lutte des classes, humanisme, actualité- valeurs de la vie contre les valeurs de mort- Sécuritarisme & Totalitarisme- Esperanto- Littérature, poésie
Par Roland
Pense-t-on parfois, il le faudrait ! – à toute cette civilisation, maintenant disparue des chemins de fer, ces milliers de kilomètres (dizaines de milliers de kilomètres) de voies de chemin de fer à travers l’Europe pendant un siècle (1880-1980) ces milliers de kilomètres de talus couverts de robiniers, d’autres milliers de coquelicots en fleurs (sans herbicide…), ces kilomètres de couloirs, de trains, où on pouvait fumer, baisser la vitre et regarder au dehors, discuter, ces milliers et ces milliers de compartiments, ces milliers d’enfants qui ont courus d’un bout à l’autre de milliers de wagons, il y avait infiniment plus de liberté à l’époque que dans notre étouffante, dictatoriale et Orwellienne société de flics patronaux et politiquement corrects, ces millions d’heures passées par des femmes à tricoter sur leur sièges, à jouer au cartes, car on avait le goût de vivre à l’époque, à discuter, car on était autrement plus sociables, ce monde immense d’équipements, de cabines d’aiguillage, de gares de triages, de dépots etc, etc, etc, tous ces milliers de cheminots toute cette société, toute cette culture, et les luttes politiques que ça suppose, cette classe (et les hommes, leurs vies, personnelles, leurs familles, leurs enfants), les grèves, les drapeaux rouges, les feux, et tous tous les moments de vies de tous ces voyageurs
pendant que peut-être au loin des milliers de gens ont écoutés pendant de milliers d’heures le bruit lointain d’un train qui roule.
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog