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Texte Libre

«Ce n’est pas parce que la fausseté devient générale qu’elle devient vérité.»       (L. Pauwels)


 

Dimanche 11 mai 2008

On pourrait sans peine retrouver l’origine de cette frénétique recherche de la propreté dans l’organisation de la grande répression des odeurs organisée par la bourgeoisie au XIX° siècle. (1) On pourrait aussi aisément montrer comment cette inflation des discours actuels sur la santé renvoie à ce que Michel Foucault conceptualisait sous le terme de « bio-pouvoir ». En effet, sous des dehors patelins, ces espèces de discours hygiénistes cachent en réalité les stratégies politiques contemporaines les plus dangereuses. Derrière l’invention d’une prise en charge totale des individus par les Etats modernes, derrière le quadrillage médical de la société, derrière le « faire vivre » se profile le « faire mourir en masse . »
(Louis Pauwels)


(1) Et encore plus maintenant!! où cette répression devient maladive [et bien accordée à cette "Secte des adorateurs de la Mort" (si opposée au saint-Esprit dont plus personne ne se souvient que c'est aujourd'hui la fête...) qui est l'idéologie au pouvoir! ]
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Samedi 10 mai 2008

Ils ont diminué les morceaux de sucre, qui ne sont plus que des demi morceaux de sucre. Remarquez, ils ont aussi tellement réduit la quantité de café dans la tasse !

par contre ils n’ont pas réduit le prix…. (curieux non ?)

ça fait d’autant plus de bénéf

Mais apparemment être avide de fric c’est sain. Et l’exploitation de l’homme par l’homme c’est « normal » …

Quand on vous disait que le pouvoir était à la Secte des Adorateurs de la Mort. C’est partout, et dans tous les domaines, même subliminaux (peut-être les plus dangereux)

Les « soutanes noires » sont partout.

(et dans les pays anglo-saxons leur totalitarisme est encore pire
: http://www.tehrantimes.com/index_View.asp?code=165521 )
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Vendredi 9 mai 2008
les prisons françaises (les pires d'Europe selon le Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe), et le système pénitentiaire français, si méprisant, si ingénieusement sadique, envers non seulement les détenus mais aussi leurs familles (et en Belgique c'est pas mieux ! ) feraient bien de prendre modèle sur celles du vénézuéla:

http://www.aporrea.org/actualidad/n113238.html
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Jeudi 8 mai 2008

Oui, et si le mode de fonctionnement qu'ils expérimentent là-bas était le laboratoire de ce qui sera le mode de fonctionnement partout des états de l'avenir ?

si le totalitarisme policier à l'Israelienne va décalquer sur la France et l'Europe ! voyez le monde qu'on nous prépare




Voici raconté par un témoin
(Nabil El-Haggar est universitaire lilloise d’origine palestinienne) comment est la vie pour les palestiniens ou ceŭ qui veulent leur rendre visite ou en sortir   :

"Le Mad Max erezien

Tous ceux qui veulent revenir en Israël doivent emprunter un tunnel constitué par deux murs, en béton armé de 8 mètres de haut, de cinq à six mètres de large, couverts par des parois transparentes. Nous commençons la marche vers sa Majesté Israël.

Nous marchons longuement, le tunnel nous semble interminable, un sentiment d’angoisse me serre la gorge, je me demande ce qu’il m’adviendra dans le cas d’un malaise? Je regarde les innombrables caméras qui nous observent et me rassure en me disant que les vivants de l’autre côté, verraient et viendraient sans doute à mon secours ! Le doute persiste, je me dis que là où nous sommes, ce n’est pas encore Israël, c’est un non man’s land, les secours israéliens interviendraient-ils ?

Enfin, après avoir marché cinq cents, peut-être six cents mètres nous arrivons devant un grand portail métallique de même hauteur que le tunnel.

Une dizaine de personnes attendent devant le portail, en silence.

Je pose la question, qu’attendez vous ? « Nous attendons la Voix », répondent-ils. La Voix, quelle voix ?  « La voix qui sortira du haut du tunnel pour vous donner des instructions ».

En effet, un peu plus tard, nous attendons la Voix électronique qui hurle en hébreu et en anglais: « deux », ce qui veut dire que deux personnes sont autorisées à passer. Les deux premières personnes sont prêtes, un désagréable signal électrique qui annonce l’ouverture du portail se déclenche. Les deux personnes passent, le portail se referme derrière elles. Une heure après, c’est à mon tour de passer, cinq mètres plus loin, un deuxième portail métallique se dresse, et derrière ce dernier, quatre couloirs de moins d’un mètre de large montrent le chemin à suivre jusqu’à l’étape suivante. Devant chaque couloir un tourniquet est en place.

J’attends, je suppose que l’électronique finira par m’indiquer ce que je devrai faire le moment venu. La Voix  indique « un », ce qui veut dire que je dois me placer devant le couloir no 1. Quelques minutes passent, un bruit digne des lourdes portes derrière lesquelles on enfermait les fous furieux dans les hôpitaux psychiatriques des années soixante, m’agresse l’oreille, pour me signaler que le tourniquet est débloqué. Le paradoxe est que je me trouve, malgré tout, content d’entendre ce bruit sans lequel j’aurais pu rester coincé des heures durant.

Je pousse le tourniquet en faisant attention à ce que ma valise ne reste pas coincée entre les barres du tourniquet, non que je sois expert en tourniquet, mais je viens d’apprendre la leçon en observant une dame accompagnée par ses trois enfants, qui a mis plus de 15 minutes pour faire échapper ses enfants et ses deux valises pris au piège du tourniquet. Croyez-moi, ce n’est pas facile.

Je marche une cinquantaine de mètres dans le couloir métallique et j’arrive devant un deuxième tourniquet qui marque le passage par un troisième portail métallique.

Derrière le portail, on aperçoit le tapis à scanner les bagages et une cabine circulaire à hauteur d’homme, avec une double enveloppe de matière transparente.

C’est peut-être l’un des rares endroits où il est préférable de ne pas arriver le premier. Ce qui permet, à chaque étape, de procéder à un apprentissage accéléré en observant, à travers les divers portails, les gens qui précédent.

En ce qui me concerne, c’est la dame et ses trois enfants qui, me précédant, font office de formateurs.

D’abord, il faut attendre que la Voix vous autorise à poser un seul bagage à la fois sur le tapis. Celui-ci se met en marche, et si tout va bien, la Voix vous autorise à poser le deuxième bagage et ainsi de suite. Autrement, le bagage vous est retourné sur le tapis et la Voix vous somme de le déposer. Il faut en déduire qu’il vous appartient de faire en sorte que votre bagage soit accepté par le scanner, autrement, il vous est retourné autant de fois qu’il faudra, sans qu’aucune personne ne puisse intervenir directement. Après quelques aller-retour, la dame réussit à faire passer ses bagages.

La famille se place devant ce monstre transparent qui me fait penser aux cabines de décontaminations dans les laboratoires à haut risque. La porte de la cabine s’ouvre, la dame fait l’erreur de passer avant ses enfants ! C’est trop tard, aucun retour en arrière n’est toléré, elle est dedans, elle doit y rester, c’est la Voix qui le dit et manifestement, personne n’a intérêt à contredire la Voix.

Sur le sol de la cabine, deux empreintes de pieds sont peintes en rouge, elles indiquent les endroits où vous devez vous placer. On écarte les jambes, la Voix dit «  Levez les mains », après un court silence, elle ajoute «  n’ayez pas peur ». Du coup, la peur vous envahit ! La porte se referme derrière moi. Un son, aussi particulier que désagréable, qui fait penser aux machines de lavage automatique de voitures, me remplit les oreilles. Sans tarder, l’enveloppe mobile de la cabine se met à tourner rapidement, tout en dégageant un léger nuage dont je ne saurais probablement jamais de quoi il est constitué et encore moins si des effets secondaires sont à craindre.

Le corps (et peut être l’esprit aussi) est scanné, la porte de sortie de la cabine s’ouvre. Je peux récupérer ma valise dont le tapis s’est débarrassée.

Quant à la dame et ses enfants qui me précédaient, mis à part le plus petit d’entre eux, ils ont passé le test de la cabine sans encombre. Le petit garçon, âgé à peine de 6 ans a, lui eu beaucoup plus de peine.

La porte s’ouvre, sa mère de l’autre côté lui crie de passer.  Il passe et la porte referme derrière lui. De là où je suis, derrière le portail, je ne peux plus entendre ce qui se passe dans la cabine. Mais de longues minutes passent sans que l’enfant ne puisse avancer, tandis que les gesticulations de la mère indiquent clairement que l’enfant ne parvient pas à suivre les instructions qui lui sont données par la Voix. D’ailleurs, je crois qu’il était matériellement impossible à cet enfant de placer ses pieds sur les empreintes! Bref, aucune aide ne lui est portée ! Il réussit tout de même à passer après une attente de plus de dix minutes, seul enfermé dans cette cabine pour le moins grotesque. Ce qui me frappe est le fait qu’à aucun moment l’enfant n’a exprimé la terreur qu’il vivait dans cette cabine !

À force de subir la barbarie de l’occupation, les enfants de la Palestine ont perdu une partie de leur sensibilité. Ils ne sont plus tout à fait des enfants, et c’est insupportable.

Après la cabine et le tapis, au bout du couloir, je vois un humain, en l’occurrence, une soldate. Je n’ai jamais pensé que je puisse un jour éprouver de la satisfaction à voir un soldat israélien. Après cette promenade dans le royaume Mad Maxien et son ambiance apocalyptique, je suis presque soulagé de voir cette personne, simplement parce qu’elle semble humaine !

Juste avant d’être dirigé vers le royaume d’Israël pour le contrôle des passeports, je lis un slogan inscrit en arabe sur un mur :«  souriez, la vie vous sourira » !

 

Je me rappelle alors d’un autre slogan inscrit sur un mur au passage entre Jérusalem et Ramallah, où, là-bas aussi, des heures d’attente sont nécessaires pour passer. On pouvait lire : « Nous vous souhaitons une heureuse attente ». 

Maintenant voici comment, au vingtième siècle (au Moyen-Age c'était moins pire! et dans l'antiquité aussi, noublions pas que Jésus-Christ quand il explique en quoi on verra le jour du jugement si qq a aimé Dieu, c'est à dire aimé son prochain il cite systèmatiquement et à importance égale trois manières: j'avais faim et vous m'avez donné à manger, j'étais nu et vous m'avez vétu et
(chose que les chretiens d'aujourd'hui semblent avoir complètrement oublié!! il risquent d'avoir de mauvaise surprise le jour de Jugement! ...) j'étais en prison et vous m'avez rendu visite. Il est vrai que de nos jours il est beaucoup plus difficile de rendre visite à un prisonnier que ce ne l'était du temps d'Hérode ou du Prince Noir:
lisez ceci:
vV
http://www.ipernity.com/blog/14343/37006
vVVVv
vv
Maintenant réflechissons, il y a visiblement une constante dans les évolutions, mentatilés, comportements etc qui se déroulent dans le monde d'aujourd'hui. Et pas seulement dans les prisons. "This world is a prison" disait Hamlet, peut-être était-il prophètique .....
Revenez au début, au titre de ce billet.
C'est pas vrai ça?
VV
ça ne fait pas frémir??
vvVvv
ça devrait.

Ceux qui ne l'auront pas vu, ou qui aurant trouvé ça innocent, risquent aux aussi d'avoir de mauvaises surprises,
et sans attendre le Jour du Jugement
vv
vv





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Mercredi 7 mai 2008
Un livre indispensable pour comprendre la société dans la quelle nous vivons, et pour échapper à la glue où  on a collé notre pensée de bons veaux du troupeau bien obéissant, qui "fait où on lui dit de faire", pour apprendre à réfléchir et à mettre en cause les prétendues "évidences" est le dernier livre de Imre von der Heydt
"Une cigarette?" qui vient de paraître en français chez Actes Sud

Voici seulement quelques  citations du premier chapitre, il y a douze chapitres, tous plus éclairants et dérangeants les uns que les autres:


"Les politiques de mise en garde et d'interdiction prennent des traits de plus en plus grotesques, au point de détonner dans une société qui se veut moderne, éclairée et démocratique. Et même certains irréductibles non-fumeurs sont gagnés par le sentiment que l’hystérie autour du tabac prend peu à peu des proportions démesurées. »

 « Fumer… dépense inutile, péché, vice impie : tout porte à croire que les fondamentaux ascétiques si bien ancrés dans notre tradition chrétienne sont uin des principaux moteurs de l’actuel mouvement anti-tabac. »


 « La doctrine chrétienne de l’abstinence, la défiance puritaine envers le corps et les plaisirs out tout simplement la Prohibition américaine nous renseigne quant aux motivations de cette croisade anti-tabac »

et ici il rappelle la phrase de Nietzsche :

«  … cette haine de l’humain …. Cette horreur des sens …. Cette peur du bonheur et de la beauté, ce désir  d’échapper à l’apparence , au changement, au devenir, à la mort, à tout projet, au désir même – tout cela signifie une aversion de la vie »


 « A l’époque moderne, la médecine a en effet peu à peu supplanté le gardien des mœurs et le péché chrétien s’est mué en un vice médical."    
http://miiraslimake.over-blog.com/archive-01-21-2006.html


  "Dès ses débuts, la lutte contre le tabac s’est doublée d’une lutte contre le droit auplaisir et à la satisfaction individuelle. Et depuis toujours, prêtres, médecins et parfois dirigeants politiques se retrouvent au moins sur un point : le maintien de l’ordre moral exige que la soif de plaisir soit canalisée »

  "Disposer d’individus consciencieux, maîtres d’eux-mêmes et plein d’abnégation n’est pas la moindre des conditions pour un déroulement sans heurt du travail »

« Tout ceci expliquant pourquoi les domaines de l’existence ayant trait au plaisir – sexualité, oisiveté, tout ce qui ne relève pas du strict nécesaire – ont toujours été frappés d’une réglementation sévère, alors que, dans la plupart des cas, les domaines tels que la guerre ou le travail ont longtemps échappé à tout scrupule moral ou sanitaire !

(n’est-on pas en train de nous refaire le même coup relativement aux divers facteurs cancérigènes qui s’abattent sur nous depuis 1950 ?…)

"Ce n’est pas non plus par hasard si l’Eglise catholique s’est appliqué avec tant d’énergie à l’élaboration et la mise en oeuvre d’une doctrine sexuelle sans merci qui suffirait à remplir des bibliothèques entières alors que, pendant des siècles elle s’est cantonnée dans un consentement muet au sujet de la guerre »

 

"Une chose est sûre, le terme « santé » n’est pas inoffensif.
Derrière le visage souriant de la prévoyance sanitaire se cache bien souvent le froid calcul d’une politique de l’ordre doublée d’une tutelle morale. Cela est d’autant plus criant si l’on considère le prosélytisme du mouvement anti-tabac actuel qui, dans son essence même, est profondément intolérant, anti-démocratique et liberticide »

  "Le combat contre le tabac s’inscrit ainsi dans une lutte contre la culture et la diversité »

"En ce sens, on pourrait s’en tenir à l’adage suivant : il en va du tabac comme de la plupart des autres aspects de la vie. En quantité exagérée, il peut présenter un risque pour la santé – au même titre que les excès de nourriture et d’alcool, le stress, le manque de sommeil, les gaz d’échappement, les substances toxiques….

Tout médecin qui se respecte le sait, c’est le dosage qui fait la différence entre un remède et un poison. Sola dosis facit venenum. »
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Mardi 6 mai 2008
"Le gouvernement cubain a annoncé dimanche des augmentations substantielles, à l'échelle de l'économie locale, des retraites, et des salaires des employés du secteur judiciaire." Se dépèchent d'annoncer tous les mas-médias, qui jusqu'à présent pourtant se désintéressaient complétement de ce genre de nouvelles quand elle intervenaient à Cuba!

A partir du mois de mai, plus de 2,1 millions de retraités bénéficieront d'une hausse de leurs pensions d'une valeur équivalente à un peu moins de cinq dollars (1,28 euros) par mois. Les petites retraites seront ainsi de 9,50 dollars (6 euros) par mois. Les retraités les plus aisés toucheront dorénavant 19 dollars (12,20 euros) mensuels, selon une note du gouvernement publié dans le journal des jeunesses communistes  "Juventud Rebelde".

Qu'ils en profitent! parce que quand on aura restauré le capitalisme à Cuba, les retraites elles ne vont plus augmenter mais diminuer!!
On en sait quelque chose dans les pays d'Europe n'est-ce pas!