lutte des classes, humanisme, actualité- valeurs de la vie contre les valeurs de mort- Sécuritarisme & Totalitarisme- Esperanto- Littérature, poésie
Par Roland
On découvre parfois (quand - et si ! - on s'interesse aux détails concret des chose, ou en lisant certaines "littératures" de ces gens) avec
stupefaction la délirante (je crois que ce mot convient tout à fait, ça devient "borderline") paranoïa des américains, tant dans la façon dont ils organisent leurs sommet internationaux que dans
en fait toute la conduite de leur politique et intérieure ("home" en engliche) et internationale (avec tellement de morts innocents à la clé, remarquez dans l'intérieur de leurs villes aussi) et
les conséquences que ça entraîne.
Mais, de même que le goût (oui, le goût ! et c'est connu depuis longtemps) pour les sociétés secrêtes, on ne connait pas
en général dans le public l'esprit des américains dans ce domaine, et ce n'est pas non plus nouveau, on le découvre au détour d'une histoire de la 2ème guerre mondiale, voilà, en janvier 1943 il
y eu une rencontre Roosevelt-de Gaulle (Roosevelt voulait réconcillier - au moins dans les apparences, pour les journalistes - de Gaulle avec Giraud, qui était son homme, afin de faire bien au
regard de ses électeurs, mais de Gaulle, on le sait bien n'était pas un homme très maniable, c'est le moins qu'on puisse dire) donc les voilà le 22 janvier à Casablanca au soir:
« L’entretien entre les deux hommes va se continuer en tête-à-tête, mais la réputation d’intransigeance (1) de de Gaulle est telle que les services secrets américains tremblent… et veillent. Par la porte entrebâillée, un aide de camp et un proche de Roosevelt, Harry Hopkins, observent et écoutent. « Au beau milieu de la conférence, écrit Hopkins, je m’aperçus que tous les membres des services secrets se tenaient derrière un rideau dans la pièce même et derrière les portes qui lui donnent accès. J’aperçus même une mitraillette aux mains de l’un d’entre eux… Je sortis pour découvrir ce qui se passait et je trouvais les gardes du corps armés jusqu’aux dents et munis d’une douzaine de mitraillettes. Je leur demandais de s’en expliquer. Ils me répondirent que c’était les précautions nécessaires pour qu’il n’arriva rien au Président. On n’avait pas fait tout ce cirque quand Giraud avait rencontré Roosevelt ! Cela reflétait bien l’atmosphère qui environnait de Gaulle à Casablanca. Ce spectacle me parut d’une incroyable drôlerie et aucune pièce de boulevard n’aurait pu l’égaler. Le pauvre général de Gaulle ne saura jamais qu’il a été tenu sous la menace des armes à feu, pendant toute sa visite ! »
imaginez le Général de Gaulle se mettre à sortir un révolver de sa poche pour tirer contre Roosevelt parce qu'il n'était pas d'accord !
eh bien les états-uniens imaginaient ça eux, et comme il est dit (déjà) "c’était les précautions nécessaires" ("pour des raisons de sécurité" comme on dit maintenant, partout, parce que la névrose
obsessionelle amerloque a infecté plein de gens dans le monde entier maintenant), et pour des "précautions nécesaires", il faut bien un douzaines de mitraillettes au moins (il n'aurai pas
resté grand chose du corp du pauvre futur Président français si jamais il avait esquissé un geste de trop !
remarquez du corps de la fillete palestinienne de 13 dans lequel le soldat israelien qui l'avait tuée a vidé son chargeur "to confirm the kill" (pour des raisons de sécurité j'imagine?) il
ne devait pas rester grand-chose non plus)
à retenir, non ?
on comprend mieux certains comportements de ces gens après ça !
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog