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  "Sur vojo de l'vivo nun vagas mi sola,
Senzorge al kie la tempo min blovas;
Ĉar, kvankam min celus eĉ vorto konsola,
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Texte Libre 1 en-tête

VIVE LE MRAP ! VIVE LES CATHOLIQUES !

le scandale du siècle Durant 50 ans on a cultivé l'horreur de l'URSS son totalitarisme, sa barbarie cauteleuse, ses flics puants, son intrusion dans la vie privée des gens, on nous a fait peur de ce contre-modèle c'était l'abomination le danger qu'on opposait à nos pays civilisés et libres Et dire qu'on était prêt à faire la guerre pour ne pas tomber dans une telle société maintenant on les imite! en pire ! u-p-r Asselineau le seul qui interdira les RFID LA Banque Centrale Européenne n'est « INDÉPENDANTE » que d'une seule chose : DU SUFFRAGE UNIVERSEL  Arnaques de la GRANDE DISTRIBUTION Turquie état policier barbare pour nos enfants nos familles la société Refus TOTAL directive scélérate Les américains ont PEUR de s'indigner c'est le but recherché Morts etat-d'Anne  LES MOTS argument de mouton fasciste DEFENSE des DATES seuls ceux qui ont connu ça comprennent horreur Mépris des gens atteintes à leur dignité et conditions de vie ce qui viendra après LES LABOS  Marksaj studoj

à BAS l'invasion amerloque ! à bas l'anglicisation obsessionnelle d'OVER-BLOG !!!

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Texte libre 2 en bas à droite

Un seul Etat ce n'est pas l'apocalypse ni la fin du monde

on n'avait plus entendu ce genre de propos depuis la fin de l'URSS et du KGB

avant la purification ethnique 
v"ce qu'il y a de terrible quand on cherche la vérité c'est qu'on la trouve"
v Kawther Salam
ECOUTER en LISANT:

un peu de métaphysique

un chagrin insondable

v Shajarian :

Kazi Nazrul Islam le grand poète bengali


Dum vivas mi :

*Le Temps des Fleurs (et le temps où Dalida vivait)

* Un jour tu verras 

Steve Reich:

 

BRUCH le plus puissant concerto 

Ils disent

 Natacha Atlas :


Savoir, résister, avant qu'il ne soit trop tard

des choses que vous n'avez pas vues à la télé

(que réfléchissent ceux qui se chauffent au fuel: Est-ce que vous retrouvez vos chaudières effondrées après une nuit de fonctionnement?)

v la fatwav les humanistes commencent à prendre peurv Espace Libre

par exemple

les "experts" en qui on met notre confiance sont achetés et mententv

SAVEZ-VOUS QUE MAINTENANT IL Y A UN DICTIONNAIRE chinois- français SUR INTERNET ?

v sud de l'Iran
v les couleurs de l'INDE

v mousselines: "vents tissés" disaient les romains

histoire de l'INDE - 1ère partie

nostalgie d'Alger

l'argentine  est un des plus beaux pays au monde
v à la frontière Sino-Mongolev monts Altaï en Sibérie:  Fabuleux !v la Pologne

on vous donne des idées caricaturales sur les gens,
les trouvez-vous vraiment "constipés" ces iraniens? :
sauf comme tout le monde quand ils sont sur la  tombe de leur mère

v devant une logique comme celle-là le refus doit être total ! v  

Un texte capital à lire "comme boivent les poules: en relevant fréquemment la tête pour faire couler" : Le racisme anti-pauvres

toutes les espèces végétales et animales aves liens images etc
 SEA SHEPHERD

La végétation d'Uruguay

TOUTE l'actualité scientifique

DANIEL faisait partie du "Mouvement du Graal"en mémoire de lui les voici

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v NOUVEAU ! Un portail sur le monde musulman

carnets de poésie

Comte-Sponville

MES PIEDS SE SONT SEPARES DE TES PIEDS

La nature vampirique du capitalisme actuel qui vit de suçer la vie des êtres et des peuples":
Le capitalisme est devenu le plus grand ennemi de  l'individu
vie cauchemardesque des américains de classe moyenne
v une vision autoritaire et monochrome de la société


archives totales ">

texte libre 3 = vrai accès aux archiv

25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 20:33
et c'est valable pour tout pays et pour tout type de gorille "sécuritaire" !

undefined


source: tlaxcala
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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 21:28

Eloge de la mauvaise opinion de soi

Le busard n’a strictement rien à se reprocher.
Les scrupules sont étrangers à la panthère.
Les piranhas ne doutent jamais de leurs actions.
Le serpent à sonettes s’approuve sans réserve.

Personne n’a jamais vu un chacal repenti.
La sauterelle, l’alligator, la trichine et le taon
vivent bien comme ils vivent, et en sont très contents.

Un cœur d’orque pèse bien cent kilogrammes
mais sous tout autre aspect demeure fort léger.

Quoi de plus animal
que la conscience tranquille
sur la troisième planète du Soleil.



Wislawa Szymborska
Fayard, 1996.


après des décennies non seulement qu’on n’instruit plus la morale, mais aussi qu’on nous matraque à répéter aux gens que la pitié c’est pervers, que le sentiment de culpabilité ou le scrupule c’est mauvais et qu’il faut s’en débarrasser, que l ‘égoïsme c’est sain et que c’est la base de l’équilibre, que l’amour c’est une « dépendance », que les valeurs religieuses sont « fascistes », « fanatiques » et « machistes » ; Il ne faut pas s’étonner de la dégradation morale actuelle, la perte de toute valeurs même simplement sociables, et conscience professionnelle, que l’égoïsme, l’indifférence règnent, qu’il n’y a plus de familles, ni de tendresse nulle part, que les gens ont un esprit à ras de terre ,etc.

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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 01:53


« Vous ne pourrez jamais détruire le CNR, ni aucun des mouvements de résistance authentiques en France. Vous en serez incapables, parce que la Résistance n’est pas une armée régulière, ni un Etat. La résistance c’est un peuple qui s’est armé de sa foi, de sa volonté, de sa détermination, de sa confiance en soi et qui est animé par la passion du martyr. Cest un peuple qui abhorre le mépris et la déchéance et un tel peuple ne peut être vaincu par quiconque. Il est vrai qu’on peut tuer ses enfants, ses femmes et se vieillards, qu’on peut détruire ses maisons, ses immeubles et son infrastructure, mais il ne peut être battu, et la guerre qu’on lui impose ne peut avoir de fin parce qu’elle se renouvellera avec chaque génération, avec chaque nouveau-né, avec chaque montée de colère ou même d'énervement, avec tout regain de la foi. »


Maurice Druon,

3 août 2006



PS:
Ha ! oui ! pardon ! il y a eu des petites fautes de frappe, ce que c'est de taper trop vite! dans le texte il faut remplacer "CNR " par "Hezbollah", "France" par "Palestine" et "Maurice Druon" par "Hassan Nasrallah"
. Pour la date il n’y a pas eu d’erreur, c’est bien 2006 et pas 1943.
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6 septembre 2007 4 06 /09 /septembre /2007 22:58

Écrit par Jonathan Cook, traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier.    06-04-2007

Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier 

in Al-Ahram Weekly, 21-27 août 2003, n° 652

Désillusionnée par la politique ségrégationniste de son nouveau pays, une juive Britannique immigrée en Israël décide d’aller vivre chez les musulmans

 

C’est un personnage un peu incongru qui m’attend devant la grande mosquée centrale de la ville de Tamra, dans le Nord d’Israël. Aucun danger que je ne la remarque pas. Elle est blonde (cheveux courts), et tranche sur les autres femmes, qui se couvrent la tête d’un foulard. Elle porte une robe d’été à fleurs qui serait sans doute moins déplacée dans les rues de Wimbledon, au sud de Londres, son ancienne ville, qu’ici, au Moyen-Orient…

Mais la différence est bien plus profonde. Susan Nathan est la seule juive à habiter Tamra, au milieu de 25 000 musulmans, une ville gérée par une municipalité islamiste. Mieux : elle est l’une des deux seuls juifs israéliens connus pour avoir traversé le grand fossé ethnique qui divise Israël et être allés vivre dans une des dizaines de localités arabes du pays. L’autre, c’est l’universitaire et écrivain controversé Uri Davis, le fondateur du Mouvement Contre l’Apartheid Israélien en Palestine, fort peu connu, qui habite tout près d’ici, à Sakhnin.

Mme Nathan, enseignante de 54 ans, ancienne humanitaire de l’association Aids, est venue en Israël voici quatre ans de cela, après son divorce, afin de faire son « aliyah » (ce terme hébreu désignant la « montée » de ceux qui immigrent en Israël en vertu de la Loi dite du Retour). Elle a choisi la manière dure, en se soumettant à l’ « Expérience de l’Immigrant », en vivant dans ce qui n’était guère plus qu’une cellule de prison durant cinq mois, dans un centre d’assimilation près de Tel-Aviv.

« Je suis arrivée pleine d’enthousiasme sioniste », me dit-elle. « Le responsable de l’Agence juive pour le Nord de Londres avait plein de photos séduisantes accrochées aux murs de son bureau – toutes représentaient des juifs israéliens et des localités juives. Il ne m’a jamais dit qu’il y avait aussi plein d’Arabes, dans le pays où j’allais m’établir bientôt… »

Le gouffre béant entre l’image d’Israël et sa réalité allait être le fil conducteur de toute notre conversation…

Depuis qu’elle a quitté son appartement à Tel-Aviv, voici sept mois, et  qu’elle est venue vivre à Tamra, elle a perdu la quasi-totalité de ses amis israéliens juifs. Même ses amis juifs, en Angleterre, l’accusent d’avoir trahi. « Au début, ils pensèrent que je voulais simplement jouer la provocation », m’explique-t-elle. « Ensuite, ils ont pensé que j’avais perdu la tête, que je souffrais d’une forme ou d’une autre de dépression nerveuse, et que j’avais besoin qu’on m’aide. Maintenant qu’ils ont compris que je sais ce que je fais, ils m’ont tourné le dos. Ce que j’ai fait est bien trop déstabilisant… Menaçant, même… »

Assise dans son appartement au premier étage, à Tamra, décoré de cotonnades africaines imprimées, avec une collection de CD de musique classique et des étagères garnies de livres d’art et d’histoire juive, il est pourtant bien difficile d’imaginer quel genre de menace Mme Nathan pourrait bien incarner ? Elle est gracile, car elle ne s’est pas encore entièrement remise d’une opération d’une forme rare et très dangereuse de cancer de l’œil, et sa voix fluette est immédiatement couverte par l’appel à la prière de midi lancé par le muezzin du quartier. Bien qu’elle refuse de s’exprimer en hébreu à Tamra, elle continue à porter une Etoile de David au cou.

Paradoxalement, son attitude lui a également voulu l’inimitié des ténors de la gauche juive, y compris de personnes tel Uri Avnery du mouvement pacifiste Gush Shalom. « La gauche juive est totalement imbue de l’idée de deux pays, pour deux peuples. Ce que je fais, en démontrant que les juifs et les Arabes peuvent vivre ensemble, ça leur casse la baraque ! »

Ce ne sont pas seulement ses ex-amis et la gauche israélienne qui voient en elle une menace ; il en va apparemment de même, pour les autorités. Beaucoup des courriers électroniques qu’elle expédie n’aboutissent jamais ; on a mis son téléphone sur écoutes et elle est soumise à des fouilles en règle à l’aéroport à chaque fois qu’elle part d’Israël ou qu’elle y revient.

Son méfait, dit-elle, c’est de mettre en évidence, à travers ses actions, l’existence d’un apartheid de facto dans son pays. Et il ne s’agit pas, en l’occurrence, de la ségrégation contre les Palestiniens des territoires occupés, même si elle tient à rappeler que cette ségrégation existe bel et bien, elle aussi, et qu’elle est rendue plus qu’évidente par la construction d’une barrière de séparation de 350 kilomètres de longueur, tout autour de la Cisjordanie.

Non. La ségrégation qu’elle s’efforce de dénoncer, c’est celle qui existe entre les juifs et les citoyens arabes d’Israël, au nombre d’un million ; ce sont les descendants des Palestiniens restés en Israël après que l’énorme majorité d’entre eux furent chassés, au cours de la guerre de 1948 qui aboutit à la création de l’Etat juif. Aujourd’hui, la plupart de ces Arabes vivent aux pourtours du pays, en Galilée, au Nord, ou dans la région semi-désertique du Néguev, au Sud.

Bien que pratiquement rien, dans la législation, n’interdisent aux juifs et aux Arabes de vivre ensemble, dans la pratique, cela n’arrive pour ainsi dire jamais. Les Israéliens juifs sont éduqués à voir dans en leurs voisins arabes soit des gens primitifs, soit des gens dangereux, m’explique Mme Nathan.

Il est si rare que des juifs et des Arabes se marient entre eux, en Israël, que ce phénomène n’est même pas débattu ; la poignée de ceux qui ont brisé ce tabou vivent incognito, généralement à Tel-Aviv ou dans une de ces villes abusivement qualifiées de « mixtes », telles Lod, Saint-Jean d’Acre ou Haïfa (en réalité, il s’agit tout simplement de villes juives comportant des quartiers arabes, déshérités et ségrégués).

Les Arabes israéliens sont en butte à de multiples vexations qui leur interdisent de s’intégrer dans des communes juives. Près de 93% du territoire qui sont détenus par l’Etat ou par des organismes du Fonds national juif et ne peuvent être vendus à des Arabes. Quiconque tente de donner en location ces lots de « terres juives » est sanctionné par des comités chargés d’éliminer les indésirables comme de mauvaises herbes, dont, bien entendu, les Arabes.

Un couple arabe, Adel et Iman Kaadan, exclus d’une riche localité juive de la Basse Galilée, Katzir, luttent contre cette discrimination devant les tribunaux israéliens depuis sept ans. Bien qu’ils aient remporté un procès, voici de cela quatre ans, le verdict en leur faveur n’a jamais été mis en application, et le gouvernement envisage depuis quelque temps de modifier la loi afin de s’assurer qu’il n’en sera jamais question.

Face à ce contexte, Mme Nathan a commencé à s’interroger sur son propre sionisme et sur la direction prise par l’Etat juif depuis sa fondation, voici un peu plus d’un demi-siècle.

« J’ai sucé le sionisme à la mamelle. Mes parents étaient des membres éminents de la communauté juive libérale de Londres ; Abba Eban était leur grand ami », me dit-elle, faisant allusion au célèbre orateur et ministre des Affaires étrangères israélien durant l’époque charnière de la guerre des Six jours, en juin 1967, au cours de laquelle Israël a conquis la Cisjordanie et la bande de Gaza respectivement sur la Jordanie et l’Egypte. « A l’âge de dix ou onze ans – je m’en souviens bien –, je disais à mes parents qu’un jour, j’allais vivre en Israël ».

Durant les années 1990, elle était venue régulièrement passer ses vacances en Israël. Mais, dit-elle, il était facile, à l’époque, d’ignorer l’existence des Arabes. « Il ne m’était jamais venu à l’idée d’aller voir où ils vivaient, et de quelle manière ? Tout simplement, je ne les « imprimais » pas. Comme la plupart des sionistes, je ne me suis jamais préoccupée de gratter un peu la surface des choses. Je croyais aveuglément tout ce qu’on me racontait, de tout mon cœur ! »

Sa foi, cependant, fut ébranlée par l’explosion de l’Intifada, voici près de trois ans de cela. Accro de télévision et de journaux, elle eut le sentiment qu’on ne lui disait jamais tout. Désillusionnée, elle adhéra à une association sociale radicale, un des rares groupes juifs dont le message de coexistence avec la population arabe du pays avait survécu à l’Intifada. Elle refuse d’en donner le nom, toutefois, de peur que la révélation de ce qu’elle en pense ne mette en danger les financements que cette association reçoit des Etats-Unis.

Mme Nathan s’est vu confier la mise en place d’un projet éducatif à Tamra. Les week-ends, elle visite les quartiers de la ville, elle va voir les familles et elle parcourt les rues pour s’imprégner de la vie locale. « C’était comme si j’étais un spécimen de zoo », dit-elle. « Les gens me dévisageaient comme si je me trouvais là par un accident extraordinaire, comme si, m’étant perdue, je ne savais pas où j’étais. »

Fortuitement, elle fit la connaissance d’Asad Ghanem, un professeur de science politique de l’Université de Haïfa, qui habite également Tamra. « Il était courtois, mais très froid et réservé. Il me dit simplement que la coexistence, ça n’existait pas. »

Son épouse, Akhlab, toutefois, cherchait un professeur d’anglais pour la ville et Nathan lui promit de l’aider à trouver quelqu’un pour enseigner l’anglais à Tamra, pour une première période de trois mois. Tous les professeurs qu’elle approcha à Tel-Aviv avaient trop peur d’y venir. « Finalement, j’ai pensé : ‘Et pourquoi pas moi ?’ Quand j’ai fait cette proposition à Asad et à Akhlab, ils furent très surpris. »

Elle explique avoir été surprise de la rapidité avec laquelle les gens l’ont acceptée parmi eux. « Une fois qu’ils se sont rendu compte que je venais avec un esprit ouvert, pour les aider, ils ont été immédiatement très accueillant », explique-t-elle.

Ses six mois de vie dans une ville arabe musulmane, loin de l’avoir modérée, l’ont amenée à pester encore plus fortement contre ce qu’elle considère comme l’intolérance et le racisme de la majorité juive. Tout indique que son histoire d’amour avec le sionisme a tourné au vinaigre.

« La question, c’est d’être capables de faire face à notre histoire et de prendre nos responsabilités, en tant que juifs et qu’êtres humains. On ne peut tout simplement pas chasser des centaines de milliers de Palestiniens de chez eux, comme nous l’avons fait en 1948, et puis décider d’oublier. Comme en Afrique du Sud, il faut qu’il y ait une Commission de la Vérité et de la Réconciliation. On dira que je suis une juive se haïssant à moitié elle-même, que je suis percluse de culpabilité, parce que je dis cela ; mais Israël doit être jugé avec les mêmes critères que n’importe quel autre pays dans le monde. Nous devons faire d’Israël un pays dont nous ayons de quoi être fiers. »

Pour Mme Nathan, la manière dont les Israéliens juifs voient les Arabes, en général, et les Palestiniens en particulier n’a rien de rationnel. « Quand je suis partie vivre à Tamra, mes amis m’ont dit qu’ils avaient peur pour moi. Je leur ai demandé s’ils avaient un quelconque ami arabe, sur lequel fonder leur jugement. Aucun n’en avait : des Arabes, ils n’en rencontraient que quand on leur servait du hommos* au restaurant ou quand ils menaient leur voiture chez un garagiste. Quand je leur demandais de quoi j’étais censée avoir peur, ils étaient incapables de me le dire. Tout cela, c’est purement émotionnel. »

Elle a aussi une position particulière quant à la manière dont le conflit entre Israël et les Palestiniens pourrait être résolu. Avec quelques centaines d’Israéliens juifs antisionistes, elle pense qu’il n’y aura de paix que lorsqu’existera un seul Etat, commun aux juifs et aux Palestiniens. « Je ne pense pas que, moi vivante, cela arrivera. Mais il doit y avoir un seul Etat, binational. Cela finira bien par arriver un jour. Je suis en train de rapprocher ce moment en vivant exactement cette situation, aujourd’hui, quotidiennement. »

Les parallèles que Mme Nathan trace entre Israël et l’ancienne Afrique du Sud sont basées sur de longues périodes de sa jeunesse, qu’elle a passées dans ce pays, chez des parents. C’est aussi le pays où ses parents sont partis passer leur retraite, au milieu des années 1970. Elle explique qu’elle a pris conscience du fait que le plus gros de son problème avec le sionisme dérive de son expérience précoce de témoin du régime d’apartheid.

« Je me rappelle ; j’étais adolescente, et je lisais l’article d’un journal, dans un hôtel de Durban, qui relatait une rixe entre deux Noirs. L’un d’entre eux était en train de se vider de son sang. Une ambulance passa à proximité, mais elle ne s’arrêta pas, car elle était « réservée aux Blancs » ! Cela me semblait d’une telle stupidité, même à l’époque ! »

Elle reconnaît qu’Israël en fait pas régner une discrimination aussi brutale que l’apartheid sud-africain. De fait, elle fait même observer que ses premières rencontres avec des Palestiniens se produisirent à l’Hôpital Hadassah de Jérusalem, où on la soignait pour son cancer. Avant l’Intifada, les patients juifs et arabes partageaient souvent une même chambre.

« Bien sûr, les juifs et les Arabes prennent les mêmes bus, ils fréquentent les mêmes cinémas. En Israël, l’apartheid n’est pas formalisé ni légalisé comme en Afrique du Sud ; c’est un apartheid sophistiqué, dissimulé et émotionnel. Il est basé sur une culture de la peur de l’autre entretenue par la propagande sioniste.

Le vrai problème, dit-elle, est inhérent à la nature différente de la citoyenneté, entre les juifs et les Arabes. Cela commence par les principes fondateurs de l’Etat, comme la Loi du Retour, qui permet aux juifs où qu’ils se trouvent dans le monde de revendiquer un droit à émigrer vers Israël, tout en déniant aux Palestiniens le droit de récupérer les maisons dont leurs parents et eux-mêmes ont été dépossédés, voici de cela cinquante-cinq ans. Et cela continue dans la discrimination en matière d’emploi, de budgets municipaux, d’accès aux médias et de contrôle exercé par le gouvernement.

« Où sont les Arabes directeurs de banque, fonctionnaires, recteurs d’universités ? Dans bien des cas, où sont les Arabes, y compris parmi les emplois les plus subalternes de ces organisations ? »

Même dans le cadre du système d’éducation séparé pour les Arabes, justifié officiellement par le besoin qu’a la minorité arabe d’être formée en arabe, elle explique que les enseignants sont menacés d’être limogés au cas où ils offriraient à leurs étudiants une alternative, un discours non-sioniste sur la création d’Israël – un discours qui comporte le roman national palestinien.

Mais, par-dessus tout, dit-elle, l’apartheid est déterminé par la bataille pour les terres. « Cela est mis en évidence par le fait que l’Etat israélien peut confisquer des centaines de milliers d’hectares de terres possédées par des Arabes, puis refuser ne serait-ce que de les relouer aux propriétaires initiaux ; cet Etat a refusé de construire ne serait-ce qu’un seul quartier arabe, en cinquante-cinq ans d’existence, bien que la population ait été multipliée par 8 et bien que des centaines de communes juives aient été construites ; et aussi par le fait que l’Etat menace de démolir des dizaines de milliers de maisons arabes au motif qu’elles ont été construites sans permis de construire, tout en « oubliant » de mentionner qu’il refuse tout permis de construire aux Arabes ! »

Elle fait observer qu’en tant que juive, elle peut acheter ou louer un appartement n’importe où en Israël ; elle peut aller à la banque et obtenir immédiatement un prêt immobilier. Si elle décide d’aller s’installer en Cisjordanie ou dans la bande de Gaza, on lui offrira une liste interminable d’incitations financières pour rendre son déménagement plus aisé. « En tant que juifs, nous sommes privilégiés. Mais la surpopulation des quartiers arabes, non seulement en terme du nombre de maisons qui semblent compressées dans toutes les rues, mais à l’intérieur de ces maisons, aussi, est horrifiante. Ils n’ont plus de terrains disponibles pour leur croissance naturelle. »

La raison est simple, explique Mme Nathan : tout autour de Tamra, le paysage est parsemé de fermes collectives boulimiques de terres (les kibboutz), et de propriétés de luxe réservées exclusivement aux juifs. « Où les habitants de Tamra sont-ils supposés vivre ? Tous, ils disent leur sentiment d’être prisonniers, et je le ressens aussi. C’est comme être physiquement étouffé. En rendant la vie impossible ici, l’Etat ne cherche-t-il pas tout simplement à entraîner une forme de transfert à bas bruit, de purification ethnique ? Les gens qui ont l’argent, ou les relations qui leur permettent d’aller s’installer à l’étranger, le font : ils partent.

Mme Nathan réfléchit à des projets permettant de dénoncer les similarités entre l’apartheid sud-africain de sinistre mémoire et l’apartheid israélien, avec notamment des déplacements réguliers en Afrique du Sud en vue d’une coopération avec la Fondation Tutu, mise sur pied par le dirigeant religieux et militant anti-apartheid Desmond Tutu.

Mais elle demeure pessimiste, en ce qui concerne le futur. « Il est impossible de gérer un pays sans offrir aux gens un futur, un peu d’espoir. Ici, la voie en avant est bloquée. Et, tôt ou tard, ça va chauffer –, exactement comme en Afrique du Sud. »

Note :

[* hommos : délicieuse purée de pois chiches, plat populaire au Moyen-Orient, ndt]

 

Je recommande vivement la lecture de l’ouvrage de Susan Nathan L’autre côté d’Israël (ndt)

Broché: 330 pages, 19 €

Editeur : Presses de la Cité (4 mai 2006)

Collection : Document

Langue : Français

ISBN-10: 225806760X

ISBN-13: 978-2258067608

Présentation de l'éditeur
A cinquante-six ans, Susan Nathan décide de quitter son Angleterre natale pour s'installer en Israël. Juive, elle a été élevée dans des convictions sionistes et a d'Israël une image résolument positive. La réalité qu'elle découvre est toute différente. L'Etat hébreu comprend une minorité d'un million de Palestiniens qui, bien que citoyens israéliens, ne bénéficient pas des mêmes droits que le reste de la population. Pour en savoir plus sur ceux qu'on appelle les " Arabes israéliens ", Susan Nathan s'installe à Tamra, ville de 25 000 âmes, où elle est la seule de confession juive. Les liens qu'elle noue avec la famille qui l'accueille, les rencontres qu'elle fait lui révèlent que les Arabes sont en Israël des " citoyens de seconde classe ". Education, logement, emploi : tout est difficile pour eux, et ils ne peuvent espérer retourner dans les villages d'où ils ont été chassés en 1948 puisque leurs terres ont été confisquées. Tamra est en fait un camp de réfugiés " de l'intérieur "... Juive installée dans une communauté arabe, Susan Nathan veut être la preuve vivante que la coexistence est indispensable, et réalisable pour peu que chacun reconnaisse ses responsabilités. Vaste programme... Mais ce témoignage passionnant peut y apporter sa pierre.


Maintenant que la date où on va decerner les Prix Nobel approche, il n'est pas possible de trouver candidat plus méritant le Prix Nobel de la Paix

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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 09:38
Traduction en Espéranto d’un texte Fondamental de Curzio Malaparte

jen  (unua beletra teksto de mi esperantigita, en 2001) paĝo de Curzio Malaparte pri sia hundo FEBO, kiu akompanis lin dum liaj jaroj da ekzilo kaj malliberigado (far la tiama faŝisma registaro itala). Tiu korŝira teksto, krom sian ravigan belecon, kunportas al ni gravegajn  instruojn, kaj pri la hundoj, kaj pri  kio estas moralo.


FEBO


«  . . .  mia hundo Febo, kiun mi estis akceptinta malsatmortantan sur la plaĝo Marina Corta , en insulo Lipari, kiun mi estis fleginta, nutrinta, vartinta en mia morta domo en Lipari, kiu estis mia unika kunulo en la daŭro de tiuj ekzilaj jaroj en tiu trista insulo, tiom kara je mia kor’ !

Neniam amis mi virinon, fraton amikon tiel, kiel mi amis Febon. Ĝi estis hundo tiel, kiel mi. . . .  Tiu estis nobla estulo, la plej nobla kreito, kiun mi iam ajn renkontis dum mia vivo. Ĝi estis el tiu rara kaj delikata familio de leporhundoj, ĝisvenintaj el la bordoj de l’Azio kune kun la unuaj Jonikaj migradoj, kaj kiujn la Lipari-aj paŝtistoj nomas cerneghi. Tiujn-ĉi hundojn la helenaj skulptistoj skulptis sur la bareliefoj de la tomboj. «  Ili forpelas morton », diradas la Lipari-aj paŝtistoj.

Ĝia felkoloro estis luna, roz- kaj or-kolora, la koloro de l’luno sur la maro, koloro de l’luno sur la malhelaj kaj glimaj folioj de l’citronujoj kaj oranĝujoj . . . Ĝi estis de la koloro de l’luno sur la helena maro de Lipari . . .  La koloro  de la morta luno, iom da tempo antaŭ l’matenruĝo. Mi nomadis ĝin Lunhundo.

Ĝi neniam malproksimiĝis de mi. Ĝi min sekvis kiel hundo. Mi jes diras, ĝi min sekvis kiel hundo.ĉeesto en mia mizera domo Lipari-a, senĉese vipita de l’vento kaj maro, estis mirinda ĉeesto. Dumnokte la varmeta brilo de ĝiaj lunaj okuloj lumigis mian nudan ĉambron. Ĝi havis la okulojn iel palbluaj tiel, kiel la kolor’ de la mar’, ĉe la kliniĝanta lun’. Ĝian ĉeeston mi sentis tiel, kiel tiu de ombro. Ĝi estis kiel la respegulaĵo de spirito mia. Sufiĉis ĝia helpa ĉeesto, ke mi ritrovis tiun malestimon je la homoj, kiu estas la precipa kondiĉo de la trankvilo kaj saĝeco en la homa vivo. Ĝia

De ĝi, multe pli ol de la homoj, kun ilia kulturo, kun ilia gloramo, lernis mi, ke moralo estas senutiliga, ke ĝi estas al si mem sia celo, ke ĝi ne nur intencas savi la mondon (ne nur savi la mondon !) sed nur ĉiam elpensi novajn pretekstojn al ĝia neprofitemo, al ĝia libera disvolviĝo mem. Renkonto de iu homo kaj iu hundo ĉiam estas renkonto de du liberaj mensoj, de du specoj de digneco, de du senutiligaj moraloj. La plej senutiliga kaj plej romantika renkonto.

. . .

Tiu estis la plej kara inter miaj fratoj, mia reala frato, tiu, kiu perfidas ne, tiu, kiu humiligas neniam. La frato kiu amas, kiu helpas, kiu komprenas, kiu pardonas. Nur tiu, kiu suferis longajn jarojn da ekzilo en sovaĝa insulo, kaj , revenante inter la homojn, vidas sin evitegita tiel, kiel leprulo far ĉiuj tiuj, kiuj, iam, kiam estos mortinta la tirano, mienos kiel herooj pri l’libereco, nur ĉi tiu scias, kion povas esti hundo al homa estaĵo.

. . .

Tiu estis malgaja hundo seriozokula. Ĉiuvespere restadis ni longajn horojn sur la alta ventoplena sojlo de mia domo rigardantaj la maron. . . .  Ni rigardadis la maron, flarante amaran odoron de l’salo, fortan kaj ebriigan odoron de la oranĝujoj, odoron de la kaprolakto, de la juniperaj branĉoj fajrigitaj en la fajrejoj, kaj tiun varman kaj profundan odoron virina, kia estas la odoro de la Sicilia nokto, kiam ekaperiĝas la unuaj steloj pale el la fono de l’horizonto.

Kaj iutage oni kondukis min, manojn katenitajn, de Lipari  en  alian insulon, kaj de tie, post longaj monatoj, Toskanion. Febo sekvis min demalproksime, kaŝiĝanta malantaŭ la anĉovoplenaj bareloj kaj ŝnuregaro sur la ferdeko de Santa Marina, la malgranda vaporŝipo, kiu ĉiusemajne veturas de Lipari Napolon, kaj inter la fiŝ- kaj tomat-plenaj korboj sur la motorboato, kiu veturadas ire kaj returne inter Napolo Iskia kaj Ponza.  . . . Mi po foje retrorigardis por vidi, ĉu Febo sekvas min, kaj mi vidadis ĝin laŭtanĝi la murojn, la voston kuntiritan inter la kruroj, en la Napolaj stratoj, de l’Immacolatella ĝis Molo Beverello, kun ravigan malĝojon en ĝiaj helaj okuloj.

En Napolo, malsupreniĝante inter la karabenistoj la strato Partenope mi vidis du virinojn alproksimiĝantajn je mi ridetante : ili estas S-ino Benedetto Croce  kaj Minnie Casella, l’edzino de kara mia Gaspare Casella. Ili salutis min per la patrineca gracieco de la italaj virinoj, ŝovis florojn inter miaj mankatenoj kaj la manartikoj, kaj S-ino Croce petis al la karabenistoj , ke ili min konduku ien por manĝi. Mi estis nemanĝinta de du tagoj.

« Almenaŭ igu lin piediri ĉe la ombro », diris S-ino Croce.

Estis monato junio, kaj la suno frapadis al mi sur la kapon kiel per martelo.

« Dankon, mi bezonas nenion, mi diris, mi nur deziras, ke vi donu al mia hundo ion por trinki.“

Febo estis haltinta kelkajn paŝojn disde ni, kaj rigardegis la vizaĝon de S-ino Croce per preskaŭ suferiga intenseco. Estis la unua fojo, ke ĝi estis vidanta la vizaĝon de l’homa bonkoreco, de la kompato kaj de la afableco virinaj. Longtempe ĝi flaris la akvo, antaŭ ol trinki. Kelkajn monatojn poste mi estis translokigita Toskanion, en Lucques. Oni enkarcerigis mi en la malliberejon de tiu urbo, kie mi restis longtempe. Kiam mi eliris el ĝi inter gardistoj, estonte kondukata al mia nova punekzilloko, Febo estis atendanta antaŭ la pordo de l’malliberejo, malgrasa kaj kotokovrita. ĝiaj helaj okuloj glimis je ia abomeninda mildo.



(tiun tezon pri moralo oni trovas anka
ŭ centre en la analizoj de Zygmunt Bauman)
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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 17:57

Il y a quand-même un effet négatif de l’Etat-providence : les gens se disant qu’il y a des services pour ça, perdent l’habitude de s’entraider, et de donner des aumônes. Et puis autrefois il y avait une foi chrétienne qui imprégnait, et qui malgré les pesanteurs et les passions humaines, jouait pas mal, et humanisait la société. Elle offrait un « puissant levier » - De nos jours le  « puissant levier » c’est l’Europe pour le capitalisme réactionnaire et fascisant ! – Maintenant toutes ces valeurs chrétiennes se sont achevées par le livre de Françoise Dolto « La névrose chrétienne », marquant l’enterrement de l’ancienne religion, le christianisme, et le remplacement de celle-ci par la nouvelle religion, la psychanalyse; et du culte de la vie éternelle par le culte de la mort éternelle.
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20 juillet 2007 5 20 /07 /juillet /2007 10:39
à regarder ....
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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 11:54


NEAR this spot

Are deposited the Remains
of one
Who possessed Beauty
Without Vanity,
Strength without Insolence,
Courage without Ferocity,
And all the Virtues of Man
Without his Vices.
This Praise, which would be unmeaning flattery
If inscribed over Human Ashes,
Is but a just tribute to the Memory of
"Boatswain," a Dog
Who was born at Newfoundland,
May, 1803,
And died at Newstead Abbey
Nov. 18, 1808.

                                                     (Lord Byron)


cliquer pour la Photo
(regardez l'expression de celui-là, on dirait un visage humain!)
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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 20:54
 ( imaginez-vous un peu à la place de ces pauvres irakiens ....)


Ce témoignage est du soldat déserteur Ky, dans son livre «  j’ai fui l’armée américaine ».Ky est un jeune campagnard, analphabète qui vit en Oklahoma. Il a vu dans l’armée américaine et ses promesses- de la couverture sanitaire à la formation professionnelle- la voie toute tracée pour l’ascension sociale et une vie meilleure.
En 2002, il n’avait pas encore 24 ans, mais il était marié et père de deux enfants. Il s’engagea alors dans l’armée. Il raconte que l’officier recruteur lui avait promis de ne pas l’envoyer à l’étranger, mais au bout d’un an seulement, il était en Irak.
Après 24 heures de son arrivé en Irak, il a commencé à se poser des questions sur les raisons de sa présence avec ses camarades, dans ce pays. Au mois de décembre 2003, il rentre au pays pour une permission de deux semaines mais ne revient pas en Irak. Il disparaît dans la nature et se cacha jusqu’au mois de mars quand il passe la frontière canadienne avec sa famille, tout près des chutes du Niagara.
 
Le premier jour à Ramadi, j’étais terrorisé.
 
Aussitôt que l’aviation avait cessé de bombarder ces gens, nous avons quitté nos véhicules et commencions à ratisser les rues, à pieds. Je me déplaçais comme une vache, tant mon paquetage, mes armes, mes munitions et autres équipements, pesant près de 100 livres, me courbaient le dos.
Notre unité se composait d’une vingtaine d’éléments se déplaçant dans des rues pleines d’irakiens. Je n’ai pu m’empêcher de penser qu’à tout moment un sniper pouvait m’abattre du haut d’un toit de n’importe quelle maison. Les enfants irakiens m’entouraient de toute part comme un essaim d’abeilles, tendant les mains pour quémander à boire et à manger.
Les dernières paroles de ma femme, alors que je montais dans l’avion, me revenaient en mémoire: « ne laisse pas ces terroristes t’approcher, même si c’étaient des enfants. Tues les avant qu’ils ne te tuent ».
Ce soir là, j’ai été réveillé à 3 heures du matin et on m’a ordonné de quitter le lit parce que dans une heure nous allions faire une descente dans une maison pleine de terroristes !!!
Le Capitaine Cond et d’autres officiers et sous-officiers du grade de sergent, nous ont montré à moi et à mes camarades, une carte satellite et un plan intérieur d’une maison. Notre mission était de faire exploser la porte et de nous introduire dans la maison, très rapidement, pour tout fouiller, à la recherche d’armes et de tout signe d’activités terroristes, puis d’arrêter le plus vite possible les hommes parce que plus notre présence durait dans la maison, plus nous étions exposés aux tirs de mortier et des roquettes.
En fait je n’avais aucune idée de ce qui pourrait nous arriver. Dois-je me précipiter par la porte en risquant de me faire écrabouiller par une grenade ? Il y aurait-il quelqu’un qui me ferait exploser le derrière par une rafale de Klachnikof au premier pas dans la maison ? Il y aurait-il un enfant de 6 ans qui aurait reçu une formation de deux jours au maniement des armes et qui m’abattrait alors qu’il est assis sur sa chaise ? Des minutes passèrent alors que j’espérais que l’heure se passe pour en finir avec l’attente. Un ou deux soldats firent quelques mouvements de musculation avant de partir. J’ai emprunté un lecteur CD portable à Masson et je me fis exploser le tympan par le rythme de Ozzie Osbourne. La musique m’aida un peu.
J’étais prêt et mon moral était bon. J’ai regardé ma montre en espérant qu’elle avance plus vite. J’ai pris une cigarette au goût de Bourbon entre les lèvres. On ne peut pas fumer correctement une cigarette quand on a entre les mains un fusil M249. Ces cigarettes sont les meilleures dans ces conditions même si elles rendent la bouche noire comme le pêché et que leurs résidus empoisonnent l’haleine. C’était ma dose de nicotine indispensable avant l’assaut.
J’avais retenu ma leçon et appris les ordres. Je connaissais tous les recoins de la maison et la porte que nous devions faire exploser, le nombre d’étages et la mission de chacun de nous lors de l’assaut.
J’étais le 3ème  à la porte ce qui voulait dire que j’étais le 2ème homme à recevoir les balles s’il y avait quelqu’un à la maison pour nous tirer dessus. Il me fallait me diriger vers la gauche. J’avais toujours ce classement dans les assauts : le 2ème  à entrer et à me diriger à gauche.
J’ai agrippé mon arme …Elle peut tirer 2000 coups à la minute, mais théoriquement seulement. En fait on ne peut pas garder le doigt sur la détente pendant tout ce temps. Quand on tire des rafales, la chambre se transforme en véritable braise et si l’on continue à tirer plus longtemps, la chaleur risque de détruire l’arme.
J’ai fini avec Johns de mettre la charge de plastic sur la porte en 30 secondes. Puis nous nous sommes enfuis d’un côté et de l’autre de la porte pour éviter de nous faire griller. Après l’explosion, nous nous sommes jetés à 6 dans la maison. Johns était le premier à rentrer.
C’était un jeune homme mince, aux cheveux roux. Il était originaire de l’Ohio et toujours très enthousiaste. Nous nous sommes précipités derrière lui à l’intérieur de la maison, solidement armés, avec nos gilets pare-balles, nos mitraillettes automatiques et nos bottes de combat…et la peur au ventre. Je ne suis jamais rentré auparavant dans une maison irakienne.
Nous sommes rentrés dans la cuisine en premier. Notre commandant Padella avait ordonné qu’on fouille tout et c’est pour cela que j’ai ouvert le frigidaire dans l’espoir d’y trouver des armes ou des grenades. Rien du tout ! Tout ce que j’ai vu dans le frigidaire, c’était un peu de nourriture et, dans le frigo, des planches de viande à découvert et sans même des sacs de plastic. Juste de la viande congelée. Nous avons couru vers le salon où il y avait des matelas, un à chaque mur. Il y a avait aussi deux enfants, une adolescente et une femme. Ailleurs, dans la maison, il y avait 2 garçons, un adolescent et un jeune d’une vingtaine d’années. Ils étaient frères.
Nous avons crié et juré. J’ai craché mon tabac par terre. Mes cris se mêlaient à ceux de mes camarades. Je savais que les gens de la maison ne comprenaient rien mais je criais quand même « à terre, à terre, fermez vos gueules maudites » ! Ils ne comprenaient pas ce que voulait dire Get Down, alors on a frappé les 2 frères jusqu’à ce qu’ils se mettent par terre, on leur a mis les genoux sur le dos puis tiré les mains derrière et en un clin d’œil, nous les avons menottés avec du fil de plastic. Ces menottes serrent encore plus quand les gens bougent les mains et n’ayant pas de clé, il faut les couper au couteau pour démenotter. Nous avons poussé les deux frères à l’extérieur où il y avait 12 de nos camarades. Les 2 frères ont été amenés à un centre américain d’interrogatoire. Je ne sais pas où il se trouve ni comment il s’appelle. Tout ce que je sais c’est qu’on y envoie  les mâles de plus de 5 « pieds » de hauteur qu’on trouve dans les maisons que nous fouillons. Je n’ai jamais revu, dans les zones que nous ratissons régulièrement, les gens que nous envoyons dans ces centres.
A l’intérieur nous avons continué à mettre la maison sens dessus dessous. Quand on ne trouve rien, ni armes ni choses suspectes, nous nous acharnons à fouiller un peu plus et à mettre tout sens dessus dessous.
Nous avons vidé les tiroirs, éventré les matelas et les sommiers, fouillé trois chambres à coucher au deuxième étage puis nous sommes montés au troisième. Nous avons tout fouillé et détruit tous les meubles d’une manière systématique pour chercher des armes et des munitions et tout ce qui peut attester d’une activité terroriste ou la présence d’armes de destruction massive. Nous n’avons rien trouvé à l’exception d’un CD d’un discours de Saddam Hussein. A peine avons-nous terminé de fouiller les entrailles de la maison et de tout casser, un autre groupe a pris la relève pour casser un peu plus, généraliser le désordre, cherchant des armes ou autre chose suspecte qui auraient échappé à notre attention.
A l’extérieur de la maison, on m’a chargé de surveiller les femmes et les enfants. On ne les a pas appréhendés mais on ne les laissait aller nulle part et personne ne pouvait aller chez les voisins. Personne ne pouvait rentrer dans la maison non plus. Tous devraient rester là où ils étaient alors que nous dévastions leur maison. C’est à ce moment là que la jeune adolescente a commencé à fixer des yeux. J’ai essayé de l’ignorer mais elle m’adressa la parole. A l’intérieur, alors que nous leur crions et jurions, à elle et aux siens, il m’a semblé que personne ne connaissait un mot d’anglais. Mais cette jeune fille a commencé à me parler en Anglais alors que ses yeux me perçaient le corps.
Elle était si chétive, une peau et des os, ne pesant pas plus de 100 livres. Elle n’était pas une femme accomplie, mais quelque chose en elle était si fort et si dérangeant. Quelque chose en elle me faisait peur et j’espérais pouvoir m’en éloigner rapidement, mais mon devoir était de rester pour l’empêcher de bouger. Mon arme était prête. Elle portait une chemise de nuit bleue et couvrait ses cheveux avec un foulard blanc. Elle ne se couvrait pas le visage si bien que je pouvais la regarder. Ses yeux étaient d’un noir charbon et remplis de haine. Elle m’a demandé en Anglais : «  vers où prenez-vous mes frères »? J’ai répondu « je ne sais pas mademoiselle ». Pourquoi vous les prenez ? Je ne peux pas le dire. Quand est-ce que vous nous les ramenez ? Je ne peux pas vous répondre. Pourquoi vous nous faites cela ? Je n’ai pas pu répondre. Je ne voulais pas qu’elle fasse un scandale, qu’elle commence à crier de sorte que cela attire l’attention de mes camarades dont certains seraient prêts d’user de la crosse de leur fusil pour lui casser les dents.
Je n’avais pas passé plus de 24 heures en Irak que j’ai commencé à me poser des questions et à avoir de drôles d’impressions.
Premièrement j’étais exposé au danger et je n’aimais pas cela. Je savais qu’avec tous ces soldats et tous ces équipements, j’étais à tout moment et n’importe où, exposé…N’importe quel irakien, avec un fusil, un mur derrière lequel se cacher et une bonne vue, pouvait m’abattre plus rapidement qu’un aigle ne puisse se ruer sur une gerboise.
Deusio, depuis mon premier pas dans cette guerre, j’ai senti un malaise et j’ai considéré qu’il y avait une erreur dans notre présence dans ce pays. Nous n’avons rien trouvé dans la maison de cette jeune fille mais nous l’avions dévasté en 30 minutes et arrêté ses deux frères. A l’intérieur, il y avait encore des soldats qui fouillaient la maison. Je ne me sentais pas bien à demeurer garder cette jeune fille dans le garage par le froid de l’aube de ce mois d’avril à Ramadi.
Les questions de cette jeune fille m’ont profondément bouleversé et je ne veux pas être dans la position de quelqu’un qui ne peut pas répondre. ..même en mon for intérieur. Les descentes et les fouilles des maisons, de fond en comble, sont l’essentiel des missions auxquelles j’ai participées en Irak. J’ai participé à près de 200 descentes de ce genre, tout au long de ma mission en Irak et nous n’avons trouvé dans aucune d’elles, ni armes ni preuves de terrorisme.
Je n’ai rien trouvé qui puisse justifier la terreur que nous provoquions chaque fois que nous faisions exploser la porte de la maison d’un civil, que nous détruisions tout ce qu’il possédait, que nous battions et interpellions les hommes. Mais le pire c’était ce que nous avions commis lors d’une de ces descentes.
C’était une belle maison de deux étages située dans une zone un peu à l’écart.
J’ai mis, comme d’habitude, la charge explosive sur la porte et l’avons fait exploser. Aussitôt, nous nous sommes rués dans la maison. Les femmes trébuchaient en sortant des chambres et trois jeunes adolescentes se mirent à crier en nous voyant.
Certains de mes camarades les ont maîtrisées de leurs armes alors que d’autres se sont rués à l’intérieur de la maison. On n’avait pas trouvé d’hommes du tout, mais seulement six autres femmes qui avaient entre 20 et 30 ans. Encore une fois mes camardes n’ont pas trouvé trace d’armes ou d’autre chose de suspect et cet échec les a poussés à dévaster un peu plus la maison, à détruire ses meubles, à éventrer les matelas et les sommiers et à jeter par terre le contenu des tiroirs et des armoires.
A l’extérieur j’ai trouvé le soldat Hiz avec une femme au garage. Il pointait sa tête de son arme, mais elle n’arrêtait pas de crier pourquoi on leur faisait cela. Hiz lui ordonna de se taire mais elle continua à crier « nous ne vous avons rien fait ». Hiz était fou de colère. Je m’adressai à la femme pour lui dire que nous ne faisons qu’exécuter des ordres et que nous ne pouvions lui parler. Mais elle continua de crier de plus beau : « vous êtes des gens ignobles, vous autres américains. Vous vous prenez pour qui, pour nous faire cela ? ». Hiz lui a asséné alors un coup de crosse à la figure et elle s’est affalée sur le sol, le visage en sang. Elle ne bougea plus. J’ai écarté Hiz en lui disant qu’est ce que tu fais là ? Tu as une femme et deux enfants, tu ne dois pas la frapper ainsi. Il me regarda avec des yeux haineux comme s’il voulait me tuer. Mais il ne toucha plus à la femme.
Cet incident avec Hiz m’a perturbé parce que je ne l’avais jamais vu perdre son calme tout au long de mon travail avec lui en Irak. J’ai eu la sensation que s’il avait perdu son calme et frappé cette femme, c’est que nous sommes tous confrontés à connaître un jour ce genre de réaction.
 

Les terroristes en Irak, c’est nous les américains !
 
 
Traduit de l’américain en arabe par Boutheina Nassiri et en français par Ahmed Manai
 
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24 juin 2007 7 24 /06 /juin /2007 11:51

Ma mère me parlait souvent des protestants de Walincourt, et un nom de famille qui revenait souvent parmi les gens dont elle me parlait était "Trocmé".

Or, je viens de découvrir, dans un livre excellent et important (publié par "Les cahiers du M.A.U.S.S."), qui comme Zygmunt Bauman, poursuit la réflexion entamée par Hannah Arendt sur la "banalité" du mal, et sur les facteurs qui font passer la ligne ver l'horreur, et sont profondément et intiment insérés dans les tendances  de la société en génaral, et de la "modernité" en particulier, de découvrir donc l'histoire de Chambon-sur-lignon :  http://fr.wikipedia.org/wiki/André_Trocmé

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2CCR

ALAIN BENAJAM
un paysan de l'Allier

http://www.petitions24.net/forum/47277
 Quand on vit dans l'Europe actuelle,on comprend le dégoût et la haine que les gens d'Europe de l'Est avaient pris pour la langue russe
une effarante chape de plomb médiatique pèse sur le basculement linguistique en cours
    defenselanguefrancaise.org Aujourd'hui il y a sur les murs de Paris plus de mots anglais qu'il n'y avait de mots allemands pendant l'Occupation (Michel Serres) Seuls les banquiers peuvent voler le peuple en plein jour sans avoir la police aux trousses...Jovanovic : il faut NATIONALISER LES BANQUES sans aucune indemnité, et mettre au point un tribunal pour les traduire en justice

le NWO alias le N.O.M. = Nouvel Ordre Mafieux

M'ame MEDEF et la  police

Pièces et main d'oeuvre
Olivier Demelenaere

ANONYMOUS
CHISTOPHER BOLLYN 
 INFOSYRIE
TOUCHE PAS à MON LABO !
La misère a un sourire tu sais?  oui je sais
...
SaveFrom.net  
Réseau Voltaire France

Mon site en Espéranto
BASTAMAG

Il faudra bien tenter de trouver des réponses, même si celles-ci peuvent s’avérer explosives 

une vraie civilisation : CAHIERS DE COUTURE

le dissident de Genève

MANIPULATION TOTALITAIRE DIGNE DE L'URSS   Les millliards perdus du Pentagone

Le soupçon d'ue manipulation d'Etat

donner la parole au peuple

ESPERANTO

Le plus grand dictionnaire  espéranto-français en ligne !

FUMER TUE ! CRAC BOUM HUE !

pour écouter ci-dessous cliquer dans le rectangle noir !

tiens des femmes portant un "voile islamique"

dictionnaires multilingues, exemple

Tous ses nouveaux articles sont du plus haut interêt

ambiance de merde, société détraquée et psychosée, rumeur meurtrière, flicaille 1 mort innocent tué par la bétise des gens 

"Tout pouvoir corromp, tout pouvoir absolu corromp absolument" il n'y a pas de pire poison de PIRE en PIRE

 Les pilotes français des avions qui ont fait ça vont-ils être poursuivis par leur conscience pour le restant de leur vie  ? 

Kadhafi (القذافي) dans l'intimité

LABOURSTART

Les-diables-sont-déchainés

Earth Liberation Front

Front de Libération des Animaux

Phil Glass NIGHT TRAIN SaveFrom.net

Mendelssohn Menuhin Furwangler SaveFrom.net

BRAVE NEW WORLD

on réédite les erreurs des années 20 
Forces international

IMMONDE FRANCE transformée en cauchemar !créez des fonctionnaires
Saddam face à l'histoire  

le racisme est en dernière analyse un racisme anti-pauvres reflechissez ... à quand une assoc anti-raciste pour défendre ceux-ci ? ça risque pas: les assoc anti-racistes sont composées de riches et de bourgeois !  L'Occident va crever de ne plus se toucher 

DES GENS 15è arrond. Quand Paris était encore une ville du peuple
défendons la langue française
et les autres domo dico 

 

 

La vraie vie  reconnaitre les papillons  découvrir le monde des insectes: FABULEUX!
http://fauneflore06.site.voila.fr/pages/insecte/insecte.htm#Ordres 

tous les oiseaux leur chant etc

France actuelle: HORREUR ABSOLUE à quoi on nous prépare 

17 mesures d'URGENCE
le monde dont nous voulons le contraire de celui qu'on nous impose  tout ça va bientôt être INTERDIT par les arrêtés municipaux fascistes détraqués

http://dont-stop-the-chicha.skyrock.com/

"il va falloir reconnencer à sculpter les facades des maisons, à vivre dans le beau, pourquoi toujours la merde et la sous-merde ?!"

ne pas laisser tomber avant d’avoir commencé, nos enfants ont besoin de nous

dépéchez-vous avant que les règlements municipaux n'interdisent de mettre des plantes odoriférantes dans son jardin: semences BIO de fleurs et de légumes rares 

Joseph Moshe? on a retrouvé Joseph Moshe ! mais comment se fait-il qu'aucune date de liberation n'est indiquée, ni de jugement? et comment se fait-il qu'aucun journaliste n'a pris la peine d'aller le visiter pour en avoir le coeur net sur ce qu'il est?

Diana

Il y a eu 2 génocides, sauf que le deuxième n'a bénéficié d'aucune commémoration

http://www.parasciences.net/

CABANES DANS LES ARBRES

TOUTES LES GALAXIES !

KURT SONNENFELD

Bruxelles 11 septembre 2008

vidéo à regarder jusqu'au bout, c'est là que se trouve le plus important !!

petit à petit ça se sait LA NATURE DU CAPITALISME et la psychologie de ses "kapos"

Chute libre dans la barbarie tout citoyen français vit maintenant dans une insécurité de tout instant, à chaque moment un cauchemar ignoble peut s'abattre sur lui quand on vous disait de pire en pire contre ces horreurs, ce cancer qui ronge la FRANCE lapétition 

pour le receuil de témoignages

la France montrée du doigt par Amnesty International pour les excès de la police et  l’impunité dont jouissent leur auteurs (la Chine nous donne une leçon !)  faute de structure d’enquête indépendante et avec une justice plus prompte à classer les affaires qu’à les juger. et voilà un qui lâche le morceau et explique beaucoup de choses - un témoignage de l'intérieur! - plein d'exemples de cette mentalité Tout ça vient de leur impunité
 http://outre-vie.forum
poésie et astronomie

poésie de Francis Jammes
* discours anti-secte comme support de l’idéologie néolibérale *
apparitions en Egypte

 Daninos disait: "L'esprit, comme le parachute, doit être ouvert pour fonctionner."
* les OVNIs en Argentine 



la lettre de la vieille dame :

les Bistrots Résistants

NB : pour regarder cette vidéo il faut cliquer sur le titre "les Bistrots Résistants" en bleu sous le cadre, qui sert de lien avec le site Dailymotion. Là, la video fonctionne et peut être visionnée

 

Ne plus respecter les lois liberticides
 
Zygmunt Bauman
"On a beau parler des droits de l'homme, il faut d'abord respecter l'individu et sa liberté. Sinon, c'est du vent, un beau discours qui ne sert à rien à nous les vivants." (Gao Xingjian)

PAUVRE ARGENTINE!

SANS DROITS SANS VOIX

féroce inégalité des sexes ! quand cela cessera-t-il ?
l'affaire Fortin
halte à l'inhumanité du racisme anti-homme !

papillons  - en 2008  carabus coriaceus ?
oiseaux  dictionnaire HINDI

c'est délicieux  !

cuisine de Rosine
cuisine syrienne
v Merveilleux tableaux

vun miracle nommé Bubulle
une analyse sociologique lumineuse des dérives actuelles :

le critère? être minoritaire !!

"nos impôts utilisés à payer des hystériques qui traitent de secte tous ceux qui ne se soignent pas ou ne pensent pas comme tout le monde."dry.gif

la-delation-aveugle/

"L'enfer est pavé de bonnes intentions" v


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texte libre 4 en haut à droite

texte libre n° 2 à droite au milieu

ECOUTER en LISANT: (Phil Glass)

années 50 époque moins constipée que maintenant qu'est-ce qu'on vous regrette !
Je suis un sentimental - Eddie Constantine SaveFrom.net

NOUVEAU:  ICI LES CHANTS DE TOUTES LES ESPECES D'OISEAUX DU MONDE ENTIER  

Voyages en ASIE

 

FLORE EN LIGNE !

identification des plantes

identification des fleurs composées (à capitule)

herbier très détaillé des espèces les plus courantes

 

IMMONDE ! on se croirait en URSS !

alors la frontière n'existe plus: http://www.maitrepo.com/a

Haïkus

jouer au TAROT : télécharger

rue Affre  

  Fabuleux ROSSINI SaveFrom.net
v Abdelhalim Hafez

v "ah  mais ça ne finira jamais"
v Je veux dire au monde une histoire
*pour découvrir le monde des insectes, FABULEUX!
http://fauneflore06.site.voila.fr/pages/insecte/insecte.htm#Ordres
c'est vrai, en France aussi on ne voit presque plus jamais de mouches! comment ça se fait?

tous les oiseaux, chants, etc

situation  terrifiante

v NOTRE PLANETE INFO

Que reste-t-il de la démocratie?
Une vraie société c'est ça

une évolution politique véritablement glaçante  

le vin le meilleur aliment anti-vieillissement:

¿Seremo entregados a los barbaros fieros?
¿Tantos milliones de hombres hablaremos inglés?
¿No hay mas nobles hidalgos ni bravos caballeros ?
¿Callaremos ahora para llorar despues? (Ruben Dario)

patriotisme pas mort vive la Russie !



Tites boules émotives pour vos commentaires
                                     
 
                

PLIAJ MIENETOJ

d'autres ici

nous ne sommes qu'une poignée à percevoir la gravité du phénomène et ses menaces sur les libertés individuelles.pureté et santé ces notions ont été un cocktail explosif chaque fois que l'Etat s'est focalisé névrotiquement dessus n'est-ce pas ?le tabac comme "rideau de fumée" 

le si beau et si expressif visage de barbara !  on aurait envie de le couvrir de baisers  "Quand reviendras-tu ?"

NB : pour regarder cette vidéo il faut cliquer sur le titre " Quand reviendras-tu?" en bleu au-dessus du cadre,ili sert de lien avec le site Dailymotion. Là, la video fonctionne et peut être visionnée



http://www.lipsheim.org/forum/agora/
*
éthique des bistrots versus milices 

1/ Ne plus être muet : faire circuler ces informations autour de soi.
2/ Ne plus financer la mondialisation : consommer uniquement local, régional, artisanal.
3/ Ne plus respecter les lois liberticides : désobéir.
4/ Ne plus consommer la propagande : jeter sa télévision et sa radio.
5/ Ne plus être invisible : parler, faire du situationisme, occuper la rue.
6/ Ne plus être un esclave : devenir paysan, artisan, commerçant, indépendant.
7/ Ne plus être dépendant : devenir autonome (énergie, alimentation, santé, culture).
8/ Ne plus être un robot : rire, danser, chanter, dessiner, fumer, boire, partager, découvrir, etc.

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