Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
http://miiraslimake.hautetfort.com/

">

puisque le nouvel over-blog est une vraie merde mon futur blog sera (y aller regarder dès maintenant) : http://miiraslimake.eklablog.com
QuAnd celui-ci s'arrêtera il faudra aller chercher la suite à cette adresse
VOXimage.png

  "Sur vojo de l'vivo nun vagas mi sola,
Senzorge al kie la tempo min blovas;
Ĉar, kvankam min celus eĉ vorto konsola,
En aĝ' mia nuna mi vivi ne povas" (Edmond Privat)Presidentielles 2012 sortie de l'euro 
Union populaire republicaine
q uand ce blog s'arrêtera il faudra aller le chercher sur cette adresseand celui-ci s'arrêtera il faudra aller le chercher à cette adresse

Texte Libre 1 en-tête

VIVE LE MRAP ! VIVE LES CATHOLIQUES !

le scandale du siècle Durant 50 ans on a cultivé l'horreur de l'URSS son totalitarisme, sa barbarie cauteleuse, ses flics puants, son intrusion dans la vie privée des gens, on nous a fait peur de ce contre-modèle c'était l'abomination le danger qu'on opposait à nos pays civilisés et libres Et dire qu'on était prêt à faire la guerre pour ne pas tomber dans une telle société maintenant on les imite! en pire ! u-p-r Asselineau le seul qui interdira les RFID LA Banque Centrale Européenne n'est « INDÉPENDANTE » que d'une seule chose : DU SUFFRAGE UNIVERSEL  Arnaques de la GRANDE DISTRIBUTION Turquie état policier barbare pour nos enfants nos familles la société Refus TOTAL directive scélérate Les américains ont PEUR de s'indigner c'est le but recherché Morts etat-d'Anne  LES MOTS argument de mouton fasciste DEFENSE des DATES seuls ceux qui ont connu ça comprennent horreur Mépris des gens atteintes à leur dignité et conditions de vie ce qui viendra après LES LABOS  Marksaj studoj

à BAS l'invasion amerloque ! à bas l'anglicisation obsessionnelle d'OVER-BLOG !!!

Recherche

Texte libre 2 en bas à droite

Un seul Etat ce n'est pas l'apocalypse ni la fin du monde

on n'avait plus entendu ce genre de propos depuis la fin de l'URSS et du KGB

avant la purification ethnique 
v"ce qu'il y a de terrible quand on cherche la vérité c'est qu'on la trouve"
v Kawther Salam
ECOUTER en LISANT:

un peu de métaphysique

un chagrin insondable

v Shajarian :

Kazi Nazrul Islam le grand poète bengali


Dum vivas mi :

*Le Temps des Fleurs (et le temps où Dalida vivait)

* Un jour tu verras 

Steve Reich:

 

BRUCH le plus puissant concerto 

Ils disent

 Natacha Atlas :


Savoir, résister, avant qu'il ne soit trop tard

des choses que vous n'avez pas vues à la télé

(que réfléchissent ceux qui se chauffent au fuel: Est-ce que vous retrouvez vos chaudières effondrées après une nuit de fonctionnement?)

v la fatwav les humanistes commencent à prendre peurv Espace Libre

par exemple

les "experts" en qui on met notre confiance sont achetés et mententv

SAVEZ-VOUS QUE MAINTENANT IL Y A UN DICTIONNAIRE chinois- français SUR INTERNET ?

v sud de l'Iran
v les couleurs de l'INDE

v mousselines: "vents tissés" disaient les romains

histoire de l'INDE - 1ère partie

nostalgie d'Alger

l'argentine  est un des plus beaux pays au monde
v à la frontière Sino-Mongolev monts Altaï en Sibérie:  Fabuleux !v la Pologne

on vous donne des idées caricaturales sur les gens,
les trouvez-vous vraiment "constipés" ces iraniens? :
sauf comme tout le monde quand ils sont sur la  tombe de leur mère

v devant une logique comme celle-là le refus doit être total ! v  

Un texte capital à lire "comme boivent les poules: en relevant fréquemment la tête pour faire couler" : Le racisme anti-pauvres

toutes les espèces végétales et animales aves liens images etc
 SEA SHEPHERD

La végétation d'Uruguay

TOUTE l'actualité scientifique

DANIEL faisait partie du "Mouvement du Graal"en mémoire de lui les voici

présentation

 

v ATTRACTEURS ETRANGES v fractales v Morphogénèse

v NOUVEAU ! Un portail sur le monde musulman

carnets de poésie

Comte-Sponville

MES PIEDS SE SONT SEPARES DE TES PIEDS

La nature vampirique du capitalisme actuel qui vit de suçer la vie des êtres et des peuples":
Le capitalisme est devenu le plus grand ennemi de  l'individu
vie cauchemardesque des américains de classe moyenne
v une vision autoritaire et monochrome de la société


archives totales ">

texte libre 3 = vrai accès aux archiv

19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 15:56

Partager cet article

Repost0
16 août 2019 5 16 /08 /août /2019 19:48

UPR Les effets dévastateurs du « Nouveau Management Public »

Dossier n°2 sur l’Éducation nationale, travail réalisé par la commission éducation dirigée par Anne Limoge (n° 4 de la liste Ensemble pour le Frexit)

24 mai 2019

La fonction publique et les services publics français subissent depuis des années des chocs violents et répétés visant à les « réformer » conformément aux injonctions de la commission européenne [1]. Il en résulte des suppressions massives de postes et un effondrement de la qualité des services rendus à la population.

De même, les conditions de travail de l’ensemble des fonctionnaires ne cessent de se détériorer, entraînant une désespérance collective dont l’ampleur est sans doute inédite depuis l’occupation. Cette désespérance est accentuée par les difficultés à comprendre les significations profondes de la « modernisation » de l’État, ses méthodes implacables mais subtiles, ses buts et surtout ses acteurs impitoyables agissant dans l’ombre.

Les changements permanents auxquels sont soumis l’Éducation nationale et ses personnels enseignants constituent un parfait exemple de cette « modernisation » à marche forcée.

Près de 70 % des enseignants ont déjà songé à quitter le métier selon un sondage de l’IFOP réalisé en 2014 [2].

Ils sont de plus en plus nombreux à franchir le pas. Dans le secondaire (collèges et lycées), les démissions ont pratiquement été multipliées par deux ces dernières années, passant de 536 en 2012/2013 à 1 012 en 2015/2016, avec un triplement pour les professeurs-stagiaires [3].

Toutefois, les démissions ne rendent pas compte de l’ampleur du phénomène de fuite. De nombreux enseignants font leur reconversion en interne dans l’Éducation nationale ou dans le reste de la Fonction publique.

Introduction – Le métier d’enseignant en grave crise

Non seulement les personnels déjà en poste tendent à vouloir le quitter, mais de surcroît le métier attire de moins en moins.

Malgré la situation de crise économique et la persistance d’un chômage très important, le nombre de candidats aux concours du secondaire s’est effondré de 32,5 % entre 2008 et 2017, passant de 37 000 à 25 000.

Il en résulte que 1 600 postes prévus au concours n’ont tout simplement pas été pourvus (17 %) en 2017 [4]. Dans les lycées professionnels, la situation est pire encore et amène les experts à constater que « l’enseignement professionnel souffre d’une pénurie grave d’enseignants » (28 % de postes non-pourvus dans les matières professionnelles) [5]. Le phénomène est désormais structurel [6].

      Cette crise profonde a été volontairement organisée [7] à partir de 2010 avec le durcissement des conditions d’accès au concours. Alors qu’il fallait auparavant un bac +3  pour le passer, il faut désormais un bac +5 pour accéder – en cas de réussite – à un métier en constante paupérisation. Le salaire des enseignants s’est en effet effondré et tend désormais à se confondre avec SMIC [8].

    Pour ne pas arranger les choses, les conditions de travail se sont sévèrement dégradées. Selon les chiffres même du ministère de l’Éducation nationale, le temps de travail des enseignants était de 41 heures 17 minutes par semaine en moyenne dans le secondaire en 2010 ; ce, sans tenir compte du travail fourni durant les vacances scolaire (18,5 jours en moyenne) [9].

Depuis, leurs tâches n’ont cessé de s’alourdir [10], comme le constatait déjà en 2012 un rapport de l’Inspection générale de l’Éducation nationale en soulignant l’avis unanime des inspecteurs, des chefs d’établissements et des enseignants sur ce point [11].

Dans ce contexte, le niveau des élèves ne cesse de se dégrader. Ces derniers sont de plus en plus connectés à des médias de masse les incitant au laisser-aller, à l’hyper-individualisme, à l’incivilité et à la violence [12].

Les violences verbales et physiques ainsi que la démotivation des élèves sont en constante augmentation, en particulier dans les lycées professionnels [13]. Il en résulte, selon une étude du ministère de l’Éducation nationale, que les professeurs sont plus exposés aux risques psychosociaux que les autres cadres du public et du privé [14].

Le métier d’enseignant avait pourtant longtemps été à la pointe du progrès social en matière de conditions de travail. L’obligation légale pour l’employeur d’assurer un suivi médical annuel des personnels était alors sans objet. Toutefois cette pratique persiste malgré la forte dégradation des conditions de travail et la crise du métier.

Les enseignants sont l’une des seules professions à ne pas bénéficier d’une véritable médecine du travail [15]. De ce fait, la dégradation massive de leur santé est occultée [16].

Cette situation sera amenée à se détériorer fortement dans les années qui viennent. Les suppressions de postes relatives ou absolues impliquant un durcissement de la charge et du temps de travail [17], vont être poursuivies et amplifiées [18] malgré l’augmentation constante du nombre d’élèves depuis 2009, notamment dans le second degré [19].

Pire encore, il est prévu notamment de donner aux chefs d’établissements la possibilité de recruter directement les professeurs et donc également de les muter ou de les exclure alors que, jusque là, ils bénéficiaient d’une relative sécurité liée à la gestion centrale de leur carrière (voir à ce sujet le rapport CAP 22 publié pendant l’été 2018 [20] ).

Le durcissement des conditions de travail devrait tout particulièrement toucher les lycées professionnels qui font face à une nouvelle réforme [21]. Ses contours ont été dessinés par l’Institut Montaigne [22], un think tank patronal [23] dont l’actuel ministre de l’Éducation nationale est très proche [24]. Elle vise notamment à préparer le transfert des professeurs de lycées professionnels vers les régions [25] où ils seront à la merci des baronnies locales avant d’être privatisés, comme c’est actuellement le cas pour les agents techniques ouvriers et de service (TOS) des collèges et des lycées[26].

A terme, ce sera également le cas de leurs collègues des lycées généraux, tandis que les professeurs de collèges seront transférés aux départements et les professeurs du primaire aux communes [27] ; c’est la perspective qui est ouverte avec la réorganisation régionale des académies transformées en échelon stratégique pour la mise en œuvre de la politique éducative [28].

Cette politique régressive est facilitée par la précarité professionnelle croissante des enseignants. En effet, la crise de recrutement de titulaires ainsi que les démissions et les reconversions, entraînent mécaniquement une augmentation du nombre de contractuels sous payés, non-formés et précaires.

Leur proportion a pratiquement doublé. Ils représentaient 4,5 % des enseignants du secondaire en 1987 [29] pour atteindre près de 8 % en 2017 [30]. Ils seront sans doute beaucoup plus nombreux à l’avenir du fait de l’aggravation de la crise du recrutement des titulaires, des phénomènes de fuite, de l’encouragement des départs et de la volonté affichée de généraliser les emplois contractuels dans l’ensemble de la Fonction publique [31]. Dans certains établissements, il arrive que désormais plusieurs équipes pédagogiques soient entièrement constituées de contractuels [32].

 

L’effet dévastateur du nouveau management public

            Loin de constituer une évolution spontanée, la grave crise du métier d’enseignant doit être resituée dans le contexte plus vaste du nouveau management public (NMP) qui se généralise dans les Services publics à partir des années 1990 et dans la Fonction publique depuis les années 2000.

Ce NMP est la transposition dans le secteur public des méthodes d’organisation et de réorganisation internes des multinationales américaines. Il vise à démanteler l’État français de l’intérieur (privatisations, suppressions massives de postes) et à introduire dans ce qu’il en reste une gestion dure des personnels sous couvert de rationalisation et de réductions coûts [33].

Le NMP est principalement conçu et mis en œuvre par des cabinets privés multinationaux de consultants [34], en particulier les quatre géants mondiaux surnommés les « Big Four » : Deloitte (États-Unis), PwC (Royaume-Uni), Ernst & Young (Royaume-Uni) et KPMG (Pays-Bas). Ils sont les navires-amiraux d’autres multinationales du conseil de moindre importance, mais dont les méthodes sont identiques et l’influence toute aussi redoutable [35].

L’ascendant de ces cabinets sur le secteur public français est particulièrement surprenant compte tenu de leur réputation plus que sulfureuse dans le monde entier.

En principe, le métier de base de ces cabinets de consultants est double : évaluer (auditer) et certifier la comptabilité des grands groupes multinationaux d’une part, et conseiller ces derniers dans l’organisation de leurs ressources humaines et financières ainsi que la définition de leurs stratégies de développement d’autre part.

C’est aux « Big Four » que font systématiquement appel toutes les grandes multinationales de tous les secteurs, qu’il s’agisse des médias et du divertissement (Time Warner, Viacom, The Walt Disney Company), de l’économie numérique (Facebook, Google, Amazon), de l’informatique (Apple, Microsoft) ou encore de l’industrie (Pepsico, Exxon) et de la finance (Goldman Sachs, American Express).

Les « Quatre Grands » se seraient partagés l’ensemble de la planète, la France étant l’un des territoires privilégiés d’Ernst & Young [36].

Si les entreprises multinationales peuvent-être considérées comme les « armées » de la mondialisation et les grandes banques internationales comme leurs « bataillons logistiques », alors les « Big Four » en sont dans une certaine mesure les « États-majors » du fait de leur rôle stratégique d’évaluation et d’orientation. Il est d’ailleurs courant que les dirigeants des multinationales se retrouvent à la tête des grands cabinets de conseil et inversement.

Ce mélange des genres est à l’origine de scandales retentissants qui ont montré à quel point la réalité des « Big Four » était éloignée de leur image aseptisée de rigueur gestionnaire. De spectaculaires procès ont ainsi révélé récemment leurs responsabilités dans le trucage des comptes des grandes entreprises et l’embellissement de leurs résultats, sur fond de corruption à grande échelle [37].

Ces trucages sont, par exemple, à l’origine de l’immense scandale qui a provoqué la faillite du géant américain de l’énergie Enron en 2001, puis l’année suivante celle de la multinationale du conseil Arthur Andersen dont les filiales ont ensuite été absorbées par le cabinet Ernst & Young.

Pour cela, les « Big Four » sont parfois considérées par les observateurs comme des entités dont l’ADN est la fraude [38].

Outre le maquillage comptable, l’une des grandes spécialités des « Big Four » est d’organiser une évasion fiscale massive en faveur des multinationales [39]. Les consultants auscultent et traquent les moindres failles des réglementations nationales pour permettre à leurs clients d’échapper aux impôts et taxes. Ici, pour filer la métaphore militaire, elles combinent à leur fonction d’ « État-major » des grandes firmes transnationales, celle de « forces spéciales » infiltrant les rangs « ennemis ».

En effet, les grands cabinets de consultants ne se contentent pas de jouer avec les réglementations, ils interviennent également en amont dans leur élaboration même. Ils s’y prennent de trois manières selon un rapport du Parlement britannique [40]. D’une part, ils font intervenir des parlementaires « amis » qui feront adopter des dispositifs législatifs favorisant l’évasion fiscale [41]. D’autre part, ils recrutent d’anciens hauts fonctionnaires pour exploiter les réseaux de ces derniers dans l’administration [42]. Enfin, les grands cabinets infiltrent leurs agents directement dans les ministères comme le reconnaît d’ailleurs le cabinet Ernst & Young [43].

C’est pourquoi les spécialistes de la fiscalité et de la comptabilité qualifient ces cabinets de consultants de « mafia » [44] et de « rois de la triche » [45]. Plus grave encore, les chercheurs les plus avisés ne parviennent pas à identifier leurs actionnaires et leurs propriétaires réels, le cabinet Ernst & Young étant réputé le plus opaque [46].

Le travail des « Big Four » est particulièrement efficace puisque les pertes fiscales des États de l’Union européenne sont évaluées à 1 000 milliards d’euros par an.

En France, l’évasion fiscale dépasserait de très loin 80 milliards d’euros par an selon les estimations les plus récentes, soit un montant bien supérieur au 74,9 milliards de l’ensemble du déficit public [47]. Ainsi les grands cabinets de consultants sont-ils les principaux responsables de l’appauvrissement dramatique des finances publiques au profit des actionnaires et des propriétaires des grandes multinationales.

Sans l’évasion fiscale, il n’y aurait ni déficit public, ni austérité et donc pas de justification pour démanteler les Services publics et la Fonction publique.

L’ironie de la situation en France – et ailleurs – est que les « Big Four », principaux responsables de l’évasion fiscale et du déficit public, sont en même temps ceux qui conçoivent et mettent en œuvre le démantèlement de l’État et la paupérisation des fonctionnaires au nom de la réduction des coûts.

Cette politique de démantèlement se déploie en deux temps qui se succèdent inlassablement.

Dans un premier temps, les gouvernements sont « incités » à commander aux cabinets de consultants de vastes évaluations (audits) des finances publiques et de l’organisation de l’État qui, invariablement, concluent à une situation de faillite financière et de mauvaise organisation administrative [48]. Dans un second temps, les grands cabinets de consultants proposent leurs services à l’État pour l’aider à tailler dans les finances et la fonction publiques, c’est-à-dire mettre en œuvre le nouveau management public.

En France, cette démarche en deux temps est brutalement généralisée en 2007 avec la mise en place de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) devenue en 2012 Modernisation de l’action publique (MAP). Sur les seules années 2006-2012, ce ne sont pas moins de 114, 37 millions d’euros qui seront engloutis par l’État dans le paiement de prestations de conseil à de grands cabinets multinationaux, principalement américains, pour orchestrer cette thérapie de choc en France [49].

C’est à partir de cette période que les hauts fonctionnaires de l’État formés à l’École nationale d’administration (ENA) sont marginalisés au profit de consultants privés issus des écoles de commerce [50]. L’ensemble des ministères est désormais cannibalisé par ces agents très discrets, notamment ceux des « Big Four » [51].

Le ministère de l’Éducation nationale n’échappe pas à la démarche en deux temps consistant à commander des évaluations aux grands cabinets de conseil, puis à recruter leurs agents. Ainsi, par exemple, c’est à Ernst & Young qu’il est fait appel pour auditer le « campus numérique » regroupant les universités françaises.

De même, et pour ne prendre qu’un exemple, M. Jérôme Fabry, directeur des projets du très stratégique Secrétariat général à la modernisation de l’action publique (service relevant du Premier ministre) est, en réalité, directeur-associé du cabinet Ernst & Young-Parthenon [52]. Côté face, il est un haut-fonctionnaire qui participe à la « réorganisation » de l’Éducation nationale où il a travaillé notamment sur la réforme de l’éducation prioritaire [53], l’école numérique [54] et l’évaluation de la politique de lutte contre le décrochage scolaire [55]. Côté pile, il intervient sous la casquette d’Ernst & Young lorsqu’il s’agit de dessiner les perspectives de profits que peuvent faire les fonds d’investissement dans l’enseignement supérieur [56] tout en étant le référent du candidat François Fillon lors de la campagne présidentielle de 2017 [57].

Ce sont ainsi des cabinets de conseil considérés comme totalement « opaques », qualifiés de « fraudeurs », de « mafia », voire de « rois de la triche », qui ont désormais la haute main sur l’État français. La Cour des comptes déplore elle-même que « la capitalisation d’expérience de certains cabinets fortement implantés dans différentes administrations leur donne une vision transversale des chantiers interministériels qu’aucun service de l’État ne possède » [58].

En d’autres termes, l’infiltration de l’État par les consultants a atteint une telle ampleur que ces derniers ont une vision globale que l’État lui-même ne possède plus.

Ces cabinets sont régulièrement dénoncés et condamnés en justice dans le monde entier, mais leur présence dans les rouages intimes de l’administration survit à toutes les alternances politiques et garantit l’implacable constance du nouveau management public.


 

Le nouveau management public au quotidien

Dans sa pratique quotidienne, le NMP s’appuie largement sur l’œuvre de Machiavel et les grands textes de stratégie militaire [59] ainsi que la manipulation du langage [60]. Partout et à tous les niveaux du secteur public, une armée de consultants s’active à briser toute résistance, tout esprit de Service public et tout sens de l’État par la ruse, la dissimulation et la furtivité [61].

La méthode du « diviser pour mieux régner » a été revisitée par le management moderne et vise d’abord à opposer les personnels et les usagers. Bien qu’étant les premières victimes du NMP, les personnels sont jetés en pâture à la colère légitime de la population face à des services publics de plus en plus dégradés par le NMP. 

Elle vise ensuite à introduire de la compétition à l’intérieur même des services en les fragmentant en unités administratives autonomes afin de briser l’esprit de corps et les solidarités induites par l’appartenance à une même institution.

[c’est ce qu’ils font aussi dans le privé en émiettant les entreprises entre sous-traitants, ce qui rend par exemple impossible l’action syndicale !]

Elle vise également à accentuer les clivages verticaux entre un encadrement auquel est délégué la gestion de terrain du NMP et les subordonnés qui la subissent.

Elle vise enfin à fragmenter les personnels horizontalement à travers l’individualisation des carrières et la rémunération à la « performance », c’est-à-dire à la collaboration sans réserve au NMP dans l’espoir d’échapper individuellement à ses effets les plus durs [62].

Dans les établissements scolaires les résultats de cette méthode sont déjà sensibles. C’est le cas avec la diffusion des résultats des établissements dans les médias afin de les mettre en concurrence et de légitimer la mise sous tension des personnels. De même, les enseignants sont souvent abandonnés par leur hiérarchie à la vindicte d’élèves et de parents qui constatent le délitement constant de l’Éducation nationale.

La nouvelle autonomie pédagogique des établissements, quant à elle, amène les équipes disciplinaires à se déchirer des dotations horaires de plus en plus maigres. L’autonomie à venir des chefs d’établissement dans le recrutement des enseignants – qui implique également une autonomie dans leur mutation, voire leur exclusion – se traduira immanquablement par une course à la soumission dans l’espoir de préserver sa place.

Le NMP intègre parfaitement le désespoir et la souffrance produits par ses pratiques implacables. Ce désespoir et cette souffrance ont été modélisés par la « courbe du deuil » rendue tristement célèbre comme symbole des années noires à France Telecom/Orange. Distribuée au milieu des années 2000 à l’encadrement de l’entreprise par des consultants, elle est censée rendre compte des réactions des personnels face aux changements radicaux d’organisation et à un plan visant à pousser à la démission par tous les moyens les agents possédant le statut de fonctionnaire [63].

La courbe indique les réactions successives suivantes : sidération – déni – colère – marchandage – dépression – acceptation – investissement. Elle définit ainsi les différentes phases d’un reformatage psychique censé transformer progressivement le rejet du « changement » en son acceptation enthousiaste. L’une des fonctions de cette courbe et de son jargon pseudo-scientifique est d’anesthésier la conscience des managers dans la gestion impitoyable des personnels. Elle leur indique que certes leurs subordonnés souffriront et passeront par une période de dépression plus ou moins grave, mais que cette dernière aboutira nécessairement à un assentiment libérateur.

La multiplication des tentatives de suicide et des suicides à France Telecom/Orange n’avait toutefois pas été prévue par la courbe.

La « courbe du deuil » poursuit malgré tout son chemin puisque en 2010 elle est distribuée aux cadres de France Télévisions par un cabinet de consultants [64]. Mieux encore, dans un guide destiné à l’ensemble des personnels d’encadrement de l’État daté de 2017, le ministère de la Fonction publique précise que « la «courbe du deuil» est un processus naturel par lequel passe un collaborateur qui fait face à un changement dans le cadre professionnel. » [65]

Autre méthode, la double injonction paradoxale (« double-bind ») consiste à déstabiliser psychiquement l’individu en lui imposant des exigences incompatibles entre elles. Chez les enseignants, elle prend notamment la forme très classique d’un programme très lourd qu’il faut impérativement réaliser (sous peine de pénaliser les classes d’examens) mais dans un temps qui rend impossible son bouclage.

Elle prend également la forme d’une sommation à accroître la réussite des élèves (ce qui implique une mise au travail souvent mal acceptée, source de conflits avec eux) tout en les sommant d’être bienveillants (les conflits avec les élèves étant considérés comme le signe d’une défaillance pédagogique de l’enseignant).

[exact ! c’est ce que j’ai constaté à la lecture de quelques dossiers d’enseignants]

Dans la guérilla psychologique contre les professeurs, la culpabilisation constitue une arme de choix. La baisse évidente du niveau des élèves leur est systématiquement attribuée alors qu’elle résulte de facteurs qui leur échappent totalement et dont ils sont eux aussi les victimes.

C’est le cas des réformes nombreuses et brutales qui déstabilisent en permanence les établissements scolaires et ne permettent plus d’y étudier convenablement [66]. Leur visée purement comptable, avec un habillage éducatif a posteriori, explique largement leur impact pédagogique dramatique.

Ainsi, par exemple, la réforme des bacs professionnels a été lancée en 2009 contre l’avis de l’Inspection générale du ministère de l’Éducation nationale [67], du Conseil supérieur de l’Éducation nationale et de l’écrasante majorité des enseignants, des parents et des lycéens. La suppression d’une année de scolarité dans le cursus des bacs professionnels qui en comptait quatre, combinée à l’interdiction des redoublements en collège, a eu un impact désastreux sur la crédibilité des diplômes et sur le niveau des élèves de lycées professionnels [68] que chaque professeur constate dans sa pratique quotidienne [69].

L’impact dévastateur des réformes est démultiplié par les dégâts cognitifs de la surexposition croissante des jeunes aux écrans [70] et le fait qu’ils sont frappés de plein fouet par les difficultés socio-économiques actuelles [71].

La baisse générale du niveau scolaire vient également justifier l’injonction incessante à changer de pratiques professionnelles pour amener les professeurs à être plus performants. La succession erratique des innovations pédagogiques, l’élargissement constant des missions et les réorganisations permanentes marginalisent de plus en plus la transmission des savoirs dans les pratiques professionnelles des enseignants. C’est ainsi le cœur même de leur métier qui est déstabilisé.

Il en résulte qu’ils sont transformés en apprentis permanents totalement infantilisés. Cette méthode de « dé-professionnalisation » est assez largement utilisée dans l’ensemble du secteur public et dans les entreprises privées où elle est surnommée « secouer le cocotier » par les managers [72]. Elle produit un sentiment de « précarité subjective », source de peur et de soumission, malgré la solidité objective du statut de certains personnels (CDI dans le privé, fonctionnaires) [73].

Afin de neutraliser les réactions des enseignants face à la dégradation de leurs conditions de travail, il leur est systématiquement suggéré de comparer leur situation à d’autres plus dégradées. C’est ainsi que les professeurs qui ont à se plaindre de leurs conditions de travail s’entendent dire qu’en banlieue c’est pire, tandis que leurs collègues de banlieue se voient rétorquer qu’en banlieue parisienne c’est encore pire. Quant aux enseignants de la banlieue parisienne, il leur est répliqué qu’aux
États-Unis où les lycéens viennent parfois armés, c’est encore plus que pire.

Dans le même registre, l’institution utilise une technique assez sophistiquée consistant, au lieu d’affronter frontalement un enseignant, à l’inviter à critiquer lui-même son travail. La plupart des professeurs se laissent prendre en jouant sincèrement le jeu de l’autocritique dans un état d’esprit constructif et honnête. Ils ont ensuite la mauvaise surprise de retrouver mot pour mot leurs propres critiques dans la justification d’une mauvaise note pédagogique ou administrative.

[c’était la méthode de l’Inquisition espagnole au Moyen-Age!]

L’enseignant est ainsi amené à se sanctionner lui-même. S’il ne le fait pas, il est jugé incapable d’avoir du recul sur ses pratiques professionnelles.

L’accentuation de la pression hiérarchique au nom de la performance individuelle est d’ailleurs rendue furtive par le recours à des intitulés sympathiques. [ cf la NOVLANGUE dans 1984 d’Orwell ! ]

Les entretiens d’évaluation avec les chefs d’établissements sont devenus d’anodins « rendez-vous de carrière », tandis que les inspecteurs sont présentés comme des « conseillers pédagogiques ».

  Ces différents dispositifs dont la liste est loin d’être exhaustive, visent essentiellement à saturer le mental des personnels et à les déstabiliser psychiquement. Il s’agit de les empêcher de prendre conscience de la violence dont ils sont victimes, de la déstructuration de leur travail et des perspectives dégradées qui les attendent s’ils ne font rien.

Ces dispositifs à l’œuvre partout dans la Fonction publique produisent de la désorganisation, du chaos et un effondrement de la qualité des Services publics très coûteux à long terme pour la collectivité [74].

Le prix humain effroyable du nouveau management public est désormais très largement documenté dans la littérature scientifique [75] et sans doute les Français n’ont-ils jamais autant souffert depuis l’occupation.

L’effroyable prix humain du nouveau management public

Les situations de détresse psychologique, d’épuisement professionnel et d’atteintes physiques (insomnies, migraines, troubles musculo-squelettiques,…) ont explosé. Elles ont abouti à une multiplication inquiétante des suicides. C’est le cas en particulier à France Telecom/Orange où les suicidés sont souvent des employés ayant le statut de fonctionnaire [76]. C’est sur eux que se sont exercées les pressions les plus dures et les plus violentes afin de les pousser à la démission et de les remplacer par des contractuels [77].

Mais les suicides touchent également les entreprises publiques comme la SNCF [78], La Poste [79] ainsi que la Fonction publique hospitalière [80], la Police nationale et la Gendarmerie [81], les pompiers [82], l’Office national des eaux et forêts [83] et pratiquement toutes les administrations. Le traitement médiatique fragmentaire et parcimonieux de ce phénomène empêche l’opinion de prendre la mesure de son ampleur inédite. C’est pourquoi un syndicat a décidé au début de l’année 2017 de mettre en ligne une carte des suicides au travail [84].

[il s’agit de SUD, il se confirme une fois de plus que c’est sans doute le seul syndicat qui fasse encore son boulot!]

Les suicides par le feu devant ou sur les lieux de travail en disent long sur la violence exercée sur les personnels, le désarroi face à une tyrannie insaisissable, la destruction des solidarités entre collègues et l’affaiblissement des syndicats [85].

Concernant l’Éducation nationale, une vaste enquête publiée en 2017 sur les chefs d’établissements scolaires souligne que 84,5 % des personnels de direction déplorent la succession rapide des réorganisations du système éducatif. Cette situation se traduit par des situations d’épuisement professionnel pour un quart d’entre-eux dont 14,5 % relèvent de soins cliniques [86].

La situation n’est pas meilleure chez les inspecteurs de l’Éducation nationale. Un enquête de 2016, fait apparaître que 96 % d’entre eux expriment une situation de stress de plus en plus fréquente. Conséquence logique, 60 % des inspecteurs ressentent un état de fatigue chronique, tandis que 23,33 % présentent une présomption d’épuisement professionnel [87].

Chaque année scolaire est émaillée par le suicide de plusieurs dizaines d’enseignants que ce soit de manière discrète (comme Vincent, 27 ans, professeur-stagiaire dans un collège de Toulouse, qui s’est jeté sous un train en 2016) ou spectaculaire (comme Lise, 44 ans, professeur de mathématiques dans un lycée de Béziers, qui s’est immolée par le feu dans la cour de son établissement en 2011).

Le Ministère de l’Éducation nationale faisait état de 52 suicides durant l’année scolaire 2008/2009, soit un suicide de professeur par semaine il y a près de dix ans [88]. Ces données, sans doute minorées, n’ont pu que s’accroître du fait de la dégradation constante des conditions de travail intervenue depuis.

Le lien avec la situation professionnelle est souvent avéré (témoignages de collègues, lettres, dernières paroles prononcées,…), mais l’administration évoque systématiquement des problèmes privés pour se dégager de toute responsabilité. Ce n’est que lorsque les preuves sont accablantes qu’elle la reconnaît [89].

54 % des enseignants déclarent être ou avoir été en situation d’épuisement professionnel selon un sondage de l’IFOP de 2014 [90]. Les difficultés du métier se manifestent par une fragilisation rendant les enseignants plus exposés à des affections courantes. Dans ce contexte, les spécialistes considèrent que les arrêts de maladie constituent un bon indicateur de la souffrance au travail [91], même si tous les arrêts de maladie ne sauraient être liés exclusivement à des causes professionnelles.

Les congés de maladie constituent près de 90 % des causes non professionnelles d’absence chez les enseignants. Leur durée moyenne était en 2012/2013 de 17,2 jours soit nettement plus que celle des personnels non-enseignants de l’Éducation nationale (12,8 jours). Cette durée est plus longue encore pour les enseignants des zones d’éducation prioritaire, pourtant plus jeunes, ce qui montre bien une corrélation certaine avec les conditions de travail.

De même, 41,8 % des enseignants du second degré ont été en arrêt de maladie au moins une fois dans l’année, contre 47,6 % pour leurs collègues travaillant en zone d’éducation prioritaire [92].

Face à la dégradation dramatique des conditions de santé et de travail de ses agents, l’administration – gangrenée par les cabinets multinationaux de consultants et les think tanks qui en sont les porte-voix – réagit de manière implacable par une politique qui ne pourra qu’accentuer la dégradation des conditions de travail.

La mise en place d’une journée de carence dans l’ensemble de la Fonction publique à compter du 1er janvier 2018 au nom de l’égalité avec le privé résulte d’une recommandation de l’Institut Montaigne. Concrètement, cela signifie que tout arrêt de maladie se traduit par le retrait d’une journée de salaire ; mesure qui vise à faire baisser le nombre d’arrêts de travail d’une part, et à générer à terme 300 millions d’euros d’économies d’autre part.

[imaginez le coût financier énorme pour ceux qui sont sujets à des migraines répétitives d’une journée ! ...]

Le même Institut propose la suppression de plusieurs dizaines de milliers de postes dans la Fonction publique. Proposition qui a déjà été reprise par le gouvernement. Les préconisations d’allonger la durée du travail de l’ensemble des fonctionnaires de 2 heures 30 minutes par semaine et de mettre en place trois jours de carence [93] seront à n’en pas douter bientôt concrétisées.

En effet, après la thérapie de choc de 2007 qui avait brutalement marqué la généralisation du nouveau management public et l’infiltration de toutes les administrations par les consultants issus des grands cabinets multinationaux, le gouvernement récidive de manière plus dure encore avec une violence assumée et revendiquée [94]. Un Comité d’action publique 2022 (CAP 22), dont l’un des membres éminent n’est autre que M. Laurent Bigorne, le directeur de l’Institut Montaigne, mis en place pour de nouveau réformer l’État, a rendu son rapport [95]. Celui-ci vise à supprimer d’ici 2022, 120 000 fonctionnaires (dont 50 000 dans la Fonction publique d’État) et à réduire la dépense publique de plus de 50 milliards d’euros.

Sans surprise, le gouvernement a annoncé sa volonté de reprendre l’essentiel des mesures préconisées par le CAP 22 à commencer par le dynamitage de la Fonction publique. Il s’agira notamment de marginaliser les fonctionnaires par le recrutement massif de contractuels dans les administrations et par l’incitation vigoureuse des titulaires à démissionner en nombre [96].

Si, dans sa communication, le gouvernement insiste sur les incitations financières – la carotte – destinées à pousser les fonctionnaires dehors, il se garde bien d’évoquer trop ouvertement les contraintes – le bâton – qui seront exercées sur eux en ce sens, notamment dans l’Éducation nationale. Plusieurs mesures annoncent une gestion plus dure des enseignants, comparable à celle qui avait prévalu durant les années noires de la vague de suicides à France Telecom / Orange. C’est le cas de la suppression du paritarisme qui permettait aux syndicats de garantir une juste gestion des carrières et des mutations, de la mise en concurrence des personnels et du recrutement des enseignants par des chefs d’établissement eux-mêmes mis sous pression par l’évaluation constante de leur établissement [97] ainsi que de l’accroissement de la charge et du temps de travail [98].

Il ne pourra résulter de cet ensemble de mesures nouvelles qu’une dégradation plus dramatique encore de la santé des enseignants qui se traduira notamment par une multiplication des arrêts de maladie. C’est pourquoi d’autres mesures, plus implacables encore, sont en attente. En effet, l’importance des arrêts de maladie et de leur durée chez les enseignants est d’ores et déjà utilisée pour les stigmatiser dans l’opinion publique et dégrader encore plus leurs conditions de travail. C’est ainsi que l’IFRAP, un think tank patronal [99] financé par l’État [100] et complaisamment relayé par les médias, s’émeut des heures perdues pour les élèves. Pour régler le problème, il propose rien de moins que la mise en place de 6 jours de carence et l’augmentation réglementaire des heures de cours à 22 heures par semaine au lieu de 18 actuellement [101]

La plupart de ces propositions ont d’ores et déjà été reprises dans un rapport de la Cour des comptes très largement médiatisé [102]. Elles illustrent bien la « stratégie du choc » consistant à tirer partie d’une situation de crise créée artificiellement pour imposer des réformes déstructurantes générant une nouvelle situation de crise qui, à son tour, appellera de nouvelles réformes plus destructrices encore [103].

Ainsi, les réformes de l’Éducation nationale – conçues et mises en œuvre par les cabinets multinationaux de consultants – ne visent-elles qu’à réduire les coûts à court-terme et à générer des échecs pédagogiques qui justifieront de nouvelles réformes.

Une « gouvernance » mondiale des Éducation nationales

L’actuel ministre de l’Éducation nationale entend initier des changements radicaux en France : recrutement des enseignants par les chefs d’établissement (et donc possibilité de les exclure ou de les muter), individualisation des carrières et des rémunérations sur la base des « performances » de leurs élèves [104]. Pourtant, ces réformes sont déjà un échec pédagogique dans les pays où elles ont été appliquées avec le plus de zèle. Elles ont entraîné non seulement une baisse des résultats, mais aussi une crise majeure du recrutement des professeurs [105].

C’est le cas notamment en Angleterre où ces changements ont été lancés dès 2010 et, déjà, le cabinet de consultants Ernst & Young propose de nouveau au gouvernement britannique un énième projet de réforme destiné à venir à bout de cet échec [106].

La succession des réformes destructrices que connaît la France n’est en réalité que l’expression d’un phénomène qui frappe de nombreux pays. Des États-Unis à l’Australie, en passant par la Nouvelle-Zélande, la Suède, les Pays-Bas ou le Mexique, les cabinets multinationaux de consultants imposent des recettes qui sont strictement identiques malgré des habillages pédagogiques et idéologiques locaux.

Les réformes ont là-bas aussi des effets dévastateurs comme en Suède où la privatisation et la décentralisation du système éducatif – actuellement préconisée en France – sont un fiasco [107].

En France, les querelles historiques opposant les tenants d’une école progressiste aux partisans d’une école conservatrice et les défenseurs de l’école laïque aux promoteurs de l’école confessionnelle sont parfaitement exploitées. Chaque courant est instrumentalisé tour à tour et devient successivement l’idiot utile d’une dynamique de réformes qui implacablement poursuit son chemin.

Partout dans le monde, les recettes uniformes des consultants aboutissent à des crises du système éducatif public et à des échecs pédagogiques. En fait, leur objectif n’est aucunement l’amélioration de l’école publique ; il est ailleurs.

Leurs agents infiltrés dans les ministères sont généralement des diplômés d’écoles de commerce spécialisés dans les restructurations d’entreprises. Ils sont de ce fait dépourvus de compétences pédagogiques et de la culture propre à l’Éducation publique.

C’est pourquoi les réformes qu’ils initient ne visent qu’à contenir ou à comprimer la part majeure que représentent les budgets de l’éducation publique dans les dépenses des États. La paupérisation des personnels qui en résulte – comme partout ailleurs dans la Fonction publique – permet aux mêmes cabinets de consultants d’accentuer l’évasion fiscale massive qu’ils organisent en faveur des multinationales et au détriment des finances publiques.

De la même manière que les grandes entreprises privées sont restructurées en permanence pour augmenter les dividendes des actionnaires, l’État est constamment réformé pour rendre viable l’évasion fiscale des multinationales qui se traduira par une augmentation des dividendes de leurs actionnaires.

Il s’agit là d’un exemple typique du siphonnage des revenus des classes moyennes en faveur des plus riches. Mais le rôle des consultants ne s’arrête pas là.

Outre ce siphonnage, les réformes à répétition de l’Éducation nationale visent également à déstabiliser très profondément le fonctionnement du système éducatif. Les collèges français par exemple ont dû subir pas moins de trois changements majeurs en à peine plus d’un an : d’abord une profonde réforme à la rentrée 2016 [108], ensuite l’enterrement partiel de cette réforme à la rentrée 2017 [109] et enfin le remaniement du brevet pour la session 2018 [110].

Après les collèges et le brevet, les lycées et le bac [111] sont désormais dans la ligne de mire. Des bouleversements en profondeur tant des lycées professionnels [112] que des lycées généraux sont prévus pour la rentrée 2019 [113].

Face à la baisse de la qualité des écoles publiques qui résulte de cette instabilité permanente, les parents sont de plus en plus amenés à privilégier les établissements privés pour la scolarité de leurs enfants. De ce fait, la proportion d’élèves dans le privé connaît une progression durable au détriment du public [114].

En retour, ce changement vient légitimer l’importation croissante de méthodes de management venues du privé dans les établissements publics, phénomène appelé « privatisation cachée » par les spécialistes de la question [115]. De cette manière, le terrain est préparé pour l’absorption progressive de l’Éducation nationale par les multinationales.

Les Français le savent peu, mais il existe des multinationales géantes qui vendent à l’échelle mondiale des formations et de l’éducation comme on vend du Coca Cola ou des hamburgers. Elles organisent régulièrement à Dubaï ou au Qatar des salons internationaux comparables au salon de l’automobile pour y faire la promotion de leur « philosophie », de leurs établissements scolaires et universitaires ainsi que de leurs produits éducatifs numériques [116]. Elles ont même leur sommet annuel où les experts d’Ernst & Young viennent faire saliver les investisseurs sur ce magnifique gâteau de 4 500 milliards de dollars qu’est le marché mondial de l’éducation [117].

Dans de nombreux pays, leurs chaînes d’établissements payants livrent une concurrence impitoyable aux systèmes scolaires publics gratuits, absorbant au passage les établissements privés indépendants.

Ces multinationales ciblent même les populations les plus pauvres en multipliant les écoles privées low cost en Afrique et en Asie [118], avec des poussées jusque dans les banlieues françaises par l’entremise des fondations amies [119].

La plus puissante de ces multinationales est le mastodonte mondial Pearson (Royaume-Uni) dont la stratégie de développement planétaire est en partie conçue par le cabinet de consultant Ernst & Young [120] qui s’est notamment occupé de la restructuration de son service clients à l’échelle mondiale [121].

Or, en France comme dans de nombreux autres pays, ce sont justement des consultants privés appartenant notamment à Ernst & Young qui jouent un rôle majeur dans l’élaboration des réformes de l’Éducation nationale. Mieux encore, ce sont les consultants de ces même cabinets qui, infiltrés dans l’administration, supervisent leur mise en œuvre.

Ils sont ainsi idéalement placés pour préparer le terrain à une privatisation par tranches du système éducatif au profit des multinationales, en particulier de Pearson.

La généralisation des évaluations à tous les niveaux du système scolaire, puis leur privatisation progressive est au cœur de cette stratégie [122]. Son cheval de Troie n’est autre que PISA, le système international de classement des performances éducatives des différents pays du monde [123]. C’est en effet, la multinationale Pearson qui en organise le fonctionnement [124] et qui parvient – avec les autres multinationales du secteur – à l’imposer comme la référence ultime en matière de performances éducatives bien que ses méthodes soient fortement contestées par les spécialistes [125].

La publication tous les trois ans du classement PISA est le point d’orgue de psychodrames nationaux et de campagnes médiatiques virulentes contre les systèmes éducatifs publics qui ne se trouvent pas tout en haut du classement (ce qui est logiquement le cas de l’écrasante majorité d’entre eux) [126]. Ces campagnes récurrentes et parfaitement huilées viennent légitimer la nécessité d’introduire toujours plus de réformes et de nouveaux dispositifs proposés clé-en-main par les cabinets de consultants. Ainsi, par exemple en France, Ernst & Young ne manque pas de vanter « l’éducation connectée pour remonter dans le classement PISA » [127].

L’introduction du numérique à fortes doses dans les établissements scolaires constitue à cet égard un enjeu majeur [128]. Elle vise à y imposer une évaluation standardisée, externalisée, privatisée et informatisée des écoles, des enseignants et des élèves, commercialisée notamment par la multinationale Pearson. C’est déjà le cas au Royaume-Uni et aux
États-Unis où la multinationale se charge de la conception et de la mise en œuvre des examens qui échappent désormais entièrement à de nombreux établissements publics.

Ainsi le classement PISA, organisé par la multinationale Pearson, légitime-t-il les changements proposés par Ernst & Young dans le secteur éducatif public ; réformes qui permettront à son partenaire Pearson de s’emparer de l’évaluation externe et interne des écoles. Cette porte d’entrée par l’évaluation favorise ensuite l’introduction par cette multinationale – ou d’autres – de ses propres cours numériques dans les écoles publiques.

            « Autonomie des établissements », « rôle clé donné à l’évaluation », « performances », « excellence », « socle commun », « plan numérique pour l’éducation », « classement des établissements »… La similitude entre les réformes passées ou à venir de l’Éducation nationale [129] et les recettes uniformes imposées dans le monde entier par Ernst & Young et Pearson est si troublante qu’il vaut mieux se reporter directement aux documents du cabinet de consultant et de la multinationale pour savoir ce qui attend le système éducatif français.

Le pouvoir de décision a ainsi glissé insensiblement des bâtiments désuets du Ministère de l’Éducation nationale, rue de Grenelle, vers une impersonnelle tour de La Défense où Ernst & Young s’est installé, à moins que ce ne soit vers le bâtiment flambant neuf de Montreuil où Pearson a pris ses quartiers. On ne sait plus trop.

La succession permanente des réformes déstabilisant l’Éducation nationale n’est aucunement une exception française. Elle se manifeste dans le monde entier avec partout les mêmes conséquences dramatiques au plus grand profit des multinationales de l’éducation et cette dynamique mondiale est désormais largement documentée dans la littérature scientifique [130].

Ce phénomène est appelé GERM (Global Education Reform Movement : Mouvement mondial

ah ! Au moins Anne Limoge sait l’anglais ! et le français ! Et sait que le mot ANGLAIS « global » veut dire en FRANCAIS : « planétaire » (ou « mondial »).

de réforme de l’éducation) par les spécialistes qui dénoncent ses effets ravageurs [131]. Il provoque dans le monde entier une prise de conscience et une opposition de plus en plus résolue des enseignants, des parents et des citoyens [132].

Ainsi aux États-Unis, les plus fervents avocats d’une privatisation des examens scolaires au profit de la multinationale Pearson sont devenus ses adversaires les plus farouches.

[tiens ! Ça me fait penser aux compteurs « intelligents » type Linky qui là-bas déjà pos&eac

Partager cet article

Repost0
14 août 2019 3 14 /08 /août /2019 14:49

Partager cet article

Repost0
2 août 2019 5 02 /08 /août /2019 12:27

comme toujours "la répression               la plus féroce          et la plus               ignoble"

 

Partager cet article

Repost0
30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 16:04

Partager cet article

Repost0
24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 10:13

Partager cet article

Repost0
23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 16:36

il faudra qu'il y ait un jour une statue en son honneur à Paris

ET vive Mélenchon, lui aussi a "faim et soif de la justice" comme tous les français, qui sont de plus en plus scandalisés par la dictature policière de classe des banquiers, leurs Séides et leurs reîtres sadiques !!

Un boxeur frappe un policier protégé par un casque, un bouclier, armé d'une matraque : arrestation, prison préventive en attente de jugement, qui pourrait être "exemplaire". Un gradé de la police, en tenue, dans le sud de la France, frappe à coups de poings un homme désarmé, non violent (au moment des faits...). Le Procureur de la République n'y voit aucun problème... Il y a un gros problème...

un des commentaires sur "mesopinions" :

Contre une justice expéditive pour les uns alors qu'il n'y a pas eu de blessure grave ( et plus loin les centaines de condamnations pour des personnes qui n'ont rien fait sinon d'exercer leur droit de manifester) et parfaitement nonchalante pour les violences policières avec blessures graves... Nous sommes tous gitans !!! ... (j'espère ne pas être condamné pour ces propos dans l'état policier où nous sommes ) PS comment aider la famille de M. Dettinger après le blocage autoritaire de la cagnotte?"

très bonne question ! j'espère que des gens auront la réponse (et pourront la communiquer à tous)

derniers développements le 8 janv midi :

vu la nullité totale de cette plateforme de blog toutes les mises en forme du texte ont disparues !
Délit de solidarité ? Sous pression du gouvernement, Leetchi ferme la cagnotte de soutien à Christophe Dettinger
Décision qui ne fait qu’amplifier la colère des français. Le régime actuellement au pouvoir en France est clairement  l’ennemi de son peuple. 
Le peuple doit en prendre acte.
Une cagnotte qui met à mal la propagande « anti-casseurs » de l’exécutif, arguant que la majorité de la population condamnerait les violences des manifestants !  Un formidable élan de solidarité du peuple français, et une gifle magistrale à ce régime de plus en plus haïssable et méprisable et ses barbares hommes de mains « robocops » au-dessus de lois. Pourtant, le boxeur qui s’est défendu face à la violence de la police fait l’objet d’une solidarité impressionnante. Une épine dans le pied du gouvernement, qui a poussé la plateforme à clôturer la cagnotte. Puisque la plateforme Leechti, qui dépend du Crédit « Mutuel », a décidé de clôturer la cagnotte, empêchant le montant de dépasser les quelque 120 000 € atteint en 24 heures. Une clôture qui s’est faite sous les pressions et menaces du gouvernement, autant que sur décision de la Maison mère, le Crédit Mutuel.. (
Force et courage à toi Christophe!! Tu as le soutien des GJ. Et si le Crédit Mutuel ferme cette cagnotte, on boycottera cette banque!!)

https://www.leetchi.com/c/soutient-un-boxeur-gilet-jaune?fbclid=IwAR2P1xn7hn6zXJPzhiuvD_uyeNc05Ws1uK9CyqS7shW0u_nYYzB8XH99jfo


Soutien à Christophe Detinger, le « boxeur Gilet Jaune ». 
 
Tous les week-ends, cet homme a défendu pacifiquement ses idées, celles des Gilets Jaunes. Concerné par l’avenir de son pays, il fait partie de cette France des oubliés qui ne cherche qu’à se faire entendre. Aujourd’hui, il a assumé ses actes mais risque de servir d’exemple.
 
Par cette cagnotte, nous souhaitons soutenir sa famille et lui montrer la solidarité du peuple des Gilets Jaunes, du vrai peuple français. 
 
Cette cagnotte officielle est la seule et unique validée par sa famille.
 
Suite à l'engouement et aux pressions médiatiques, et afin de préserver la famille de Christophe, nous avons décidé de ne plus afficher le montant total. Christophe et ses proches sont sincèrement touchés par votre générosité et remercient du fond du cœur les donateurs.Et comme il le disait : "Le combat continue !"

les deux derniers commentaires sur leetchi : Le 8 janvier 2019
Je ne suis pas gilet jaune, mais j ai vu trop souvent les CRS abuser sciemment de la force entraînant quelquefois des amputations. Lorsque ils voient qu’un manifestant ramasse des grenades lacrymogènes au sol pour leur renvoyer, ils localisent leur cible et lui envoient en toute connaissance des risques une grenade défensive qui arrache tout simplement la main de celui qui la ramasse. Bon courage . M.P
Le 8 janvier 2019
Cette homme est un héros ! J'éprouve un grand respect pour lui...


de tout mon coeur soutient et honneur à ce noble coeur, représentant du courage et de l'humanisme français ! dégoutté devant les attaques viles et haineuses des collabos du régime (je ne citerai pas de noms). Tout a déjà été dit dans les commentaires pour le justifier, et stigmatiser a contrario le comportement indigne et intolérable des CRS.
Ce mouvement des gilets jaunes et vraiment une Lutte des Classes caractérisée, et aussi idéologique, car le régime actuel devient de plus en plus vichyste. Quelle horreur ! mais où va la France ? Heureusement l'élan de solidarité du PEUPLE français envers Dettinger et le succès de la cagnotte donnent de l'espoir et font chaud au coeur !

et google est une merde du capitalisme totalitaire

La PHOTO EN PLUSGRAND (on peut aussi cliquer dpuis le site en lien)

La PHOTO EN PLUSGRAND (on peut aussi cliquer dpuis le site en lien)

Et voilà qu'on apprend que le repris de justice Alain Juppé va aller au Conseil Constitutionnel ! le comble faire déterminer la constitutionnalité de nos lois pas un corrompu condamné par la justice ! et dans le même temps envoyer en prison un noble chevalier Don Quichotte comme Dettinger ! c'est le monde à l'envers !!

https://www.mesopinions.com/petition/justice/soutien-christophe-dettinger/57352?commentaires-list=true ce sont des réactions comme ça qui redonnent confiance dans l'humanité ! et dans la France
Et la cagnotte qui a été ouverte sur leetchi pour lui, et les commentaires qui accompagnent les dons. ça fait chaud coeur de voir ça.

Et dans le même temps qu'est-ce qu'on apprend ? :

La France refuse un visa à des Cambodgiens convoqués par le tribunal de Nanterre pour témoigner contre Bolloré

Publié par wikistrike.com sur 14 Février 2019, 10:02am

Catégories : #Social - Société

La France refuse un visa à des Cambodgiens convoqués par le tribunal de Nanterre pour témoigner contre Bolloré

Un groupe ethnique «déçu» de se voir refuser un visa français pour se rendre au tribunal

Par Kimmarita Long pour The Phnom Penh Post

Onze personnes impliquées dans des poursuites judiciaires en France et concernant sept villages autochtones Bunong (une minorité ethnique du Cambodge) de la province de Mondulkiri ont exprimé leur déception après que l’ambassade de France à Phnom Penh ait refusé leur demande de visa pour comparaître devant un tribunal.

Selon un communiqué de presse, parmi les onze personnes présentes figuraient un avocat, une traductrice et neuf membres du groupe autochtone chargés de représenter un total de 114 personnes.

Le groupe, originaire de la commune de Bou Sra, dans le district de Pech Chreada, qui avait affirmé être menacé de perdre ses terres, ses traditions et ses coutumes depuis l’arrivée de la société française de développement Socfin-KCD (une filiale du groupe Bolloré), avait fait une demande de visa pour comparaitre comme plaignant durant le procès.

Le groupe a engagé une action en justice contre Bolloré, une entreprise qui a financé Socfin-KCD, l’année dernière.

Les communautés ont engagé une action civile pour réclamer des dommages et intérêts à Socfin-KCD, qui a reçu des fonds de Bolloré et qui exploite une plantation d’hévéa dans la province de Mondulkiri depuis 2008.

Ils affirment que l’existence de la plantation a affecté les maisons, les terres et les lieux sacrés du groupe ethnique.

Les communautés autochtones de Bunong ont poursuivi la société devant un tribunal français après avoir perdu tout espoir d’obtenir justice au Cambodge, a déclaré mardi le représentant de la communauté de Bou Sra à Kroeung Tola lors d’une conférence de presse à Phnom Penh.

En janvier, un tribunal français a convoqué les neuf membres de la communauté autochtone pour l’audience à Nanterre, dans la banlieue de Paris, mardi à 11 heures 30.

L’audience avait été reportée une fois auparavant en décembre, les plaignants n’ayant pas pu obtenir de visas pour se présenter devant le tribunal afin de se défendre.

Tola a déclaré que l’ambassade de France avait rejeté les demandes de visa.

Les droits de l’homme en haute estime

Les membres du groupe ethnique ont perdu le droit de posséder leurs terres lorsque Socfin-KCD a été autorisé à installer sa plantation de caoutchouc qui a détruit toutes leurs possessions.

«J’espère que l’ambassade de France à Phnom Penh accorde une grande importance aux droits de l’homme, conformément à la Déclaration universelle des droits de l’homme et à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, et qu’elle réexaminera sa décision de rejeter nos demandes de visa pour la prochaine date fixée par le juge [français]», ont-ils déclaré.

Mathilde Teruya, conseillère politique et conseillère de presse à l’ambassade de France, a déclaré mardi dans un courriel que les demandes de visa présentées n’étaient pas conformes à la réglementation de l’UE en matière de Schengen. «Leur présence au tribunal n’était pas obligatoire à ce stade du procès», a déclaré Teruya.

Selon un communiqué de presse du groupe, après que l’avocat de la communauté eut engagé des poursuites contre Bolloré, un représentant de la société aurait déclaré ne pas connaître la communauté ni avoir pris des mesures légales à son encontre.

Un rapport du Centre cambodgien pour les droits de l’homme (CCHR) publié l’année dernière indiquait que plus de 800 familles ont été victimes de Socfin-KCD, la plupart d’entre elles d’ethnie Bunong.

Au moins 640 familles étaient impliquées dans le conflit foncier après que la société privée eut obtenu une concession économique couvrant 2386 hectares de terres sur un bail de 70 ans pour des plantations de caoutchouc et de produits agricoles.

Les autorités provinciales de Mondulkiri ont affirmé que le conflit foncier avait été résolu. Cependant, les villageois ont déclaré avoir été condamnés à des poursuites judiciaires.

«Avant d’opter pour un tribunal international, nous avons essayé de passer par toutes les autorités, en commençant au niveau du village et de la commune jusqu’au tribunal provincial.»

«Nos problèmes n’ont pas été pris en charge. Les tribunaux ont continué à retenir le cas et à ne pas agir. Cependant, quand un représentant de la société, qui n’a rien d’anonyme, a intenté une poursuite contre nous, les autorités n’ont pas abandonné l’affaire.»

«Nous avons perdu espoir. Nous ne dépendrons plus du système judiciaire cambodgien car il ne peut pas nous rendre justice. Nous avons donc opté pour le système international», a déclaré Tola.

Le porte-parole de la cour provinciale de Mondulkiri, Meas Bros, a déclaré mardi au Post que le groupe avait le droit de dire ce qu’il voulait.

Le tribunal a enquêté normalement et n’a aucun commentaire sur les villageois qui souhaitent intervenir devant un tribunal international, a ajouté Bros.

«Le conflit [terrestre] s’est déroulé il y a longtemps. Nous ne pouvons pas examiner leur plainte juste après l’avoir soumise. Le juge enquête actuellement sur l’affaire, mais certains de leurs dirigeants continuent de vouloir comparaître devant le tribunal», a-t-il ajouté.

————————-

Lien de l’article en anglais:

https://www.phnompenhpost.com/national/ethnic-group-disappointed-be-denied-french-visas-attend-court?

Photo: Une communauté Bunong de Mondulkiri a tenu une conférence de presse mardi sur son différend foncier avec une entreprise française (Crédit photo: Heng Chivoan)

source:http://lagazetteducitoyen.over-blog.com/2019/02/la-france-refuse-un-visa-a-des-cambodgiens-convoques-par-le-tribunal-de-nanterre-pour-temoigner-contre-bollore.html

Partager cet article

Repost0
18 juillet 2019 4 18 /07 /juillet /2019 16:55

Merci a Etienne Chouard sans qui nous serions encore dans notre obscurité politique

idem pour Monsieur Asselineau,  merci a lui , sympathisant fervent des gilets jaunes et ahérent UPR et fier de l'etre

transmettez ces liens et ces vidéos, que tout le monde aie ça en tête, il faut faire des cours d'économie, d'histoire, redonner une culture politique de base au peuple !

Partager cet article

Repost0
5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 23:16

c'est Béranger, Daumier et Courbet réunis

Partager cet article

Repost0
4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 11:58

Partager cet article

Repost0

2CCR

ALAIN BENAJAM
un paysan de l'Allier

http://www.petitions24.net/forum/47277
 Quand on vit dans l'Europe actuelle,on comprend le dégoût et la haine que les gens d'Europe de l'Est avaient pris pour la langue russe
une effarante chape de plomb médiatique pèse sur le basculement linguistique en cours
    defenselanguefrancaise.org Aujourd'hui il y a sur les murs de Paris plus de mots anglais qu'il n'y avait de mots allemands pendant l'Occupation (Michel Serres) Seuls les banquiers peuvent voler le peuple en plein jour sans avoir la police aux trousses...Jovanovic : il faut NATIONALISER LES BANQUES sans aucune indemnité, et mettre au point un tribunal pour les traduire en justice

le NWO alias le N.O.M. = Nouvel Ordre Mafieux

M'ame MEDEF et la  police

Pièces et main d'oeuvre
Olivier Demelenaere

ANONYMOUS
CHISTOPHER BOLLYN 
 INFOSYRIE
TOUCHE PAS à MON LABO !
La misère a un sourire tu sais?  oui je sais
...
SaveFrom.net  
Réseau Voltaire France

Mon site en Espéranto
BASTAMAG

Il faudra bien tenter de trouver des réponses, même si celles-ci peuvent s’avérer explosives 

une vraie civilisation : CAHIERS DE COUTURE

le dissident de Genève

MANIPULATION TOTALITAIRE DIGNE DE L'URSS   Les millliards perdus du Pentagone

Le soupçon d'ue manipulation d'Etat

donner la parole au peuple

ESPERANTO

Le plus grand dictionnaire  espéranto-français en ligne !

FUMER TUE ! CRAC BOUM HUE !

pour écouter ci-dessous cliquer dans le rectangle noir !

tiens des femmes portant un "voile islamique"

dictionnaires multilingues, exemple

Tous ses nouveaux articles sont du plus haut interêt

ambiance de merde, société détraquée et psychosée, rumeur meurtrière, flicaille 1 mort innocent tué par la bétise des gens 

"Tout pouvoir corromp, tout pouvoir absolu corromp absolument" il n'y a pas de pire poison de PIRE en PIRE

 Les pilotes français des avions qui ont fait ça vont-ils être poursuivis par leur conscience pour le restant de leur vie  ? 

Kadhafi (القذافي) dans l'intimité

LABOURSTART

Les-diables-sont-déchainés

Earth Liberation Front

Front de Libération des Animaux

Phil Glass NIGHT TRAIN SaveFrom.net

Mendelssohn Menuhin Furwangler SaveFrom.net

BRAVE NEW WORLD

on réédite les erreurs des années 20 
Forces international

IMMONDE FRANCE transformée en cauchemar !créez des fonctionnaires
Saddam face à l'histoire  

le racisme est en dernière analyse un racisme anti-pauvres reflechissez ... à quand une assoc anti-raciste pour défendre ceux-ci ? ça risque pas: les assoc anti-racistes sont composées de riches et de bourgeois !  L'Occident va crever de ne plus se toucher 

DES GENS 15è arrond. Quand Paris était encore une ville du peuple
défendons la langue française
et les autres domo dico 

 

 

La vraie vie  reconnaitre les papillons  découvrir le monde des insectes: FABULEUX!
http://fauneflore06.site.voila.fr/pages/insecte/insecte.htm#Ordres 

tous les oiseaux leur chant etc

France actuelle: HORREUR ABSOLUE à quoi on nous prépare 

17 mesures d'URGENCE
le monde dont nous voulons le contraire de celui qu'on nous impose  tout ça va bientôt être INTERDIT par les arrêtés municipaux fascistes détraqués

http://dont-stop-the-chicha.skyrock.com/

"il va falloir reconnencer à sculpter les facades des maisons, à vivre dans le beau, pourquoi toujours la merde et la sous-merde ?!"

ne pas laisser tomber avant d’avoir commencé, nos enfants ont besoin de nous

dépéchez-vous avant que les règlements municipaux n'interdisent de mettre des plantes odoriférantes dans son jardin: semences BIO de fleurs et de légumes rares 

Joseph Moshe? on a retrouvé Joseph Moshe ! mais comment se fait-il qu'aucune date de liberation n'est indiquée, ni de jugement? et comment se fait-il qu'aucun journaliste n'a pris la peine d'aller le visiter pour en avoir le coeur net sur ce qu'il est?

Diana

Il y a eu 2 génocides, sauf que le deuxième n'a bénéficié d'aucune commémoration

http://www.parasciences.net/

CABANES DANS LES ARBRES

TOUTES LES GALAXIES !

KURT SONNENFELD

Bruxelles 11 septembre 2008

vidéo à regarder jusqu'au bout, c'est là que se trouve le plus important !!

petit à petit ça se sait LA NATURE DU CAPITALISME et la psychologie de ses "kapos"

Chute libre dans la barbarie tout citoyen français vit maintenant dans une insécurité de tout instant, à chaque moment un cauchemar ignoble peut s'abattre sur lui quand on vous disait de pire en pire contre ces horreurs, ce cancer qui ronge la FRANCE lapétition 

pour le receuil de témoignages

la France montrée du doigt par Amnesty International pour les excès de la police et  l’impunité dont jouissent leur auteurs (la Chine nous donne une leçon !)  faute de structure d’enquête indépendante et avec une justice plus prompte à classer les affaires qu’à les juger. et voilà un qui lâche le morceau et explique beaucoup de choses - un témoignage de l'intérieur! - plein d'exemples de cette mentalité Tout ça vient de leur impunité
 http://outre-vie.forum
poésie et astronomie

poésie de Francis Jammes
* discours anti-secte comme support de l’idéologie néolibérale *
apparitions en Egypte

 Daninos disait: "L'esprit, comme le parachute, doit être ouvert pour fonctionner."
* les OVNIs en Argentine 



la lettre de la vieille dame :

les Bistrots Résistants

NB : pour regarder cette vidéo il faut cliquer sur le titre "les Bistrots Résistants" en bleu sous le cadre, qui sert de lien avec le site Dailymotion. Là, la video fonctionne et peut être visionnée

 

Ne plus respecter les lois liberticides
 
Zygmunt Bauman
"On a beau parler des droits de l'homme, il faut d'abord respecter l'individu et sa liberté. Sinon, c'est du vent, un beau discours qui ne sert à rien à nous les vivants." (Gao Xingjian)

PAUVRE ARGENTINE!

SANS DROITS SANS VOIX

féroce inégalité des sexes ! quand cela cessera-t-il ?
l'affaire Fortin
halte à l'inhumanité du racisme anti-homme !

papillons  - en 2008  carabus coriaceus ?
oiseaux  dictionnaire HINDI

c'est délicieux  !

cuisine de Rosine
cuisine syrienne
v Merveilleux tableaux

vun miracle nommé Bubulle
une analyse sociologique lumineuse des dérives actuelles :

le critère? être minoritaire !!

"nos impôts utilisés à payer des hystériques qui traitent de secte tous ceux qui ne se soignent pas ou ne pensent pas comme tout le monde."dry.gif

la-delation-aveugle/

"L'enfer est pavé de bonnes intentions" v


">

texte libre 4 en haut à droite

texte libre n° 2 à droite au milieu

ECOUTER en LISANT: (Phil Glass)

années 50 époque moins constipée que maintenant qu'est-ce qu'on vous regrette !
Je suis un sentimental - Eddie Constantine SaveFrom.net

NOUVEAU:  ICI LES CHANTS DE TOUTES LES ESPECES D'OISEAUX DU MONDE ENTIER  

Voyages en ASIE

 

FLORE EN LIGNE !

identification des plantes

identification des fleurs composées (à capitule)

herbier très détaillé des espèces les plus courantes

 

IMMONDE ! on se croirait en URSS !

alors la frontière n'existe plus: http://www.maitrepo.com/a

Haïkus

jouer au TAROT : télécharger

rue Affre  

  Fabuleux ROSSINI SaveFrom.net
v Abdelhalim Hafez

v "ah  mais ça ne finira jamais"
v Je veux dire au monde une histoire
*pour découvrir le monde des insectes, FABULEUX!
http://fauneflore06.site.voila.fr/pages/insecte/insecte.htm#Ordres
c'est vrai, en France aussi on ne voit presque plus jamais de mouches! comment ça se fait?

tous les oiseaux, chants, etc

situation  terrifiante

v NOTRE PLANETE INFO

Que reste-t-il de la démocratie?
Une vraie société c'est ça

une évolution politique véritablement glaçante  

le vin le meilleur aliment anti-vieillissement:

¿Seremo entregados a los barbaros fieros?
¿Tantos milliones de hombres hablaremos inglés?
¿No hay mas nobles hidalgos ni bravos caballeros ?
¿Callaremos ahora para llorar despues? (Ruben Dario)

patriotisme pas mort vive la Russie !



Tites boules émotives pour vos commentaires
                                     
 
                

PLIAJ MIENETOJ

d'autres ici

nous ne sommes qu'une poignée à percevoir la gravité du phénomène et ses menaces sur les libertés individuelles.pureté et santé ces notions ont été un cocktail explosif chaque fois que l'Etat s'est focalisé névrotiquement dessus n'est-ce pas ?le tabac comme "rideau de fumée" 

le si beau et si expressif visage de barbara !  on aurait envie de le couvrir de baisers  "Quand reviendras-tu ?"

NB : pour regarder cette vidéo il faut cliquer sur le titre " Quand reviendras-tu?" en bleu au-dessus du cadre,ili sert de lien avec le site Dailymotion. Là, la video fonctionne et peut être visionnée



http://www.lipsheim.org/forum/agora/
*
éthique des bistrots versus milices 

1/ Ne plus être muet : faire circuler ces informations autour de soi.
2/ Ne plus financer la mondialisation : consommer uniquement local, régional, artisanal.
3/ Ne plus respecter les lois liberticides : désobéir.
4/ Ne plus consommer la propagande : jeter sa télévision et sa radio.
5/ Ne plus être invisible : parler, faire du situationisme, occuper la rue.
6/ Ne plus être un esclave : devenir paysan, artisan, commerçant, indépendant.
7/ Ne plus être dépendant : devenir autonome (énergie, alimentation, santé, culture).
8/ Ne plus être un robot : rire, danser, chanter, dessiner, fumer, boire, partager, découvrir, etc.

">

texte libre au milieu à droite

">

les vrais liens TOUS