jours une telle chanson serait interdite, et on l’accuserait d’être une atteinte à la dignité de la femme. Tout le monde
s’élèverait pour la condamner
(y compris les hommes qui, comme dans la scène finale de « la lenguas de la mariposas », auraient trop peur
qu’on puisse les soupçonner de ne pas « penser bien »). Un telle chanson serait interdite d’antenne, et celle qui la chanterait serait dans la boue
v "personnes d'ascendance Judaïque ne supportant plus"
v Honneur à N. Finkelstein!
v "ce qu'il y a de terrible quand on cherche la vérité c'est qu'on la trouve"
v Kawther Salam v
les "experts" en qui on met notre confiance, sont "achetés", et nous manipulent: exemple v
MONSANTO pur porc
les 750 personnalités
Le CAMION DE POMPIERS N°331 son chef Plower et l'étrange disparition de ses pompiers
des choses que vous n'avez pas vues à la télé:
www.syti.net/Videos/Mysteres11Septembre.htmls-
que réfléchissent ceux qui se chauffent au fuel: Le kérosène est comparable à du fuel. Est-ce que vous retrouvez vos chaudières volatilisées après une nuit de fonctionnement?
v la fatwa
v les humanistes commencent à prendre
peur
v Restons libres Espace Libre
Et si ce battage était une
maneuvre pour empêcher de voir les vraies causes ?
v sud de l'Iran
v les belles couleurs de l'INDE:
v mousselines: "vents tissés" disaient les romains
histoire de l'INDE - 1ère partie
l'argentine est un des plus beaux pays au monde une de ses facettes
l'extrème sud, mais la Patagonie est encore plus belle ! et le Chaco !
v à la frontière Sino-Mongole
v monts Altaï en Sibérie: Fabuleux !
v la Pologne
on vous donne des idées caricaturales sur les gens,
les trouvez-vous vraiment "constipés" ces iraniens?
:
v sauf comme tout le monde quand ils sont sur la tombe de leur mère
v neige àTéheran
De quoi Ubu est-il la figure ?
v L'EMPIRE DES CANNIBALESà ceux qui demandent que peut-on faire? MAIS par exemple ce genre de chose: la SOLIDARITE INTERNATIONALE
la lutte de classe c'est partout
Sans papiers et classes sociales
Marx reviens nous réapprendre le sens des mots !
Un texte capital à lire jusqu'au bout, "comme boivent les poules: en relevant fréquemment la tête pour faire couler" : Le racisme anti-pauvres
L’agriculture ne peut pas être abandonnée aux forces du marché.
LA MORT DES SOLS !
TOUTE l'actualité scientifique
v Morphogénèse
v dictionnaires anciens
v293.888 textes de chansons du monde entier !
une "gauche" sans projet politique
"Ils n'étaient que quelques-uns
Sur toute la terre
Chacun se croyait seul
Ils chantaient ils avaient raison
De chanter"
(Paul Eluard)
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