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  "Sur vojo de l'vivo nun vagas mi sola,
Senzorge al kie la tempo min blovas;
Ĉar, kvankam min celus eĉ vorto konsola,
En aĝ' mia nuna mi vivi ne povas" (Edmond Privat)Presidentielles 2012 sortie de l'euro 
Union populaire republicaine
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Texte Libre 1 en-tête

VIVE LE MRAP ! VIVE LES CATHOLIQUES !

le scandale du siècle Durant 50 ans on a cultivé l'horreur de l'URSS son totalitarisme, sa barbarie cauteleuse, ses flics puants, son intrusion dans la vie privée des gens, on nous a fait peur de ce contre-modèle c'était l'abomination le danger qu'on opposait à nos pays civilisés et libres Et dire qu'on était prêt à faire la guerre pour ne pas tomber dans une telle société maintenant on les imite! en pire ! u-p-r Asselineau le seul qui interdira les RFID LA Banque Centrale Européenne n'est « INDÉPENDANTE » que d'une seule chose : DU SUFFRAGE UNIVERSEL  Arnaques de la GRANDE DISTRIBUTION Turquie état policier barbare pour nos enfants nos familles la société Refus TOTAL directive scélérate Les américains ont PEUR de s'indigner c'est le but recherché Morts etat-d'Anne  LES MOTS argument de mouton fasciste DEFENSE des DATES seuls ceux qui ont connu ça comprennent horreur Mépris des gens atteintes à leur dignité et conditions de vie ce qui viendra après LES LABOS  Marksaj studoj

à BAS l'invasion amerloque ! à bas l'anglicisation obsessionnelle d'OVER-BLOG !!!

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Texte libre 2 en bas à droite

Un seul Etat ce n'est pas l'apocalypse ni la fin du monde

on n'avait plus entendu ce genre de propos depuis la fin de l'URSS et du KGB

avant la purification ethnique 
v"ce qu'il y a de terrible quand on cherche la vérité c'est qu'on la trouve"
v Kawther Salam
ECOUTER en LISANT:

un peu de métaphysique

un chagrin insondable

v Shajarian :

Kazi Nazrul Islam le grand poète bengali


Dum vivas mi :

*Le Temps des Fleurs (et le temps où Dalida vivait)

* Un jour tu verras 

Steve Reich:

 

BRUCH le plus puissant concerto 

Ils disent

 Natacha Atlas :


Savoir, résister, avant qu'il ne soit trop tard

des choses que vous n'avez pas vues à la télé

(que réfléchissent ceux qui se chauffent au fuel: Est-ce que vous retrouvez vos chaudières effondrées après une nuit de fonctionnement?)

v la fatwav les humanistes commencent à prendre peurv Espace Libre

par exemple

les "experts" en qui on met notre confiance sont achetés et mententv

SAVEZ-VOUS QUE MAINTENANT IL Y A UN DICTIONNAIRE chinois- français SUR INTERNET ?

v sud de l'Iran
v les couleurs de l'INDE

v mousselines: "vents tissés" disaient les romains

histoire de l'INDE - 1ère partie

nostalgie d'Alger

l'argentine  est un des plus beaux pays au monde
v à la frontière Sino-Mongolev monts Altaï en Sibérie:  Fabuleux !v la Pologne

on vous donne des idées caricaturales sur les gens,
les trouvez-vous vraiment "constipés" ces iraniens? :
sauf comme tout le monde quand ils sont sur la  tombe de leur mère

v devant une logique comme celle-là le refus doit être total ! v  

Un texte capital à lire "comme boivent les poules: en relevant fréquemment la tête pour faire couler" : Le racisme anti-pauvres

toutes les espèces végétales et animales aves liens images etc
 SEA SHEPHERD

La végétation d'Uruguay

TOUTE l'actualité scientifique

DANIEL faisait partie du "Mouvement du Graal"en mémoire de lui les voici

présentation

 

v ATTRACTEURS ETRANGES v fractales v Morphogénèse

v NOUVEAU ! Un portail sur le monde musulman

carnets de poésie

Comte-Sponville

MES PIEDS SE SONT SEPARES DE TES PIEDS

La nature vampirique du capitalisme actuel qui vit de suçer la vie des êtres et des peuples":
Le capitalisme est devenu le plus grand ennemi de  l'individu
vie cauchemardesque des américains de classe moyenne
v une vision autoritaire et monochrome de la société


archives totales ">

texte libre 3 = vrai accès aux archiv

27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 19:36

Lamartine est né trop tôt, son seul tort est d'être souvent trop bavard et se soit senti trop obligé au périodes oratoires dans le goût du temps, mais au milieu de toutes ses phrases que d'émotion à vif, que d'aspirations si humaines et donc impossibles du plus réellement romantique de nos "Romantiques", que de lucidité et de pénétration, que de justesse de perception et de sentiment, et que de désespoir malheureusement si justifié !

 

Quelques citation extraites de ses long poèmes :

 

 

Quand je roule en mon sein mille pensers sublimes,
Et que mon faible esprit, ne pouvant les porter,
S'arrête en frissonnant sur les derniers abîmes,
Et, faute d'un appui, va s'y précipiter!

…..

Quand je sens qu'un soupir de mon âme oppressée
Pourrait créer un monde en son brûlant essor,
Que ma vie userait le temps, que ma pensée
En remplissant le ciel déborderait encor !

 

--------

 

La mort seule au bout de la vie

Fait un supplice du bonheur :

…..

Où suis-je? Est-ce moi ? Je m'éveille
D'un songe qui n'est pas fini !
Tout était promesse et merveille
Dans un avenir infini !
J'étais jeune !... Hélas ! mes années
Sur ma tête tombent fanées

…..

Voilà pourquoi mon âme est lasse
Du vide affreux qui la remplit,
Pourquoi mon cœur change de place
Comme un malade dans son lit !

 

--------

 

Et ces amertumes sans causes !
Et ces désirs brûlants de choses
Qui n'ont que leurs noms ici-bas ?

 

--------

 

Et des mondes derrière,
Et des flots de poussière
Qui sont mondes aussi !

…..

Et pures étincelles
De nos âmes de feu,
Les prières mortelles
Sur leurs brûlantes ailes
Nous soulèvent un peu !

(Les prières mortelles
Sur leurs brûlantes ailes
Nous soulèvent un peu !
que de choses dites tacitement sous ces mots
....
il n'y a pas d'espoir)

--------

 

Et ces amertumes sans causes,
Et ces désirs brûlants de choses
Qui n'ont que leurs noms ici-bas ?

 

 

--------

 

et bien sûr son "incontournable ", définitif et désespérant poème NOVISSIMA VERBA

 

Lamartine, notre frère

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 19:00

Un livre dont la lecture est conseillée et qui sonne à notre époque d'un son étrangement familier.

NICOMEDE,  de Corneille, vous savez cette tragédie célèbre par la réaction apeurée de Prusias - "Ah ! ne me fâchez pas avec la République !" -
(et, c'est pratique Internet  , on peut la lire in-extenso à cette adresse : http://www.amiens.iufm.fr/amiens/cahier/biblio/corneill/nicomede/nicocadres.htm ).

Par exemple, remplacez simplement "Rome" par "Etat-Unis d'Amérique", et tout se met à nous parler d'aujourd'hui.

 

et puis relisez les dialogues de la pièce et dites si le mythe de la romanité à l'époque n'était pas comparable au mythe de l'Usonité (pardon de cet emprunt à l'espéranto pour créer un néologisme, qui manque) du mythe du citoyen US; seul libre (ah oui ?) seul civilisé, et supérieur, le moindre étant supérieur à ces macaques de non-US, auxquels on doit apporte la démocratie, c'est à dire la soumission à son patronat et aux interêts de Coca-Cola incorporated.

 

PS:
j'en ai profité pour essayer d'en traduire quelque vers en Esperanto : 

Flaminius.
Sur le point de partir, Rome, seigneur, me mande
Que je vous fasse encor pour elle une demande.
Elle a nourri vingt ans un prince votre fils ;
Et vous pouvez juger les soins qu'elle en a pris
Par les hautes vertus et les illustres marques
Qui font briller en lui le sang de vos monarques.
Surtout il est instruit en l'art de bien régner :
C'est à vous de le croire, et de le témoigner.

Flaminio

Forirontan, Romo, Moŝto, min ordonas
Ke mi faru plian al vi por ĝi peton.
Ĝi nutris dum jaroj princon filon vian;
Kaj kiomajn zorgojn ĝi dediĉis, taksu
Per en li virtegoj kaj pruvoj elstaraj
Ilustrantaj sangon de via reĝvico.
Ĉefe instruiĝis kiel bone reĝi
Nu vi tion kredu, kaj la kredon pruvu.

 

LAODICE : Il suffit, je vois bien ce que c'est :

Tous les rois ne sont rois qu'autant comme il lui plaît; (Acte III scène II)

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 23:00

*1987 - Un film « L’intendant Shansho » de Mizogushi (japonais) que j’ai vu hier
soir à la télévision. Très beau film. Drame humain, et sujet social sur l’esclavage dans le Japon
antique. Il se passe entre 950 et 1150 de notre ère à l’époque Heian, des régents Fujiwaras,
avant que s’instaure la féodalité et le Moyen-Age japonais. Un gouverneur trop indulgent lors d’une
 révolte de paysans est condamné à l’éxil. Sur  la route avec sa femme et son fils et sa fille,
ils sont attaqués par des brigands, qui enlèvent le fils et la fille et les vendent comme esclaves.
Ils se retrouvent aux mains d’un intendant cruel et tyrannique. Avec l’aide de sa sœur le jeune
homme s’évade et se réfugie dans un monastère bouddhique. La sœur se noie pour ne pas à avoir
sous la torture à trahir son frère. Celui-ci idéaliste qui refuse de se contenter de prier le Bouddha,
part avec ne lettre de recommandation de l’abbé pour Kyoto voir le Régent, qui lui apprend que son
père est mort en exil, mais le réhabilite et le nomme gouverneur de la province où il a été
esclave. Il projette alors de faire libérer tous les esclaves de cette province, le Régent lui rappelle
qu’il n’a ce pouvoir que sur les terres de l’Etat (système des terres étatisées, inspiré de la Chine T’ang

et extension des domaines alloués à des particuliers, échappant au lot commun, et  tendant à
devenir plus  tard un système féodal) la domaine où ils étaient esclaves est privé et hors de son
autorité. Il le fait pourtant, libère les esclaves, exile l’intendant et confisque ses biens, en dépit
 des menaces qu’il risque. Puis démissionne  et part chercher le village où il retrouve sa mère,
seule, misérable, aveub$gle, et au bord de la folie. Elle lui demande où sont son père et sa sœur.
Et il lui répond en la prenant dans ses bras « Il ne reste plus  que nous deux désormais ».

  (…)

 

 

*  22/4/1990 Vu « Crimes et Délits » de Woody Allen : Très Bien, et très  woody-allenien. Il y a beaucoup de choses là-dedans, et il y aurait beaucoup à dire.

Une remarque, en comparaison avec ce qui se passe dans « Hanna et ses sœurs ». Dans Hanna et ses sœurs, le héros, après avoir été torturé par la peur de la mort et avoir essayé en vain toutes les religions fini par trouver la paix (cf. Camus in Le Mythe de Sysiphe « Cette paix empoisonnée » et ces « renoncements mortels » ) dans la sensation immédiate du bonheur ;
à comparer à ce qui arrive à l’ophtalmologiste de Crimes et Délits qui après avoir accepté de faire tuer la femme qui l’aime et risque de briser sa sécurité et sa puissance (est-il vraiment plus mauvais que les autres ? je ne pense pas, mais justement la puissance et la sécurité corrompent, il a plus à perdre, il lui est plus dur d’accepter les catastrophes et plus facile de disposer du sort des gens), a connu (« l’œil était dans la tombe et regardait Caïn ») les transes du remords ; et puis Quelques mois plus tard, dans l’athmosphère du bonheur familial a retrouvé la paix, assis sur le cadavre de cette femme. C’est le même phénomène en fait, la  même paix gagnée à coups d’inconscience et d’engourdissement sous l’effet des petits bonheurs.
La comparaison mérite qu’on y réfléchisse par l’éclairage qu’elle ouvre.


*29/3/1992 Vu « Ombres et Brouillard » de Woody Allen, c’est un conte philosophique. Très
 beau, très complexe, marrant, émouvant. C’est Woody Allen, l’auteur, et l’acteur aussi, et son
 visage qu’évoque la critique. Le scénario est fait pour finir en tragédie, mais comme d’habitude il y
échappe par une pirouette.
Ce cœur pur à l’air de minus en naphtaline et qui est sans doute l’être le plus inoffensif de sa ville,
 peut-être le seul) qui se veut trop honnête, trop ouvert à la vie, et à la raison, à l’honnêteté,
donc à l’impuissance, qui a gâché sa vie par ses hésitations, piégé dans une machine infernale
devrait finit pendu jugé et condamné comme étant le tueur psychopathe. Il se sauve en acceptant
 finalement (…..) de devenir l’assistant de l’illusionniste. c. à d. : dans cette machine infernale qu’est
la vie le seul « salut » ce sont les illusions.

Mais les choses ne sont pas ce qu’on croit qu’elles sont. « On a besoin de choses solides sur
lesquelles on peut compter » dit-il (cf. la scène finale de « Manhattan ») Mais il s’aperçoit que sa
fiancée n’est pas celle qu’il croyait. Ç
a arrive souvent dans la vie qu’on s’aperçoive que la femme
qu’on aimait n’est pas, n’a jamais été, ce qu’on croyait, qu’on croyait à un être de lumière sur lequel
on pourrai compter et tout s’effondre quand son vrai visage se révèle dans l’épreuve. N’est-ce pas ?

 

*29/3/2002 Vu « Intervention Divine» film palestinien (le 3ème je pense, après
le merveilleux « Conte des Trois Diamants » de Michel Khleifi
)  de Elia Suleiman. Très beau,
très « konsilinda ». Si on le laisse travailler (…) et si les Israéliens ne le tuent pas, il deviendra un
des plus  grands réalisateurs du siècle (le 21ème) « un tableau tout à la fois burlesque et
désespéré ». Oui la critique évoque Jacques Tati et Buster Keaton, exact, j’y ajouterais la Provence
 de Pagnol ; et par moment les images ou les scènes virent au surréaliste. E. Suleiman manie un
humour tout à fait personnel.

Et la scène des mains au parking du check-point fout en l’air, à elle seule, le slogan absurde
et anti-humaniste  « à chacun son corps »

 

*28/11/2002 vu « l’homme sans passé » de Aki Kaurismaki (un finlandais), primé à Cannes ;

 Quel monde sinistre et morbide comme c’est pas permis ! D’une totale déshumanisation et d’une
profonde barbarie. L’inde (même les bidonvilles de l’Inde !) est un monde dix fois plus civilisé et
dix fois plus humain que la Finlande !

 C’est bien un pays nordique, on sent  très fort qu’on est dans ces pays où on a stérilisé les femmes
 qui se teignent les ongles de pieds en rouge et où on met en prison les clients des prostituées !
 C’est l’image du monde orwellien et barbare que nous préparent le capitalisme + Sarkozy + la
politically correctness. La « citée de la Joie » de Calcutta c’est un espace d’humanité (même le
 parrain mafieux ! en comparaison ! même lui !!) de civilisation, de solidarité et de douceur, et de joie,
c’est une vraie soirée dansante, en comparaison avec la Finlande de l'an 2000! La femme (dans le
film) du guichet de l’ »ANPE », on aurait envie de l’écraser sous son talon, tellement elle est odieuse
 (et typique).

 Ce film pue la mort. Et vous fait aussi comprendre, encore mieux que tout un site Internet
d’antimondialistes ou d’anarchistes, à quel point on est enfermés sans espoir dans un bagne. Et
que quand on a accepté dans les années 70 de se laisser « bancariser », on a signé notre arrêt
de mort, et celui, très concret, de milliers d’êtres, et celui de la Civilisation. Il aurait fallu alors se
révolter et brûler les carnets de chèques.

 Ces finlandais nous montrent un peuple profondément brutal, égoïste, et rustre. Les seuls êtres qui
respirent l'humanité là-dedans ce sont les chiens.

 Ce film évoque à peu près autant la vie que le cadavre refroidi de Jacqueline sur son lit de décor mortuaire.


 *134) 12/3/2003 Vu « monsieur Schmidt » film d’Alexander Payne. TB. C’est très emouvant, les
 acteurs très bons ; Ca fait fort penser à cet autre film américain « Mort d'un commis voyageur » ;
ça évoque aussi par moments le Dictionnaire des Idées reçues de Flaubert, en beaucoup plus cruel.
 Ça se passe aux USA mais c’est non seulement une « devastating » (comme on dit en
anglais) condamnation des américains-moyens mais tout aussi bien des français-moyens. Et pas
seulement de ce qu’est devenu le christianisme aux USA mais tout autant de ce qu’il est devenu en
France ! Ça décortique dur ! et ça met à jour bien des choses dans la psychologie sociale.

Et puis encore une fois, comme « La maîtresse du lieutenant français », « Le huitième jour », etc,
tant de films, le spectacle et la dénonciation de ce que c’est que les femmes. Profondément
affligeant et répugnant. Et bien entendu une fois de plus cela montre que contrairement à de
vieilles idées reçues
ce sont les hommes qui sont sentimentaux, vulnérables et sensibles, qui sont
de vrais êtres humains, et les femmes matérialistes, égoïstes, « positives », bouffées par les
conventions et sans cœur.

 

 

 * 6/10/2003 « A cinq heures de l’après-midi » ( l’heure de la mort chez Garcia Lorca ) : tu
 vois, que ce soit chez Kiarostami ou Makhmalbaf (et le père aussi) il y a une école iranienne de
 cinéma, on retrouve ce côté « contemplatif », cette sensualité lente et attentive des images, leur
 splendeur, leur poids, etc, il faut le voir pour comprendre. Et cette attention aux êtres si forte,
 attention  silencieuse, et pleine de respect.

 
Makhmalbaf ne caricature pas du tout ses vieilles badernes « fanatiques », ils sont d’une profonde
 humanité, et même parfois d’une grandeur « antique » , et c’était pareil dans le « voyage de
 Kandahar » le vieux qui s’appliquait, comme un Saint François d’Assise, à rendre grâce à Dieu
 pendant qu’il se faisait dépouiller par les voleurs.

 
 En fait, contrairement à ce que vous font croire les journalistes, le thème « émancipation de la
 femme », forcément d’actualité dans l’Afghanistan post-Taliban, et qui fait saliver et se masturber
 intellectuellement tous les politiquement corrects et les bien-pensants de notre occident, n’est pas le
 seul thème du film. C’est un film très triste, à l’image de la condition des afghans, ça a aussi un côté
 Beckett (Samuel).

 
Et puis c’est un film à montrer aux espérantistes pour les alerter sur l’hégémonie de l’anglais !!!! et le
 besoin urgentissime de subventionner le projet « Zaban-e-Salam » de former des professeurs
 d’Espéranto afghans !

 
 En tous cas on voit qu’en Afghanistan c’est comme en France (en Occident, aux USA ou en Suède
 c’est encore pire) : les hommes afghans se sont persuadés que de voir le visage d’une femme c’est
 sexuel, et que ce qui est sexuel c’est mal et pervers, alors ils ont honte de les regarder, se tournent
 contre le mur et demandent pardon aux autorités (en l’occurrence Dieu ; heureusement, lui,
 pardonne !! ……) en France maintenant c’est pareil: on a intégré aux hommes la honte du désir
 sexuel et ils (et d’abord elles) sont persuadés que c’est mal, sale et pervers.

 

 
*
« Dirty pretty things » film de Stephen Frears. Excellent film. Grand film. Voilà l’image toute
 crachée et précise du monde actuel.

Et pour une fois je crois que Jacqueline aurait aimé…..

Et le rôle principal (Akwe) est quelqu’un de bien. Mieux que la femme, bien sûr, comme toujours.

 

 

 * J’avais acheté le video-disque de « Le vent nous emportera » d’Abbas
Kiarostami (vraiment le cinéma iranien est un des meilleurs du monde en ce moment,
avec également ce que j’appellerais le Néo-Réalisme anglais Ken Loach, Stephen Frears,
Mike Leigh, etc)

Je l’ai regardé. Que de choses à dire ! que de thèmes à aborder ! Un voici un : contrairement aux
 phantasmes que s’entretiennent complaisamment les occidentaux, dans la vie quotidienne de ce
 village (en plus village ! donc traditionnel, pas des intellectuels ou des bourgeois occidentalisés) pas
 du tout d’ambiance « lourde » religieusement, pas de puritanisme (peut-être moins que dans la
 France actuelle où tout est interdit par « politically correctness »), des sous-entendus grivois entre
 hommes et femmes, une attitude sereine et pleine d’assurance chez ces dernières (et pas la
 réserve et la peur paranoïaque qu’on constate maintenant en France de leur part !), une convivialité
 libre et tranquille comme dans les villages français d’avant-guerre.

 
Et par ailleurs une qualité et une chaleur des rapports humains, une liberté d’aller et venir dans
 l’espace public qu’on ne connaît plus en Europe aujourd’hui !

 

 

 *Janvier 2004   ) Vu « Un Roi sans divertissement » de Giono(le film) ; oui ça mérite d’être classé
 parmi les classiques. Et c’est un chef d’œuvre filmé (par Giono même) de main de maître, tout y est
 pensé savamment jusqu’aux moindres détails.

 
Le procureur, vers la fin il fait un peu CHEREA. « quatre soux de vie, il ne faut pas jouer avec » ouais !
 bien sûr il a tort en fait et l’autre film, le film italien vu il y a quelques mois « Nos années »
 («
 i nostri anni ») montre très bien que non seulement quatre sous de vie mais 80 ans
de vie ce n’est RIEN  (n’est-ce pas Jacqueline ?), et pas seulement la vie, mais tout ce dont on
la remplit, y comprit les  valeurs et tout ce pour quoi on se passionne et est prêt à mourir et à
 tuer. Rien du tout. Fini.

 

 

*9/2/2004 Vu « LA FIN DU REGNE ANIMAL » c’est un film horrible. C’est un très beau film.

 C’est un film qui a tout pour devenir un film-culte, auprès de écologistes par exemple.

 C’est un film aussi horrible qu’un film qui raconterait Auschwitz.

 (Et c’est révèlateur de l’unité foncière du mal, croyez vous qu’il y ait une différence entre les
 gendarmes français (que faisaient ils en 40-45 au fait ? ils ont obéis aux ordres) et les SS ? non,
 non, les SS aussi faisaient leur devoir sans état d’âme, c’est pareil, on leur avait dit sur les juifs la
 même chose que les autorités vétérinaires, et ils étaient aussi sans âme et impavide devant des
 êtres qu’ils ne reconnaissaient pas)

Son titre devrait être en fait « Le triomphe de la mort » et de tous ceux qui sont de sont côté, qui la
 propagent, l’imposent en font le culte, sont ses hommes de mains fanatiques et dévoués.

A la fin il ( le héros du film, Noël) s’enferme avec tous les animaux restants du village et se fait bruler
 vif avec eux dans sa grange. Après ce qu’il a vu quelques heures avant, et ce qu’il a été amené à faire
 (la vieille brebis) ça se comprend. C’est logique.

 

Ca n’a rien d’étonnat que cette France se met à voir rouge pour le moindre bout de tissus qui
 témoigne que quelqu’un croit en Dieu !

C’est bien l’alliance de Raffarin-Sarkozy-la ligue- d’action- Laïque- les-nouveaux-calotins-de- l’Ordre,
 et la société décrite dans « Brave New World » qui est la notre aujourd’hui, la flicaille (la flicaille
 éternelle, le seul Internationale imperturbable) les ayatolllahs du Freudisme et du culte de la mort.
 Les bonnes–femmes  de notre époque, ces Anges de la Mort,  qui ont d’ailleurs le physique de
 l’emploi: maigres, raides et glacées, toujours tendues , aussi blindées et fermées qu’une Entreprise
 moderne, elle ont le même look qu’un tiroir de morgue et contrairement aux chiens, (et même aux
 moutons, si l’on en croit le film) elles sont incapables d’aimer qui que ce soit, c’est tout à fait
 incompatible.

Enfin, la morale est sauve !…. - la morale de l’athéisme et du matérialisme ! - puisque que tous les
 phénomènes bizarres du films ont en fait une explication naturelle !

 
Un film désespéré et désespérant.


 

 

* 26/5/2004 « Printemps, été, automne, hiver, et printemps », c’est un
exposé romanesque de la métaphysique bouddhiste en fait, le karma, le désir, etc. Bref, si au lieu
 du  Bouddhisme, si ç’avait été l’Islam que l’auteur aurait ainsi exposé, le film aurait été
 "descendu en flammes" par tout le monde, et sa projection aurait été interdite en France, et si
 jamais le réalisateur  aurait osé se pointer, il aurait été aussitôt arrêté par la police et expulsé.


 

 *4/5/2004 Baboussia

Ce film – Baboussia – est, je m’en doutais, tout un tableau de la Russie de l’après communisme.
 Tout y est, ou beaucoup. Et l ' "éternelle Russie" des forêts et des clairières. Et la belle musique  russe. Et quel contraste entre
 les russes modernes : maigres, dures, fermées, pequeneuses ( bref comme les françaises de
 maintenant !!) et celles de deux générations avant, les vieilles paysannes, rondes épanouies
 rieuses, toujours des chansons aux lèvres, humaines, tendres et débordantes d’affection, palpable,
 réelle («forta palpa kuneco » comme disait Claude Piron) et un cœur en or. La scène la plus sublime
 est sans doute celle où lors de la soirée d’adieu dans le village la vieille ( le nom ?, celle qui se
 casse la jambe, la mère de l’ivrogne, mais qui a un cœur et du respect pour sa mère et sa tante
 quand il est sobre) se blottit contre Baboussia et la caresse tendrement, et le  regard que lui  rend
 Baboussia. Et tu te souviens du moment où elle a faillit mourir prostrée sans manger parce que sa
 fille était morte, voilà ! elle faisait simplement comme les animaux des histoires, si nombreux ! et pas
 seulement des chiens, mais aussi le chat Kout d’Elian Finbert et des oiseaux, etc, qui se laissent
 mourir de chagrin, refusent de jouer, bouger, manger, et meurent, c’est ça la façon normale, et
 logique, et lucide, de se comporter quand on est un être humain. Ceux qui survivent ne sont pas des
 êtres humains, tout simplement. Et ceux qui trouvent ça bien sont des monstres pervertis. Et des
 idéologues de la religion de la mort.


- Ce film, c’est (un peu manichéen ?  non, justifié  tout simplement) la condamnation du mode de vie
 moderne et des mentalités qui vont avec. Et dans la Russie postcommuniste c’est encore aggravé
 par ces fameux « Nouveaux russes », ceux qui ont compris le capitalisme ! … (et en sont les
 victimes, sans s’en rendre compte), en contraste avec la vie au village, encore comme avant.

 

Oui j’ai encore eu la chance de vivre mon enfance à une époque où il y avait encore une France,
 dans une vraie maison  un vrai foyer, où il y avait toujours quelqu’un à la maison. Une France
 équipée et à visage humain, où il y avait, autour, une VILLE, une vraie, avec des magasins, des
 bornes fontaines, tout ce dont on a besoin, mais par contre pas un seul digicode ni caméra de
 vidéo-surveillance
. Une société qui était encore civilisée, des églises où il y avait encore des
 gens qui prient, et dont les portes étaient ouvertes !!! des églises avec des sacristains. Des
 vitrines décorées pour Noël, et à Noël des chants de Noël à la radio et le reste de l’année PLEIN,
 plein de choses de tous genres à la radio. Un pays moderne et encore à visage humain. Une
 maison où tous les gens de la ville  venaient y passer leurs commandes aux Galeries Lafayette.

Bon, c'est parce qu’on ne le savait pas, mais en Algérie on commettait autant d’atrocités
qu’en Tchétchènie.

 Sans doute il n’y a plus qu’en Inde qu’il y a encore de la civilisation. En Inde et en
Ouzbékistan. Et sans doute aussi en Amérique Latine (coté peuple !)

 
De toutes façons la petite fille « muette » n’a sans doute jamais été incapable de parler, c’était
certainement dans la tête, sans doute au moment du bombardement elle a promis à Dieu de ne plus
 jamais parler si elle s’en sortait vivante, ou bien elle était persuadée que si jamais elle reparlait ses
 parents mourraient. Et seule la conscience que si elle ne disait rien Baboussia mourrait lui a donné
 la force de sortir du cercle où elle s’était elle-même enfermée.

 

 * date  ? 2005 ? « Uzak » de Nuri Bilga Ceylan : Dans cette Turquie qui ressemble à fond de train à l’Europe occidentale (de maintenant !…) les ramiers et les chats sont les seuls êtres vivants.

Le héro du film aura tout tué. Il a tué la souris, il a tué l’amitié possible avec son compagnon du village, avec qui il n’a cessé de refuser tout rapport humain et qu’il a fait fuir, il a tué son enfant, en le faisant avorter, et dans la séquence la plus forte (non la plus forte c’est la tragédie de la malheureuse souris) du film : la dernière, 20 secondes, il commence à se rendre compte et à regretter.



* 3/07/2005 ULTRANOVA

 Vu « Ultranova » de Bouli Lanners, film belge de 2004. C’est un très bon film, Très artiste et pensé.

 Là aussi c’est encore une fois un sacré résumé de la société contemporaine ! de notre société
 détraquée, pervertie et accessoirement déshumanisée par l’âme du Libéral-Fascisme actuel, on y
 voit bien le contenu (et les symbolisations matérielles en locaux !) et la perversion, l’absurdité à la
 Kafka et le cynisme grotesque à la Ubu, du monde à la W-Bush-Doustes-Blazy !! et le fascisme glacé
 de notre Civilisation de l’Assurance et tout ce qu’elle recèle de stalinisme. (et de déshumanisation
 surréaliste, mais ça, malheureusement ça n’est encore que son aspect superficiel, au cœur c’est
 encore plus pervers et plus anti-humaniste !

 
Jusqu’à ces immeubles avec leurs placrages de baies vitrées hermétiques en  place de fenêtres,
 ces Fleury-Mérogis blindés et digicodés en lieu d’immeubles. Et last but not least ces enterrement
 qui sont autant de petits Auschwitz de salon…Tout y pue la société actuelle

 
Et la mort du plus « puant » ( non, le plus puant c’est le capitalistoflic de la benne, et c’est lui aussi le
 plus représentatif, à lui seul il résume toute l’idéologie du Régime actuel) de ces personnages est
 une sacré trouvaille ! Et comme toujours la mort vient révéler l’absolu néant de toute cette
 « civilisation », ces conceptions, ces « valeurs » (boursières ! Enfin, les autres ne durent pas
 davantage…)

 Le désappointement final de l’obsédé des femmes enceintes (sans doute encore un, qui a été
 largué comme un bout de papier gras par une ex-femme, qui a gardé les gosses, et lui réclame une
 pension alimentaire, après lui avoir démoli la vie) a un goût nihiliste de Le Petit Prince de
 Saint-Exupéry (bien sûr ! c’est un livre nihiliste, vous ne la saviez pas ?!! relisez-le)

 C’est frappant, je me souviens, dès la toute première scène où les deux filles parlent ensemble du
 jeune homme, en disant « ah il est toujours seul, il paraît qu’il est orphelin, etc. » mon commentaire
 a été immédiatement : elles aussi elles sont seules ! je crois voir de manière palpable une vitre de
 verre blindée entre eux-deux, tout à fait. Et la suite n’a fait que confirmer mon impression. En fait les
 seuls personnages qui ne participent pas de ces mentalités délétères et perverties par les
 habitudes de vie et d’être modernes ce sont, bien sûr, les deux vieux parents du jeune homme (qui
 n’est pas du tout orphelin en réalité), on dirait des martiens débarqués d’une autre planète ! la
 planète du monde d’il y a un demi-sièclee, du temps où il y avait encore des pays, et une société, et
 une vie, et des individus, dans ces pays. Tout ça a été remplacé par la mort, capitaliste et
 politiquement correcte. Moderne quoi…

 
Tu vois comme j’avais raison, et que ce n’était pas des paroles en l’air quand je résumais cette
 société actuelle comme le règne de la mort, et de la Secte des Adorateurs de la Mort (ah oui ! il y a
 aussi celle qui fait des « cours de psychopédagogie », tout y est !), et pas seulement pour ce qui est
 de l’avortement et de l’euthanasie, de l’athéisme obligatoire d’état, et les guerres à W Bush et les
 arbres qu’on abat si compulsivement, et impavidement, avant que ça soit aussi les gens, mais
 TOUTE la société actuelle, c’est presque palpable, est une société qui ne révère, ne tolère, et
 n’engendre que la mort.

Et, la réalisation est très pensée et très fine jusqu’aux décors; le décors peut-être parle plus que
 les gens ; Par exemple ces salles sinistres au possible (à l’image de la société, de ses
 institutions, forces, rapports sociaux, idées) aux murs tout nus et tout blancs avec des casiers
 (fermant à clé !) des portes à vitres blindées, on dirait une morgue. Pas étonnant que leurs âmes
 se mettent à ressembler au lieux où ils vivent, normal ! Habiter dans des gourbis de torchis et de
 chaume dans le tiers monde serait moins désagréable, moins inconfortable, et moins pénible !


 
*
début/10/2006 DES ROSES POUR LE PROCUREUR

Vu à la télévision le film allemand de 1959 « Des Roses pour le Procureur »

Ce film sur les anciens nazis avec son ton auquel on n’est pas habitué sur ce sujet, malgré son
 ton presque guilleret de tragi-comédie et sa musique de cha-cha-cha 1960 est une excellente
 dénonciation, qui porte loin, justement hors du mélo facile des films plus récents, mais par
 contre les tenants et aboutissants psycho-culturels sont l’air de rien beaucoup mieux mis en
 évidence. Et donc ce film sous sa légèreté frappe fort et juste et donne à réfléchir, beaucoup.

Il a raison de ne pas mettre en scène les habituelles grosses brutes fanatiques, mais cet
espèce de vil Joseph Prud’homme. (d’autant plus qu’ils sont toujours très nombreux) Les
 Joseph Prud’hommes sont beaucoup plus, le film le montre bien, liés aux plus impavides
 atrocité, et de manière bien plus dangereuse, que bien d’autres types.


Attention ! derrière chaque Joseph Prud’homme se cache un Himmler



Pour le dernier je ne mettrai pas mes propres commentaires mais recopierai des commentaires trouvés sur Internet, ce film est
* BOMBON EL PERRO ( film argentin, filmé en Patagonie)


Le destin malheureux de cet homme que tout accable est tout a fait touchant et devant toutes ses rencontres imprévues l'embarrassement dont il fait preuve est poignant . Un très beau moment de cinéma !

Ce film que j'avais vu dans le cadre d'un festival il y a deux ans environ et qui n'était pas connu à l'époque est un véritable enchantement. Je me réjouis de le voir maintenant sorti dans les salles. Le jeu de l'acteur principal est un vrai bonheur ainsi que cette complicité avec Bombon le chien à qui on aimerait attribuer un prix .....

Un petit bonhomme attachant au sourire malicieux, un chien d'une beauté et un coach débrouillard. Un cocktail doux-amer pour une ballade sud américaine authentique.

Wahou ! Quel jeu d'acteur impressionnant ! Ces acteurs non-professionnels n'ont rien a envier aux meilleurs acteurs des super-productions. On se lie d'amitié tout de suite avec Juan, qui joue son rôle a merveille. Le scénario est magnifique, plein de tendresse et d'émotion. A ne pas rater.


C'est l'un des meilleurs films de l'année. Une claque humaniste qui filme avec tendresse l'amour d'un homme pour un chien.Un chien somptueux et qu'on voudrait absolument avoir à côté de soi. C'est un film simple interprété par des acteurs non professionnels...et supérieurs à ces derniers. Pas besoin de claquer des milliards pour faire un grand film. Bonbon el perro est vraiment le meilleur ami du spectateur....


Servi par un jeu d'acteur exceptionnel, tout dans la nuance et les expressions de visage, Bombon el Perro est un film savoureux. le message passe, les acteurs sont touchants et l'humour sur les conditions de vie en argentine n'est pas absent ! Dommage qu'il soit diffusé dans si peu de salles ! Un régal à aller voir d'urgence et à conseiller autour de vous...


Bombo el perro, avec les moyens du bord et des non-acteurs (Juan Villegas, gardien de parking de son état, joue Juan Villegas, employé d’une station service paumée), nous entraîne gaiement dans un véritable voyage philosophique. L’accueil de l’événement est à toute épreuve comme le sourire de Juan Villegas, dont le visage ne se ferme vraiment que devant la violence d’un soir de son associé. Un film en fragments, mais rien d’anecdotique ni de disparate. Plutôt une lente et patiente leçon de générosité teintée de sagesse indienne, souvent prise à tort pour passivité, et une critique sociale et politique discrète mais efficace et fine. Avec ses personnages vrais, à peine des personnages donc, et ses histoires de la vie ordinaire, Bombon el perro parle d’une réalité plus fabuleuse que nos fictions, c’est-à-dire du Monde, qui n’existe, lui aussi, qu’en fragments. Cela le grand cinéma italien, d’un Scola ou d’un Fellini, le cinéma populaire au sens fort du terme, l’avait bien compris

 

 

* 27/2/2005 La Chute

"La Chute". Eh bien l'attitude de Hitler dans les dernières semaines dans son bunker , et encore plus celle d'Eva Braun, est tout à fait comparable et similaire à ce que le catéchisme "psychologiquement correct" appelle la Pensée Positive.......

 

Eva Braun avant de se suicider, et que son cadavre soit brûlé, s'est mis du rouge à lèvre.

Remarquez, moi j'ai bien mis un bouquet de primevères de mon jardin sur Jacqueline avant qu'on l'emporte .....

 

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 21:40

 

MI (KIAM EN LA KUNIKLEJO)  
                                                                                                                                      c'est le titre !

 

Mi (kiam en la kuniklejo de via sako

vi furioze fosas pro bileto, kiu
tre verŝajne jam eskapis)
amas vin.

 

(Kien, cetere, vi metis
mian koron?)

 

 

 

 

                                     (Victor Sadler)

 

 


 

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 08:05

 

                                  LES LILAS ET LES ROSES 

                               O mois des floraisons mois des métamorphoses

                                  Mai qui fut sans nuage et Juin poignardé

                                  Je n'oublierai jamais les lilas ni les roses

                               Ni ceux que le printemps dans les plis a gardés

                                   Je n'oublierai jamais l'illusion tragique

                                   Le cortège les cris la foule et le soleil

                              Les chars chargés d'amour les dons de la Belgique

                              L'air qui tremble et la route à ce bourdon d'abeilles

                                 Le triomphe imprudent qui prime la querelle

                                  Le sang que préfigure en carmin le baiser

                               Et ceux qui vont mourir debout dans les tourelles

                                   Entourés de lilas par un peuple grisé

                                 Je n'oublierai jamais les jardins de la France

                                Semblables aux missels des siècles disparus

                                 Ni le trouble des soirs l'énigme du silence

                                 Les roses tout le long du chemin parcouru

                                 Le démenti des fleurs au vent de la panique

                                Aux soldats qui passaient sur l'aile de la peur

                                  Aux vélos délirants aux canons ironiques

                                Au pitoyable accoutrement des faux campeurs

                                Mais je ne sais pourquoi ce tourbillon d'images

                                 Me ramène toujours au même point d'arrêt

                                A Sainte-Marthe Un général De noirs ramages

                                   Une villa normande au bord de la forêt

                                Tout se tait L'ennemi dans l'ombre se repose

                                 On nous a dit ce soir que Paris s'est rendu

                                  Je n'oublierai jamais les lilas ni les roses

                                Et ni les deux amours que nous avons perdus

                               Bouquets du premier jour lilas lilas des Flandres

                               Douceur de l'ombre dont la mort farde les joues

                                Et vous bouquets de la retraite roses tendres

                                 Couleur de l'incendie au loin roses d'Anjou

                                         (Le Crève-coeur, 1941)

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 09:22

Je me suis fait des amis

Dans la race pierre.

Ils ne sourient qu’à demi,

Ils ne parlent guère.

Ils ont demeure parmi

L’ombre et la fougère.

Une tribu de fourmi

Gîte à leur paupière.

Ils boivent de tous les vents

A pleine gorgées ;

Ils font dans la nuit des temps

De longues plongées.

Ces amis déconcertants,

Ces pierres âgées,

Dans mon cœur vont délectant

La force érigée.

Leurs épaules ont admis

Le jeu des vipères ;

Je me suis fait des amis

Dans la race pierre.

NORGE – Mes statues
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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 00:34

Avant  d'écrire ces livres de réflexion sur la biologie ou le pacifisme qui l'ont rendu célèbre, le jeune Jean Rostand, qui était né dans une famille riche et cultivée (Edmond Rostand était son père, Rosemonde Gérard sa mère), et qui connaisait bien pour l'avoir fréquenté le monde de la haute bourgeoisie, a écrit quelques ouvrages critiques sur ce milieux. L'un d'entre eux « Les Familiotes et autres essais de mystique bourgeoise », paru en 1925, est un petit bijou d'esprit mordant mais pince sans rire, à la manière de Voltaire, de Flaubert ou de La Bruyère. Un chef d'oeuvre malheureusement pas réédité, et trouvable seulement chez les brocanteurs (puisque de nos jours, n'est-ce pas? les bibliothèques municipales n'ont plus pour but de permettre que plus de gens aient un accès plus facile à plus de livres mais que moins de gens aient avec plus de mal accès à moins de livres)

Il faudrait donc que quelqu'un nous le scanne et le mette sur Gallica.

Et dans ce livre le texte le plus remarquable est "Le Poulet"

Outre sa verve et son jubilatoire don pince sans rire de mettre à nu le racisme social et le cynisme de la bourgeoisie, c'est un document historique qui permet de nous rendre compte que la viande de poulet qui est devenu de par les Auschwitz animaliers que sont devenus les élevages industriels de poulets aux hormones, une viande de pauvres, était jusqu'en 1920 un met de riches, et que quand les pauvres se sont mis à en consommer ce fut comme une révolution !


(remarquez, peut-être que laisseriez passer ce détail, mais les théatres d'alors étaient accessibles à TOUS, simplement les pauvres étaient dans les galeries, et les riches au parterre, mais tous y trouvaient place; tandis que maintenant  pour les non-riches c'est purement et simplement DEHORS ! il n'y a plus de place pour eux)

 

LE POULET

 

Aux jours d’alors c’était pour eux un sujet de scandale et de désolation que la manière dont le Pauvre, ce profiteur, dissipait inconsidérément d’iniques salaires. Tandis qu’eux-mêmes, inspirés par le plus pur souci de l’intérêt général et de l’économie domestique, admettaient que les jambes fines de leurs femmes se vêtissent de coton et imposaient à leurs estomacs délicats des viandes grossières, le Pauvre, lui, mangeait du poulet avec ostentation et faisait porter à son épouse des bas de soie.

Leur fureur affectait de trouver que la situation, par son excès même, atteignait au comique. Et ils mettaient une façon de point d’honneur à se résigner. Ils abdiquaient avec hauteur. Ne voulant pas engager avec la Pauvre une lutte somptuaire, ils lui abandonnaient provisoirement, puisqu’aussi bien le monde était renversé, les élégances et les nourritures coûteuses, dont il devenait en somme honorable de se priver depuis qu’il fallait les partager avec des indignes. Ils exagéraient volontiers leur dénuement et se rationnaient avec un ascétisme rageur, préférant  d’accentuer le paradoxe plutôt que de chercher à l’atténuer. Dans leur amertume, ils se faisaient gloire de leurs restrictions alimentaires et vestimentaires.

« Eh bien, soit ! Que des ouvriers, que des balayeuses, que des gens de rien s’habillent et mangent comme nous ne pouvons plus manger et nous habiller ; qu’il nous faille nous arranger de menus et de costumes dont ne voudraient pas nos domestiques : acceptons courageusement l’offense du sort, et sachons accompagner d’un coup d’œil ironique la femme du peuple trop bien mise qui relève sa jupe sur des attaches que la soie fait paraître plus épaisses, comme par la vengeance du tissu déshonoré. »

*

* *

Stoïcisme de surface. Ils avaient beau se commander de sourire, c’était pour eux une souffrance incoercible que le Pauvre débutât dans le luxe, et surtout qu’il ingurgitât des poulets. A l’indignation que leur causait une vue si étrange leur ventre frustré mêlait une rancune physiologique : dépit de l’estomac, le plus fielleux qui soit. Ils évoquaient, ainsi que dans un cauchemar, toute l’odyssée du poulet, depuis son départ de la basse-cour natale jusqu’à son égorgement et jusqu’à ses métamorphoses ultimes. Et ils sentaient avec une vivacité criante la discordance de cette chair animale, si pâlement aristocratique, avec la chair humaine, rougeaude, et grenue, en quoi elle allait se convertir.

« Ah ! songeaient-ils, ce poulet, que les destins de sa race désignaient pour une honnête table bourgeoise, qui eut dû être préparé, assaisonné, rôti par ne cuisinière experte, artistiquement découpé par un maître d’hôtel aux favoris majestueux,  servi dans la pesante argenterie de famille aux chiffres entrelacés, ce poulet, ô déchéance ! après s’être dégradé au contact de la triste vaisselle graillonneuse, après s’être vu gauchement morcelé, autant dire assassiné, par des doigts noueux aux ongles sales, après avoir livré à une gueule profane sa consistance fondante et sapide, ce poulet s’en ira finir assimilé au fond d’entrailles prolétaires !

« Sans parti pris, est-ce du poulet qu’il leur faut ? Est-ce bien l’aliment convenable à des gens qui peinent et se dépensent ? Ce dont ils ont besoin, c’est de grosses viandes massives, garnissantes, et non pas de cette chair de luxe, neigeuse, aérienne, impondérable, inapte à rassasier. Le poulet revient de droit aux convalescents et aux oisifs.

« Ce poulet, le Pauvre n’y prend même pas de plaisir. Pour apprécier sainement un poulet, il faut des papilles instruites, formées à la longue par la pratique de mets fins et variés. Quand le Pauvre mange du poulet, c’est désir d’imitation ou esprit de taquinerie. Par goût naturel, il s’en tiendrait au fromage de cochon, au boudin à l’ail. Ce poulet, c’est un défi qu’il nous lance, c’est une gageure. Il vaut nous prouver qu’il peut faire comme nous, du moins comme nous faisions autrefois et ne pouvons plus faire.

« Si jamais, par une juste revanche des lois économiques, les salaires redescendent à un taux raisonnable, alors il se repentira de ses anciennes splendeurs culinaires ! Et s’il vient se plaindre à nous, ne serons-nous pas, en vérité, autorisés de l’accueillir par ce reproche laconique, mais péremptoire : « Et vos poulets ? » Ah ! qu’aux heures de privations et de chômage ces poulets lui soient un remords ; que la troupe de leurs spectres accusateurs défile dans ses rêves faméliques !

 

*

* *

« Et qui paye, au bout du compte, ces poulets ? Qui paye, en définitive, toutes les dépenses incongrues du Pauvre ? ses toilettes, ses alcools, son cinéma ? son théâtre où, désertant les galeries supérieures, il trône maintenant à l’orchestre ? D’où tire-t-il l’argent nécessaire ? De nous, n’est-ce pas ? Il faut bien, toujours, que l’argent de ceux qui n’en n’ont pas provienne de ceux qui en ont. C’est parce que le Pauvre mange des poulets que nous n’en mangeons plus. Le Pauvre nous ôte le poulet de la bouche !

« On oublie vraiment un peu trop qu’à cause du nombre des Pauvres leurs moindres dépenses finissent par représenter pour nous des sommes effroyables. Que nous occupions seulement deux cent ouvriers dans une usine, et que chacun de ces ouvriers mange un poulet, un de ces petits poulets dont chacun n’a l’air de rien, eh bien ! c’est tout de suite deux cent poulets qu’il nous en coûte. Car, bon gré mal gré, nous entretenons le Pauvre. Nous pourvoyons à sa ripaille. Son poulet nous dépouille, nous détrousse. Quel contre-coup il a sur notre vie familiale ! C’est la dot de ma fille écornée, c’est mon appauvrissement, car on s’appauvrit dès qu’on cesse de s’enrichir selon une progression constante. J’avais droit cette année à ma soixante-dix chevaux, et il faut que j’en reste à ma cinquante. Il faut que pour un délai illimité je me refuse mon hôtel à Paris. Il faut que ma femme accepte encore d’être toisée par des porteuses de colliers plus gros que le sien. Il faut que tous les deux nous endurions encore la honte de piétiner à la porte de tel salon où ne donne accès qu’une certaine fortune. Il faut que jusqu’à nouvel ordre je continue de me sentir déférent devant des amis mieux rentés. On se figure qu’il n’y a que les Pauvres qui soient humiliés ; mais nous le sommes, nous aussi, et combien plus durement ! Étant donné mon point de départ et la courbe de mon ascension, je devrais être aujourd’hui sinon le plus riche, au moins un des plus riches de ma ville. Le poulet de pauvre, c’est l’écroulement de mes espoirs, l’anéantissement de mes rêves les plus légitimes, l’obligation, à mon âge, de marquer le pas, la condamnation à une patience dont j’ignore si je serai encore capable. Ce poulet, pour moi, c’est le coup de grâce !

« Peut-être mes fils auront-ils la chance de vivre en des temps meilleurs ; peut-être leur sera-t-il donné de reprendre et de parfaire l’œuvre de ma fortune, que je n’ai pu qu’ébaucher au milieu des circonstances adverses. Mais j’en doute. Ce blanc poulet me fait voir tout en noir. Plus on ira, et plus le Pauvre mangera du poulet !

« Que ce poulet, pour tous ceux qu’il vise et qu’il lèse, devienne un signe de ralliement ! Qu’on s’accorde à lui prêter l’attention qu’il mérite ! Petits rentiers, fonctionnaires, professeurs, intellectuels, tous ceux qui sont obligés de se restreindre, de combiner des menus économiques, de réchauffer les restes de la veille, qu’ils se joignent à nous pour regarder d’un œil d’envie le plantureux poulet qui fume sur la table du  Pauvre ! Et qu’à cette vue ils conçoivent une haine digne de leur appétit contrarié !

 

*

* *

« L’époque où le poulet commença de figurer à l’ordinaire du Pauvre inaugure une ère nouvelle, disons mieux, un changement de régime. L’âge du poulet marquera, dans l’histoire sociale de l’humanité, autant que dans la préhistoire celui du mammouth ou du renne. Aucune partie du territoire national n’échappe aujourd’hui à la contagion funeste. Ce n’est pas seulement, hélas ! dans la région parisienne que sévit le poulet, c’est jusque dans les plus lointaines provinces, jusqu’au fond des campagnes. Sans cesse on signale de nouveaux cas de poulets mangés par des Pauvres. Un ami m’écrit de Bayonne que sa femme de ménage en a, elle seule, mangé deux dans la semaine ! De tous les points de la France, le même cri d’alarme s’élève. L’ingestion du poulet s’étend, gagne de proche en proche, se généralise. ? Notre cheptel gallinacé est en voie de disparition. Que ne doit-on pas redouter de ceux qui s’adonnent ainsi au poulet ? Bientôt ils se croiront tout permis. Ce poulet, pour eux, c’est n programme, un symbole. Dans ce poulet, il y a toutes les révolutions futures. Tenons-nous prêts aux pires éventualités. Ne nous hâtons pas de renvoyer en Afrique nos troupes noires ! Que nos sergents de ville apprennent le maniement des mitrailleuses ! Comme l’augure antique dans les entrailles des volatiles sacrés, apprenons à lire dans ce poulet fatidique le présage de l’imminente catastrophe ! »

 

J. Rostand – 1925

 

http://sauvonslesriches.fr/?cat=8

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 13:41
Ce poème  trouvé dans une anthologie de la poésie wallonne  en fait n'est pas en wallon( le dialecte wallon est peaucoup plus compliqué à comprendre et surtout à prononcer) mais en picard, comme dans le  Nord, Tournais est (était...) picard dans son patois. Ce poème est un chef-d'oeuvre de talent  et d'émotion, on devrait le mettre dans les classiques de la littérature, et le faire apprendre aux enfants des écoles (au moins dans le Nord, si Bayrou avait été élu (.... ) on aurait peut-être introduit enfin ce genre de considération pour les cultures régionales!), il le mériterait, il mériterait même d'être choisi dans une anthologie mondiale de la poésie.

Et  ça ne parle que de valeurs aujourd'hui diabolisées, presques interdites ou en voie de disparition ou bien menacées..... (Le Carnaval, les masques, les bals publics, la fête, la gaîté, l'occupation des voies "publiques" (autrefois publiques ... mais avec Sarko ça ne va plus durer !) par des foules de gens et non par les bagnoles et les vigiles privés!, et bien sûr l'amour (aujourd'hui on l'appelle comment? "violence"? "harcèlement sexuel"?  "dépendance psychologique"? smilie ) et le chagrin! autre chose psych-èment interdite, un jour peut-être on condamnera  à la prison pour "non prise en charge de leur santée" les gens qui souffrent de chagrin puis on les fichera à vie et on les obligera à suivre une cure  d'euphorisation "positive".

Si vous pouvez apprenez-le par coeur, il le mérite, ou au moins la dernière strophe.

Tiu  ĉi poemo eble estas la plej bela de la pikardlingva literaturo, kiun oni tro ofte rigardas kiel reduktita al komikaĵoj lokaj;  ĝi indus fakte esti enigita en klasikaĵojn pro la talento kaj emocipovo kun kiu ĝi traktas  malĝojan kaj universalan temon. memoru parkere almenaŭ la lastan strofon kiel citaĵon: ĝi estas tiom bela kaj korprema!

Ch’éteot l’Mi-Carême, i-aveot dins chés rues

Ene masse dė musiques, dés tas d’gins masqués.

In face du Grand-Garde, ch’éteot ène cohue

Et l’cortêche aveot du mal dè passer.

Cha, ch’ ‘teot in cortêche! Lés prumiés in tiète,

I-éteotė pus d’chint, tous in calikeot :

Juste autant d’Pièrots qu’i n-aveot d’Pièrètes,

Juste autant d’Pièrètes qu’i n-aveot d’Pièrots.


Après cha, ch’éteot ène éote mascarate,

Pwis v’là deûs Pièreots qu’i s’eont ratardé

Et qui n’ trouv’tè pus l’binde dés camarates :

Pièrète par ichi, Pièreot d’l’éôte coté.

I n’seon po l’in d’l’eôte pus d’à cheonk-sî metes,

Més lès-amoureûs, ch’èst come dés bièc-beos.

Pièreot, i s’inquiète dè n’pus vir Pièrete,

Pièrète, èlle èst triste dè n’pus vir Pièrot.


Pauve pétit' Pièrète ! èlle a l’invie d’brêre,

Elle ortoun’reot bin tout d’swite à s’masèon !

Et Piéreo s’désole, i n’sét pus qwa faire,

I va come quéqu’in qui-a pèrdu s’résèon.

Pour l’in comme pour lééôte, ch’èst ène tristė fiète ;

Au lieu d’s’amuser, i-eont leûs cœurs bin greos :

Par ichi Pièreot cache après Pièrete

Et par là Pièrète cache après Pièreot !


Pindant tout-in tans, j’é suivi l’cortêche.

J’areos bin voulu lés vir s’ortrouver,

Més d’lés vir à deûs, i n’aveot po mèche :

J’véyeos l’in, pwis l’éôte, més lés deûs, jamés !

J’é rintré dins l’bal in m’disant qu’pétète,

In dansant t’t-à l’eure on s’rincontrėreot.

Més Piéreot d’ssus l’banc atindeo Pièrète

Et Pièrète bin sache atindeot Pièreot.


Et pindant dès-eures, au son dė l’musique

- vous savez qu’cha dure tout jusqu’au matin -,

i seont rès là come deûs vrés-antiques,

pwis i seont partis, chakin pa s’kémin.

J’lés-é vu partir : piéreot baisseot s’tiète

Et j’é intindu Pièrète qu’èle brèyeot…

Et pindant ç’tans-là, toutes lès-éôtes Pièrètes

Danseot’tė gaimint avèc leûs Pièreots.


… Hélas ! dins la vie, ch’èst bin souvin l’même :

on rèstė vièle file ou bin vieûs garchèon ;

èt ch’t-acor pus triste qu’à l’Demi-Carême :

l’carnaval, ch’èste court, més la vie, ch’èst lèong …

On èst treop timite, treop fier ou treop …. Biète,

On vient d’ène famile bin treop come i fèot

Èt Pièreot viélit in r’grètant Pièrete,

Et Pièrète ès’fane in r’grètant Pièreot.


Et cha dure insin pindant dés-innées,

Et quand on s’rinconte, on s’fét dès saluts.

Qwa çé quė vous voulez, ch’èst ène dèstinée !

I-arife même alfeos qu’on s’orconeot pus.

On s’résine, ch’èst vré, més toudi on r’grète,

Et alfeos on s’dit, quand on soufre ėd’ treop :

« Come ėj’ s’reos ureûs si j’aveos Pièrète!

- Come ėj’ s’reos continte si j’aveos Piéreot ! »


Et par in byèo jour in cortêche i passe,

On seone àl’églisse pou in n-intièr’mint,

Et l’vieûs, ou bé l’vièle, i dit’ à vwas basse :

« Acor in qui passe pou m’montrer ch’kémin.

- Qui ç’quė ch’èst cèle-là qu’on mène à Mulète ?

- Qui ç’quė ch’èst c’ti-là qu’on porte à Navyèo ? »

On dit : « Ch’èst ène tèle ». Piéreot : « Ch’est t’ Pièrète ! »

Ou bin : « Ch’èst in tèl ». Pièrète : Ch’èst t’Pièreot ! »


Awi, mé bones gins, ch’est ène triste istware,

Dès-istwares parèles, on in sét tèrtous

Pace qu’i n-a bôkeop – cha, vous pouvez m’cwrâre -,

Et ch’èste pétète même vo-n-isware à vous.

Et p’tète qu’avèc mi, tout bas, in cachète,

Wê, vous l’dites tout bas, mi jė l’dis tout hèot :

« Ah ! chès pauves Pièrèots qui n’eont po d’Pièretes !

Ah chès pauves Pièrètes qui n’eont po d’Pièrèos ! »



Henri GEORGES (1879-1952)
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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 13:03
les réponses de Gabriel Marcel :
Quel serait mon plus grand malheur ?
* Perdre ceux que j’aime.
Où aimeriez-vous vivre ?
* Dans un pays où la misère n’existerait pas, mais où un confort généralisé n’étoufferait cependant pas l’inquiétude spirituelle.
Votre idéal de bonheur terrestre ?
* Découvrir en compagnie de ceux que j’aime les inépuisables richesses du monde créé.
Quel est, pour vous, le comble de la misère ?
* La solitude sans recours dans le dénuement.
Pour quelles fautes avez-vous le plus d’indulgence ?
* Celles qui sont imputables à la seule faiblesse et n’impliquent pas le mépris des hommes et la cruauté.
Quels sont les héros de romans que vous préférez ?
* Il est difficile de répondre. Certains personnages de George Eliot et de Hardy, de Dostoïevski et de Tchékhov.
Quel est votre personnage historique favori ?
* ?
Vos héroïnes favorites dans la vie réelle ?
* Les femmes qui ont su allier un grand cœur et une parfaite lucidité.
Vos héroïnes dans la fiction ?
* Peut-être Mme Arnoux dans L’Éducation sentimentale. Peut-être aussi Dorothée dans Middlemarch.
Votre peintre favori ?
* Sûrement Vermeer, mais aussi Rembrandt, Velázquez et quelques grands Français, Watteau, Corot, peut-être Manet.
Votre musicien favori ?
* Bach, Beethoven, et le Mozart des dernières œuvres. Mais aussi les Romantiques : Schubert, Schumann, Brahms et bien sûr Moussorgski ; et Debussy et surtout Fauré qui n’est pas encore mis à sa place.
Votre qualité préférée chez l’homme ?
* La bonté d’abord, mais aussi la rectitude et la générosité.
Votre qualité préférée chez la femme ?
* La sincérité quand elle est jointe à la bonté et à la délicatesse.
Votre occupation préférée ?
* Écrire, mais à condition de m’y sentir porté par une nécessité intérieure. Et écouter de la musique.
Qui auriez-vous aimé être ?
* ?
Le principal trait de mon caractère ?
* C’est aux autres de me l’apprendre.
Mon principal défaut ?
* Probablement l’impatience et ce que l’on nomme d’un terme vague, la nervosité.
Mon rêve de bonheur ?
* J’ai déjà répondu.
Ce que je voudrais être ?
* Compositeur de musique et entièrement consacré à cet art.
La couleur que je préfère ?
* ?
La fleur que j’aime ?
* La rose.
L’oiseau que je préfère ?
* Le merle ou le rossignol, à cause de leur chant.
Mes auteurs favoris en prose ?
* S’agit-il d’une préférence portant sur le style ? Dans ce cas, je dirai Nietzsche, Valéry. Pascal aussi, bien entendu.
Mes poètes préférés ?
* Les grands lyriques anglais, Baudelaire, mais aussi Claudel et Rilke.
Mes héros dans la vie réelle ?
* Ceux qui ont lutté pour la justice, sans jamais devenir des fanatiques. Un Jean Moulin me semble assez correspondre à cette définition.
Mes héroïnes dans l’histoire ?
* ?
Mes noms favoris ?
* ?
Ce que je déteste par-dessus tout ?
* La prétention sous toutes ses formes.
Caractères historiques que je méprise le plus ?
* Les fanatiques et les fourbes.
Le fait militaire que j’admire le plus ?
* L’histoire militaire ne m’a jamais intéressé.
La réforme que j’admire le plus ?
* ?
Le don de la nature que j’aimerais avoir ?
* Une fraîcheur qui résisterait à l’usure de la vie.
Comment j’aimerais mourir ?
* Avec une conscience encore assez éveillée pour remercier Dieu et tous les êtres qui m’ont aimé et comblé.
État présent de mon esprit ?
* L’angoisse en présence du monde qui prend forme sous mes yeux et du déclin de toute civilisation.
Ma devise ?
* Espérer en Toi pour nous tous.

Maintenant il faudrait que je pense à mettre les miennes; plus tard !
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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 20:26

 

de Fereydoun Moshiri 

 

 

Remplis ce verre

Car cette eau de feu

n'arrive pas à étancher mon mal-être !

 

Ces verre qui se vident l'un après l'autre,

Forment une mer de feu ue je verse pour mon plaisir

Ses tourbillons m'emportent, mais l'eau ne me porte pas ! 


Sur ce cheval magique et rebelle qu'est le vin

Je suis allé jusqu'àà un monde imaginaire sans fin.

Jusqu'au désert plein d'étoiles des chaudes penséées,

Jusqu'à à la frontière inconnue de la vie et de la mort

Jusqu'aux allées du jardin des souvenirs fugitifs,

Jusqu'à la ville des souvenirs .....

Mais le vin

Ne me conduit plus à mon lit de sommeil !

Ho aigle de l'amour 

Des lointains sommets perdus dans les nuages

Qui vole au triste désert de ma vie

Portes moi là où le vin ne me porte pas !
Cet homme sans étoile c'est moi, que même son aigle ne porte pas !

sur le chemin de la vie,
Avec tellement d'efforts, de supplications et de soif,
Malgrès que je gémisse de toute mon âme : "à boire ...... à boire !"
Même l'erreur ne me porte pas au mirage
Remplis ce verre

 

ce poème chante par Mohammad Reza Ŝaĝarian


http://www.ipernity.com/blog/23187/279983

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2CCR

ALAIN BENAJAM
un paysan de l'Allier

http://www.petitions24.net/forum/47277
 Quand on vit dans l'Europe actuelle,on comprend le dégoût et la haine que les gens d'Europe de l'Est avaient pris pour la langue russe
une effarante chape de plomb médiatique pèse sur le basculement linguistique en cours
    defenselanguefrancaise.org Aujourd'hui il y a sur les murs de Paris plus de mots anglais qu'il n'y avait de mots allemands pendant l'Occupation (Michel Serres) Seuls les banquiers peuvent voler le peuple en plein jour sans avoir la police aux trousses...Jovanovic : il faut NATIONALISER LES BANQUES sans aucune indemnité, et mettre au point un tribunal pour les traduire en justice

le NWO alias le N.O.M. = Nouvel Ordre Mafieux

M'ame MEDEF et la  police

Pièces et main d'oeuvre
Olivier Demelenaere

ANONYMOUS
CHISTOPHER BOLLYN 
 INFOSYRIE
TOUCHE PAS à MON LABO !
La misère a un sourire tu sais?  oui je sais
...
SaveFrom.net  
Réseau Voltaire France

Mon site en Espéranto
BASTAMAG

Il faudra bien tenter de trouver des réponses, même si celles-ci peuvent s’avérer explosives 

une vraie civilisation : CAHIERS DE COUTURE

le dissident de Genève

MANIPULATION TOTALITAIRE DIGNE DE L'URSS   Les millliards perdus du Pentagone

Le soupçon d'ue manipulation d'Etat

donner la parole au peuple

ESPERANTO

Le plus grand dictionnaire  espéranto-français en ligne !

FUMER TUE ! CRAC BOUM HUE !

pour écouter ci-dessous cliquer dans le rectangle noir !

tiens des femmes portant un "voile islamique"

dictionnaires multilingues, exemple

Tous ses nouveaux articles sont du plus haut interêt

ambiance de merde, société détraquée et psychosée, rumeur meurtrière, flicaille 1 mort innocent tué par la bétise des gens 

"Tout pouvoir corromp, tout pouvoir absolu corromp absolument" il n'y a pas de pire poison de PIRE en PIRE

 Les pilotes français des avions qui ont fait ça vont-ils être poursuivis par leur conscience pour le restant de leur vie  ? 

Kadhafi (القذافي) dans l'intimité

LABOURSTART

Les-diables-sont-déchainés

Earth Liberation Front

Front de Libération des Animaux

Phil Glass NIGHT TRAIN SaveFrom.net

Mendelssohn Menuhin Furwangler SaveFrom.net

BRAVE NEW WORLD

on réédite les erreurs des années 20 
Forces international

IMMONDE FRANCE transformée en cauchemar !créez des fonctionnaires
Saddam face à l'histoire  

le racisme est en dernière analyse un racisme anti-pauvres reflechissez ... à quand une assoc anti-raciste pour défendre ceux-ci ? ça risque pas: les assoc anti-racistes sont composées de riches et de bourgeois !  L'Occident va crever de ne plus se toucher 

DES GENS 15è arrond. Quand Paris était encore une ville du peuple
défendons la langue française
et les autres domo dico 

 

 

La vraie vie  reconnaitre les papillons  découvrir le monde des insectes: FABULEUX!
http://fauneflore06.site.voila.fr/pages/insecte/insecte.htm#Ordres 

tous les oiseaux leur chant etc

France actuelle: HORREUR ABSOLUE à quoi on nous prépare 

17 mesures d'URGENCE
le monde dont nous voulons le contraire de celui qu'on nous impose  tout ça va bientôt être INTERDIT par les arrêtés municipaux fascistes détraqués

http://dont-stop-the-chicha.skyrock.com/

"il va falloir reconnencer à sculpter les facades des maisons, à vivre dans le beau, pourquoi toujours la merde et la sous-merde ?!"

ne pas laisser tomber avant d’avoir commencé, nos enfants ont besoin de nous

dépéchez-vous avant que les règlements municipaux n'interdisent de mettre des plantes odoriférantes dans son jardin: semences BIO de fleurs et de légumes rares 

Joseph Moshe? on a retrouvé Joseph Moshe ! mais comment se fait-il qu'aucune date de liberation n'est indiquée, ni de jugement? et comment se fait-il qu'aucun journaliste n'a pris la peine d'aller le visiter pour en avoir le coeur net sur ce qu'il est?

Diana

Il y a eu 2 génocides, sauf que le deuxième n'a bénéficié d'aucune commémoration

http://www.parasciences.net/

CABANES DANS LES ARBRES

TOUTES LES GALAXIES !

KURT SONNENFELD

Bruxelles 11 septembre 2008

vidéo à regarder jusqu'au bout, c'est là que se trouve le plus important !!

petit à petit ça se sait LA NATURE DU CAPITALISME et la psychologie de ses "kapos"

Chute libre dans la barbarie tout citoyen français vit maintenant dans une insécurité de tout instant, à chaque moment un cauchemar ignoble peut s'abattre sur lui quand on vous disait de pire en pire contre ces horreurs, ce cancer qui ronge la FRANCE lapétition 

pour le receuil de témoignages

la France montrée du doigt par Amnesty International pour les excès de la police et  l’impunité dont jouissent leur auteurs (la Chine nous donne une leçon !)  faute de structure d’enquête indépendante et avec une justice plus prompte à classer les affaires qu’à les juger. et voilà un qui lâche le morceau et explique beaucoup de choses - un témoignage de l'intérieur! - plein d'exemples de cette mentalité Tout ça vient de leur impunité
 http://outre-vie.forum
poésie et astronomie

poésie de Francis Jammes
* discours anti-secte comme support de l’idéologie néolibérale *
apparitions en Egypte

 Daninos disait: "L'esprit, comme le parachute, doit être ouvert pour fonctionner."
* les OVNIs en Argentine 



la lettre de la vieille dame :

les Bistrots Résistants

NB : pour regarder cette vidéo il faut cliquer sur le titre "les Bistrots Résistants" en bleu sous le cadre, qui sert de lien avec le site Dailymotion. Là, la video fonctionne et peut être visionnée

 

Ne plus respecter les lois liberticides
 
Zygmunt Bauman
"On a beau parler des droits de l'homme, il faut d'abord respecter l'individu et sa liberté. Sinon, c'est du vent, un beau discours qui ne sert à rien à nous les vivants." (Gao Xingjian)

PAUVRE ARGENTINE!

SANS DROITS SANS VOIX

féroce inégalité des sexes ! quand cela cessera-t-il ?
l'affaire Fortin
halte à l'inhumanité du racisme anti-homme !

papillons  - en 2008  carabus coriaceus ?
oiseaux  dictionnaire HINDI

c'est délicieux  !

cuisine de Rosine
cuisine syrienne
v Merveilleux tableaux

vun miracle nommé Bubulle
une analyse sociologique lumineuse des dérives actuelles :

le critère? être minoritaire !!

"nos impôts utilisés à payer des hystériques qui traitent de secte tous ceux qui ne se soignent pas ou ne pensent pas comme tout le monde."dry.gif

la-delation-aveugle/

"L'enfer est pavé de bonnes intentions" v


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texte libre 4 en haut à droite

texte libre n° 2 à droite au milieu

ECOUTER en LISANT: (Phil Glass)

années 50 époque moins constipée que maintenant qu'est-ce qu'on vous regrette !
Je suis un sentimental - Eddie Constantine SaveFrom.net

NOUVEAU:  ICI LES CHANTS DE TOUTES LES ESPECES D'OISEAUX DU MONDE ENTIER  

Voyages en ASIE

 

FLORE EN LIGNE !

identification des plantes

identification des fleurs composées (à capitule)

herbier très détaillé des espèces les plus courantes

 

IMMONDE ! on se croirait en URSS !

alors la frontière n'existe plus: http://www.maitrepo.com/a

Haïkus

jouer au TAROT : télécharger

rue Affre  

  Fabuleux ROSSINI SaveFrom.net
v Abdelhalim Hafez

v "ah  mais ça ne finira jamais"
v Je veux dire au monde une histoire
*pour découvrir le monde des insectes, FABULEUX!
http://fauneflore06.site.voila.fr/pages/insecte/insecte.htm#Ordres
c'est vrai, en France aussi on ne voit presque plus jamais de mouches! comment ça se fait?

tous les oiseaux, chants, etc

situation  terrifiante

v NOTRE PLANETE INFO

Que reste-t-il de la démocratie?
Une vraie société c'est ça

une évolution politique véritablement glaçante  

le vin le meilleur aliment anti-vieillissement:

¿Seremo entregados a los barbaros fieros?
¿Tantos milliones de hombres hablaremos inglés?
¿No hay mas nobles hidalgos ni bravos caballeros ?
¿Callaremos ahora para llorar despues? (Ruben Dario)

patriotisme pas mort vive la Russie !



Tites boules émotives pour vos commentaires
                                     
 
                

PLIAJ MIENETOJ

d'autres ici

nous ne sommes qu'une poignée à percevoir la gravité du phénomène et ses menaces sur les libertés individuelles.pureté et santé ces notions ont été un cocktail explosif chaque fois que l'Etat s'est focalisé névrotiquement dessus n'est-ce pas ?le tabac comme "rideau de fumée" 

le si beau et si expressif visage de barbara !  on aurait envie de le couvrir de baisers  "Quand reviendras-tu ?"

NB : pour regarder cette vidéo il faut cliquer sur le titre " Quand reviendras-tu?" en bleu au-dessus du cadre,ili sert de lien avec le site Dailymotion. Là, la video fonctionne et peut être visionnée



http://www.lipsheim.org/forum/agora/
*
éthique des bistrots versus milices 

1/ Ne plus être muet : faire circuler ces informations autour de soi.
2/ Ne plus financer la mondialisation : consommer uniquement local, régional, artisanal.
3/ Ne plus respecter les lois liberticides : désobéir.
4/ Ne plus consommer la propagande : jeter sa télévision et sa radio.
5/ Ne plus être invisible : parler, faire du situationisme, occuper la rue.
6/ Ne plus être un esclave : devenir paysan, artisan, commerçant, indépendant.
7/ Ne plus être dépendant : devenir autonome (énergie, alimentation, santé, culture).
8/ Ne plus être un robot : rire, danser, chanter, dessiner, fumer, boire, partager, découvrir, etc.

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texte libre au milieu à droite

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les vrais liens TOUS