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puisque le nouvel over-blog est une vraie merde mon futur blog sera (y aller regarder dès maintenant) : http://miiraslimake.eklablog.com
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  "Sur vojo de l'vivo nun vagas mi sola,
Senzorge al kie la tempo min blovas;
Ĉar, kvankam min celus eĉ vorto konsola,
En aĝ' mia nuna mi vivi ne povas" (Edmond Privat)Presidentielles 2012 sortie de l'euro 
Union populaire republicaine
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Texte Libre 1 en-tête

VIVE LE MRAP ! VIVE LES CATHOLIQUES !

le scandale du siècle Durant 50 ans on a cultivé l'horreur de l'URSS son totalitarisme, sa barbarie cauteleuse, ses flics puants, son intrusion dans la vie privée des gens, on nous a fait peur de ce contre-modèle c'était l'abomination le danger qu'on opposait à nos pays civilisés et libres Et dire qu'on était prêt à faire la guerre pour ne pas tomber dans une telle société maintenant on les imite! en pire ! u-p-r Asselineau le seul qui interdira les RFID LA Banque Centrale Européenne n'est « INDÉPENDANTE » que d'une seule chose : DU SUFFRAGE UNIVERSEL  Arnaques de la GRANDE DISTRIBUTION Turquie état policier barbare pour nos enfants nos familles la société Refus TOTAL directive scélérate Les américains ont PEUR de s'indigner c'est le but recherché Morts etat-d'Anne  LES MOTS argument de mouton fasciste DEFENSE des DATES seuls ceux qui ont connu ça comprennent horreur Mépris des gens atteintes à leur dignité et conditions de vie ce qui viendra après LES LABOS  Marksaj studoj

à BAS l'invasion amerloque ! à bas l'anglicisation obsessionnelle d'OVER-BLOG !!!

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Texte libre 2 en bas à droite

Un seul Etat ce n'est pas l'apocalypse ni la fin du monde

on n'avait plus entendu ce genre de propos depuis la fin de l'URSS et du KGB

avant la purification ethnique 
v"ce qu'il y a de terrible quand on cherche la vérité c'est qu'on la trouve"
v Kawther Salam
ECOUTER en LISANT:

un peu de métaphysique

un chagrin insondable

v Shajarian :

Kazi Nazrul Islam le grand poète bengali


Dum vivas mi :

*Le Temps des Fleurs (et le temps où Dalida vivait)

* Un jour tu verras 

Steve Reich:

 

BRUCH le plus puissant concerto 

Ils disent

 Natacha Atlas :


Savoir, résister, avant qu'il ne soit trop tard

des choses que vous n'avez pas vues à la télé

(que réfléchissent ceux qui se chauffent au fuel: Est-ce que vous retrouvez vos chaudières effondrées après une nuit de fonctionnement?)

v la fatwav les humanistes commencent à prendre peurv Espace Libre

par exemple

les "experts" en qui on met notre confiance sont achetés et mententv

SAVEZ-VOUS QUE MAINTENANT IL Y A UN DICTIONNAIRE chinois- français SUR INTERNET ?

v sud de l'Iran
v les couleurs de l'INDE

v mousselines: "vents tissés" disaient les romains

histoire de l'INDE - 1ère partie

nostalgie d'Alger

l'argentine  est un des plus beaux pays au monde
v à la frontière Sino-Mongolev monts Altaï en Sibérie:  Fabuleux !v la Pologne

on vous donne des idées caricaturales sur les gens,
les trouvez-vous vraiment "constipés" ces iraniens? :
sauf comme tout le monde quand ils sont sur la  tombe de leur mère

v devant une logique comme celle-là le refus doit être total ! v  

Un texte capital à lire "comme boivent les poules: en relevant fréquemment la tête pour faire couler" : Le racisme anti-pauvres

toutes les espèces végétales et animales aves liens images etc
 SEA SHEPHERD

La végétation d'Uruguay

TOUTE l'actualité scientifique

DANIEL faisait partie du "Mouvement du Graal"en mémoire de lui les voici

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v ATTRACTEURS ETRANGES v fractales v Morphogénèse

v NOUVEAU ! Un portail sur le monde musulman

carnets de poésie

Comte-Sponville

MES PIEDS SE SONT SEPARES DE TES PIEDS

La nature vampirique du capitalisme actuel qui vit de suçer la vie des êtres et des peuples":
Le capitalisme est devenu le plus grand ennemi de  l'individu
vie cauchemardesque des américains de classe moyenne
v une vision autoritaire et monochrome de la société


archives totales ">

texte libre 3 = vrai accès aux archiv

19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 18:45
 

"Trop tard. Mi-mars, après moult atermoiements, la Commission européenne s’est résignée à invoquer la « clause dérogatoire générale », encore jamais utilisée, qui suspend officiellement l’austérité. Les Etats sont autorisés à dépenser sans compter. C’est la seule chose que Bruxelles pouvait faire de bien : ne plus surveiller, ne plus menacer, ne plus sanctionner – en un mot, la boucler.

Sauf que le mal est fait. Pendant ses vingt-trois ans d’existence, le pacte de stabilité a constitué une arme de destruction massive des dépenses publiques des Etats membres, avec les services publics en première ligne."

C’est ainsi que commence l’éditorial du numéro 94 daté du 6 avril 2020 du journal Ruptures, signé Pierre Levy.
 
Ne manquez pas de lire la suite : c’est clair et argumenté. Est-ce utile de préciser que le Pardem partage les analyses de ce texte ? Nous diffusons ce texte avec l’accord de son auteur.
 

https://pardem.org/union-europeenne/151-pourquoi-et-comment-sortir-de-l-euro/1031-les-deux-piliers-de-l-ue-vacillent

 

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 11:05

et a ainsi révélé qu'il y avait en réalité des centaines de cas et des dizaines de morts dans la Pas de Calais, a-t-il été foutu à la porte par le propriétaire du journal ?

Sans doute; il faut s'y attendre; j'aimerais bien le savoir; mais ne nous le dira pas.

depuis le 10 mars on n'a plus aucune information ni chiffres sur le nombre de cas dans le Nord ni le Pas-de-Calais !!! censure totale !

Un peu d'bon sens !

conclusion : ils ont quelque chose à cacher ! ils ne veulent pas inquiéter la population

On DOIT donc présumer -  c'est le bon sens même ! - qu'il y a des milliers de cas dans ces deux départements et qu'ils ont peur de la panique qui saisirait les gens si ils le savaient, et dans quelles villes.

On doit aussi présumer que, comme en  Italie, et pour les mêmes causes : le démantèlement des  infrastructures hospitalières par ordre de la Commission européenne (via les gopé) vous vous souvenez que depuis des mois les personnels hospitaliers criaient, faisaient grève, disaient que l'hôpital va à sa perte, qu'ils étaient surmenés, au bout du rouleau, imaginez ce que ça peut donner en période d'épidémie !!!...

il faut donc présumer qu'il y a plein de morts, et plein de malades que les médecins hospitaliers sont contraints de laisser mourir, par manque d'équipements.

Ce qui expliquerait le BLACK-OUT TOTAL imposé par les autorités du Nord-Pas-de-Calais.

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11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 16:45

lien libre hors de ce site de merde à crever:  ici on peut lire les commentaires, on peut télécharger !

https://ru-clip.net/video/JOaXpNKwdrk/entretien-avec-pierre-jovanovic.html

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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 07:08

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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 07:46

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17 mars 2020 2 17 /03 /mars /2020 08:54

voilà ! comme en Italie ! ce sont les effets des gopés et de cette fameuse Union européenne, qui a été créé dès le début en fait (lisez les notes privées de Jean Monnet dès pendant la guerre, dans le livre de Philippe deVilliers) dans le but d'en faire une dictature capitaliste, pour le pus grand profits des investisseurs et des banques. Résultat : depuis des années on a réduit, réduit, encore réduit, démantelé toute l'infrastructure hospitalière (qui avait été créée dans le temps uniquement avec la argent des cotisations de SS, écoutez 'historique qu'en fait Bernard Friot, dans ses conférences ! puisqu'on vous oblige à rester à a maison c'est le moment d'en profiter !).
Le moindre bon sens médical et républicain (mais pas financier et capitaliste ! ..... ) pourtant pouvait faire prédire, qu'il faut EN PERMANENCE  avoir un suréquipement dans ce domaine, pour pouvoir pallier aux catastrophes toujours possibles !
La politique qu'on nous a imposée depuis des années est criminelle ! il faudra dresser unè Tribunal de Nuremberg pour ces gens aprs l'épidémie !

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 09:43

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/coronavirus-dioceses-du-nord-du-pas-calais-prennent-nouvelles-mesures-1799966.html

ça fait vingt ans maintenant que toutes les églises sont fermées en permanence !!! donc qu'il n'y a plus d'églises nulle part, purement et simplement. Que ce ne sont plus que des tas de briques. Et que la religion est morte et enterrée .

 

 (eh ! au fait !ils ne sont pas censés croire à la vie éternelle les chrétiens, non ? ça c'est un aveu ! c'est das dans des situations comme ça qu'ils révèlent qu'ils n'ont plus du tout la foi !)
 

 

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15 mars 2020 7 15 /03 /mars /2020 11:04

et le capitalisme totalitaire après avoir détruit le site  hdclips.top a complètement saboté le site findclip.net !!!

 

en tous cas regardez et enregistrez précieusement cette vidéo humaniste :

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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 12:42
  • Et d'abord : c''est du Asselineau ! donc rien que du factuel(1), issu des sources officielles, et quand il s'agit de jugements personnels, l'expérience VECUE, pas plus, pour le reste prudence, jugement et un immense humanisme, décidément Asselineau est le seul humaniste (et le seul intègre et droit) qui reste dans le pays
    age politique français actuel ! Et donc un dossier complet, avec des chiffres, des graphiques des photos (pour voir les photos cliquer sur le lien plus bas) , un dossier sérieux, toujours replacé dans le contexte historique, historicisé, complet, humain, républicain ! et clair, pédagogique, LE dossier incontournable et non biaisé sur Chavez.

    Pour voir l'article avec les photos, c'est ici : http://upr-djamelito.blogspot.fr/2013/03/asselineau-sur-hugo-chavez.html

  (1)  On comprend mieux pourquoi FA ne passe presque jamais dans les média officiels qui n'ont de place que pour les slogans et les phrases courtes.
Aprés lecture de cet article bien écrit et DOCUMENTÉ, Hugo Chavez ne nous est plus inconnu, et mieux, on peut se forger une opinion, allez, disons-le: objective, sur ce chef d'État, et corollairement, une opinion des média officiels, armes de destruction mentale à très grande échelle.

  • ça commence ici, je laisse la parole à François Asselineau :
    Je ne suis allé qu’une seule fois dans ma vie au Venezuela.

    C’était à l’occasion de l’inauguration d’une grande exposition de plusieurs centaines d’entreprises exportatrices françaises, baptisée « Francia 2000 », organisée par le Centre Français des Manifestations à l'Étranger, et qui se tenait à Caracas dans les tout premiers jours de mai 1993.

    Travaillant à l’époque, et depuis quelques jours, au cabinet du ministre du commerce extérieur, celui-ci m'avait demandé d'accompagner Mme Lucette Michaux-Chevry, ministre chargée de l'action humanitaire et des droits de l'homme, que le Premier ministre français avait désignée pour aller inaugurer cette exposition. Car il est d'usage qu'un membre du gouvernement fasse le déplacement dans de tels cas, pour soutenir les efforts de nos entreprises à l'exportation.

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    Début mai 1993 : Une étrange audience avec un Président de la République aux abois
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    Parmi les visites protocolaires, le programme prévoyait que la représentante du gouvernement français serait reçue en audience par le Président de la République de l’époque, M. Carlos Andrés Pérez. J’avais accompagné la ministre et l’ambassadeur de France à cet entretien.

    Cela valait le déplacement et je me le rappelle, vingt ans après, comme si c'était hier. Alors que nous fûmes reçus au Palais de Miraflores - la présidence de la République - pour une audience fixée à 15 heures, donc en milieu de journée, nous eûmes la surprise de découvrir un palais présidentiel quasiment en état de siège. Tous les volets de l'édifice étaient fermés et les tentures tirées.

    Lorsque le Président de la République du Venezuela nous reçut dans son majestueux bureau, aux hautes boiseries couleur crème de style Louis XV, et à la moquette sable sur laquelle était planté un drapeau vénézuélien, l’atmosphère était la même : volets à persienne métalliques fermés et lourds rideaux de soie bleu pâle tirés. Le chef de l’État vivait claquemuré ainsi, sous un lustre en cristal à pampilles, à la lumière électrique toute la journée.

    L’ambassadeur de France m’expliqua ensuite que cet étrange isolement résultait probablement des craintes que nourrissait le chef de l’État d’être assassiné par son propre peuple. Il est vrai qu’un tireur isolé aurait pu se cacher à quelques centaines de mètres, dans les jardins publics proches du bâtiment de la présidence de la République, et l’abattre par un fusil à longue portée en voyant son ombre passer à travers les fenêtres.

    Ambiance…

    Il faut dire qu'au moment où il nous reçut, le président Carlos Andrés Pérez avait de quoi être préoccupé.

    Carlos Andrés Pérez avait été élu Président du Venezuela une première fois en 1974 pour un mandat de 5 ans qui courut du 12 mars 1974 au 12 mars 1979. On le voit ici, solidement encadré entre les deux présidents américains Gerald Ford à droite (Président des États-Unis du 9 août 1974 au 20 janvier 1977) et James Carter à gauche (Président des États-Unis du 20 janvier 1977 au 20 janvier 1981). La Guerre du Kippour ayant provoqué le premier choc pétrolier avec un quadruplement brutal des prix du pétrole, le Venezuela et ses fabuleuses réserves pétrolières devint un élément fondamental pour Washington dans sa géopolitique de l'Or noir.
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    Années 90 : les effets dévastateurs du FMI et du « consensus de Washington »
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    Alors qu'il avait été réélu chef de l'État en 1989 avec 52,9 % des suffrages en fustigeant le « consensus de Washington », le FMI et la Banque mondiale, Carlos Andrés Pérez avait opéré sans vergogne un virage à 180° sitôt sa réélection acquise.

    Tel un François Hollande faisant campagne contre le TSCG et l'adoptant quelques semaines après son élection, sans même faire semblant de s'y opposer, le président Carlos Andrés Pérez avait imposé un plan d'austérité ultra-libéral, directement inspiré du « consensus de Washington », après avoir présenté aux électeurs le programme exactement contraire.

    Le Venezuela devint alors le théâtre des réformes présentées bien entendu comme « indispensables » par le FMI : hausses généralisées de prix, libéralisation et privatisation de l'économie, gel des salaires et réduction des dépenses publiques, devaient, paraît-il, assurer la félicité publique.


    Carlos Andrés Pérez fut réélu Président du Venezuela - avec le plein soutien des États-Unis - une seconde fois en 1989 pour un mandat de 5 ans. Il n'allait pas le terminer et dut démissionner le 21 mai 1993, trois semaines après qu'il nous ait reçus dans son bureau barricadé de la présidence de la République. On le voit ici aux côtés de son mentor américain George H. Bush, père de "W.", Président des États-Unis du 20 janvier 1989 au 20 janvier 1993.
    C'est pendant ce second mandat qu'Hugo Chávez, alors âgé de 38 ans, déclencha une tentative de coup d'État contre Carlos Andrés Pérez, le 4 février 1992. La tentative échoua et Hugo Chávez alla méditer son échec en prison pendant 2 ans. Il fut libéré le 26 mars 1994 par le Président Rafael Caldera.


    Il avait découlé de ces réformes ce qui s'en suit systématiquement, et qu'a minutieusement décrit l'Américain Joseph Stiglitz, Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel en 2001 (dit "Prix Nobel d'économie"), dans son ouvrage
    Globalization and Its Discontents , paru en 2002 et traduit en français sous le titre accrocheur La Grande Désillusion. (Livre dont je recommande au passage vivement la lecture).

    Comme Stiglitz le démontre dans cet ouvrage avec beaucoup de références historiques et d'exemples statistiques à l'appui, le FMI fait passer l’intérêt de son « principal actionnaire », les États-Unis, avant ceux des nations les moins favorisées qu’il a pourtant pour objectif théorique de servir. L'auteur démontre également, en prenant comme exemples la crise asiatique et la transition russe, que
    les politiques préconisées par le FMI aggravent presque toujours les problèmes dont il a à s'occuper, entraînant des conséquences sociales dévastatrices et un accroissement de la pauvreté.

    C'est exactement ce qui se passa au Venezuela avec la politique ultra-libérale imposée par Carlos Andrés Pérez.
    Selon les statistiques officielles de l'ONU que je suis allé rechercher dans le rapport spécifique de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL) de l'ONU du 12 avril 2002, le taux de pauvreté des Vénézuéliens connut en effet un bond effarant de 1990 à 1999. [Source :
    http://www.eclac.cl/cgi-bin/getProd.asp?xml=/prensa/noticias/comunicados/9/9759/P9759.xml&xsl=/prensa/tpl/p6f.xsl&base=/prensa/tpl/top-bottom.xsl ]

    Pendant cette décennie - qui couvre les présidences de Carlos Andrés Pérez puis de ses fugaces successeurs Octavio Lepage, Ramón José Velásquez et Rafael Caldera, et qui s'achève par l'accession au pouvoir d'Hugo Chávez le 2 février 1999 -, le pourcentage de pauvres au Venezuela bondit de 40,0 % de l'ensemble de la population à... 49,4 %, et cela alors même que le pays est assis sur des réserves faramineuses d'hydrocarbures.

    Le pourcentage de ménages pauvres passa quant à lui, toujours selon les mêmes statistiques onusiennes, de 34,2 % des ménages à 44,0 %.

    Au même moment,
    le nombre "d'indigents" - c'est-à-dire de personnes vivant dans la rue ou dans des bidonvilles avec moins de 1 $ par jour de revenu - explosa : de 1990 à 1999, leur pourcentage passa de 14,6 % à 21,7 % de la population générale, ce qui - compte tenu de l'accroissement démographique entretemps - représente une hausse vertigineuse de quelque + 80 %. [Source pour toutes les données précédentes : http://www.eclac.cl/publicaciones/xml/4/7924/Capitulo_I_2001.pdf, tableau page 12 ]

    Ce sont des données fondamentales à garder à l'esprit. Lorsque Hugo Chávez accéda au pouvoir :

    1 Vénézuélien sur 2 vivait dans la pauvreté,

    plus d'1 Vénézuélien sur 5 vivait dans l'extrême misère,

    et une toute petite oligarchie vivait dans un luxe insolent, parce que, parfaite "collabo" de la puissance américaine, elle avait monnayé ce train de vie contre la cession de l'essentiel de la rente pétrolière vénézuélienne aux grandes compagnies américaines.


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    Le Venezuela des années 90 : un pays aux inégalités révoltantes
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    Ces inégalités, qui ressortent des chiffres glacés des statistiques, se voyaient à l'œil nu. Elles ne pouvaient manquer de susciter un sentiment d'incrédulité et d'indignation pour le Français de passage que j'étais. Car, des rapides vues que j’avais pu glaner de ce très bref séjour à Caracas, il me reste en effet deux images très fortes.

    D’un côté, sur des kilomètres et des kilomètres en venant de l’aéroport, des quartiers misérables de favelas s’alignaient au bord des autoroutes, tandis que les passants très pauvres et des SDF hantaient le centre ville.

    De l’autre côté, j’avais assisté à un dîner avec la haute société vénézuélienne dans l'un des grands restaurants les plus chics de la capitale. On s’y serait cru dans un épisode de la série américaine
    Dallas: hommes en smoking à la chevelure gominée et au sourire carnassier ; femmes coiffées, maquillées et manucurées comme dans un studio d'Hollywood, se faufilant dans l’assistance avec de somptueuses robes de soirée, le cou orné de rivières de diamants ou d'émeraudes. Des vraies pierres, pas du strass.

    Précision nécessaire pour bien comprendre la situation du Venezuela (comme celle de nombreux pays latino-américains, en particulier du monde andin), une différence essentielle me sauta aux yeux : cette haute bourgeoisie vénézuélienne - que notre voyage officiel pour soutenir les exportateurs français nous amenait à rencontrer - avait essentiellement le teint blanc et du sang espagnol ; elle vivait comme séparée du reste du pays, dans une enclave mentale où l'on envoie ses enfants étudier aux États-Unis et où l'on passe ses vacances en Europe. Le petit peuple en guenilles, dont j'avais croisé le regard muet dans les rues, avait quant à lui très majoritairement le teint foncé et mat ; et ses traits révélaient le sang indien ou afro-caribéen qui coulait dans ses veines.

    Incontestablement, il n'est pas possible de comprendre la "Révolution bolivarienne" d'Hugo Chávez, et son immense succès auprès des couches les plus défavorisées du peuple vénézuélien, si l'on fait abstraction de ce contexte autant ethno-sociologique qu'économique.

    Carlos Andrés Pérez était né dans une vaste hacienda, à la frontière vénézuélo-colombienne près de la ville de Rubio, dans une famille de la moyenne bourgeoisie. Son père, Antonio Pérez Lemus, était un pharmacien et un planteur de café d'origine colombienne, dont les grands-parents, venus d'Espagne et des îles Canaries, avaient émigré au Venezuela dans les dernières années du XIXe siècle. Sa mère, Julia Rodríguez, était la fille d'un propriétaire terrien de premier plan dans la ville de Rubio.

    La famille Chávez, d'origine principalement indienne-indigène, espagnole et afro-vénézuélienne, a des ancêtres dans le centre du Venezuela, dans la région des llanos. Hugo Chávez était l'arrière-petit-fils du rebelle Pedro Perez Delgado, plus connu sous le nom de « Maisanta », qui soutint une insurrection et qui, avant sa capture en 1922, mena à la mort à la fois un ex-président vénézuélien et un gouverneur d’État.


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    La chute infamante de Carlos Andrés Pérez
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    Si le Président de la République Carlos Andrés Pérez avait donné instruction de garder nuit et jour fermés tous les volets de la Présidence de la République par crainte d'un tireur en embuscade, ce n'était pas seulement à cause de la situation économique et sociale explosive qu'il avait créée de ses propres mains, et qui fait toujours le lit de toutes les révolutions (une situation qui, soit dit en passant, se propage à l'identique actuellement à toute la zone euro).

    Non. Il y avait une autre raison, encore plus sordide : sa corruption notoire était en train de faire vaciller les institutions du pays.

    En mars 1993 en effet - c'est-à dire un mois et demi avant notre venue à Caracas -, le procureur et inspecteur général des Comptes de la République, M. Ramon Escobar Salom, avait osé porter contre Carlos Andrés Pérez des accusations de malversations, pour un montant de 250 millions de bolivars. Cette somme tirée sur le budget de l'État, qui équivalait à quelque 17 millions de dollars, devait abonder des fonds secrets au ministère de l’Intérieur. Mais elle s'était mystérieusement perdue en route, en passant justement par le secrétariat de la présidence de la République...

    Au moment précis où Carlos Andrés Pérez accordait une audience à la ministre française que j'accompagnais, il savait donc que ses jours à la tête de l'État étaient extrêmement compromis et suspendus à la décision de la Cour suprême de Justice, attendue par toute la presse dans les semaines suivantes.

    Il y avait donc, dans cette fermeture des volets et cette coupure palpable du monde extérieur, un réflexe de protection primaire et superstitieux, presque puéril. Pendant qu'il expliquait à Mme Michaux-Chevry tout l'intérêt qu'il portait au développement des exportations françaises vers le Venezuela, et qu'il balayait d'un revers de main ironique la situation intérieure de son propre pays, j'observais le caractère pathétique de cet escroc. Cela se voyait dans son regard fuyant et se sentait au timbre de sa voix : cet homme était intérieurement saisi d'effroi, il se sentait irrésistiblement entraîné vers l'abîme.

    De fait, le 20 mai suivant, soit moins de 3 semaines après cette audience, la Cour suprême de Justice du Venezuela rendit son arrêt : elle jugea que les éléments à charge étaient suffisamment graves et concordants pour qu'il y ait matière à procès. Dès le lendemain, 21 mai 1993, le Sénat suspendit Carlos Andrés Pérez de ses fonctions de Président de la République au motif, infamant s'il en est, de malversations et d'appropriation illégale.

    On apprit ensuite que cette somme aurait, en partie, servi à financer des campagnes politiques dans des pays latino-américains voisins, et notamment la campagne électorale de Violeta Chamorro, élue présidente du Nicaragua en 1990 contre Daniel Ortega et les révolutionnaires sandinistes. Bien entendu, la main de la CIA ne devait certainement pas être très éloignée de tout ce micmac.


    Le 31 août 1993, le Congrès national destitua Carlos Andrés Pérez, qui fut enfermé dans la prison
    El Junquitopuis qui fut assigné à résidence dans sa propriété personnelle, du fait de son âge, dans l'attente du jugement. Le 30 mai 1996, la Cour suprême de Justice le condamna, pour malversation aggravée, à 2 ans et 4 mois... d'arrestation à domicile.

    En 1999, remis en liberté, ce diable d'homme osa créer un nouveau parti politique. Probablement était-ce dans le but d'obtenir un siège de sénateur et d'être ainsi protégé, par l'immunité parlementaire y afférente, des nouvelles accusations de corruption qui étaient apparues entre-temps contre lui : la presse avait en effet révélé qu'il possédait des comptes secrets aux États-Unis. Le 20 décembre 2001, un tribunal de première instance de Caracas ordonna qu'il soit de nouveau assigné à résidence dans sa propriété personnelle pour le juger sur ce nouveau scandale.

    Mais l'oiseau s'était envolé en République Dominicaine. Le 3 avril 2001, Hugo Chávez, nouveau Président du Venezuela, demanda à la République Dominicaine l'extradition de l'ex-Président. Cependant, cette extradition ne fut jamais exécutée car Carlos Andrés Pérez s'était enfui pour résider en Floride, dans la ville de Miami (États-Unis).

    Naturellement, le gouvernement de Washington n'accorda jamais l'extradition de son agent Carlos Andrés Pérez et celui-ci put vivre une fin de vie luxueuse en continuant, jusqu'à sa mort survenu en 2010, à offrir un appui aux groupes opposés au président Hugo Chávez.



    Carlos Andrés Pérez réfugié dans sa somptueuse villa de Miami (Floride) au début des années 2000. C'est là qu'il mourut en 2010 - aux États-Unis donc - entouré de sa famille comme un chef de la mafia, mais sous l’opprobre de tout son peuple. Mis à part les quelques milliers de Vénézuéliens, bien sûr, qu'il avait arrosés de largesses.
    L'ancien Président vénézuélien vécut ainsi les dix dernières années de sa vie, dans le luxe misérable procuré par ses « comptes secrets », alimentés par les détournements de fonds en tout genre auxquels il s’était livré pendant qu'il était chef d’État. Alimentés, sans doute aussi, par les services américains appropriés.
    À l'annonce de son décès, les grands médias occidentaux ne lui consacrèrent que quelques lignes fort discrètes, et pas le torrent de boue qu'ils viennent de jeter sur le corps encore chaud d'Hugo Chávez...


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    2013 : les effets de la présidence d'Hugo Chávez
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    Depuis ce bref séjour de 1993, ma vie professionnelle et personnelle ne m'ont jamais donné l'occasion de retourner au Venezuela. Je n’ai donc pas eu l’occasion, ni de rencontrer Hugo Chávez, ni de me rendre compte de mes propres yeux de l’évolution du pays depuis 20 ans, et en particulier depuis qu'il a accédé à la tête de l'État le 2 février 1999.


    Si je veux me faire un jugement lucide et objectif de cet homme, à l'évidence hors du commun, qui a présidé aux destinées du Venezuela pendant 14 ans, de 1999 à 2013, j'en suis donc rendu à me fier aux statistiques de l'ONU.

    En particulier à celles de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL) de l'ONU, tirées du très officiel
    "Panorama social de América Latina 2011" publié par la CEPAL en 2012 : http://www.eclac.cl/cgi-bin/getProd.asp?xml=/publicaciones/xml/1/45171/P45171.xml&xsl=/dds/tpl/p9f.xsl&base=/dds/tpl/top-bottom.xsl


    Ces statistiques, dignes de foi, dressent de façon laconique le bilan d'une décennie de gestion "chaviste" :

    le taux de pauvreté au Venezuela s'est effondré, en passant de 48,6 % de la population générale en 2002 à 27,8 % en 2010.
    [ source :
    http://www.eclac.cl/publicaciones/xml/1/45171/PSE2011-Sintesis-Panorama-Social-de-America-Latina.pdf, tableau page 5 ]



    le taux de "pauvreté extrême" ("indigencia" en espagnol, correspondant à moins de 1 $ de revenu par jour) est passé, sur la même période, de 22,2 % à 10,7 %. Il s'agit de ces Vénézuéliens qui vivaient dans des favelas ou dans la rue et dont le nombre m'avait tant frappé en 1993.

    le Venezuela a diminué de 58% le taux de malnutrition infantile, qui est passée de 7,7% en 1990 à 3,2% en 2009.



    le coefficient de Gini, qui mesure le degré d'inégalité de la distribution des revenus dans une société donnée, a connu, dans la même période, une évolution considérable au Venezuela est passé de 0.498 en 1999 à 0.39 en 2011, ce qui représente une réduction spectaculaire des inégalités. [source : http://argentina.embajada.gob.ve/index.php?option=com_content&view=article&id=760%3A13-de-enero-de-2012-segun-la-cepal-venezuela-es-el-tercer-pais-con-menor-pobreza-en-latinoamerica-&catid=4%3Anoticias-de-venezuela-en-el-mundo&Itemid=39〈=en]

    [NOTA : Le coefficient de Gini est un nombre variant de 0 à 1, où 0 signifie l'égalité parfaite (tout le monde a le même revenu) et 1 signifie l'inégalité totale (une personne a tout le revenu, les autres n'ont rien, cas extrême du maître et de ses esclaves). Le coefficient de Gini évolue donc dans le même sens que les inégalités : s'il diminue, c'est qu'elles diminuent, et inversement].


    Ce tableau, tiré du "Panorama social de América Latina 2011" publié par la CEPAL en 2012, fait ressortir de façon très intéressante les politiques de justice sociale des différents États d'Amérique du sud au cours des 3 périodes (de durée variable) 1990- 2002, puis 2002-2008, puis 2008-2010.

    À chaque période correspond une barre de couleur différente, de la valeur de l'augmentation ou de la diminution du coefficient de Gini, c'est-à-dire de la hausse ou de la baisse des inégalités de revenus dans la population.

    Comme on le voit de façon spectaculaire, tous les régimes alignés politiquement sur Washington et économiquement sur le FMI ont laissé croître vivement les inégalités : ce fut le cas, dans les années 90, des gouvernements d'Argentine, de Bolivie, du Brésil, du Chili, de Colombie, du Costa Rica, de l'Équateur, du Salvador, du Mexique, du Paraguay... et du Venezuela de Carlos Andres Perez.

    Le même tableau fait en revanche ressortir de façon spectaculaire les politiques de réduction des inégalités entreprises, à partir des années 2000, par les régimes plus ou moins en rupture avec le tuteur états-unien :

    Argentine, avec le Président Nestor Kirchner puis la présidence actuelle de sa veuve Cristina

    Bolivie d'Evo Morales, ami de Hugo Chávez

    Brésil de la Président Rousseef

    Équateur du Président Rafael Correa, très lié à Hugo Chávez

    Salvador du Président Mauricio Funes, du Front Farabundo Martí de libération nationale (FMLN)

    Nicaragua du Président sandiniste Daniel Ortega

    Pérou du Président Ollanta Humala

    Uruguay du Président José Alberto Mujica

    Venezuela du Président Hugo Chávez

    Seuls deux États font exception à cette règle cynique, et seulement depuis 2008 :

    le Mexique du Président Felipe Calderon sur la dernière période de 2008 et 2010. Rappelons que cet homme, proche des Américains comme tous ses prédécesseurs, était néanmoins de formation chrétienne-démocrate et non membre du Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI) - cas exceptionnel pour le chef de l'État mexicain. Il était co-fondateur du Parti action nationale (PAN), d'inspiration chrétienne-sociale et membre de l'Internationale démocrate-chrétienne.

    et le Panama du Président Ricardo Martinelli sur la même période. Mais c'est sans doute parce que cet homme d'affaire, soutenu par Washington, a senti le vent du boulet : son opposante Balbina Herrera, proche de Hugo Chávez, avait été longtemps donnée gagnante dans les sondages.



    Il me semble utile de préciser que le coefficient de Gini pour la France est passé de 0,279 en 1996 à 0,299 en 2010. [ source INSEE septembre 2012 :
    http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1412/ip1412.pdf]. Et j'ajoute que l'on peut, à défaut de statistiques plus récentes, anticiper sans grand risque de se tromper que le coefficient de Gini a dû fortement grimper en 2011 et 2012 : il doit certainement être désormais aux alentours de 0,31 ou 0,32.

    La France reste donc sensiblement moins inégalitaire que le Venezuela post-Chávez.

    Mais les inégalités progressent rapidement chez nous alors qu'elles ont beaucoup régressé au Venezuela sous Hugo Chávez.

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    Les grands médias occidentaux et Hugo Chávez
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    Le moins que l'on puisse dire, c'est que la mort d'Hugo Chávez n'aura pas incité les grands médias occidentaux - et notamment français - à faire preuve de bienveillance, ni même d'indulgence, vis-à-vis du défunt.


    Bien au contraire, les jours qui ont suivi l'annonce de sa mort ont été marqués par un dénigrement, voire des critiques acerbes, des médias contre cet homme, régulièrement présenté comme un "dictateur" alors qu'il s'était fait élire à chaque fois par une large majorité de Vénézuéliens.

    Pour n'en citer que deux exemples parmi bien d'autres :

    Le journal français Le Figaro a publié un titre aussi tranchant que méprisant : « Hugo Chávez, la fin d'un provocateur ». Comme si l'on pouvait résumer de ce simple qualificatif vaguement comique les 14 ans passés par Chávez à la tête du Venezuela ! [sur http://www.lefigaro.fr/international/2013/03/05/01003-20130305ARTFIG00675-hugo-chavez-la-fin-d-un-provocateur.php].

    Le journal français quotidien Les Échos a dressé un bilan accablant de la gestion d'Hugo Chávez. Selon le journaliste, il « laisse une économie dévastée » au Venezuela. [http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202625066562-hugo-chavez-laisse-une-economie-devastee-par-les-effets-pervers-de-la-rente-petroliere-544388.php ]

    L'adjectif « dévasté » faisant d'habitude penser aux effets d'un cyclone, d'un tremblement de terre ou d'un tsunami, j'ai regardé de plus près cet article pour saisir les arguments avancés par le journaliste pour en justifier l'emploi. Pour faire court, Hugo Chávez aurait « laissé une économie dévastée »parce que la dette publique du pays est passée de 28 à 130 milliards de dollars en 14 ans, que le déficit public a dépassé 7 % du PIB l'an dernier, et que les industries vénézuéliennes fermeraient les unes après les autres.

    J'avoue que ces arguments m'ont fait rire :

    Si Hugo Chávez a « dévasté » l'économie parce qu'il a fait grimper la dette publique de 102 milliards de dollars en 14 ans, quel verbe le quotidien Les Échos réserve-t-il alors à Nicolas Sarkozy qui a, quant à lui, fait exploser la dette publique française de quelque 700 à 800 milliards de dollars en 5 ans (5 à 600 milliards d'euros) ? Et qu'il a porté le déficit public jusqu'à 8,5 % ?

    Si Hugo Chávez a « dévasté » l'économie parce que le secteur industriel vénézuélien serait sinistré, que dit alors le quotidien Les Échos du démantèlement général de nos protections douanières et de la liberté totale des mouvements de capitaux qui nous ont été imposés par les traités européens et qui ont conduit, depuis 12 ans, à la disparition d'au moins 1/3 des heures travaillées dans l'industrie française ? Que dit le même quotidien du taux de change externe de l'euro qui, joint aux phénomènes précédents, explique que la France perd actuellement 800 emplois industriels et une usine en moyenne par jour ouvrable ?


    Cependant, ce journal - propriété du milliardaire français Bernard Arnault - étant un journal réputé sérieux, il n'ose quand même pas travestir totalement la réalité. Le journaliste reconnaît, du bout des lèvres, le succès spectaculaire remporté par Chávez en matière de lutte contre les inégalités. Mais, pour discréditer ce phénomène historique, l'article venimeux porte le titre
    « Chávez a réduit les inégalités au prix d'un échec économique. »

    Mais, comme l'a justement fait remarquer l'un des lecteurs critiques de cet article, si « Chávez a réduit les inégalités au prix d'un échec économique », que dire alors de la totalité des dirigeants européistes qui ont, quant à eux,
    augmenté les inégalités, et cela au prix d'un échec économique bien pire encore… ?
    (cf. l'évolution inquiétante, mentionnée supra, du coefficient de Gini en France)

    En bref,
    les articles de la presse française ont décidé, en guise de nécrologie, de traîner dans la boue un homme qui s'est dressé contre la mainmise politique et le racket économique des États-Unis sur son pays, et qui a sorti de la misère la plus affreuse des millions de ses compatriotes.

    En se comportant de la sorte, la grande presse française se déshonore encore un peu plus et témoigne, surtout, de qui sont les puissances qui la musèlent.


    À la différence de Carlos Andrés Pérez, le président Hugo Chávez est mort en fonctions et dans sa patrie. Derrière ses airs bravaches, il a souffert le martyre.


    Le transfert de sa dépouille, puis son enterrement, les 7 et 8 mars 2013, ont drainé des foules immenses.

    L'ampleur exceptionnelle du soutien populaire au président défunt et l'affliction réelle d'une très grande majorité des Vénézuéliens semblent avoir pris de court les responsables politiques et les grands médias du monde occidental. Car dans ce monde occidental, on ne sait plus, au fond, ce qu'est un dirigeant qui œuvre sincèrement pour le bien de son peuple, et non sous l'injonction de tel ou tel lobby bancaire ou industriel ! Il faut remonter à l'assassinat de John Kennedy le 22 novembre 1963, ou à la mort de Charles de Gaulle le 9 novembre 1970, pour retrouver des émotions populaires d'une telle envergure et d'une telle intensité.


    --------------------------------------------------------------
    La France une nouvelle fois en-dessous de tout
    --------------------------------------------------------------
    Pour ce qui concerne plus directement la France, la mort d'Hugo Chávez aura confirmé, s'il en était besoin, à quel point les actuels dirigeants français sont indignes et lâches.

    Que l'on ait aimé, ou pas aimé, Hugo Chávez,
    tout dirigeant français digne de ce nom aurait dû saisir l'importance historique de cet événement planétaire.Il aurait dû comprendre qu'il était de notre plus haut intérêt national de se rendre sur place, à Caracas, pour participer aux obsèques de Chávez et témoigner ainsi de la solidarité du peuple français avec le peuple vénézuélien et, au-delà, avec l'ensemble des peuples d'Amérique latine, tous plus ou moins bouleversés par cette mort.

    C'est ce qu'avait si bien compris Charles de Gaulle, à la fois lorsqu'il s'était rendu aux funérailles de Kennedy en 1963, nonobstant les griefs avec le gouvernement de Washington, pour montrer que le peuple français compatissait à la douleur du grand peuple américain. C'est aussi, dans des circonstances différentes, ce qu'avait fait le fondateur de la Ve République, en effectuant sa célèbre tournée latino-américaine, au printemps et à l'automne 1964.

    Ainsi donc, et comme je le faisais remarquer déjà, voici quelques jours, pour le Festival du cinéma panafricain de Ouagadougou, le Président de la République française, ou à défaut le Premier ministre, auraient dû impérativement faire le voyage de Caracas.

    Ni l'un ni l'autre n'ont fait le déplacement. Ni même, comble de l'offense vis-à-vis des nouvelles autorités vénézuéliennes, le ministre des affaires étrangères. M. Laurent Fabius a fait savoir qu'il avait des "contraintes d'agenda" qui l'empêchaient d'être présent dans la capitale du Venezuela ce vendredi 8 mars.

    Moyennant quoi, n'osant quand même pas laisser notre ambassadeur représenter la France tout seul sans autorité politique à ses côtés, le gouvernement a jugé bon de se faire représenter, à un niveau minimal, en choisissant Victorin Lurel, ministre "des Outre-mer".

    Ainsi donc, il faut que tout change pour que tout reste pareil :

    en 1993, déjà, Mme Michaux-Chevry, ministre RPR d'origine guadeloupéenne, dont le portefeuille n'avait aucun rapport avec le Venezuela, et sans aucun poids politique, avait été choisie pour aller inaugurer l'exposition Francia 2000 de Caracas et rencontrer le Président Carlos Andrés Pérez.

    vingt ans après, M. Victorin Lurel, ministre PS, lui aussi d'origine guadeloupéenne, dont le portefeuille n'a lui aussi aucun rapport avec le Venezuela, et qui n'a lui aussi aucun poids politique, a été choisi pour assister aux funérailles du Président Hugo Chávez.

    Décidément, l'UMP et le PS se comportent donc exactement de la même et détestable façon, à la fois vis-à-vis de nos compatriotes guadeloupéens - dont la participation au gouvernement consiste surtout à les charger de missions dont aucun autre ministre ne veut, dès lors qu'elles se situent dans la zone Caraïbes ; et à la fois vis-à-vis des plus hautes autorités vénézuéliennes, qui ne peuvent que prendre en très mauvaise part l'indifférence teintée de dédain avec laquelle le gouvernement français les considère.

    Ce mauvais procédé n'était au fond pas très grave de conséquences en 1993, dans la mesure où l'événement (une grande exposition commerciale) n'était guère politique et dans la mesure où le chef de l'État était un homme corrompu, honni d'une grande majorité de la population, et qui n'avait plus que quelques jours à rester en fonctions.

    En 2013, en revanche, dans la mesure où l'événement revêt une immense portée politique et symbolique, et suscite l'émotion chauffée à blanc de tout un peuple, c'est une nouvelle et véritable faute diplomatique lourde que la France vient de commettre.


    Complètement à côté de la plaque : telle a été l'attitude minable, et non dénuée de venin, de François Hollande face à la mort d'Hugo Chávez. C'est, une nouvelle fois, une véritable faute lourde diplomatique et une trahison des intérêts supérieurs de la France et du peuple français.


    Sentant quand même qu'il fallait faire et dire quelque chose, notre chef de l'État s'est fendu d'un communiqué, le 6 mars, d'une platitude non dénuée de perfidie et de réserve : « Le président vénézuélien aura profondément marqué l’histoire de son pays », a affirmé M. Hollande, avant de poursuivre fielleusement : « Le président défunt exprimait, au-delà de son tempérament et de ses orientations que tous ne partageaient pas, une volonté indéniable de lutter pour la justice et le développement. Je suis convaincu que le Venezuela saura surmonter cette épreuve dans la démocratie et l’apaisement. »

    Une chose est en tout cas certaine. C'est que, lorsque viendra le jour où il sera à son tour enterré, il ne se trouvera certainement pas grand-monde pour affirmer que François Hollande, empreint jusqu'à la moelle de l'esprit de soumission et médiocre exécuteur des basses œuvres euro-atlantistes, « aura profondément marqué l’histoire de son pays ». Ou alors ce sera pour manier l'ironie cinglante.


    Hugo Chávez se sentait libre et en droit de parler à tous les dirigeants du monde, y compris et surtout à ceux diabolisés par Washington et l'OTAN. Il le faisait d'ailleurs le plus souvent avec bonhommie, et parfois avec des débordements de truculence.
    C'est certainement cette insoumission à l'ordre atlantiste qui lui valut les foudres des grands médias occidentaux, et qui lui valent encore une opprobre post mortem.

    20 septembre 2006. Devant la 61e session de l'Assemblée Générale de l'Organisation des Nations Unies, Hugo Chávez brandit à la tribune l'ouvrage du philosophe américain Noam Chomsky intitulé en français Hégémonie ou Survie: Quête de l'Amérique pour la domination mondiale.Dans son discours, le président vénézuélien qui se présenta comme le défenseur des pauvres du continent américain, n'hésita pas à appeler le président George W. Bush « le diable ». C'est sans doute ce que Le Figaro appelle de la "provocation".

    6 mars 2013 : Trois présidents sud-américains se précipitent à Caracas pour rendre un dernier hommage à Hugo Chavez, avant même son enterrement. De gauche à droite :

    Mme Cristina Fernández de Kirchner Présidente de la République Argentine,

    M. José Alberto Mujica, Président de la République d'Uruguay (surnommé "Pepe Mujica" et connu pour être le chef d'État le plus pauvre du monde puisqu'il reverse 90 % de son salaire de 9000 euros à des ONG),

    M. Evo Morales, Président de la République de Bolivie.

    Entre la présidente argentine et le président uruguayen, on aperçoit Nicolás Maduro à l'arrière-plan, vêtu d'une veste aux couleurs du drapeau vénézuélien. Vice-président de la République, le plus proche collaborateur du défunt, il a prêté serment le 8 mars comme président par intérim, à la suite de la mort d'Hugo Chávez, dans l'attente de la prochaine élection présidentielle à laquelle il sera le candidat du Mouvement Bolivarien.
    ----------------------------------------------------------------------------

    CONCLUSION : UN HOMME D'ÉTAT RESPECTABLE,
    DANS UN MONDE OÙ TANT DE CHEFS D'ÉTAT NE LE SONT PAS


    ----------------------------------------------------------------------------
    Sans doute Hugo Chávez avait-il des défauts. Qui n'en n'a pas ?

    Sans doute l’ensemble de son bilan n’est-il pas sans reproche. Quel bilan est sans zone d'ombre ?

    Sans doute a-t-il parlé, parfois, un peu trop vite. Sans doute a-t-il porté des accusations un peu trop hasardeuses. Mais qui n'a jamais commis d'impair ?

    Sans doute le personnage avait-il un caractère comédien, voire cabotin. Il est vrai que ses apparitions hebdomadaires dans un programme télévisé appelé « Alo presidente » étaient singulières vues de Paris, Londres ou Berlin puisqu'il lui arrivait d'y chanter, d'y réciter des poèmes, d'y nationaliser des entreprises en direct, d'y licencier, toujours en direct, des hauts fonctionnaires ou d'y annoncer la nomination de ministres clés. C'est ce qu'il fit en 2004, en révélant le nom des nouveaux ministres des Relations extérieures et de l'Information. En lui reprochant cela, n'oublie-t-on pas un peu vite qu'il s'agissait d'un Latino-Américain, avec la culture théâtrale qui s'attache souvent à la tradition locale ?

    Mais que pèsent ces travers face au reste ?

    Hugo Chávez a fait incontestablement le bien pour la grande majorité de la population vénézuélienne, en sortant des millions de ses compatriotes de la misère sans nom où l'avaient plongé les manœuvres de Washington et les injonctions du FMI.

    Hugo Chávez fut un patriote au sens le plus élevé du terme, aimant les peuples étrangers mais pénétré de cette volonté intransigeante de souveraineté et d’indépendance nationales, dans la droite ligne des idéaux de Simon Bolivar, eux-mêmes directement hérités des idéaux de la Révolution française.

    Hugo Chávez fut d'un très grand courage puisque, pendant toute la période passée à la tête de l’État vénézuélien, c’est cette même volonté qui l'amena à s’opposer constamment à la volonté prédatrice américaine.

    Hugo Chávez fut d'un grand désintéressement personnel et fut, quoi qu'on en dise, un démocrate, puisqu'il avait même instauré le référendum révocatoire à mi-mandat.


    Homme de bien, patriote intransigeant, courageux, désintéressé et démocrate. C'est pour tout cela que l'on peut, malgré l’anachronisme et des différences éminentes, le comparer en effet à un "De Gaulle latino-américain". C'est une comparaison qui, probablement, aurait plu à l'un comme à l'autre de ces deux hommes hors du commun.


    François ASSELINEAU
    8 mars 2013


Pour un Chavez français ! par ERTV

 

et maintenant un des commentaires des lecteurs de cet article d'Asselineau :

Magnifique dossier, j'en ai presque les larmes aux yeux..

Restez comme vous êtes, soyez incorruptible.

Vous ferez un grand président français, je n'en ai aucun doute.

  un autre :

 Un article comme on aimerait en lire plus souvent... Un subtile mélange d'anecdotes personnelles et de faits historiques pour mettre en avant ce personnage fascinant et hors du commun qu'était le président vénézuelien... Encore merci à François Asselineaupour sa vision du monde et sa faculté à nous rendre tous les jours un peu moins sot que la veille... Et tout comme pour de nombreux amis qui se sont manifestés plus avant, moi aussi je suis très fier de connaître un homme comme lui et d'appartenir à notre "communauté" tous les jours plus importante...
 
Merci Mr ASSELINEAU en lisant vos ligne je retrouve un peu la dignité que mon pays,La FRANCE, me vole.

un autre encore :

Merci pour cet article honnête.
J'ai honte de notre gouvernement de mollusques rampant soumis à l'Empire et de cette presse imbécile colporteuse de ragots.

PS : maintenant des commentaires anonymes d'internautes sur Asselineau, dans le cadre d'une discussion sur l'infect projet européen INDECT

  • (*1 c'est dans une discussion sur le projet INDECT)
  • François Asselineau est le seul candidat qui dénonce ce projet, (*1)  renseignez vous c'est dans son programme (qui est le plus clair et le plus solide de tous, allez sur le site de l'upr ,sur le facebook de F.A., etc.) Mlp est députée européenne elle devait forcément être au courant de ce projet comme du MES mais bon le hallal c'est mieux. Quand on dénonce le système, on ne passe pas à la télé !!! F.A. ne nous prend pas pour des moutons, et est absolument contre la puce RFID implantée !!!


  • Carrément, c'est sur son programme, comme les RFID ! Asselineau en force ! Je suis adhérant et fier de m'ettre rattaché à un homme comme lui.

  •  

    Moi je ne suis pas encore adhérent, mais ça ne saurait tarder, quand je pense qu'il y a une semaine je voulais voter blanc, depuis que j'ai découvert l'upr, j'ai repris espoir.

    Vivement qu'il soient tous à égalité de temps de parole, ils vont tous pleurer, mlp la première !! :)

    Quand on pense que tout ce qu'il annonce depuis 5 ans se passe, il est grand temps qu'il ait la parole. Même Asselineau contre tous dans le même débat ferait un carnage avec ses analyses et arguments implacables.

 

Et, pour revenir à CHAVEZ des commentaires sur lui, trouvés sur le net :

        *"Il y a des trolls sur internet, qui bossent pour l’Europe … ne pas s’étonner des commentaires négatifs … Chavez est dans nos cœurs et y restera, n’en déplaise aux suppôts de l’impérialisme libéral. Paix à son âme.
Je veux un « dictateur » comme Chavez à la tête de la France !! On le veut tous !
MERCI DE REMETTRE LES PENDULES A L’HEURE ET MERCI A CEDRIC BERNELAS." et moi :merci à François Asselineau   

 

       *"Ainsi donc le Peuple vénézuélien est tellement stupide que lors du coup d’état de 2002, il s’est levé d’un bloc, affirmant que la révolution bolivarienne lui avait permis de retrouver leur dignité et que les gens se battraient avec ou sans Chavez pour que les anciens exploiteurs ne viennent pas la leur reprendre.
A moins que les films tournés pendant ces évènements ne soient des fictions avec des des centaines de milliers figurants payés avec l’argent du pétrole ?
Et la même chose en janvier de cette année, et toujours en levant bien haut la constitution. Dix ans plus tard, ils n’ont toujours pas compris que Chavez était un horrible dictateur, et que cette dignité, cette liberté de prendre en main son destin,cette notable amélioration de leur qualité de vie, etc… la liste est longue : tout cela n’est que du POPULISME, le moyen pour Chavez de continuer à s’épuiser pour de nouvelles améliorations….pour être de nouveau élu… POPULISME, le salaud, qui fait du bien juste pour se faire élire… d’autant plus horrible qu’il se fait AIMER…
Que voulez-vous les basses classes et tous ces indigènes et ses métis incultes que voulez-vous qu’ils comprennent à la choucroute… de là à ce qu’on se retrouve avec un nouveau peuple auquel il faudra envoyer nos armées pour le protéger en le décimant si le résultat des prochaines présidentielle montre qu’il persévère dans son erreur et ne veut pas des potes a URIBE et de leur paramilitaires pour garantir l’ordre et la sécurité démocratique en flinguant les brebis galeuses après les avoir un tantinet torturé…
Heureusement que chez nous pas besoin de s’accrocher au pouvoir, Goldman-Sachs a assez de candidats pour créer l’alternance en attendant d’en finir avec cette fiction qu’est devenue la politique. Et pas de danger de voir des POPULISTES au pouvoir,c’est tout pour les banque rien pour le peuple,et pas de discussion, il y a l’alternance mais plus d’alternative. Quelle chance nous avons de vivre en démocratie !
Va en Paix Hugo, toi qui as tant fait pour que le peuple auquel tu appartenais puisse vivre en paix, dans l’amour et la prospérité, une étoile dans la constellation de l’espérance."

 

pour finir, un poème cité par Chavez lors de sa visite au Pernambouc :

“un gallo solo no teje una mañana:

necesitará siempre otros gallos

uno que coja ese grito que él

y lo lance a otro; y otros gallos

que con muchos otros gallos se crucen

los hilos de sol de gritos de gallo,

para que la mañana, desde una tela tenue,

se vaya tejiendo, entre todos los gallos,”

 

ah, et puis : VIVE LUREL !!!

trouvés sur un forum commentaires :

"Ca y est, c’est la déferlante des "bôs zesprits" et des remontrances verbales ! Oh le vilain, il a dit des choses spontanées sans le filtre de la bien-pensance. Chers ennemis, puisque c’est encore nécessaire, la "menace rouge-brune" vous emmerde !! http://fr.news.yahoo.com/le-ministre-des-outre-mer-critiqu%C3%A9-pour-ses-122012750.html "

et

"J’ai vu la mère Parisot sur France 3 tout à l’heure, réagir aux propos (honnêtes et courageux) de Lurel sur Chavez. Elle m’a fait l’impression d’une vraie chienne enragée. J’avais vraiment envie de me pointer sur le studio pour lui coller deux claques dans le museau." 


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8 mars 2020 7 08 /03 /mars /2020 14:04

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2CCR

ALAIN BENAJAM
un paysan de l'Allier

http://www.petitions24.net/forum/47277
 Quand on vit dans l'Europe actuelle,on comprend le dégoût et la haine que les gens d'Europe de l'Est avaient pris pour la langue russe
une effarante chape de plomb médiatique pèse sur le basculement linguistique en cours
    defenselanguefrancaise.org Aujourd'hui il y a sur les murs de Paris plus de mots anglais qu'il n'y avait de mots allemands pendant l'Occupation (Michel Serres) Seuls les banquiers peuvent voler le peuple en plein jour sans avoir la police aux trousses...Jovanovic : il faut NATIONALISER LES BANQUES sans aucune indemnité, et mettre au point un tribunal pour les traduire en justice

le NWO alias le N.O.M. = Nouvel Ordre Mafieux

M'ame MEDEF et la  police

Pièces et main d'oeuvre
Olivier Demelenaere

ANONYMOUS
CHISTOPHER BOLLYN 
 INFOSYRIE
TOUCHE PAS à MON LABO !
La misère a un sourire tu sais?  oui je sais
...
SaveFrom.net  
Réseau Voltaire France

Mon site en Espéranto
BASTAMAG

Il faudra bien tenter de trouver des réponses, même si celles-ci peuvent s’avérer explosives 

une vraie civilisation : CAHIERS DE COUTURE

le dissident de Genève

MANIPULATION TOTALITAIRE DIGNE DE L'URSS   Les millliards perdus du Pentagone

Le soupçon d'ue manipulation d'Etat

donner la parole au peuple

ESPERANTO

Le plus grand dictionnaire  espéranto-français en ligne !

FUMER TUE ! CRAC BOUM HUE !

pour écouter ci-dessous cliquer dans le rectangle noir !

tiens des femmes portant un "voile islamique"

dictionnaires multilingues, exemple

Tous ses nouveaux articles sont du plus haut interêt

ambiance de merde, société détraquée et psychosée, rumeur meurtrière, flicaille 1 mort innocent tué par la bétise des gens 

"Tout pouvoir corromp, tout pouvoir absolu corromp absolument" il n'y a pas de pire poison de PIRE en PIRE

 Les pilotes français des avions qui ont fait ça vont-ils être poursuivis par leur conscience pour le restant de leur vie  ? 

Kadhafi (القذافي) dans l'intimité

LABOURSTART

Les-diables-sont-déchainés

Earth Liberation Front

Front de Libération des Animaux

Phil Glass NIGHT TRAIN SaveFrom.net

Mendelssohn Menuhin Furwangler SaveFrom.net

BRAVE NEW WORLD

on réédite les erreurs des années 20 
Forces international

IMMONDE FRANCE transformée en cauchemar !créez des fonctionnaires
Saddam face à l'histoire  

le racisme est en dernière analyse un racisme anti-pauvres reflechissez ... à quand une assoc anti-raciste pour défendre ceux-ci ? ça risque pas: les assoc anti-racistes sont composées de riches et de bourgeois !  L'Occident va crever de ne plus se toucher 

DES GENS 15è arrond. Quand Paris était encore une ville du peuple
défendons la langue française
et les autres domo dico 

 

 

La vraie vie  reconnaitre les papillons  découvrir le monde des insectes: FABULEUX!
http://fauneflore06.site.voila.fr/pages/insecte/insecte.htm#Ordres 

tous les oiseaux leur chant etc

France actuelle: HORREUR ABSOLUE à quoi on nous prépare 

17 mesures d'URGENCE
le monde dont nous voulons le contraire de celui qu'on nous impose  tout ça va bientôt être INTERDIT par les arrêtés municipaux fascistes détraqués

http://dont-stop-the-chicha.skyrock.com/

"il va falloir reconnencer à sculpter les facades des maisons, à vivre dans le beau, pourquoi toujours la merde et la sous-merde ?!"

ne pas laisser tomber avant d’avoir commencé, nos enfants ont besoin de nous

dépéchez-vous avant que les règlements municipaux n'interdisent de mettre des plantes odoriférantes dans son jardin: semences BIO de fleurs et de légumes rares 

Joseph Moshe? on a retrouvé Joseph Moshe ! mais comment se fait-il qu'aucune date de liberation n'est indiquée, ni de jugement? et comment se fait-il qu'aucun journaliste n'a pris la peine d'aller le visiter pour en avoir le coeur net sur ce qu'il est?

Diana

Il y a eu 2 génocides, sauf que le deuxième n'a bénéficié d'aucune commémoration

http://www.parasciences.net/

CABANES DANS LES ARBRES

TOUTES LES GALAXIES !

KURT SONNENFELD

Bruxelles 11 septembre 2008

vidéo à regarder jusqu'au bout, c'est là que se trouve le plus important !!

petit à petit ça se sait LA NATURE DU CAPITALISME et la psychologie de ses "kapos"

Chute libre dans la barbarie tout citoyen français vit maintenant dans une insécurité de tout instant, à chaque moment un cauchemar ignoble peut s'abattre sur lui quand on vous disait de pire en pire contre ces horreurs, ce cancer qui ronge la FRANCE lapétition 

pour le receuil de témoignages

la France montrée du doigt par Amnesty International pour les excès de la police et  l’impunité dont jouissent leur auteurs (la Chine nous donne une leçon !)  faute de structure d’enquête indépendante et avec une justice plus prompte à classer les affaires qu’à les juger. et voilà un qui lâche le morceau et explique beaucoup de choses - un témoignage de l'intérieur! - plein d'exemples de cette mentalité Tout ça vient de leur impunité
 http://outre-vie.forum
poésie et astronomie

poésie de Francis Jammes
* discours anti-secte comme support de l’idéologie néolibérale *
apparitions en Egypte

 Daninos disait: "L'esprit, comme le parachute, doit être ouvert pour fonctionner."
* les OVNIs en Argentine 



la lettre de la vieille dame :

les Bistrots Résistants

NB : pour regarder cette vidéo il faut cliquer sur le titre "les Bistrots Résistants" en bleu sous le cadre, qui sert de lien avec le site Dailymotion. Là, la video fonctionne et peut être visionnée

 

Ne plus respecter les lois liberticides
 
Zygmunt Bauman
"On a beau parler des droits de l'homme, il faut d'abord respecter l'individu et sa liberté. Sinon, c'est du vent, un beau discours qui ne sert à rien à nous les vivants." (Gao Xingjian)

PAUVRE ARGENTINE!

SANS DROITS SANS VOIX

féroce inégalité des sexes ! quand cela cessera-t-il ?
l'affaire Fortin
halte à l'inhumanité du racisme anti-homme !

papillons  - en 2008  carabus coriaceus ?
oiseaux  dictionnaire HINDI

c'est délicieux  !

cuisine de Rosine
cuisine syrienne
v Merveilleux tableaux

vun miracle nommé Bubulle
une analyse sociologique lumineuse des dérives actuelles :

le critère? être minoritaire !!

"nos impôts utilisés à payer des hystériques qui traitent de secte tous ceux qui ne se soignent pas ou ne pensent pas comme tout le monde."dry.gif

la-delation-aveugle/

"L'enfer est pavé de bonnes intentions" v


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texte libre 4 en haut à droite

texte libre n° 2 à droite au milieu

ECOUTER en LISANT: (Phil Glass)

années 50 époque moins constipée que maintenant qu'est-ce qu'on vous regrette !
Je suis un sentimental - Eddie Constantine SaveFrom.net

NOUVEAU:  ICI LES CHANTS DE TOUTES LES ESPECES D'OISEAUX DU MONDE ENTIER  

Voyages en ASIE

 

FLORE EN LIGNE !

identification des plantes

identification des fleurs composées (à capitule)

herbier très détaillé des espèces les plus courantes

 

IMMONDE ! on se croirait en URSS !

alors la frontière n'existe plus: http://www.maitrepo.com/a

Haïkus

jouer au TAROT : télécharger

rue Affre  

  Fabuleux ROSSINI SaveFrom.net
v Abdelhalim Hafez

v "ah  mais ça ne finira jamais"
v Je veux dire au monde une histoire
*pour découvrir le monde des insectes, FABULEUX!
http://fauneflore06.site.voila.fr/pages/insecte/insecte.htm#Ordres
c'est vrai, en France aussi on ne voit presque plus jamais de mouches! comment ça se fait?

tous les oiseaux, chants, etc

situation  terrifiante

v NOTRE PLANETE INFO

Que reste-t-il de la démocratie?
Une vraie société c'est ça

une évolution politique véritablement glaçante  

le vin le meilleur aliment anti-vieillissement:

¿Seremo entregados a los barbaros fieros?
¿Tantos milliones de hombres hablaremos inglés?
¿No hay mas nobles hidalgos ni bravos caballeros ?
¿Callaremos ahora para llorar despues? (Ruben Dario)

patriotisme pas mort vive la Russie !



Tites boules émotives pour vos commentaires
                                     
 
                

PLIAJ MIENETOJ

d'autres ici

nous ne sommes qu'une poignée à percevoir la gravité du phénomène et ses menaces sur les libertés individuelles.pureté et santé ces notions ont été un cocktail explosif chaque fois que l'Etat s'est focalisé névrotiquement dessus n'est-ce pas ?le tabac comme "rideau de fumée" 

le si beau et si expressif visage de barbara !  on aurait envie de le couvrir de baisers  "Quand reviendras-tu ?"

NB : pour regarder cette vidéo il faut cliquer sur le titre " Quand reviendras-tu?" en bleu au-dessus du cadre,ili sert de lien avec le site Dailymotion. Là, la video fonctionne et peut être visionnée



http://www.lipsheim.org/forum/agora/
*
éthique des bistrots versus milices 

1/ Ne plus être muet : faire circuler ces informations autour de soi.
2/ Ne plus financer la mondialisation : consommer uniquement local, régional, artisanal.
3/ Ne plus respecter les lois liberticides : désobéir.
4/ Ne plus consommer la propagande : jeter sa télévision et sa radio.
5/ Ne plus être invisible : parler, faire du situationisme, occuper la rue.
6/ Ne plus être un esclave : devenir paysan, artisan, commerçant, indépendant.
7/ Ne plus être dépendant : devenir autonome (énergie, alimentation, santé, culture).
8/ Ne plus être un robot : rire, danser, chanter, dessiner, fumer, boire, partager, découvrir, etc.

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les vrais liens TOUS