lutte des classes, humanisme, actualité- valeurs de la vie contre les valeurs de mort- Sécuritarisme & Totalitarisme- Esperanto- Littérature, poésie
Par Zam
Vers onze heures, le ciel, jusque-là voilé, se découvrit. Un soleil
révolutionnaire chauffait toutes les têtes. Alors sortit de la foule
une grande voix qui disait: «A la Bastille! A la Bastille!»
cf les Gordon Riots à Londres en Juin 1780 http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&cad=rja&uact=8&ved=0ahUKEwiP6o6u5frXAhWGaRQKHVfeDSsQFggqMAA&url=http%3A%2F%2Fwww.esprit68.org%2Finfokiosque%2Fimpose%2Fbeaucommeuneprisonquibrule.pdf&usg=AOvVaw1L2vGgctpARLqTjUiQNYfx
page 39 : « l’audacieux projet de Tom « le Fou » et d’autres
combattants inspirés – comme le nègre George Sims qui se réservera
l’honneur de jeter les clefs de Newgate dans la Tamise. Faire disparaître
sans tarder toutes les prisons de la ville, ou du moins les vider : la tâche
est d’ampleur mais elle est à la mesure du soulèvement et comble son
humeur – il s’en faudra de peu qu’elle ne soit menée à bout.
Une maison de correction (Bridewell) et la New Prison, toutes deux sises
dans le faubourg voisin de Clerkenwell, sont les prochaines cibles de
cette rage anticarcérale. Les portes de la Bridewell sont forcées avec
facilité et les prisonniers promptement relâchés et déferrés. Les
émeutiers décident de ne pas l’incendier, pour éviter d’exposer les
maisons mitoyennes à la contagion des flammes. Ils se précipitent alors
vers la New Prison, où les portes sont ouvertes par les geôliers eux-
mêmes, désireux d’éviter un vain combat.
La même foule, qui veut décidément un bel incendie, se voit proposer
d’aller brûler une chapelle des parages, celle de Northampton. Comme
un fêtard scrupuleux fait remarquer que c’est une chapelle protestante où
se réunit souvent une honorable secte méthodiste, il est rabroué par
d’autres qui veulent foutre Dieu, nom de Dieu. Un émeutier que cette
controverse dépassée agace revient soudain à de plus urgentes
considérations. « Pourquoi cette maudite chapelle ? Allons plutôt à la
prison de la Fleet délivrer d’autres captifs ! » s’écrie-t-il.
La prison de la Fleet, sitôt assiégée, capitule à son tour. Ses portes,
ouvertes par des geôliers épouvantés, laissent échapper un flot de
Cette forteresse était détestée. Le peuple se montra désintéressé dans
la haine qu'il lui portait; car, après tout, elle ne lui avait rien
fait à lui. Cette sombre prison d'État n'avait point été construite
pour des manants. Il fallait être à peu près gentilhomme pour avoir
l'honneur d'y être renfermé, ou comme Voltaire, Mirabeau et tant
d'autres, avoir écrit pour la cause du peuple et de la liberté. C'était
un des motifs de la haine du peuple. Cette forteresse inquiétait
d'ailleurs les Parisiens à d'autres titres. Du haut de ses huit grosses
tours ne pouvait-elle écraser la foule sous la mitraille de ses bouches
à feu, foudroyer certains quartiers de la ville? Le faubourg
Saint-Antoine avait cette citadelle-là sur le coeur. L'importance de la
Bastille était grande au point de vue stratégique, mais bien plus
grande encore était la signification qui s'y rattachait.Le texte sur Paris 14 juillet 1789 vient d'un ouvrage injustement méconnu écrit en 1847 par quelqu'un qui pouvait encore interviewer des participants des évènements ! Alphonse Esquiros, publiciste et poète romantique tombé dans l'oubli, l'ouvrage "Histoire des Montagnards est également téléchargeable sur Internet http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k80088v mais on peut aussi l'acheter, il a été réédité, profitez-en ! https://www.amazon.fr/Histoire-Montagnards-Alphonse-Esquiros/dp/1482088541
Le texte sur les Gordon Riots de Londres en juin 1780 (et qui n'ont pas abouti à une Ravolution Anglaise comme chacun peut le constater ! le GRAND PROBLEME étant de se demander POURQUOI ? car ce jours-là le petit peuple de Londres s'est emparé de TOUTES les prisons de Londres, et il avait une "conscience de classe", car il avait préalablement brûlé et pillé des demeures de riches aristocrates, alors ? je donne tout de suis le a solution : dans le cas anglais il n'y avait pas de sociétés secrètes derrière, pas d'intellectuels bourgeois, rien que la colère du peuple,et la colère du peuple comme vous voyez ne suffit pas !) vient d'un excellent petit livre, "Beau comme une prison qui brûle", qui décrit tout en détail, le contexte social (très important !) les déroulement et la fin (que vous devinez déjà insignifiante, puisqu'il n'y a jamais eu de révolution Française en Angleterre hélas ! et que la terre en G-B est restée la propriété de quelques gros aristos, et maintenant de compagnies d'assurance, et tout le reste à l'avenant) de ces fameuses "Gordon Riots" Que les français ont tort de ne pas connaître.
Ce livre outre le mérite d'être très vivant et de vous plonger au coeur de l'action, invite une fois refermé à réfléchir.
Sans parler des éléments qui font penser à notre époque, par exemple l'image de l'église catholique aux yeux de la foule anglaise qui était la même que celle de l'islam salafiste de nos jours !
voici le lien pour le télécharger si vous voulez le lire sur votre ordi :
Fichier PDF beaucommeuneprisonquibrule.pdf
Fichier PDF beaucommeuneprisonquibrule.pdf - Téléchargement du fichier beaucommeuneprisonquibrule.pdf (PDF 1.5, 705 Ko, 64 pages)
https://www.fichier-pdf.fr/2015/06/01/beaucommeuneprisonquibrule/
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