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puisque le nouvel over-blog est une vraie merde mon futur blog sera (y aller regarder dès maintenant) : http://miiraslimake.eklablog.com
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  "Sur vojo de l'vivo nun vagas mi sola,
Senzorge al kie la tempo min blovas;
Ĉar, kvankam min celus eĉ vorto konsola,
En aĝ' mia nuna mi vivi ne povas" (Edmond Privat)Presidentielles 2012 sortie de l'euro 
Union populaire republicaine
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Texte Libre 1 en-tête

VIVE LE MRAP ! VIVE LES CATHOLIQUES !

le scandale du siècle Durant 50 ans on a cultivé l'horreur de l'URSS son totalitarisme, sa barbarie cauteleuse, ses flics puants, son intrusion dans la vie privée des gens, on nous a fait peur de ce contre-modèle c'était l'abomination le danger qu'on opposait à nos pays civilisés et libres Et dire qu'on était prêt à faire la guerre pour ne pas tomber dans une telle société maintenant on les imite! en pire ! u-p-r Asselineau le seul qui interdira les RFID LA Banque Centrale Européenne n'est « INDÉPENDANTE » que d'une seule chose : DU SUFFRAGE UNIVERSEL  Arnaques de la GRANDE DISTRIBUTION Turquie état policier barbare pour nos enfants nos familles la société Refus TOTAL directive scélérate Les américains ont PEUR de s'indigner c'est le but recherché Morts etat-d'Anne  LES MOTS argument de mouton fasciste DEFENSE des DATES seuls ceux qui ont connu ça comprennent horreur Mépris des gens atteintes à leur dignité et conditions de vie ce qui viendra après LES LABOS  Marksaj studoj

à BAS l'invasion amerloque ! à bas l'anglicisation obsessionnelle d'OVER-BLOG !!!

Recherche

Texte libre 2 en bas à droite

Un seul Etat ce n'est pas l'apocalypse ni la fin du monde

on n'avait plus entendu ce genre de propos depuis la fin de l'URSS et du KGB

avant la purification ethnique 
v"ce qu'il y a de terrible quand on cherche la vérité c'est qu'on la trouve"
v Kawther Salam
ECOUTER en LISANT:

un peu de métaphysique

un chagrin insondable

v Shajarian :

Kazi Nazrul Islam le grand poète bengali


Dum vivas mi :

*Le Temps des Fleurs (et le temps où Dalida vivait)

* Un jour tu verras 

Steve Reich:

 

BRUCH le plus puissant concerto 

Ils disent

 Natacha Atlas :


Savoir, résister, avant qu'il ne soit trop tard

des choses que vous n'avez pas vues à la télé

(que réfléchissent ceux qui se chauffent au fuel: Est-ce que vous retrouvez vos chaudières effondrées après une nuit de fonctionnement?)

v la fatwav les humanistes commencent à prendre peurv Espace Libre

par exemple

les "experts" en qui on met notre confiance sont achetés et mententv

SAVEZ-VOUS QUE MAINTENANT IL Y A UN DICTIONNAIRE chinois- français SUR INTERNET ?

v sud de l'Iran
v les couleurs de l'INDE

v mousselines: "vents tissés" disaient les romains

histoire de l'INDE - 1ère partie

nostalgie d'Alger

l'argentine  est un des plus beaux pays au monde
v à la frontière Sino-Mongolev monts Altaï en Sibérie:  Fabuleux !v la Pologne

on vous donne des idées caricaturales sur les gens,
les trouvez-vous vraiment "constipés" ces iraniens? :
sauf comme tout le monde quand ils sont sur la  tombe de leur mère

v devant une logique comme celle-là le refus doit être total ! v  

Un texte capital à lire "comme boivent les poules: en relevant fréquemment la tête pour faire couler" : Le racisme anti-pauvres

toutes les espèces végétales et animales aves liens images etc
 SEA SHEPHERD

La végétation d'Uruguay

TOUTE l'actualité scientifique

DANIEL faisait partie du "Mouvement du Graal"en mémoire de lui les voici

présentation

 

v ATTRACTEURS ETRANGES v fractales v Morphogénèse

v NOUVEAU ! Un portail sur le monde musulman

carnets de poésie

Comte-Sponville

MES PIEDS SE SONT SEPARES DE TES PIEDS

La nature vampirique du capitalisme actuel qui vit de suçer la vie des êtres et des peuples":
Le capitalisme est devenu le plus grand ennemi de  l'individu
vie cauchemardesque des américains de classe moyenne
v une vision autoritaire et monochrome de la société


archives totales ">

texte libre 3 = vrai accès aux archiv

2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 16:45

Claude Roy dit dans un poème ( se croyant pessimiste, mais ne sachant pas qu'il ne l'était même pas encore assez, et que même ce qu'il croit intangible dans la civilisation disparaît sous les coups de la barbarie moderne !):


« Il y aura d’autres étés
D’autres grillons feront leurs gammes

Dans d’autres blés      (rêves pas ! les insecticides auront tout tué)

On croisera sur la route d’autres dames             (non, uniquement des voitures)

Un autre merle inventera

Une chanson presque la même   (le chant des oiseaux sera interdit, dans « le cadre de la lutte contre le bruit »)

Un autre monsieur se trouvera là

Sous cet arbre où je t’aime             (que non! ce genre de pratiques, sous le nom d’« attouchements sexuels » sera considéré comme un crime et les coupables iront en prison - enfin, les hommes seulement - )

Une petite fille qui n’est pas née encore

Fera une poupée de coquelicot             (d’abords il n’y aura plus de coquelicot, les herbicides les auront tous fait disparaître, de plus il n’y aura plus jamais d’enfants dans les champs, ce sera même interdit ! et si jamais un enfant s’y risquerait leurs parents seront mis en prison et déchus de leurs droits parentaux !)

À cet endroit précis où ton corps

Endormi se mêle au long bruit de l’eau            (non à l’avenir tout ce qu’il lui risque d’arriver est de se faire ramasser par la police pour « incivilité » (pourquoi pas ? on taxe bien déjà d’incivilité le fait de rester debout devant sa porte ou assis dans son escalier) ou pour « comportement dangereux », ou alors pour trouble à la protection de la nature.)

 


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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 16:45
http://www.havelshouseofhistory.com/Xingjian%20Photo2.jpg

l'admirable est si fin écrivain (et peintre) chinois Gao Xingjian ( 高行健 ), le prix Noel de littérature de l'an  2000, s'est installé en France lorsqu'il a du quitter son pays où il avati trop mauvaise presse auprès  des autorités, et où on lui faisait trop de misères.
Depuis sa jeunesse il avait appris le français; et vous voulez savoir pourquoi il éprouvait une telle fascination pour la france au point d'en apprendre sa langue ?
Voilà la raison. Il raconte:


"...un jour par hasard, je suis tombé sur un extrait des mémoires d'Ilia Ehrenbourg. Il y évoquait sa vie à Paris au début des années 20, et racontait qu'il avait vu une femme entrer dans un café, poser son bébé sur le comptoir, et filer en disant qu'elle avait une chose à fair. Elle n'était jamais revenue [en 2009 ça se fait encore - c'est des attitudes qu'il faut comprendre et pardoner, et il vaut mieux faire ça que de les faire avorter]. Et la patronne réclama à tous les clients un supplément de pourboire pour l'aider à élever l'enfant. Cette anecdote m'avait profondément touché: je voulais vivre ainsi. Et je décidais d'apprendre le français."

Hélas je crois qu'il se faisait une idée fausse de la France, elle était peut-être juste dans les années décrites par Ilia Ehrenbourg; mais de nos jours il n'en reste plus rien ....


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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 12:00


Nous avons tous alors préparé nos couteaux,
Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,
Nous allions pas à pas en écartant les branches.
Trois s'arrêtent, et moi, cherchant ce qu'ils voyaient,
J'aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,
Et je vois au delà quatre formes légères
Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,
Comme font chaque jour, à grand bruit sous nos yeux,
Quand le maître revient, les lévriers joyeux.
Leur forme était semblable et semblable la danse ;
Mais les enfants du loup se jouaient en silence,
Sachant bien qu'à deux pas, ne dormant qu'à demi,
Se couche dans ses murs l'homme, leur ennemi.
Le père était debout, et plus loin, contre un arbre,
Sa louve reposait comme celle de marbre
Qu'adorait les romains, et dont les flancs velus
Couvaient les demi-dieux Rémus et Romulus.
Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris ;
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante
Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu qui traversaient sa chair
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang ;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.
J'ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre,
Me prenant à penser, et n'ai pu me résoudre
A poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois,
Avaient voulu l'attendre, et, comme je le crois,
Sans ses deux louveteaux la belle et sombre veuve
Ne l'eût pas laissé seul subir la grande épreuve ;
Mais son devoir était de les sauver, afin
De pouvoir leur apprendre à bien souffrir la faim

(Alfred de Vigny)

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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 17:54
Die Nebensonne, est une des poèmes du cycle de Wilhelm Müller "Le voyage d'hiver", je l'ai découvert en décembre 1990.  Ce poème est un chef d'oeuvre, chaqun de ses vers a un poids incalculable et résonne si juste...
Ce poème ne pouvait que me toucher directement, et j'y ai repensé en  mai 1992 quand je pensais "Ging nur die dritt' erst hinterdrein! " (je pensais que ça voulait dire : "et maintenant le troisième vient tout juste de disparaître")



Die Nebensonne


Drei Sonnen sah ich am Himmel steh'n,

Hab' lang und fest sie angeseh'n;

Und sie auch standen da so stier,

Als wollten sie nicht weg von mir.



Ach, meine Sonnen seid ihr nicht!

Schaut ander'n doch ins Angesicht!

Ja, neulich hatt' ich auch wohl drei;

Nun sind hinab die besten zwei.


Ging nur die dritt' erst hinterdrein!

Im Dunkel wird mir wohler sein.



Et alors à plus forte raison depuis 2002

 

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 13:39
en voici encore un

    The pity of the leaves
Vengeful across the cold November moors,
Loud with ancestral shame there came the bleak
Sad wind that shrieked, and answered with a shriek,
Reverberant through lonely corridors.
The old man heard it; and he heard, perforce,
Words out of lips that were no more to speak --
Words of the past that shook the old man's cheek
Like dead, remembered footsteps on old floors.


And then there were the leaves that plagued him so!
The brown, thin leaves that on the stones outside
Skipped with a freezing whisper. Now and then
They stopped, and stayed there -- just to let him know
How dead they were; but if the old man cried,
They fluttered off like withered souls of men.


 
(Edwin  Arlington Robinson)

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 16:31

Les pétales de rose flottent au fil de l'eau
Les masques ont passé par bandes
Il tremble en moi comme un grelot
Ce lourd secret que tu quémandes



(Apollinaire)

Chopin - prélude N° 15 http://www.youtube.com/watch?v=-Ot9INo7Zvw



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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 20:26

de Jules Renard :

LES PERDRIX

La perdrix et le laboureur vivent en paix, lui derrière sa charrue, elle dans la luzerne
voisine, à la distance qu'il faut l'un de l'autre pour ne pas se gêner. La perdrix connaît la
voix du laboureur, elle ne le redoute pas quand il crie ou qu'il jure.
Que la charrue grince, que le boeuf tousse et que l'âne se mette à braire, elle sait que ce
n'est rien.
Et cette paix dure jusqu'à ce que je la trouble.
Mais j'arrive et la perdrix s'envole, le laboureur n'est pas tranquille, le boeuf non plus, l'âne
non plus. Je tire, et au fracas d'un importun, toute la nature se désordonne.
Ces perdrix, je les lève d'abord dans une éteule, puis je les relève dans une luzerne, puis
je les relève dans un pré, puis le long d'une haie ; puis à la corne d'un bois, puis...
Et tout à coup je m'arrête, en sueur, et je m'écrie :
- Ah ! les sauvages, me font-elles courir !
De loin, j'ai aperçu quelque chose au pied d'un arbre, au milieu du pré.
Je m'approche de la haie et je regarde par-dessus.
Il me semble qu'un col d'oiseau se dresse à l'ombre de l'arbre. Aussitôt mes battements
de coeur s'accélèrent. Il ne peut y avoir dans cette herbe que des perdrix. Par un signal
familier, la mère, en m'entendant, les a fait se coucher à plat. Elle-même s'est baissée.
Son col seul reste droit et elle veille. Mais j'hésite, car le col ne remue pas et j'ai peur de
me tromper, de tirer sur une racine.
Ça et là, autour de l'arbre, des taches, jaunes, perdrix ou motte de terre, achèvent de me
troubler la vue.
Si je fais partir les perdrix, les branches de l'arbre m'empêcheront de tirer au vol, et j'aime
mieux, en tirant par terre, commettre ce que les chasseurs sérieux appellent un
assassinat.
Mais ce que je prends pour un col de perdrix ne remue toujours pas.
Longtemps j'épie.
Si c'est bien une perdrix, elle est admirable d'immobilité et de vigilance, et toutes les
autres, par leur façon de lui obéir, méritent cette gardienne. Pas une ne bouge.
Je fais une feinte. Je me cache tout entier derrière la haie et je cesse d'observer, car tant
que je vois la perdrix, elle me voit.
Maintenant nous sommes tous invisibles, dans un silence de mort.
Puis, de nouveau, je regarde.
Oh ! cette fois, je suis sûr ! La perdrix a cru à ma disparition. Le col s'est haussé et le
mouvement qu'elle fait pour le raccourcir la dénonce.
l'applique lentement à mon épaule ma crosse de fusil...
Le soir, las et repu, avant de m'endormir d'un sommeil giboyeux, je pense aux perdrix que
j'ai chassées tout le jour, et j'imagine la nuit qu'elles passent.
Elles sont affolées.
Pourquoi en manque-t-il à l'appel ?
Pourquoi en est-il qui souffrent et qui, becquetant leurs blessures, ne peuvent tenir en
place ?
Et pourquoi s'est-on mis à leur faire peur à toutes ?
A peine se posent-elles maintenant, que celle qui guette sonne l'alarme. Il faut repartir,
quitter l'herbe ou l'éteule.
Elles ne font que se sauver, et elles s'effraient même des bruits dont elles avaient
l'habitude.
Elles ne s'ébattent plus, ne mangent plus, ne dorment plus.
Elles n'y comprennent rien.
Si la plume qui tombe d'une perdrix blessée venait se piquer d'elle-même à mon chapeau
de fier chasseur, je ne trouverais pas que c'est exagéré.
Dès qu'il pleut trop ou qu'il fait trop sec, que mon chien ne sent plus, que je tire mal et que
les perdrix deviennent inabordables, je me crois en état de légitime défense.
Il y a des oiseaux, la pie, le geai, le merle, la grive avec lesquels un chasseur qui se
respecte ne se bat pas, et je me respecte.
Je n'aime me battre qu'avec les perdrix ! .
Elles sont si rusées !
Leurs ruses, c'est de partir de loin, mais on les rattrape et on les corrige.
C'est d'attendre que le chasseur ait passé, mais derrière lui elles s'envolent trop tôt et il se
retourne.
C'est de se cacher dans une luzerne profonde, mais il y va tout droit.
C'est de faire un crochet au vol, mais ainsi elles se rapprochent.
C'est de courir au lieu de voler, et elles courent plus vite que l'homme, mais il y a le chien.
C'est de s'appeler quand on les divise, mais elles appellent aussi le chasseur et rien ne lui
est plus agréable que leur chant.
Déjà ce couple de jeunes commençait de vivre à part.
Je les surpris, le soir, au bord d'un labouré. Elles s'envolèrent si étroitement jointes, aile
dessus, aile dessous je peux dire, que le coup de fusil qui tua l'une démonta l'autre.
L'une ne vit rien et ne sentit rien, mais l'autre eut le temps de voir sa compagne morte et
de se sentir mourir près d'elle.
Toutes deux, au même endroit de la terre, elles ont laissé un peu d'amour, un peu de
sang et quelques plumes.
Chasseur, d'un coup de fusil tu as fait deux beaux coups : va les conter à ta famille.
Ces deux vieilles de l'année dernière dont la couvée avait été détruite, ne s'aimaient pas
moins que des jeunes. Je les voyais toujours ensemble. Elles étaient habiles à m'éviter et
je ne m'acharnais pas à leur poursuite. C'est par hasard que j'en ai tué une. Et puis j'ai
cherché l'autre, pour la tuer, elle aussi, par pitié !
Celle-ci a une patte cassée qui pend, comme si je la retenais par un fil.
Celle-là suit d'abord les autres jusqu'à ce que ses ailes la trahissent ; elle s'abat, et elle
piète ; elle court tant qu'elle peut, devant le chien, légère et à demi hors des sillons.
Celle-ci a reçu un grain de plomb dans la tête. Elle se détache des autres. Elle pointe en
l'air, étourdie, elle monte plus haut que les arbres, plus haut qu'un coq de clocher, vers le
soleil. Et le chasseur, plein d'angoisse, la perd de vue, quand elle cède enfin au poids de
sa tête lourde. Elle ferme ses ailes, et va piquer du bec le sol, là-bas, comme une flèche.
Celle-là tombe, sans faire ouf ! comme un chiffon qu'on jette au nez du chien pour le
dresser.
Celle-là, au coup de feu, oscille comme une petite barque et chavire.
On ne sait pas pourquoi celle-ci est morte, tant la blessure est secrète sous les plumes.
Je fourre vite celle-là dans ma poche, comme si j'avais peur d'être vu, de me voir.
Mais il faut que j'étrangle celle qui ne veut pas mourir. Entre mes doigts, elle griffe l'air,
elle ouvre le bec, sa fine langue palpite, et sur les yeux, dit Homère, descend l'ombre de
la mort.
Là-bas, le paysan lève la tête à mon coup de feu et me regarde.
C'est un juge, cet homme de travail ; il va me parler ; il va me faire honte d'une voix grave.
Mais non : tantôt c'est un paysan jaloux qui bisque de ne pas chasser comme moi, tantôt
c'est un brave paysan que j'amuse et qui m'indique où sont allées mes perdrix.
Jamais ce n'est l'interprète indigné de la nature.
Je rentre ce matin, après cinq heures de marche, la carnassière vide, la tête basse et le
fusil lourd. Il fait une chaleur d'orage et mon chien, éreinté, va devant moi, à petits pas,
suit les haies, et fréquemment, s'assied à l'ombre d'un arbre où il m'attend.
Soudain, comme je traverse une luzerne fraîche, il tombe ou plutôt il s'aplatit en arrêt:
c'est un arrêt ferme, une immobilité de végétal. Seuls les poils du bout de sa queue
tremblent. Il y a, je le jurerais, des perdrix sous son nez. Elles sont là, collées les unes
aux autres, à l'abri du vent et du soleil. Elles voient le chien, elles me voient, elles me
reconnaissent peut-être, et, terrifiées, elles ne partent pas.
Réveillé de ma torpeur, je suis prêt et j'attends.
Mon chien et moi, nous ne bougerons pas les premiers.
Brusquement et simultanément, les perdrix partent :
toujours collées, elles ne font qu'une, et je flanque dans le tas mon coup de fusil comme
un coup de poing. L'une d'elles, assommée, pirouette. Le chien saute dessus et me
rapporte une loque sanglante, une moitié de perdrix.
Le coup de poing a emporté le reste.
Allons ! nous ne sommes pas bredouille ! Le chien gambade et je me dandine d'orgueil.
Ah ! je mériterais un bon coup de fusil dans les fesses

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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 19:12


La maison serait-elle plus profonde derrière les arbres et mystérieusement cachée quand nous avançons pour mieux voir l’endroit où elle paraît à la lumière, à l’endroit d’où l’on pressent qu’une construction la retient derrière les arbres au centre tranquille de notre vision, derrière les feuilles et les phrases qui cachent en partie le corps de la maison quand nous approchons de la façade ouverte ou fermée à la lumière
.


Georges Drano

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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 17:25

 

 


Forfluinta oro de la tagoj,
Vespere brun' kaj bluo fortis:
La mildaj flutoj de l'paŝtistoj mortis
Vespere brun' kaj bluo fortis
Forfluinta oro de la tagoj.

 


Georg Trakl    Poemoj (1913)  -  RONDELO


 

Esperantigis Vilhelmo lutermano

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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 16:46
Dans cette admirable, inégalable, tellement giralducienne, inclassable pièce de théatre de Jean Giraudoux,  : "Intermezzo" (relisez-là si vous ne l'avez pas encore découverte, ce sera une révélation! c'est un bijou, un peu amer, comme la condition humaine, c'est du Giraudoux, mais amusant aussi et si riche, et d'une poésie inusitée, un des pilliers de la culture française, qu'on entendait régulièrement à la radio autrefois, quand il y avait une radio) il y a entre autres ce passage:

L'Inspecteur

Grâce à deux forces invincibles qu'on nomme l'Administration et l'Instruction Obligatoire.

Les fillettes

Obligatoire.

.....

L'Inspecteur

Lotissant les parcs, démolissant les cloîtres, érigeant des édicules d'ardoise et de faïence au pied de chaque cathédrale ou de chaque monument historique, faisant des égouts les vraies artères de la civilisation, combattant l'ombre sous toutes ses formes et surtout sous celle des arbres. Qui ne l'a pas vue abattant les allées de platanes centenaires sur les accotements des routes nationales n'a rien vu!

Les fillettes

N'a rien vu!




Déjà du
temps de Giraudoux la France était un pays d'administrateurs totalitaires et de rationalistes détraqués, dont l'arrogance égale la connerie, et d'ennemis de la vie et des valeurs!
ça n'a fait qu'enpirer à notre époque de libéral-fascisme.




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2CCR

ALAIN BENAJAM
un paysan de l'Allier

http://www.petitions24.net/forum/47277
 Quand on vit dans l'Europe actuelle,on comprend le dégoût et la haine que les gens d'Europe de l'Est avaient pris pour la langue russe
une effarante chape de plomb médiatique pèse sur le basculement linguistique en cours
    defenselanguefrancaise.org Aujourd'hui il y a sur les murs de Paris plus de mots anglais qu'il n'y avait de mots allemands pendant l'Occupation (Michel Serres) Seuls les banquiers peuvent voler le peuple en plein jour sans avoir la police aux trousses...Jovanovic : il faut NATIONALISER LES BANQUES sans aucune indemnité, et mettre au point un tribunal pour les traduire en justice

le NWO alias le N.O.M. = Nouvel Ordre Mafieux

M'ame MEDEF et la  police

Pièces et main d'oeuvre
Olivier Demelenaere

ANONYMOUS
CHISTOPHER BOLLYN 
 INFOSYRIE
TOUCHE PAS à MON LABO !
La misère a un sourire tu sais?  oui je sais
...
SaveFrom.net  
Réseau Voltaire France

Mon site en Espéranto
BASTAMAG

Il faudra bien tenter de trouver des réponses, même si celles-ci peuvent s’avérer explosives 

une vraie civilisation : CAHIERS DE COUTURE

le dissident de Genève

MANIPULATION TOTALITAIRE DIGNE DE L'URSS   Les millliards perdus du Pentagone

Le soupçon d'ue manipulation d'Etat

donner la parole au peuple

ESPERANTO

Le plus grand dictionnaire  espéranto-français en ligne !

FUMER TUE ! CRAC BOUM HUE !

pour écouter ci-dessous cliquer dans le rectangle noir !

tiens des femmes portant un "voile islamique"

dictionnaires multilingues, exemple

Tous ses nouveaux articles sont du plus haut interêt

ambiance de merde, société détraquée et psychosée, rumeur meurtrière, flicaille 1 mort innocent tué par la bétise des gens 

"Tout pouvoir corromp, tout pouvoir absolu corromp absolument" il n'y a pas de pire poison de PIRE en PIRE

 Les pilotes français des avions qui ont fait ça vont-ils être poursuivis par leur conscience pour le restant de leur vie  ? 

Kadhafi (القذافي) dans l'intimité

LABOURSTART

Les-diables-sont-déchainés

Earth Liberation Front

Front de Libération des Animaux

Phil Glass NIGHT TRAIN SaveFrom.net

Mendelssohn Menuhin Furwangler SaveFrom.net

BRAVE NEW WORLD

on réédite les erreurs des années 20 
Forces international

IMMONDE FRANCE transformée en cauchemar !créez des fonctionnaires
Saddam face à l'histoire  

le racisme est en dernière analyse un racisme anti-pauvres reflechissez ... à quand une assoc anti-raciste pour défendre ceux-ci ? ça risque pas: les assoc anti-racistes sont composées de riches et de bourgeois !  L'Occident va crever de ne plus se toucher 

DES GENS 15è arrond. Quand Paris était encore une ville du peuple
défendons la langue française
et les autres domo dico 

 

 

La vraie vie  reconnaitre les papillons  découvrir le monde des insectes: FABULEUX!
http://fauneflore06.site.voila.fr/pages/insecte/insecte.htm#Ordres 

tous les oiseaux leur chant etc

France actuelle: HORREUR ABSOLUE à quoi on nous prépare 

17 mesures d'URGENCE
le monde dont nous voulons le contraire de celui qu'on nous impose  tout ça va bientôt être INTERDIT par les arrêtés municipaux fascistes détraqués

http://dont-stop-the-chicha.skyrock.com/

"il va falloir reconnencer à sculpter les facades des maisons, à vivre dans le beau, pourquoi toujours la merde et la sous-merde ?!"

ne pas laisser tomber avant d’avoir commencé, nos enfants ont besoin de nous

dépéchez-vous avant que les règlements municipaux n'interdisent de mettre des plantes odoriférantes dans son jardin: semences BIO de fleurs et de légumes rares 

Joseph Moshe? on a retrouvé Joseph Moshe ! mais comment se fait-il qu'aucune date de liberation n'est indiquée, ni de jugement? et comment se fait-il qu'aucun journaliste n'a pris la peine d'aller le visiter pour en avoir le coeur net sur ce qu'il est?

Diana

Il y a eu 2 génocides, sauf que le deuxième n'a bénéficié d'aucune commémoration

http://www.parasciences.net/

CABANES DANS LES ARBRES

TOUTES LES GALAXIES !

KURT SONNENFELD

Bruxelles 11 septembre 2008

vidéo à regarder jusqu'au bout, c'est là que se trouve le plus important !!

petit à petit ça se sait LA NATURE DU CAPITALISME et la psychologie de ses "kapos"

Chute libre dans la barbarie tout citoyen français vit maintenant dans une insécurité de tout instant, à chaque moment un cauchemar ignoble peut s'abattre sur lui quand on vous disait de pire en pire contre ces horreurs, ce cancer qui ronge la FRANCE lapétition 

pour le receuil de témoignages

la France montrée du doigt par Amnesty International pour les excès de la police et  l’impunité dont jouissent leur auteurs (la Chine nous donne une leçon !)  faute de structure d’enquête indépendante et avec une justice plus prompte à classer les affaires qu’à les juger. et voilà un qui lâche le morceau et explique beaucoup de choses - un témoignage de l'intérieur! - plein d'exemples de cette mentalité Tout ça vient de leur impunité
 http://outre-vie.forum
poésie et astronomie

poésie de Francis Jammes
* discours anti-secte comme support de l’idéologie néolibérale *
apparitions en Egypte

 Daninos disait: "L'esprit, comme le parachute, doit être ouvert pour fonctionner."
* les OVNIs en Argentine 



la lettre de la vieille dame :

les Bistrots Résistants

NB : pour regarder cette vidéo il faut cliquer sur le titre "les Bistrots Résistants" en bleu sous le cadre, qui sert de lien avec le site Dailymotion. Là, la video fonctionne et peut être visionnée

 

Ne plus respecter les lois liberticides
 
Zygmunt Bauman
"On a beau parler des droits de l'homme, il faut d'abord respecter l'individu et sa liberté. Sinon, c'est du vent, un beau discours qui ne sert à rien à nous les vivants." (Gao Xingjian)

PAUVRE ARGENTINE!

SANS DROITS SANS VOIX

féroce inégalité des sexes ! quand cela cessera-t-il ?
l'affaire Fortin
halte à l'inhumanité du racisme anti-homme !

papillons  - en 2008  carabus coriaceus ?
oiseaux  dictionnaire HINDI

c'est délicieux  !

cuisine de Rosine
cuisine syrienne
v Merveilleux tableaux

vun miracle nommé Bubulle
une analyse sociologique lumineuse des dérives actuelles :

le critère? être minoritaire !!

"nos impôts utilisés à payer des hystériques qui traitent de secte tous ceux qui ne se soignent pas ou ne pensent pas comme tout le monde."dry.gif

la-delation-aveugle/

"L'enfer est pavé de bonnes intentions" v


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texte libre 4 en haut à droite

texte libre n° 2 à droite au milieu

ECOUTER en LISANT: (Phil Glass)

années 50 époque moins constipée que maintenant qu'est-ce qu'on vous regrette !
Je suis un sentimental - Eddie Constantine SaveFrom.net

NOUVEAU:  ICI LES CHANTS DE TOUTES LES ESPECES D'OISEAUX DU MONDE ENTIER  

Voyages en ASIE

 

FLORE EN LIGNE !

identification des plantes

identification des fleurs composées (à capitule)

herbier très détaillé des espèces les plus courantes

 

IMMONDE ! on se croirait en URSS !

alors la frontière n'existe plus: http://www.maitrepo.com/a

Haïkus

jouer au TAROT : télécharger

rue Affre  

  Fabuleux ROSSINI SaveFrom.net
v Abdelhalim Hafez

v "ah  mais ça ne finira jamais"
v Je veux dire au monde une histoire
*pour découvrir le monde des insectes, FABULEUX!
http://fauneflore06.site.voila.fr/pages/insecte/insecte.htm#Ordres
c'est vrai, en France aussi on ne voit presque plus jamais de mouches! comment ça se fait?

tous les oiseaux, chants, etc

situation  terrifiante

v NOTRE PLANETE INFO

Que reste-t-il de la démocratie?
Une vraie société c'est ça

une évolution politique véritablement glaçante  

le vin le meilleur aliment anti-vieillissement:

¿Seremo entregados a los barbaros fieros?
¿Tantos milliones de hombres hablaremos inglés?
¿No hay mas nobles hidalgos ni bravos caballeros ?
¿Callaremos ahora para llorar despues? (Ruben Dario)

patriotisme pas mort vive la Russie !



Tites boules émotives pour vos commentaires
                                     
 
                

PLIAJ MIENETOJ

d'autres ici

nous ne sommes qu'une poignée à percevoir la gravité du phénomène et ses menaces sur les libertés individuelles.pureté et santé ces notions ont été un cocktail explosif chaque fois que l'Etat s'est focalisé névrotiquement dessus n'est-ce pas ?le tabac comme "rideau de fumée" 

le si beau et si expressif visage de barbara !  on aurait envie de le couvrir de baisers  "Quand reviendras-tu ?"

NB : pour regarder cette vidéo il faut cliquer sur le titre " Quand reviendras-tu?" en bleu au-dessus du cadre,ili sert de lien avec le site Dailymotion. Là, la video fonctionne et peut être visionnée



http://www.lipsheim.org/forum/agora/
*
éthique des bistrots versus milices 

1/ Ne plus être muet : faire circuler ces informations autour de soi.
2/ Ne plus financer la mondialisation : consommer uniquement local, régional, artisanal.
3/ Ne plus respecter les lois liberticides : désobéir.
4/ Ne plus consommer la propagande : jeter sa télévision et sa radio.
5/ Ne plus être invisible : parler, faire du situationisme, occuper la rue.
6/ Ne plus être un esclave : devenir paysan, artisan, commerçant, indépendant.
7/ Ne plus être dépendant : devenir autonome (énergie, alimentation, santé, culture).
8/ Ne plus être un robot : rire, danser, chanter, dessiner, fumer, boire, partager, découvrir, etc.

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les vrais liens TOUS