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puisque le nouvel over-blog est une vraie merde mon futur blog sera (y aller regarder dès maintenant) : http://miiraslimake.eklablog.com
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  "Sur vojo de l'vivo nun vagas mi sola,
Senzorge al kie la tempo min blovas;
Ĉar, kvankam min celus eĉ vorto konsola,
En aĝ' mia nuna mi vivi ne povas" (Edmond Privat)Presidentielles 2012 sortie de l'euro 
Union populaire republicaine
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Texte Libre 1 en-tête

VIVE LE MRAP ! VIVE LES CATHOLIQUES !

le scandale du siècle Durant 50 ans on a cultivé l'horreur de l'URSS son totalitarisme, sa barbarie cauteleuse, ses flics puants, son intrusion dans la vie privée des gens, on nous a fait peur de ce contre-modèle c'était l'abomination le danger qu'on opposait à nos pays civilisés et libres Et dire qu'on était prêt à faire la guerre pour ne pas tomber dans une telle société maintenant on les imite! en pire ! u-p-r Asselineau le seul qui interdira les RFID LA Banque Centrale Européenne n'est « INDÉPENDANTE » que d'une seule chose : DU SUFFRAGE UNIVERSEL  Arnaques de la GRANDE DISTRIBUTION Turquie état policier barbare pour nos enfants nos familles la société Refus TOTAL directive scélérate Les américains ont PEUR de s'indigner c'est le but recherché Morts etat-d'Anne  LES MOTS argument de mouton fasciste DEFENSE des DATES seuls ceux qui ont connu ça comprennent horreur Mépris des gens atteintes à leur dignité et conditions de vie ce qui viendra après LES LABOS  Marksaj studoj

à BAS l'invasion amerloque ! à bas l'anglicisation obsessionnelle d'OVER-BLOG !!!

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Texte libre 2 en bas à droite

Un seul Etat ce n'est pas l'apocalypse ni la fin du monde

on n'avait plus entendu ce genre de propos depuis la fin de l'URSS et du KGB

avant la purification ethnique 
v"ce qu'il y a de terrible quand on cherche la vérité c'est qu'on la trouve"
v Kawther Salam
ECOUTER en LISANT:

un peu de métaphysique

un chagrin insondable

v Shajarian :

Kazi Nazrul Islam le grand poète bengali


Dum vivas mi :

*Le Temps des Fleurs (et le temps où Dalida vivait)

* Un jour tu verras 

Steve Reich:

 

BRUCH le plus puissant concerto 

Ils disent

 Natacha Atlas :


Savoir, résister, avant qu'il ne soit trop tard

des choses que vous n'avez pas vues à la télé

(que réfléchissent ceux qui se chauffent au fuel: Est-ce que vous retrouvez vos chaudières effondrées après une nuit de fonctionnement?)

v la fatwav les humanistes commencent à prendre peurv Espace Libre

par exemple

les "experts" en qui on met notre confiance sont achetés et mententv

SAVEZ-VOUS QUE MAINTENANT IL Y A UN DICTIONNAIRE chinois- français SUR INTERNET ?

v sud de l'Iran
v les couleurs de l'INDE

v mousselines: "vents tissés" disaient les romains

histoire de l'INDE - 1ère partie

nostalgie d'Alger

l'argentine  est un des plus beaux pays au monde
v à la frontière Sino-Mongolev monts Altaï en Sibérie:  Fabuleux !v la Pologne

on vous donne des idées caricaturales sur les gens,
les trouvez-vous vraiment "constipés" ces iraniens? :
sauf comme tout le monde quand ils sont sur la  tombe de leur mère

v devant une logique comme celle-là le refus doit être total ! v  

Un texte capital à lire "comme boivent les poules: en relevant fréquemment la tête pour faire couler" : Le racisme anti-pauvres

toutes les espèces végétales et animales aves liens images etc
 SEA SHEPHERD

La végétation d'Uruguay

TOUTE l'actualité scientifique

DANIEL faisait partie du "Mouvement du Graal"en mémoire de lui les voici

présentation

 

v ATTRACTEURS ETRANGES v fractales v Morphogénèse

v NOUVEAU ! Un portail sur le monde musulman

carnets de poésie

Comte-Sponville

MES PIEDS SE SONT SEPARES DE TES PIEDS

La nature vampirique du capitalisme actuel qui vit de suçer la vie des êtres et des peuples":
Le capitalisme est devenu le plus grand ennemi de  l'individu
vie cauchemardesque des américains de classe moyenne
v une vision autoritaire et monochrome de la société


archives totales ">

texte libre 3 = vrai accès aux archiv

11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 23:07
Estas bone konata (ne ? vi estas naiva ! naivoj estas socia danĝero, mi bedaŭras devi diri tion) ke la esplorseancoj policaj kaj juĝaj estas terure mis- kaj maljuste-faritaj.
Ekzemple la skandalo en Outreau igis aperi publike la malhomaj misfaroj eblaj en tiaj kondiĉoj.

Eĉ kelkaj policistoj (almenaŭ en Belgio) agnoskas ĝin kaj petas, ke io estu enleĝigita cele malhelpi tion:

Hodiaŭ estis en "La Standardo" artikolo pri policisto, ĉefo de la teamo, kiu okupiĝas pri ekzameno de mortintoj, Joan De winne, kaj tre impresis min ke li diris jenon:
Mi ŝatus dekreti ke ĉiu esplordemandado estu surbendigita sur videobendon, tiel ke ni povu poste ekzamenigi ilin de ĉiuspecaj specialistoj. Sed multaj policistoj absolute kontraŭas tiun ideon. Nun estas neniu atestanto dum la esplordemandado. Neniu povas konstati ke ili frapas akuziton, se tio eble okazus. Se oni ĉion surbendigus, la esplordemandantoj ne plu rajtus misagi
El via teksto mi komprenis ke ankaŭ vi trovis la esplordemandadoj bestiaj, malhumanaj, kontraŭ la homa digno, mezepokecaj! Kaj ke oni, dum tia demandado ne povas aŭ rajtas defendi sin! Kaj se oni diras ion, kio povus esti komprenata kiel favora al vi, oni tutsimple ne notas ĝin en la raporto... Kaj oni ankaŭ ne avertas vin ke vi rajtas postuli ke ĉio, sed absolute ĉio, demando kaj respondo, estu notata. Oni devus atentigi pri tio en la edukado; mi sciigis tion al la Ministro de Justico.
http://www.ipernity.com/blog/petro_desmet/139804





Jen kio okazis al Jano kaj ties malfeliĉa edzo  (ĉu estas ebla pardono por tiuj instanculoj, kiuj faris  tion ? mi opinias ke ne, kaj kiel diris Jano "
"Neniam la socio povos rekompensi nin por tio, kion ĝi faris al ni") :
http://www.ipernity.com/blog/petro_desmet/135702

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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 20:09

 


Flirtas alaŭd’ el sekalo

Ĝojante,

El griza, nuba vualo

Al miroplena la valo

Ŝutas perlaron kante


Kaj ĉiu tono arĝente

Sonoras.

Tero auskultas atente,

Burĝonojn divenas sente,

Per freŝ-argil’ odoras.


 

 





        poème tchèque de Jaroslav VRCHLICKY traduit par Grabowski


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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 12:57

Dum legado de romano de István Nemere  venas, kiel nature preterdire, frazo, sed tiu en la romano banala detalo, nuntempe (2007) saltas al vi en la okulon, kiel vido de NIFO ! :

"Malantaŭ lia dorso haltas iu aŭtomobilo. Aliflanke de la vojo. Ne la unuan fojon okazas, ke iu proponas lin veturigi kelkdistance. Kelkiuj ŝatas interparoli dumvoje.  Peter ĉiam rifuzas."     (la Alta akvo, p. 72)


Vi ja legis : "ne la unuan fojon okazas,  ke iu proponas lin veturigi", en tiu ja proksima epoko (la romano estas de 1985) estis ankoraux banala, natura, normala, kutima tiu reago. ne nur la petveturantoj trovis ŝoforojn ilin akceptantajn, sed eĉ okazis ke ŝoforoj memvole proponis helpon al piedirantoj enkamparajn; Do komparu kun NUN

Kiam (pli kaj pli malofte, ankaŭ ili ekpensas same kiel la aŭtomobilistoj ! kaj eĉ ne pensas ke estus ebla, oni nun - 2007 - tute ne plus vidas petveturantojn) okaze iu metas sin surrande de vojo por peti veturon, vi ja scias, ke centoj (centoj!) da aŭtomobiloj povas preterpasi ne haltante.
Ĉu tio ne malserenigas vin? unu fojon pli legado (aŭ spekto de filmo, ktp)  romanon disvolviĝantan en iom pasinta tempo rolas kiel ekspegulanto, malkovriganto, rivelanto de kiom ni ja perdis, kiom ŝanĝiĝis veinde nia socio .....




Vous avez bien lu!  
happy.gif  Des gens, simplement en le voyant marcher à pied le long de la route lui proposaient  de le prendre en voiture, sans même qu'il le demande (même que là c'est lui qui se payait le luxe de refuser !), on trouvait alors tout à fait normal, naturel, banal, que des gens non seulement fassent de l'auto-stop, et soient accepés, mais même on le voit là que des automobilistes s'avancent pour proposer un bout de conduite à des marcheurs isolés dans la campagne - je regrette, une société normale c'est ça! - ; alors quand on voit de nos jours ( De nos jours )  comment ça se passe quand quelqu'un fait de l'auto-stop (je constate même en fait qu'à la longue, et cette mentalité mortifère ayant de plus en plus largement inprégné la société, que plus personne n'essaye même de le faire, déjà il y a 15 ans, c'est de là que viennent mes observation, c'était déjà devenu très rare)  !! .... les centaines (centaines!)  de voitures qui passent sous le nez du gars sans s'arrêter, et les réactions des gens entre eux ....
on se dit qu'il y a une évolution perverse dans la société actuelle


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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 19:05

Julian Modest (pseudonyme d’un écrivain espérantiste Bulgare, qui vécu longtemps en Hongrie) est sans doute le meilleur écrivain de nouvelles de la littérature en Espéranto. Il a un talent fou, fin, impalpable, il émane de ses nouvelle toujours un halo d’humanité et d’émotion, et un inexplicable mystère.

Et celle à laquelle je mettrais le premier prix c'est celle-ci.

Je en saurais dire pourquoi mais cette nouvelle me poursuit et vous reste dans l’esprit, de même qu’elle reste dans l’esprit du narrateur.

Les thèmes, ce qu’elle exprime on le devine un peu certes, mais ce n’est pas « dit » comme ça, c’est comme dit Beaudelaire « comme de longs échos qui de loin se confondent » des résonances, comme dans un tableau les « rappels », comme dans une symphonie,

Je ne rentrerai donc pas dans les détails. Seulement je ne peux m’enpêcher de remarquer l’attitude de la mère qui rapelle ses enfants, si typique d’une certaine connerie, et d’une certaine mentalité, les fourriers d’une certaine barbarie, qui loin de disparaître fleuri de plus en plus plus belle de nos jours

Un conseil : après l’avoir lue une fois relisez-là à haute voix, elle devient encore plus magique.

Pour ceux qui ne savent pas l’Espéranto :Un jour j’essayerai de la traduire en français.

Julian Modest estas laŭ mi eble la plej bona novelverkisto en la originala E-a beletro. Li havas fajnan  nekapteblan talenton, kaj ties noveloj eligas nebulkronon da homeco kaj emocioj, kaj neklarigeblan misteron.
Kaj inter inter liaj noveloj la plej bona laŭ mi estas la jena.
Legintan tiun rakonton pri rakonto pri cigano ursino kaj rondĉapelo ne eblas forgesi.
Mi ne detalos la temojn, sentojn, ktp implicitajn, sed ili akordiĝas kiel eĥantaj rumoroj kaj komprenigas sin reciproke, kiel tuŝoj en bona pentraĵo
Mi konsilas, poste leginta ĝin vi relegu laŭtvoĉe, ĝi iĝos eĉ pli esprimplena.






NOVELO PRI CIGANO, URSINO KAJ RONDĈAPELO

 

Kiam mi veturas per vagonaro kaj kiam la kupeo estas plenŝtopita de homoj, ĉiam me rememoras la historion pri la cigano kaj ursino. Kial tiu ĉi historio renaskiĝas en mia konscio ĝuste en trajno ? Eble tial, ĉar iu kamparano rakontis gin dum mia longa veturado, aŭ eble tial, ĉar veturante per trajno mi ŝatas observi la homojn en la kupeo. Ili sidas unu apud la alia kaj silentas. Silente ili eniras la kupeon, silente eksidas, silentas dum tri aŭ kvar horoj kaj poste, same tiel silente, foriras. Sep aŭ ok homoj, dum horoj, kiel monumentoj sidas unu apud la alia. Martelas ritme la radoj, monotonas la pejzaĝoj, obskuras en la kupeo… La veturantoj gapas al la fenestro, klinas la kapojn, oscedas, kaj tiam en mia konscio aperas kaj aperas la historio pri la cigano kaj ursino.
La kamparano, kiu iam un iu vagonaro rakontis tiun ĉi historion, estis malalta, nek juna, nek maljuna, kun grizaj ruzaj okuletoj, vestita en malmoda, eluzita, sed urbana kostumo. Tiam li sidis en iu angulo de la kupeo kaj en la komenco de la veturado preskaŭ neniu rimarkis lin. Kiel ĉiuj, ankaŭ li horon aŭ du silentis, sed dubite li ekparolis. Eble tial, ĉar li ne povis kompreni, kial la homoj silentas, se ili kune sidas en tiel eta ejo kiel kupeo. Unue tiu ĉi kamparano familiare demandis sian najbaron, la homon, kiu sidis apud li, kiu stacidomo sekvas. Poste la kamparano ŝerce rimarkigis, ke la trajno, kiel kutime, denove malfruas, kaj mi ne scias kial, sed li, kvazaŭ al si mem, komencis rakonti la historion pri la cigano kaj ursino. Kelkaj kunveturantoj ironie ekridetis, aliaj moke alrigardis la senceremonan kamparanon, tamen li tute ne rimarkis tiujn ĉi rigardojn kaj trankvile daŭrigis sian rakontadon.

Tiam eĉ mi ekridatis, sed la historio pri la cigano kaj ursino restis en mia subkonscio kaj ĉiam, kiam mi veturasper trajno, ĝi reaperas nove kaj denove. Mi jam komencas dubbi, ĉu vere mi aŭdis ĝin aŭ iam tre antaŭlonge mi mem travivis tiun ĉi historion, kaj strange, veturante per trajno mi sentas bezonon rakonti al iu pri la cigano kaj ursino.

La radoj martelas, la trajno kuregas, kaj antaŭ miaj okuloj aperas kaj aperas la cigano kaj ursino. La ursino estas malgrasa, nigra – la  cigano estas juna, eble tridekjara, vestita en ĉifonoj, kun truaj, deformitaj ŝuoj kaj malpura, makulita rondĉapelo. Lia vizaĝo flavas kiel seka aŭtuna folio, sed liaj okuloj eligas esperon. Cetere tiu espero ludas en ĉiuj ciganaj okuloj, kaj sole tiu espero akompanas la ciganojn dum iliaj longaj senfinaj vagadoj.

De kie venis la cigano kun ursino ? Mi ne scias. Tion eble neniu iam ekscios. Estis somera posttagmezo, kiam la cigano kaj ursino lacaj, polvokovritaj eniris montaran vilaĝeton. La suno subiris kaj malforta vento alblovis de la proksima arbaro. Post la longa labortago la vilaĝanoj ŝvitaj revenis hejmen. Kiel kutime, la virinoj, por eta ripozo, eksidis anaŭ la domoj – la viroj ekiris al la drinkejo.

En la pigra posttagmeza silento eksonis tirata cigana melodio. Skrapante la solan kordon de sia olda guzlo la cigano vigle kriis :

- Hej, vilaĝanoj, venu vidi kion povas fari la saĝa ursin’ Matia, fraŭlin’. Nu, Maria fraŭlin’, nun motru kiel dancas baletistin’ !

La malgrasa ursino starigsi peze, sendezire kaj, balancante sian longan, nigan korpon, ekpaŝis ronde. La cigana melodio jen tiriĝis, jen vigliĝis, sed eble laca kaj malsata estis la ursino kaj mallonge daŭris ŝia danco.

- Nu, Maria fraŭlin’, nun montru, kiel geamatoj kisas unu la alian ! – raŭke kriis la cigani, ritme skrapis lia arĉo, gaje fluis la cigana melodio, sed nek viro, nek virino venis al la placo, kie nur kvin kokinoj vagis tien-tien, bekfrapante ion.

Nur antaŭ la drinkejo silente staris kelkaj vilaĝanoj, kiuj senmove kaj suspekte observadis la dancadon de la vila « baletistin’ ».

- Hej oĉjoj bonaj, sen tim’ venu al proksim’ de Maria fraŭlin’ ! – ridetis voĉe la cigano, brilis liaj silikokoloraj dentoj, sed neniu el la vilaĝanoj akpasis pli antŭen. La cigano tamen, same kiel fama cirkartisto, deprenis per eleganta gesto kaj metis sian rondĉapelon sur la teron. Eble li esperis, ke post minuto la vilaĝanoj venos pli proksimen, kaj abunda pluvo da moneroj plenigos  lian makulitan, deformitan rondĉapelon.

- Nu, Maria fraŭlin’, nu montru kiel geamantoj kisas unu la alian ĉar delonge jam tiuj ocjoj forgesis forgesis doni kison al la edzin’ – kriis la cigano, ruzete rigardis la vilaĝanojn, sed ili staris kiel arboj, apogitaj al la muro de la drinkejo.

La ursino ekgrumblis malkontente, leviĝis peze, faris paŝon, malfermis larĝe manegojn kvazaŭ ŝi subite ĉirkaŭbrakos kaj sufokigos iun.

De ie, kiel brua birdaro,alvenis kelkaj scivolemaj, kirloharaj knaboj, sed tuj post ili alkuris kolerega patrino kaj kiel kato disigas paserojn, tiel ŝi forpelis la infanojn.

- For hejmen, ja vi ne scias, ke la cigano prenos kaj forportos vin.

- Ehstimata virin’ !  Mi ehstas  bona hom’ . Dio gardu min. Mi manĝas panon, ne infanon.

Sed la knaboj malaperis kiel fumo, la silentemaj, suspektemaj vilaĝanoj eniris la drinkejon, kaj sur la placo solaj restis la ursino, cigano kaj lia malplena, makulita riondĉapelo.

De la proksima arbaro, kun la malvarmeta vento, nesenteble, kiel svelta junulino alŝteliĝis la vespero, stela kaj trankvila. Aŭdigis fora rido, kokokrio kaj soleca voĉo de radio :

« bonan vesperon karaj geaŭkultantoj. Estas la sesa horo. Ni diros la novaĵojn. La pafbataloj inter Irano kaj Irako daŭras. Hodiaŭ en Romo, membroj de la Ruĝaj Brigadoj pafmortigis la kolonelon Giovanni Ferrari. La internacia konferenco pri… » La voĉo de la parolanto silentiĝis, eksonis melodio, kaj iu malŝaltis la radion.

Subite klukoj, kriegoj, batoj de bastono fendis la silenton. La vilaĝanoj, kiel korkoŝtopiloj de ĉampana vino, elflugis el la drinkejo.

Sur la placo, ĉirkaŭ la ursino kaj cigano disflugis plumaro, plumoj kaj sub la peza ursina manego, en marĉeto de varma sango, konvulsiis kokino. Sango gutis de la ursina buŝego. La cigano blasfemis sakris, kriegis, batis par la kornusbasono la ursinon.

- Diablo prenu cin Maria fraŭlin’. Ni ehstas ne ŝtelistoj.

La vilaĝanoj tuj ĉirkaŭis la ciganon.

- Pagu la kokinon ! – minace ekkriegis la drinkeja mastro, dika, grasa vilaĝano kun porkaj okuletoj.

- Pagu la kokinon !  - kriis ankaŭ la aliaj.

- Eĉ moneron mi ne havas… - lispis la cigano.

- Ne mensogu, ci aĉulo. Nur ŝteli ci scias !

- Ne ŝtelist’. Dresist’ mi eĥstas, oĉjoj bonaj, ne ŝtelist’ ...

- ha, ha, ha ...

- For, aĉulo ! – ekkriis ebria, alta junulo.

- For ! – reeĥis la aliaj.

- Oĉjoj bonaj, hodiaŭ, hieraŭ, manĝis mi nehnion – balbutis la cigano.

- Manĝu la kokinon ! – ekkriis la ebria, juna viro, kaj li forte batis per piedo la ciganan ĉapelon, kiu ankoraŭ staris sur la tero.

Timeme la cigano gestis levi la ĉapelon, sed alia vilaĝano pli forte piedfrapis ĝin. La ĉapelo falis sur la piedon de la tria, kiu tuj direktis ĝin  al sia najbaro. Simile al simio, la cigano saltis de unu al alia vilaĝano, sed vane. La ĉapelo flugis en la aero, kaj tondraj ridegoj akompanis ĝin. Post minuto la cigano svingis mane, ekblasfemis cigane, ektiris la ĉenon de la ursino kaj foriris.

Ridegoj, ridoj, rikanoj longe eĥiĝis sur la placo.

 

Venontan tagon, ĉirkaŭ tagmeze, en la drinkejon venis la arbargardisto kaj diris, ke en la arbaro, proksime de la vilaĝo, li trovis la ciganon mortigitan de la ursino.

En la drinkejo estiĝis bruo kaj tumulto.

- Tuj fusilon ni prenu kaj iru persekuti  la ursinon, ĉar ĝi minacas la vilaĝon ! – spirege diris la arbargardisto, sed eĉ unu vilaĝano ne ekiris por sia ĉasfusilo.

En la drinkejo komenciĝis arda diskuto pri ursoj kaj ursinoj.

- La ursino nepre estis karnomanĝa – kompetente diris iu.

Aliaj tuj aldonis, ke ili bone faris, ke ili forpelis la ciganon.

- Ja la ursino povus mortigi eĉ homon.

La tria voĉe miris, ke besto ĉiam restas besto.

- Ja la ursino dancis, eĉ komprenis la vortojn de la cigano, sed besto restas besto.

Iu detale klarigis, ke la ursoj estas tre venĝemaj, kaj se iu iam batas urson, la urso ne forgesos tion. Alia vilaĝano komencis longan historion, kiel iamlia avo nur per tranĉilon ĉasis ursojn. Neniu kredis, ke iu nur per tranĉilo ĉasis ursojn tamen ĉiuj aŭskultis atente. La vilaĝanoj longe parolis, rakontis pri ursoj, ursinoj, kaj neniu eĉ vorton diris pri la cigano, kies makulita rondĉapelo ankoraŭ estis antaŭ la drinkejo.

- Homoj, la ursino atendas nin en la arbaro. Kiu venos kun mi ? – ekkriis la arbargardisto., sed neniu aŭdis lin.

Mi ne memoras, ĉu oni pafmortigis la ursinon. Eble tiam en la vagonaro mi ne aŭdis la finon de la historio, aŭ eble ankaŭ en la kupeo oni komencis paroli, rakonti, diskuti pri ursoj, ursinoj, vulpoj, lupoj…

Delonge mi ne vidis ciganon kun ursino. Eble tial, ĉar en niaj montaroj la ursoj iom post iom malaperas. Tamen mi ofte renkontas ciganojn. Multaj el ili estas bone vestitaj, sed strange preskaŭ  ĉiu cigano havas makulitan  deformitan rondĉapelon.

 

Julian Modest

Budapeŝto, la 16-an de majo 198*


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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 19:41

visiblement Kipling connaissait les femmes et avait vécu! c'est d'elles qu'il parle dans ce poème. Et je trouve que la traduction en Espéranto rend encore mieux que l'original anglais (je ne le donne pas ici, mais on peut le trouver facilement sur Internet)

La vampiro

(konjekteble Kipling persperte ja konis la virinojn!)

 

Rudyard Kipling:

Vivis iam stultul', kiu preĝis dum jaroj
(Samkiel vi kaj mi!)
Al ĉifono kaj ostoj, kaj fasko de haroj
Ni ŝin nomas virin' kun pensoj malklaraj
La stultulo ŝin nomis per vortoj plej karaj
(Samkiel vi kaj mi!)

Ho, la larmoj kaj temp' kies fluas torent'
Kaj laboro de l' kap' kaj la man'
Al virin' apartenas, kiu eĉ ne komprenas
(Kaj nun ni komprenas – ŝi nenion komprenas)
Kaj kompreni ŝi penus en van'!

Vivis iam stultul'. Dronis li en elspez'
(Samkiel vi kaj mi!)
Perdis li kredon je ŝia komplez'
(Kaj al ŝi ja ne ŝajnis tro granda la prez')
Sed obei li devis al la sortopez'
(Samkiel vi kaj mi!)

Ve, havaĵo kaj fort', kiujn prenas la sort'
Rev', intencoj, vivantaj en plen'
Apartenas al ino, ŝi ne scias pro kio
(Kaj nun ni scias, ke nenion ŝi scias)
Kaj kompreni ŝi penus en van'!

La stultul' ĉion donis por ŝia favor'
(Samkiel vi kaj mi!)
Vidis ŝi tion, kiam ĵetis lin for –
(Sed postulis ŝi plion en plena ignor')
Restis por li en la viv' nur angor'
(Samkiel por vi kaj por mi!)

Ĝi ne estas horor', des malpli malhonor'
Kiu tenus lin kiel lian'
Li nur eksciis – ŝi ne scias pro kio
(Fine komprenis, – ŝi ne scias pro kio)
Kaj kompreni ŝi penus en van'!

              (esperantigis:Sergej Verŝinin)

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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 21:27

Edwin de Koeck

 

LAMENTO


Kiel abomeninde sin scii jam ne juna!
Kriu, koro, ho, kriu! Rifuzu la ŝajnigon,
ke la vivfortojn kompensas iu griza saĝo,
la korespondojn al la sentumaj belegaĵoj
mezaĝa maturiĝo. Mensogoj! Ne, mi scias,
ke unu freŝa knabina korpo en la brakoj,
senmanke adorinda, tritike bonodora -
fasko kiun ĝustatempe provizis la ter'
abunda - valoras pli ol ĉiuj penaj jaroj,
dum kiuj menso pentas sed kaŝe postsopiras
sian impulsemon. Bedaŭro esta doloro
dum malmagiiĝas ĉio - sango senpasia,
birdkanto nuraj bestaj krioj, kaj la junulo
antaŭ ĉi dudek jaroj ridinta en la luno
sulkfrunta nun; io erodis la vizaĝon.
Ĉu oni asertas: tiu tempo estas stulta,
miscela, nur instinkta kaj iel forpuŝa?
Se jes, la korpo tamen montriĝis perceptilo
ne eluzita. Mi perdis ion ĝuste kie
mi forlasis la senpripenson, la korpan junon,
por fariĝi modera, saĝa, kaj malvarmeta.
Estu vorte sagacaj, jes, kiom ajn vi volus,
mistrakte pri palpeblaj realaĵoj. Sed diru,
kion la futuro kapablas proponi kion
la pasinteco ne jam perdis? - fek, filozofoj ;
mi tre memoras adorindaĵojn - ho brakpleno!
Kaj kriu, koro, kriu! Mi scias min jam ne juna.
Rifuzu la ŝajnigon! Kiel abomeninde!

 

1967 ( ....)

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 21:24

J-P Petit


" - J'ai vu que certains appellent à traduire en Espéranto les bandes dessinées scientifiques de Jean-Pierre Petit. C'est insensé ! L'Espéranto, va se déconsidérer complètement si on fait ça !

- Pourquoi ? Elles sont très interessantes ces BD, et elles ont déjà ...

- Mais enfin voyons ! Jean-Pierre Petit est un antisémite !

- ?! Où est-ce que vous avez vu ça ?!

- Bien sûr, puisqu'il conteste les attentats du 11 septembre ! Et en plus c'est un fou qui croit aux soucoupes volantes, c'est un terroriste !
Et en plus il critique le capitalisme, ce qui montre bien qu'il est antisémite.

- Mais elles sont amusantes, très bien conçues et très instructives ces bandes dessinées, si vous les aviez lues, vous ...

- Certainement pas ! Quelle question ! Quelqu'un qui perdrait son temps à lire les textes d'un négationiste antisémite et partisan des extra-terrestres – comme la secte du temple Solaire ! - se déconsidérerait. Je n'ai pas envie, moi, de me déconsidérer ! Je n'ouvrirais jamais une seule page de ses livres !

 

Et puis en plus sa pensée est une pensée non-officielle ! Vous ne voulez quand-même pas que le mouvement espérantiste se déconsidère à traduire des pensées non-officielles ??"




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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 17:37

La nesonorinta sonoro



Tiom da aĵoj

sonoras.

Ĉeloj de l’korpo, sonoriletoj

ĉe l’maleoloj dancantaj,

ĉe l’manartikoj l’elarĝenta brakringaro.

ĉe falo de l’musonaj pluvoj sur fenestro

muzike la vitraĵoj sonoras;

kiam kunpuŝiĝas nubo kun nubo

sonoras l’tondro
Revoj sonoras kunigantaj siajn ritmojn kaj

interne ruinigon rezultanta

la soleco sonoras.

Nur iu intima sonorilo sur mia pordo

sonoras ne




Taslima Nasrîn


(kuracisto kaj virinisma verkisto bengladeŝa)

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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 17:27

 

un poème "incontournable" de:
     (Marjorie Boulton)




Almenaŭ tiuj, kiuj plej ĉagrenas

La homojn ne ni estu ; estu ni

Ĉe kiuj kelkaj dum sufer’ havenas ;

Ni restu bonfaremaj en nesci’,

Ĉar ĉiu ajn kompleksa pilgrimulo,

Kiu ludadas en la tragedi’,

Estas ni mem, la bildo en spegulo ;

Vi estas mi ; mi estas vi ; en ama

Terura ligo ; vagas en nebulo

Unikaj homoj en mistero sama . . .


 




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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 16:54


En mars-juin 2006 un espérantiste polonais, Roman Dobrzyński, a enseigné l'espéranto dans une université chinoise. Ses souvenirs et ses réflexions sont d'un très grand intérêt. Voici la traduction que j'en ai faite (si vous voulez les trouver en Espéranto, et en chinois!, c'est là: http://www.ipernity.com/blog/29025/102840 )







J'ai passé trois mois à Pékin mars à juin 2006) à enseigner l'espéranto dans une université privée. Dan sa faculté de tourisme j'ai été employé comme professeur invité. L'université m'a assuré de bonnes conditions de séjour. J'ai logé dans un appartement confortable de la résidence des professeurs, avais le droit de manger gratuitement au restaurant universitaire et reçu un salaire conforme coût de la vie en Chine.



La Chine connaît un développement rapide, les universités d'État n'arrivent pas à assurer le besoin sans cesse croissant de cadres hautement qualifiés – aussi le gouvernement pousse à la création de grandes écoles privées – nous dit le professeur Zhu Zhongcai, recteur de l'université. Les élèves qui sortent de notre établissement trouvent facilement du travail, car le marché du travail chinois soufre d'un manque d'administrateurs, d'informaticiens et de spécialistes du tourisme compétents.



Mais pourquoi dans cette grande école privée on favorise l'espéranto et on dépense de l'argent pour son enseignement ? Voici la réponse du doyen de la faculté de tourisme, Mme Ruan Liping:



Nos étudiants ont travaillé comme bénévoles lors du Congrès Universel d'espéranto de 2004 à Pékin. A cette occasion j'ai pu me rendre compte directement que l'espéranto est une langue vivante. Et qu'il n'est pas seulement un instrument de communication mais aussi un moyen de se faire des amis. Et par ailleurs il aide beaucoup à apprendre les langues européennes.

L'université



Sept mille étudiants étudient dans cette université, qui consiste de deux campus séparés. Je suis dans la nouvelle partie, qui se trouve a Tchangping, l'extrémité nord de Pékin, sur le chemin de la Grande Muraille. Elle mérite doublement le qualificatif de « campus universitaire », car elle se situe réellement au milieu d'un vaste espace de champs, où de petits agriculteurs produisent des légumes. Sur vingt hectares s'élèvent des bâtiments modernes. Ici tri mille étudiants trouvent des conditions qui satisfont pleinement leurs besoins aussi bien question études que vie quotidienne, de telle sorte qu'on pourrait y passer tout son temps jusqu'au diplôme final sans seulement en sortir. D'ailleurs pour avoir le droit d'en sortir durant la semaine les étudiants doivent montrer une autorisation spéciale aux gardiens. Devant l'entrée se tiennent également, de même que devant toute institution, selon la coutume chinoise, des gardiens symboliques: deux lions de pierre avec la gueule ouverte de colère.



Le campus est entouré de petits établissements privés: magasins, restaurants, et autres services établis là spécialement pour les étudiants et les enseignants. Le permis de sortie n'est pas nécessaire durant le week-end, et en fait c'est le seul moment où on puisse aller dans le centre de la ville, qui se trouve à 30 km. Il faut à peu près 5 heures pour faire le voyage aller et retour. Il n'y a donc rien d'étonnant que je n'ai pu que seulement quelque fois visiter le centre de Pékin, car cela prenait une journée entière, et je n'étais libre que le samedi. J'avais parfois l'impression de vivre sur une ile, d'autant plus que , selon la coutume asiatique, l'université était entourée d'un haut mur.



Le long du coté est du mur s'étendait une immense résidence universitaire, de couleur orange. Les garçons et les filles logent séparément, et les visites réciproques « ne sont pas souhaitées ». Dans chaque chambre vivent 8 à 10 personnes. Ils passent la plupart de leur temps en dehors de leurs dortoirs dans le vaste espace du campus. Le long du mur de l'ouest s'étend le résidence des professeurs, là où j'habitais. Des étudiants riches y avaient aussi une chambre individuelle. Un an d'étude coûte 700 euros. A quoi s'ajoute la même somme pour les frais de pension.



Le milieux du terrain universitaire est occupé par un imposant bâtiment destiné aux activités didactiques. Il est principalement constitué de salles de classes classiques avec tableau noir et craie. Cependant il y a aussi d'impressionnantes salles, immenses, avec des ranges de centaines d'ordinateurs. Dans la plus grande des salles informatiques les étudiants ont le droit de se servir d'Internet contre le payement de 1 yuan de l'heure (10 yuans = 1 Euro)



Au-dessus du restaurant universitaire se trouve un grand amphithéâtre, en fait un théâtre moderne, pour mille spectateurs. S'y déroules de fréquentes cérémonies, car la Chine est le pays des cérémonies. La dernière à laquelle j'assistai fut la remise des diplômes aux 2000 élèves de la promotion annuelle, ce qui à chaque fois est marqué par une photo en compagnie du recteur. Mais le grand amphithéâtre sert surtout pour des spectacle artistiques, qui se présentent généralement sous la forme de concours. En trois mois j'ai pu admirer des concours de rhétorique, de chant et de dan ce. Pour chaque concours les étudiants se sont préparés intensément et ont atteint un niveau extraordinaire. L'université a l'intention d'appuyer la qualification professionnelle de ses étudiants sur une vaste base culturelle. Cependant on ne veille pas seulement à ce qu'ils aient un esprit sain, mais aussi un corps sain.



Derrière le bâtiment « didactique » se trouve celui, moins grand, dont le rez-de-chaussé est occupé par le restaurant universitaire, d'à peu près 500 places. Les cuisines proposent au moins trente plats au choix. On en choisit généralement trois ou quatre et paye autant de yuans. La nourriture est non seulement bon marché, mais aussi délicieuse, composée principalement de légumes. Une chose à remarquer est l'absence de dessert. C'est peut-être pour ça qu'il est rare de voir des gros. Sur le campus on trouve aussi des restaurants de plus haute qualité, et en dehors des murs on en trouve encore quelque dizaines. J'y suis souvent allé en groupe, en dépit du droit à manger gratis au restaurant universitaire,car pour un européen même les repas payants paraissent gratuits: cinq personnes peuvent avoir un bon repas contre 5 Euros.



Le tiers du campus de l'université est occupé par un stade moderne, au sein duquel on peut pratiquer de nombreux sports. Ses tribunes peuvent accueillir plusieurs milliers de spectateurs. Quand je suis arrivé en mars il faisait encore froid. Durant les pauses inter-classes j'ai souvent vu des groupes d'étudiants et d'étudiantes pour se réchauffer s'exerçaient au tir à la corde. Je constatais que c'était là un jeu très apprécié, et tout autant des filles que des garçons. Quand arriva la douce chaleur de mai commencèrent de nombreuses compétitions dans diverses disciplines. Parfois en particulier durant les parades inauguraient ou celles-ci ou qui les fermaient, j'avais l'impression d'assister à une séance des Jeux Olympiques.



Les compétitions artistiques aussi bien que sportives absorbaient beaucoup les étudiants, parfois jusque une semaine entière, ce qui fait que, que je le veuille ou non je perdais mes cours d'espéranto.



L'espéranto



J'ai accepté cette proposition d'enseigner l'espéranto dans une université chinoise comme un nouveau défi, lequel s'est révélé être plus grand que je ne l'imaginais. L'idée que j'avais jusque là de la célèbre facilité l'espéranto se retrouva complètement blackboulée. Les chinois le nomment shi jie yu, ce qui veut dire langue internationale et se prononce approximativement chi jie you. Cepandant même si vous réussissez à émettre de manière exacte les sons individuels, même là les chinois ne vous comprendront pas, car chaque son doit être prononcé avec le ton adéquat pour que le mot reprsente la signification désirée. En 1986 le Congrès Universel d'espéranto s'était déroulé à Pékin. J'avais accompagné un espérantiste européen, polyglotte et qui parlait aussi le chinois. Il parla, ma personne ne le comprit. Il semblait que les chinois auxquels il s'adressait ne se doutaient même pas que cet européen parlait dans leur langue!



Cette fois ci j'ai pris conscience par ma propre expérience qu'entre le le chinois e les langues européennes il y a un véritable abîme. Il apparaît déjà dans le nom de l'école: « Centre Etat Régir Thérie Mou Objet Apprendre Cour ». Cet assemblage abstrait de mots se traduit par « Université Chinoise d'Administration et d'Informatique ». La formation des mots en chinois s'enracine loin dans l'histoire, et est strictement liée avec les idéogrammes, aussi de nombreux mots son en soit de véritables énigmes. « Beau » se compose de mots piao liang, où le premier signifie visible et l'autre lumière. En chinois il n'y a pas de flexion morphologique selon la personne, le genre, le cas, le nombre grammatical, etc. Chaque mot, ou plus précisément idéogramme, a une forme unique, ce qui est comparable aux racine en Espéranto. Ni Hao ! Se traduit mot à mot en Vous Bon ! Et signifie « Salut ! Ha unying Ni ! Signifie Bienvenu à vous ! Mais mot à mot sa traduction est Joie Rencontre Vous !



Ceux qui sont curieux de la langue chinoise se plongeront eux-mêmes dans ce thème aussi vaste qu'intéressant. Je me contenterai de citer quelques exemples que j'ai notés moi-même sur le terrain de la phonétique. Je dis aux étudiants « preni » (fr. prendre) , ils répétèrent pleni, « iri » (fr. aller) - ili, « revi » (fr. rêver) – levi. C'est un fait bien connu que les extrème-orientaux on du mal à prononcer les r . Mais là n'est pas la seul problème Quand je dis « monto » (fr. montagne) on me répétait mondo. Tous les chinois n'ont pas les mêmes problèmes. Par exemple les gens du nord au lieu de « kongreso » (fr. congrès) disent gongleso. Beaucoup de gens du sud ne sont pas capables de prononcer le r ni le n, dans les deux cas ils disent l.



« Neige », étudiante très appliquée, signa plusieurs pages de son cahier par un seul mot « frato » (fr. frère). Quand je lui demandai de lire, elle dit : flado, flado, flado ... C'est alors que j'ai compris qu'il était impossible d'enseigner la langue en groupe, mais qu'il était nécessaire de faire apprendre les mots un par un à chaque étudiant individuellement. Tandis que mes élèves répétaient n'arrêtaient pas de répéter en vain un mot espéranto, j'essayais de prononcer son équivalent chinois. Il se révéla que j'y réussissais encore moins bien. Ce qui fut un enseignement pour les jeunes chinois. On comprit que os sommes tous au même titre les victimes de la tour de Babel.



Les différences sont particulièrement sources d'erreur sous la forme écrite. Il y a un demi-siècle l'alphabet latin fut adapté à ce qu'on appelle « la langue générale » (putonhua). Il s'agit en fait du dialecte de Pékin, qui s'est répandu dans l'ensemble de la Chine. L'alphabétisation du putonhua fut fort influencé par l'espéranto. Maintenant des ordinateurs et des téléphones de poche fonctionnent sur la base de l'alphabet latin. Cependant il n'est pas facile de lire la langue chinoise par ce système de lettre latines Par exemple quand j'ai demandé à un étudiant d'écrire le mot « prospero » il ecrivit : « blosbilo ».



J'ai constaté tardivement ce qui pour un phonéticien professionnel est une évidence, que mon balobalado (parolaparato, fr. mon organe de la parole) est formé différemment que celui d'un chinois. C'est pourquoi le mot « parto » est répété comme « baldo », « tre » comme « dlé », « kajo » comme « gajo », « tago » comme « dako », etc. Réciproquement je comprenais de travers les mots chinois, étant incapable de distinguer non seulement « b » et « p » (dans l'orthographe pin-yin) « d » et « t », mais aussi les voyelles. Pour moi « a » sonnait souvent comme « e », « o » comme « ou » et « e » avait l'air d'être « i ». Je demandait d'écrire avec une craie (per kreto) on ecrivait « pal glado ». Bu Dong (dans la translittération pin-yin) sonne pour moi comme Pu Tun.



Écrire en Espéranto dresse de hautes barrières devant les étudiants, car le chinois ne pense pas au moyen de sons et de lettres, mais par des images (les idéogrammes). Il apprend le mot en bloc et ne le partage pas en sons individuels qui se suivraient en étant représentés par leurs lettre respectives. Un autre problème résulte de la longueur des mots dans les langues européennes. La langue chinoise consiste principalement de mots monosyllabiques avec une consonne au début et une voyelle à la fin. Souvent un simple voyelle forme un mot indépendant. C'est pourquoi non seulement « prospero » représente pour un chinois une véritable cacophonie mais aussi d'autre mots plurisyllabiques tels que « konstitucio » (fr. constitution). Le problème s'accroît avec les mots composés, comme « koresponamikino » (fr. amie avec laquelle on correspond). Un chinois voit dans cette expression en sept syllabes sept mots différents. Il doit non seulement se souvenir de chaque syllabe une par une, mais aussi leur ordre de succession et il trébuche comme un enfant européen, disant lomokotivo au lieu de lokomotivo.



Les européens reconnaissent dans l'espéranto de nombreux mots, car ils excitent dans une forme similaire dans leurs langues. Pour un chinois chaque mot en Espéranto est tout à fait étranger, y compris les termes géographiques. Les Etat-Unis sont Mei Guo, la Pologne Bo Lan (pr. Po Lan) Paris Ba Li (pr. Pa Li), Varsovie (Warsow en anglais) Hua Sha, Europe Ou Zhou. Dans un bureau de poste j'ai voulu une fois envoyer une carte postale à Hambourg. Sous l'adresse j'écrivis en anglais le nom du pays de destination. La carte postale ne put être envoyée, car aucun employé ne savait ce que c'est que Germany. J'ai du revenir à l'université et demander à un étudiant d'écrire sur la carte postale les idéogramme correspondants En passant l'Allemagne en chinois c'est De Guo, ce qui signifie « Noble Pays ».



Pourquoi donc la langue du Docteur Zamenhof s'appelle-t-elle en chinois Shi jie yu ? Parce que le mot Espéranto est pour les chinois imprononçable et faire la promotion de la langue sous ce nom serait insensé. Une partie de mes étudiants au bout de trois mois d'étude disaient encore « espelando » et je devais encore m'estimer heureux qu'ils n'en étaient plus à la variante précédente telles que « esblando ». Cependant à la fin la plupart réussi à prononcer clairement Espéranto.





L'enseignement

Je considérai mon voyage en Chine comme une mission et acceptai la proposition sans conditions. J'ai seulement demandé d'être accompagné d'un assistant, pour au moins pouvoir être compris dans l'école, surtout par mes étudiants. Ce rôle fut parfaitement rempli par par l'espérantiste Cui Jia You - “Gaîté” - qui avait déjà dans le passé enseigné l'Espéranto dans la même université. Au bout d'un certain temps “Gaîté” alla travailler ailleurs et il fut remplacé par un autre enseignant d'espéranto expérimenté Liu Bouguo – “Optimiste” - Nous travaillâmes par deux, mais en partageant les tâches. Tandis que je m'occuper de faire parler les étudiants, mon collègue chinois expliquait les points grammaticaux et les points mal compris. Cela constituait une “méthode directe” légèrement modifiée. Il me semble que avec le manque d'analogie entre l'espéranto et la langue chinoise il aurait été difficile d'appliquer la “méthode directe” (inventée par le pédagogue hongrois Andras Cseh ) dans sa forme classique.



Gaîté” et “Optimiste” enseignaient en suivant l'excellent manuel du Professeur Li Shi Jun ( Laŭ Lum) tandis que mon principal support était le cours télévisé “Mazi en Gondolando”. Le “Grand Mazi” fut accueilli par les étudiants avec un grand enthousiasme, il créa une ambiance d'inéteêt et de bonne humeur. Cependant ce qui fut le plus important fut que les étudiants pussent dès le début se mettre à parler en Espéranto, en répétant les dialogues et en répondant aux questions. “Mazi” donne à un enseignant une riche matière première pour faire parler les élèves. L'utilisation efficace de “Mazi” fut due aussi au fait qu'en Chine – à ma grande surprise - “Mazi en Gondolando” est vendu sous forme de disques avec un livre d'accompagnement, sur lequel se trouve les dialogue en Espéranto et en chinois. De cette manière les étudiants comprirent le texte, ce qui facilita énormément notre conversation et à un certain moment me permis d'enseigner tout seul.

Sur le campus cinquante étudiants apprenaient en deux groupes. Les quatre autres groupes étaient restreints et au total totalisaient trente personnes. Il s'agissait d'étudiants, qui étaient en stage pratique dans des hôtels et des restaurants. J'y allais, avec mon ordinateur, en bus. Le voyage aller durait au minimum deux heures.

 

Cependant c'est de bon cœur que je faisais la route, car l'enseignement en petits groupes était très agréable et efficace. Un de ces petits groupes était constitué de seulement trois jeunes filles. A cause des couleurs de leurs vêtements je les baptisai spontanément Foi, Espérance et Charité. Elle étudièrent avec beaucoup dez èle et d'efficacité, et réussirent à aller aussi bien que les premières jusqu'à la fin des aventure de Mazi.

Le travail avec les deux grands groupes était plis difficile. Il n'était pas possible de retenir l'attention de tous. De plus en un institut privé les étudiants ne s'intéressent pas tous aux études. Le s parents payent, leurs enfants font semblant d'apprendre. Je laissais ces gens tranquille, tandis qu'ils jouaient avec leurs téléphones de poche. Un autre problème était le manque de temps. J'étais venu pour seulement trois mois. Chaque groupe avait seulement deux heures pas semaines. Cependant, pour diverses raisons, telles que les compétitions sportives et autres, souvent les leçons n'avaient tout simplement pas lieu. Selon mon estimation chaque groupe perdit environ la moitié de ses leçons.

Devant une telle situation, je concentrai mon attention sur les étudiants qui montraient un désir d'apprendre. Après les leçons je disposais d'un peu de temps libre et je me trouvais sur le campus. De cette manière mes contacts avec les étudiants étaient constants et me donnaient fréquemment le possibilité de bavarder. Les plus zélés me rendaient visite dans mon appartement, et c'est dans ces moments que se déroulaient les leçons les plus efficaces. Une autre forme d'enseignement étaient mes excursions du samedi dans les sites touristiques de Pékin en compagnie de deux ou trois personnes. Ils avaient des dictionnaires avec . Alors l'espéranto fonctionnait tout naturellement.

Jade, la plus travailleuse des étudiantes, me dit au moment de se quitter: “Je suis dans ma huitième année d'anglais et je ne sais pas le parler. J'étudie l'espéranto depuis trois mois et je peux parler.” De même réussirent Verte, Neige, et encore Sucrée, Eau, Sonore, Belle et quelques autres. Maintenant ils et elles me téléphonent et m'envoient des courriers électroniques. Nous avons de vraies conversations. A Jade j'ai fait cadeau du livre “La rue Zamenhof” Elle vient de me faire savoir qu'elle a déjà fini d'en lire un chapitre.

Une autre dimension

C'était ma cinquième visite en Chine. Celle-ci dura plus longtemps que les précédentes et ouvrirent devant moi une autre dimension des relation humaines. Je vécu parmi les chinois, qui devinrent rapidement des amis , ou au moins de bonnes relation, avec leurs propres visages et leurs noms, et aussi avec leurs joies propres ou leurs peines. Une fois une jeune fille vint me rendre visite pour pleurer à cause d'un chagrin d'amour. Les étudiants venaient des divers coins de l'immense Chine, durant toute l'année ils sont séparés de leurs familles. Souvent je jouais le rôle de grand-père de remplacement. Pourquoi? Sans doute à cause du fait que j'étais différent. Aucun autre étranger n'enseignait dans l'université. Mes élèves m'ont avoué qu'ils n'avaient encore jamais vu de près un “long-nez”. Je fonctionnais n peu comme une curiosité exotique, qu'on peut sans danger toucher, tandis que les relations entre les étudiants et les enseignants sont en Chine très formalistes.

Un enseignant jouit de prestige. On l'appelle un Lao Chi, ce qui mot à mot signifie “Vieux Enseigner”. Donc j'étais Luoman Lao Shi (Roman l'enseignant). Une fois j'eus un succès fous pour avoir dit Wo Bu Lao, Wo Chi Lao Chi (je ne suis pas vieux je suis enseignant). En fait je jouissais d'un double respect, à la fois comme Lao (vieillard) et comme (Lao Shi) enseignant. En Chine les gens n'ont pas honte d'être vieux. L'extraordinaire attention que rencontrent de tous côtés les vieilles personnes est en ce pays un aspect spécifique des Droits de l'Homme. Au début ma galanterie de conception européenne envers les femmes se heurtait contre la politesse chinoise envers les vieux. Quand je m'arrêtais à la porte pour laisser une femme entrer la première, elle aussi s'arrêtait pour que je puise entrer le premier. A la fin je cédai à la tradition chinoise et utilisai le privilège de mon âge, je me mis à entrer le premier dans une pièce, j'occupais la place assise dans le bus, laissai un étudiant porter mon ordinateur, etc.

Cependant les signes de politesse ne sont pas tous compréhensibles pour un européen. Une fois on me salua par ces mots: “Je trouve que vous avez plus de cheveux gris que qu'il y a deux ans” C'était de me faire compliment du fait que j'avais vieilli. Je devais comprendre que malgré les cheveux gris j'ai l'air très alerte. C'est ce que m'expliqua Liu Jiankuo, espérantiste de Hefei, qui organiza mon voyage en Chine. La politesse est un élément important de la culture chinoise, et souvent elle est très formalisée. Par exemple quand on fait un toast on trique, mais il n'est pas du tout indifférent en quelle position se trouve un verre relativement à l'autre. Celui d'une personne important doit toujours se trouver plus haut.

Dans les relations interindividuelles règne de façon très frappante une complaisance mutuelle. Je demandai aux jeunes filles, qui logeaient à dix dans une seule chambre, si il leur arrivait souvent de se disputer. Nous ne nous disputons pas – expliqua Sucrée – mais essayons de résoudre le problème en commun. Je n'ai jamais observé d'attitude tendu entre les étudiants, ni entendu quelqu'un élever la voix, mais souvent vu des sourires gentils. Par conséquent, en dépit de ma nervosité naturelle, je n'ai pas eu l'occasion de la manifester de tout le temps que je suis resté en Chine.

Neige était employée dans les bureau du Doyen de la faculté de tourisme. Elle veillait à mes problèmes quotidiens. C'est elle également qui préparait les conditions techniques de l'enseignement. Neige était présente aux leçons de tous les groupes, et ainsi appris beaucoup plus que les autres. Sans qu'on s'en rende compte l'espéranto devint devint notre langue de travail naturelle. A l'occasion de la fête du 1er Mai l'école ferma pour une semeine entière. Le Doyen Ruan Liping m'invita à rendre visite à ses parents dans la ville de Tonghua, proche de la frontière coréenne. Neige nous accompagna en qualité d'interprète et réussi merveilleusement dans l'accomplissement de sa tâche.

Comme beaucoup d'autres chinois elle ne parle pas l'anglais, en dépit de plusieurs années d'étude de cette langue. Cependant en parlant l'espéranto, elle disait souvent “thank you”. Ces deux mots jouissent d'une vogue extraordinaire en Chine. Même si je remerciai en chinois xiexie (prononcez: “chyechye”) on me réciproquait souvent en anglais. Selon mon assistant Optimiste thank you doit sa carrière à sa ressemblance avec l'expression chinoise san ke you, qui veut dire “trois grammes d'huile”. Indépendamment de cette intéressante théorie, il est vrai que les chinois sont obsédés par l'idée d'apprendre l'anglais.

Le bus numéro 8, par lequel j'atteignais la dernière étape du chemin de retour à l'université, était toujours plein à craquer. Une fois au milieu de la presse se trouvait, debout, une petite fille de 12 ans, elle tenait devant ses yeux un cahier et répétait des mots anglais, soit dit en passant en les prononçant selon son imagination propre. Optimiste lui dit: Oh dis donc, tu aimes la langue anglaise! Non, je la déteste. Répionsit l'écolière. Alors pourquoi tu l'étudie dans une telle presse ? Ce qui entraînant cette surprenante réponse de sa part: Si je n'ai pas appris par cœur dix nouveaux mots à lui réciter ma mère ne me donnera pas à manger. Les chinois ont accueilli sans aucun esprit critique le nouveau dogme selon lequel l'anglais est l'instrument principal d'une carrière professionnelle. Et pourtant les résultats de cet apprentissage de masse sont maigres, comme le constata un espérantiste australien qui enseignait l'engluais dans une autre université. Après des années d'étude les chinois n'arrivent pas à parler, ou parlent de telle manière qu'on ne peut les comprendre. Il en est de même dans ma Grande École.

Il faut ajouter qu'il y a en Chine plein de personnes qui parlent parfaitement les langues étrangères, y compris l'espéranto. En général ils sont sortis d'instituts et de départements de langues étrangères où l'enseignement se déroule selon n programme spécial: il occupe plusieurs années à raison de six heures par jour. C'est le régime d'études qu'ont suivi presque tous les employés des bureaux de la Ligue Chinoise d'espéranto, de la revue “El Popola Ĉinio” et des émissions en Espéranto de Radio Chine Internationale.

Quelques conclusions

L'espéranto est une langue très difficile pour les chinois, mais l'anglais l'est beaucoup plus. Par expérience personnelle je peux affirmer sans hésitation que l'espéranto peut aider efficacement les chinois à apprendre les langues européennes. Le grand avantage de l'espéranto et la facilité avec laquelle on le parle. J'ai pu observer avec plaisir comment mes étudiantes s'efforçaient d'elles-même à s'exprimer par la parole, en regardant dans le dictionnaire.
En Chine il y a vraisemblablement plus de gens qui apprennent l'espéranto que dans aucun autre pays, mais très peu nombreux sont ceux qui le parlent. C'est ce que m'ont affirmé mes amis espérantistes chinois. Les raisons en sont nombreuses, et je ne suis pas assez compétent pour les commenter. Cependant mon expérience prouve que durant l'enseignement il est nécessaire de faire parler les élèves en Espéranto au lieu de leur parler sur l'espéranto en langue nationale. Cette exigence est plus facile à atteindre si l'enseignant est un étranger qui ignore la langue locale. De plus un étranger présente un autre modèle de prononciation, et ainsi aide les élèves, chose particulièrement importante pour les chinois, à se libérer de leur phonétique nationale.
Dans cette tâche je fus grandement aidé par le cours “Mazi en Gondolando”. Par ailleurs mon altérité d'étranger a certainement éveillé la curiosité des étudiants et en même temps leur intérêt pour l'objet de l'enseignement. Si j'avais du être tout seul pour enseigner l'échec aurait été inévitable. Aussi la décision de la Doyenne de la faculté d'embaucher également un enseignant chinois fut sage. De cette manière s'est formé un modèle peut-être nouveau et profitable de la méthode Cseh. En travaillant à deux nous avions la chance d'enseigner l'espéranto non as comme un code linguistique abstrait mais comme vecteur d'un savoir utile. En fait par l'espéranto j'ai appris beaucoup au sujet de la culture chinoise, mais en même temps j'ai pu transmettre aux étudiants des informations et des explications concrètes répondant à leurs questions. Je parlais lentement et clairement, en m'efforçant que ceux qui m'écoutaient me comprennent. Ce n'étais pas toujours possible, alors intervenait mon assistant qui traduisait. Des conversations de cette sorte étaient en fait un élément du cours. Je parlais principalement de la culture européenne. Les étudiants me questionnaient le plus souvent au sujet de la Pologne et en particulier d'une ville qui a un nom difficile à prononcer : Bydgoszcz.

Dans cette ville polonaise il y a un enseignement supérieur de Tourisme et de Culture. Il s'agit d'une grande école, dans laquelle en trois ans on peut obtenir un diplôme de guide touristique et d'organisateur de voyages touristiques. Mais ce qu'elle a de particulier réside dans le fait que l'espéranto n'est là pas simplement une matière d'étude, mais aussi la langue dans laquelle on peut étudier les autres matières. Actuellement dans l'ISTK étudient 40 étudiants originaires de 20 pays différents. Cette école polonaise a signé avec l'université de Pékin où j'ai enseigné un accord sur l'échange d'étudiants. Aussi la perspective d'étudier en Pologne était pour ne partie de mes étudiants une importante motivation dans l'apprentissage de l'espéranto.

Beaucoup de jeunes chinois ont assez d'argent pour étudier à l'étranger, ils veulent visiter et étudier en Europe, berceau de la civilisation occidentale, mais cette Europe élève contre un nouveau Rideau de Fer par la difficulté d'obtenir un visa. Les restrictions politiques ont toujours causé du tort à l'espéranto, et continuent à le faire.



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2CCR

ALAIN BENAJAM
un paysan de l'Allier

http://www.petitions24.net/forum/47277
 Quand on vit dans l'Europe actuelle,on comprend le dégoût et la haine que les gens d'Europe de l'Est avaient pris pour la langue russe
une effarante chape de plomb médiatique pèse sur le basculement linguistique en cours
    defenselanguefrancaise.org Aujourd'hui il y a sur les murs de Paris plus de mots anglais qu'il n'y avait de mots allemands pendant l'Occupation (Michel Serres) Seuls les banquiers peuvent voler le peuple en plein jour sans avoir la police aux trousses...Jovanovic : il faut NATIONALISER LES BANQUES sans aucune indemnité, et mettre au point un tribunal pour les traduire en justice

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DES GENS 15è arrond. Quand Paris était encore une ville du peuple
défendons la langue française
et les autres domo dico 

 

 

La vraie vie  reconnaitre les papillons  découvrir le monde des insectes: FABULEUX!
http://fauneflore06.site.voila.fr/pages/insecte/insecte.htm#Ordres 

tous les oiseaux leur chant etc

France actuelle: HORREUR ABSOLUE à quoi on nous prépare 

17 mesures d'URGENCE
le monde dont nous voulons le contraire de celui qu'on nous impose  tout ça va bientôt être INTERDIT par les arrêtés municipaux fascistes détraqués

http://dont-stop-the-chicha.skyrock.com/

"il va falloir reconnencer à sculpter les facades des maisons, à vivre dans le beau, pourquoi toujours la merde et la sous-merde ?!"

ne pas laisser tomber avant d’avoir commencé, nos enfants ont besoin de nous

dépéchez-vous avant que les règlements municipaux n'interdisent de mettre des plantes odoriférantes dans son jardin: semences BIO de fleurs et de légumes rares 

Joseph Moshe? on a retrouvé Joseph Moshe ! mais comment se fait-il qu'aucune date de liberation n'est indiquée, ni de jugement? et comment se fait-il qu'aucun journaliste n'a pris la peine d'aller le visiter pour en avoir le coeur net sur ce qu'il est?

Diana

Il y a eu 2 génocides, sauf que le deuxième n'a bénéficié d'aucune commémoration

http://www.parasciences.net/

CABANES DANS LES ARBRES

TOUTES LES GALAXIES !

KURT SONNENFELD

Bruxelles 11 septembre 2008

vidéo à regarder jusqu'au bout, c'est là que se trouve le plus important !!

petit à petit ça se sait LA NATURE DU CAPITALISME et la psychologie de ses "kapos"

Chute libre dans la barbarie tout citoyen français vit maintenant dans une insécurité de tout instant, à chaque moment un cauchemar ignoble peut s'abattre sur lui quand on vous disait de pire en pire contre ces horreurs, ce cancer qui ronge la FRANCE lapétition 

pour le receuil de témoignages

la France montrée du doigt par Amnesty International pour les excès de la police et  l’impunité dont jouissent leur auteurs (la Chine nous donne une leçon !)  faute de structure d’enquête indépendante et avec une justice plus prompte à classer les affaires qu’à les juger. et voilà un qui lâche le morceau et explique beaucoup de choses - un témoignage de l'intérieur! - plein d'exemples de cette mentalité Tout ça vient de leur impunité
 http://outre-vie.forum
poésie et astronomie

poésie de Francis Jammes
* discours anti-secte comme support de l’idéologie néolibérale *
apparitions en Egypte

 Daninos disait: "L'esprit, comme le parachute, doit être ouvert pour fonctionner."
* les OVNIs en Argentine 



la lettre de la vieille dame :

les Bistrots Résistants

NB : pour regarder cette vidéo il faut cliquer sur le titre "les Bistrots Résistants" en bleu sous le cadre, qui sert de lien avec le site Dailymotion. Là, la video fonctionne et peut être visionnée

 

Ne plus respecter les lois liberticides
 
Zygmunt Bauman
"On a beau parler des droits de l'homme, il faut d'abord respecter l'individu et sa liberté. Sinon, c'est du vent, un beau discours qui ne sert à rien à nous les vivants." (Gao Xingjian)

PAUVRE ARGENTINE!

SANS DROITS SANS VOIX

féroce inégalité des sexes ! quand cela cessera-t-il ?
l'affaire Fortin
halte à l'inhumanité du racisme anti-homme !

papillons  - en 2008  carabus coriaceus ?
oiseaux  dictionnaire HINDI

c'est délicieux  !

cuisine de Rosine
cuisine syrienne
v Merveilleux tableaux

vun miracle nommé Bubulle
une analyse sociologique lumineuse des dérives actuelles :

le critère? être minoritaire !!

"nos impôts utilisés à payer des hystériques qui traitent de secte tous ceux qui ne se soignent pas ou ne pensent pas comme tout le monde."dry.gif

la-delation-aveugle/

"L'enfer est pavé de bonnes intentions" v


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texte libre 4 en haut à droite

texte libre n° 2 à droite au milieu

ECOUTER en LISANT: (Phil Glass)

années 50 époque moins constipée que maintenant qu'est-ce qu'on vous regrette !
Je suis un sentimental - Eddie Constantine SaveFrom.net

NOUVEAU:  ICI LES CHANTS DE TOUTES LES ESPECES D'OISEAUX DU MONDE ENTIER  

Voyages en ASIE

 

FLORE EN LIGNE !

identification des plantes

identification des fleurs composées (à capitule)

herbier très détaillé des espèces les plus courantes

 

IMMONDE ! on se croirait en URSS !

alors la frontière n'existe plus: http://www.maitrepo.com/a

Haïkus

jouer au TAROT : télécharger

rue Affre  

  Fabuleux ROSSINI SaveFrom.net
v Abdelhalim Hafez

v "ah  mais ça ne finira jamais"
v Je veux dire au monde une histoire
*pour découvrir le monde des insectes, FABULEUX!
http://fauneflore06.site.voila.fr/pages/insecte/insecte.htm#Ordres
c'est vrai, en France aussi on ne voit presque plus jamais de mouches! comment ça se fait?

tous les oiseaux, chants, etc

situation  terrifiante

v NOTRE PLANETE INFO

Que reste-t-il de la démocratie?
Une vraie société c'est ça

une évolution politique véritablement glaçante  

le vin le meilleur aliment anti-vieillissement:

¿Seremo entregados a los barbaros fieros?
¿Tantos milliones de hombres hablaremos inglés?
¿No hay mas nobles hidalgos ni bravos caballeros ?
¿Callaremos ahora para llorar despues? (Ruben Dario)

patriotisme pas mort vive la Russie !



Tites boules émotives pour vos commentaires
                                     
 
                

PLIAJ MIENETOJ

d'autres ici

nous ne sommes qu'une poignée à percevoir la gravité du phénomène et ses menaces sur les libertés individuelles.pureté et santé ces notions ont été un cocktail explosif chaque fois que l'Etat s'est focalisé névrotiquement dessus n'est-ce pas ?le tabac comme "rideau de fumée" 

le si beau et si expressif visage de barbara !  on aurait envie de le couvrir de baisers  "Quand reviendras-tu ?"

NB : pour regarder cette vidéo il faut cliquer sur le titre " Quand reviendras-tu?" en bleu au-dessus du cadre,ili sert de lien avec le site Dailymotion. Là, la video fonctionne et peut être visionnée



http://www.lipsheim.org/forum/agora/
*
éthique des bistrots versus milices 

1/ Ne plus être muet : faire circuler ces informations autour de soi.
2/ Ne plus financer la mondialisation : consommer uniquement local, régional, artisanal.
3/ Ne plus respecter les lois liberticides : désobéir.
4/ Ne plus consommer la propagande : jeter sa télévision et sa radio.
5/ Ne plus être invisible : parler, faire du situationisme, occuper la rue.
6/ Ne plus être un esclave : devenir paysan, artisan, commerçant, indépendant.
7/ Ne plus être dépendant : devenir autonome (énergie, alimentation, santé, culture).
8/ Ne plus être un robot : rire, danser, chanter, dessiner, fumer, boire, partager, découvrir, etc.

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