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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 21:32

discours prononcé en 1933 (et puis ayez une pensée pour Charles Rappaport) mais d'une criante actualité, qui vise à montrer que le marxisme n'est nullemet périmé, et qui lui-même est peut moinspérimé que jamais denos jours, un retour à ces textes s'impose actuellement et se montre éclairant !

 

Camarades,

La théorie marxiste est connue depuis longtemps. En 1918, nous avons célébré le centenaire de la naissance de Karl Marx, né en 1818. je me le rappelle d'autant plus que j'ai écrit l'article sur le centenaire de Marx à la Santé où j'avais, comme collègue de prison, M. Caillaux, l'auteur du mot à la mode : « Le marxisme est périmé ». Et comme de la Santé je ne pouvais pas signer un article pendant la guerre, je l'ai signé « l'Homme libre ! »

Cette année, nous commémorons la cinquantenaire de la mort de Karl Marx, décédé le 14 mars 1883.

Le marxisme n'est pas une théorie abstraite. C'est l'algèbre de la révolution. C'est la science du prolétariat, classe vraiment révolutionnaire, comme l'a dit Marx et comme nous le voyons chaque jour dans la vie.

Il n'est pas étonnant que ceux qui ont quelque chose à conserver, et qui, par définition, sont conservateurs, ceux qui veulent maintenir le régime existant, combattent la théorie marxiste puisque Karl Marx dit au régime capitaliste : « Frère, il faut mourir ! » (Rires.) Et comme le régime actuel ferait plutôt disparaître toute l'humanité que de consentir à disparaître lui-même, il ne se passe pas une année sans qu'il y ait des littérateurs, de savants publicistes, académiciens ou autres, qui s'essaient à réfuter Marx. C'est même devenu une spécialité en Allemagne où il y a toute une catégorie de gens qu'on appelle d'un nom allemand « Marxvernichter » qui veut dire « assassins de Marx », et où tous les ans on voit recommencer le même assassinat. C'est ainsi qu'il existe sur le marxisme toute une littérature qui, par son ampleur, je ne dis pas par sa valeur, dépassera bientôt tout ce qu'on a écrit sur Shakespeare, Goethe ou Kant, les trois hommes sur lesquels on a le plus écrit.

Les attaques contre Marx ne nous étonnent pas. Marx n'a jamais été autant d'actualité, jamais les idées marxistes n'ont été aussi vivantes qu'aujourd'hui. Je ferai cet exposé du marxisme sans passion, objectivement, parce que Marx le mérite, ayant été un penseur objectif.

Il y a deux choses dans Marx : il y a sa méthode et il y a ses théories.

Nous allons voir d'abord si la méthode est « périmée ».

La méthode de Marx

La méthode de Marx est avant tout la méthode matérialiste, Marx était l'ennemi du verbalisme, même du verbalisme prétendu révolutionnaire. Il était contre tous ceux qui, comme disait le spirituel Alexandre Herzen en parlant de son ami Bakounine, ont tort « de prendre le deuxième mois de grossesse pour le neuvième ». Résultat ; fausse couche ! Il était contre les émigrés qui après l'échec de la révolution de 1848, voulaient le plus tôt possible recommencer la révolution. Pour que la révolution triomphe, il faut les conditions matérielles nécessaires pour en assurer la victoire. Il était adversaire de ceux qui, sous prétexte d'aller vite, pour descendre du sixième étage sautent dans le vide au lieu de prendre l'escalier. Evidemment, c'est une méthode pour aller vite. On arrive plus tôt, mais dans quel état !

Marx appliquait la méthode matérialiste. Il étudiait avant tout la réalité, les conditions matérielles de la vie sociale. Il était en même temps dialecticien. Cela veut dire qu'il reconnaissait qu'il faut chercher dans chaque régime les éléments destructifs de ce régime, qui se développent à l'intérieur même de ce régime, ainsi que les éléments constructifs du régime nouveau. On peut dire que chaque régime existant porte dans ses entrailles le régime nouveau, comme la mère porte l'enfant.

Et si Marx et ses partisans donnent au socialisme le qualificatif de « scientifique », c'est parce qu'ils ont trouvé dans la société capitaliste, dans le régime économique existant, aussi bien les éléments destructifs de ce régime que les éléments constructifs du nouveau régime.

La méthode marxiste est basée sur l'idée de l'évolution aboutissant à la révolution. Or, l'idée d'évolution est à la base de toutes les sciences et toutes les conceptions modernes, avec cette différence que les évolutionnistes à la Spencer, arrêtent la loi de l'évolution au seuil du régime actuel : tout évolue, sauf le capitalisme ; la loi de l'évolution doit respectueusement s'écarter de la Banque de France et des autres banques ; là, elle perd son autorité ; elle cesse d'être applicable : toute évolue, sauf la propriété et le mode de production capitalistes. Marx, au contraire, avec une logique implacable disait « Non ! Si tout change, si tout se transforme, il n'y a pas de raison pour que le capitalisme et son mode de production restent au stade qu'ils ont atteint ; il n'y a pas de raison pour que l'évolution historique s'arrête au stade capitaliste. »

Est-ce qu'il faut revenir au dogme de l'invariabilité des espèces, de la stagnation de tout ce qui existe, à la vieille géologie, à la vieille astronomie ? L'astronomie moderne, la géologie moderne, démontrent que les comètes et les planètes se sont développées graduellement et que la terre est passée par divers stades.

Marx est d'accord avec la théorie moderne de l'évolution qui n'exclut pas le passage rapide de l'évolution à la révolution : la théorie de l'évolution de nos jours admet avec de Vriès les passages brusques, « les sauts » dans la marche régulière des choses.

Marx n'oppose jamais évolution à révolution. Ainsi, l'enfant, qui se développe dans les entrailles de la mère, vient au monde avec des déchirements sanglants. Jaurès a cherché en vain à persuader la bourgeoisie qu'on pouvait aller au Maroc par voie de « pénétration pacifique ». Malgré sa bonne volonté, sa puissance de persuasion et son honnêteté, il n'a pas pu faire triompher cette idée de « pénétration pacifique ». Vous savez que nous sommes encore en guerre au Maroc (Applaudissements).

Or, selon la méthode marxiste, selon la dialectique de Marx, il ne faut pas opposer évolution à révolution.

Est-ce que ces idées sont périmées ? Est-ce qu'il faut retourner au verbalisme idéaliste ? Francis Bacon, un des fondateurs de la philosophie moderne, a dit qu'il y a deux sources de vérité : il y a la méthode des abeilles, tributaires de la matière environnante, des plantes et des fleurs où elles puisent leur miel ; et il y a la méthode des araignées qui tirent tout de leur propre substance. Les idéalistes « ont une araignée dans la tête », c'est-à-dire qu'ils tirent tout de leur tête, ce qui les entraîne à prendre des mots pour des réalités.

A notre époque, on abuse beaucoup des grands mots. Pendant la guerre, on a sorti tout le bagage idéaliste. On nous a dit chaque jour que ceux qui partaient sur le front allaient se battre pour « la justice », pour « le droit », pour « la civilisation ». On continue à faire cet abus de grands mots idéalistes qui sont vides de sens dans la société actuelle. Cet abus a si peu cessé que, hier encore, il y avait à la salle Wagram une réunion des petits et moyens propriétaires, organisée par la réaction. Au nom de quels principes s'est-on élevé contre les revendications socialistes et démocratiques ? C'est au nom de l'égalité devant l'impôt, c'est au nom des droits de l'homme que les riches demandent à payer autant que les pauvres, Rothschild autant que Rappoport ! (Rires et applaudissements.)

En effet, au nom des droits de l'homme et du citoyen il faut que le pauvre paie autant que le riche. C'est cette égalité qu'on propose. Et ce sont là des choses vivantes de tous les jours, d'aujourd'hui, d'hier, d'avant-hier. Alors, allez-vous faire à Marx le reproche de n'avoir pas eu confiance dans les mots dont on fait un si grand abus, d'avoir regardé la réalité en face ? Ferdinand Lassalle a dit : « dire ce qui existe, c'est déjà un fait révolutionnaire » parce que la réalité travaille pour nous, parce qu'elle contient des éléments explosifs, parce que l'histoire contient de la dynamite, des forces vraiment révolutionnaires qui font sauter les vieux régimes « périmés ».

Donc, au point de vue de la méthode, le marxisme ne peut être considéré comme « périmé ». Elle procède des idées les plus modernes : mouvement, transformation, évolution, révolution.

Marx avait horreur du vide, de l'abstrait, des mots qui peuvent s'appliquer à tout et qui n'expliquent rien, des grands mots qu'on cherche à exploiter pour cacher de petites choses, ou même des choses abominables.

La lutte de classes

La base sociale de la théorie marxiste, c'est la lutte de classes. Marx ne s'est pas contenté, comme les sociologues bourgeois de cette banalité qui consiste à constater que la société se compose d'individus et non de pommes de terre (Rires). Il a dit : Non, ce ne sont pas les individus qu'il faut étudier dans la société, ni leurs besoins ; ce qu'il faut étudier, ce sont les classes. Quand vous regardez quelqu'un dans la rue et que vous demandez qui est-ce ? Si on vous répond : c'est un homme, vous direz : c'est une mauvaise plaisanterie, et vous n'aurez aucune idée de celui que vous aurez rencontré. Mais si on vous dit : c'est un homme sans travail, c'est un chômeur, alors cela devient clair, vous êtes renseigné ; si on vous dit : c'est Ford, ou Citroën (Rires), immédiatement vous savez à qui vous avez à faire. (Applaudissements.)

On nie encore l'existence des classes. Le Temps, dans ses articles de tête - de tête vide - dit : Vous nous parlez de classes, mais c'est périmé, la Révolution française a passé par là, elle a supprimé les classes ; tous les hommes sont égaux : Félix Faure a pu devenir Président de la République ; rien ne vous empêche de le devenir vous-même ; rien n'est inscrit dans le Code pour l'interdire, donc les classes sont supprimées.

Le Temps oublie jusqu'aux classes des chemins de fer (Rires). Il oublie aussi qu'il y a à Paris même des quartiers de classe et que, par exemple, dans celui que j'habite, et qui s'appelle par ironie le quartier de la Santé, la mortalité est plusieurs fois plus grande que dans les quartiers des classes riches. Il y a même des enterrements de classes, et c'est ainsi que nous promettons au régime capitaliste un enterrement de première classe. (Applaudissements.)

En face des événements qui se sont passés depuis la guerre, c'est une plaisanterie macabre que de dire qu'il n'existe pas de lutte de classes.

On voit dans chaque pays une classe ouvrière organisée ; on voit aussi surgir le fascisme. Si l'on approfondit les choses, qu'est-ce que cela signifie ? C'est la lutte de classes à son plus haut degré. Les classes dominantes ont appris quelque chose de Marx, et surtout de la pratique de la lutte de classe par la classe ouvrière révolutionnaire.

Tant que les gouvernements étaient les gendarmes, les gardiens de la paix sociale, les chiens de garde de la propriété et du régime, on se contentait de charger l'Etat bourgeois de la défense de classe. Mais maintenant, quand, par l'évolution des esprits, par les crises permanentes, on voit que l'Etat peut être menacé sous la pression des masses, ou être mis dans l'impossibilité d'appliquer rigoureusement sa répression contre les nouvelles forces qui se lèvent, alors les classes dominantes, en attirant les inconscients des classes moyennes ou de la classe ouvrière, leur donnent des mots d'ordre soi-disant anticapitalistes, crient contre les capitalistes, contre les banquiers - en ajoutant « juifs » - et s'organisent d'une façon grossièrement démagogique. C'est la défense de classe, c'est la stratégie de classe, c'est aujourd'hui des forces nouvelles de répression terroriste aux forces régulières de l'Etat capitaliste. C'est la lutte de classes sous sa forme la plus violente. Est-ce qu'on peut maintenant nier la lutte de classes ? Est-ce qu'on peut nier les revendications de classe ?

Marx constate ce fait historique. Il n'est pas d'ailleurs le premier qui l'ait constaté. Guizot, le grand historien contemporain de Marx, a expliqué le développement de la monarchie française par la lutte de classes. C'est le monarque qui s'est appuyé sur classe bourgeoise pour diminuer l'influence de la noblesse.

Essayez de comprendre l'histoire moderne et d'expliquer sans l'idée de lutte de classes ce qui se passe aujourd'hui en Angleterre, en Russie, en France, en Italie : vous n'y arriverez pas. C'est le facteur indispensable de compréhension de l'histoire.

Même nos adversaires commencent à parler de classes. Les mots « classe », « régime capitaliste » étaient autrefois bannis comme absurdes, ainsi que le disaient les économistes et théoriciens bourgeois. Ils les considéraient comme une exagération des socialistes. Maintenant, tout le monde parle de régime capitaliste ou de capitalisme, et les fascistes sont obligés de se déclarer parti anticapitaliste.

L'économie politique marxiste

Passons maintenant à l'économie politique marxiste.

Marx ne commençait pas son traité d'économie politique par des banalités comme : Tout le monde, pour se nourrir, se vêtir, etc., a besoin de produire. Non, Marx commence par définir la marchandise, la société capitaliste, par expliquer la loi de la valeur des marchandises, parce que la richesse de notre régime se compose non de biens destinés à satisfaire nos besoins, mais de marchandises, c'est-à-dire de biens destinés à enrichir une classe déterminée. Marx examine donc quelles sont les lois déterminant la valeur de ces marchandises. C'est le travail. En cela, il est d'accord avec les grands économistes classiques. Mais Marx précise que ce n'est pas le travail tout court qui détermine la valeur des marchandises. Si vous vous amusez à transporter sur votre dos un sac de farine de Marseille à Paris, sans passer par le chemin de fer, votre travail sera un travail inutile et n'ajoutera rien à la valeur de la farine. Il faut, pour que le travail détermine la valeur d'un produit, que ce travail soit accompli dans des conditions techniques normales. La théorie de la valeur conduit à la théorie de la plus-value par laquelle Marx démontre que le profit capitaliste se compose du travail non payé par le capitaliste, de l'exploitation de « la marchandise » qui s'appelle « force de travail ».

Marx, dans son analyse du régime capitaliste, formulé la théorie de la concentration capitaliste, de l'expropriation et de la disparition graduelle des classes moyennes.

Est-ce que ces idées sont périmées ? Est-ce que Caillaux peut contester la concentration capitaliste ? Est-ce que les trusts ne sont pas des formes modernes de l'économie capitalistes ? et toutes ces forces capitalistes ne sont-elles pas autant de confirmations de la loi de la concentration capitaliste ? Le pays le plus capitaliste du monde, les Etats-Unis, n'est-il pas dominé par des magnats du capitalisme comme disait Marx, par ceux qu'on appelle « les rois » : rois du pétrole, des chemins de fer, de l'automobile. Il y a même les rois du cochon ou du bifteck à Chicago. Ce sont de véritables monopoles de toutes les richesses matérielles. Ce sont les grands maîtres qui dominent cet immense pays.

En France, il y a encore une masse de petits propriétaires. Mais quand on examine les choses de près, on voit qu'il y a, par exemple, six grandes banques qui dominent tous les marchés et même qui dominent l'Etat. On ne peut donc pas contester, à notre époque de milliardaires, de grandes banques, de grands magasins, de grand commerce, la loi de la concentration capitaliste.

Le réformiste Bernstein, a voulu démontrer que les classes moyennes existent. Il a ramassé tous les livrets de caisse d'épargne de toutes les bonnes pour dire qu'il y a encore là de petits capitalistes. Mais Marx n'a jamais prétendu que le fait de posséder mille ou dix mille francs, c'est être capitaliste ! Pour être capitaliste, selon la définition de Marx, il faut employer les instruments de production pour exploiter le travail des autres et pouvoir vivre sans travailler. Ce n'est pas le cas d'une bonne à tout faire.

Je crois que Caillaux n'a pas lu Marx, tout en déclarant le marxisme périmé. Ce qui est périmé, c'est cette méthode qui consiste à réfuter un grand penseur sans le lire. Bernstein connaissait Marx, il mettait en avant l'argument des sociétés par actions en disant : Il n'y a pas de concentration capitaliste puisqu'il y a tant et tant de millions d'actionnaires. Il n'oubliait que de nous expliquer le mécanisme des sociétés anonymes, où celui qui possède le plus gros paquet d'actions est le véritable maître de la société anonyme, tandis que les autres ne sont que des figurants. (Applaudissements.)

Partout, c'est la même chose. Et quand arrive une crise, quand tous les petits « capitalistes » sont balayés, il ne reste que celui qui possède le plus gros paquet ; et s'il manque quelquefois d'argent, l'Etat capitaliste vient à son secours, comme nous l'avons vu récemment. (Applaudissements.)

Est-ce qu'à notre époque, depuis la guerre notamment, la disparition des classes moyennes est discutable ? Nous le constatons dans tous les pays. Les partis radicaux ou démocratiques en Angleterre, en France, en Allemagne sont les représentants, les chargés d'affaires des classes moyennes. Si ces classes étaient florissantes, elles domineraient toutes les autres, tandis que nous voyons le Parti libéral anglais, avec Lloyd George, réduit à l'impuissance. En Allemagne, les démocrates ont disparu. On ne voit plus que deux blocs en présence : le bloc bourgeois réactionnaire d'un côté, et le bloc révolutionnaire du prolétariat de l'autre. En France, les élections de mai 1932 ont envoyé les gauches en majorité totale ? Elles capitulent sans combat devant la réaction bourgeoise. C'est toujours le mur d'argent, c'est toujours les grandes puissances capitalistes qui ont le dernier mot dans les formations ministérielles.

On a publié côté à côté le portrait de Daladier et celui de Mussolini pour montrer leur ressemblance. Mais ces Mussolini de la démocratie, quand les socialistes leur ont proposé, non pas le programme socialiste mais le minimum du programme radical, ces hommes n'ont pu l'accepter. Daladier s'est plaint, il a presque pleuré, et en face du mur d'argent s'est dressé un mur de lamentations. (Applaudissements.)

Marx a parlé de l'anarchie de la production capitaliste. N'est-elle pas démontrée par le café du Brésil jeté à la mer ou par le blé dont on a chauffé les locomotives ? Au Brésil on jette des centaines de milliers de quintaux de café dans l'Océan. Il a même fallu dépenser beaucoup d'argent pour cela et ne doit-on pas reconnaître comme vraie l'analyse de Marx qui démontrait que les capitalistes sont condamnés à l'anarchie parce qu'ils ne produisent que pour le profit, pour un marché indéterminé. Allez déterminer l'extension de la clientèle mondiale ! On a dit que les capitalistes étaient assez intelligents pour pouvoir, avec leurs savants, leurs publicistes, leurs experts, déterminer le volume du marché mondial. Mais est-ce qu'on a pu le faire ? Est-ce que la plus grande crise des dernières années ne s'est pas produite justement dans les pays des trusts. C'est précisément en Amérique, pays des trusts colossaux, que la crise a été la plus colossale.

Cela prouve que le capitalisme ne peut sortir de l'anarchie. Il produit l'abondance. Mais en face, il y a 30 millions de chômeurs, chiffre donné par la Société des nations, qui n'est pas encore communiste. (Rires.) Avec leurs familles, cela représente une population de 120 millions au moins. Le chômage n'est-il pas le produit du capitalisme ? Ce phénomène a été démontré avec une admirable précision par Marx quand il traçait le tableau de ces immenses richesses créées par la technique moderne en face d'une armée de réserve de sans-travail crevant de faim à côté de magasins regorgeant de marchandises. (Applaudissements.) Est-ce que par hasard cette théorie de la crise du capitalisme est une théorie périmée ? Il faut être de mauvaise foi ou ignorant comme un académicien pour l'affirmer. (Rires et applaudissements.)

Un grand nombre d'Américains ont découvert en Amérique la technocratie. Ils ont démontré, avec de nombreuses données statistiques, les merveilles de la technique. On peut faire travailler une usine pendant vingt-quatre heures sans un seul ouvrier et augmenter de 4.000 fois la productivité de certains travaux. Mais Marx, précisément, citait souvent le mot d'Aristote - le plus grand penseur de l'antiquité - qui, pour justifier l'esclavage, disait : « Si on avait inventé des machines à tisser et à faire certains travaux, on aurait pu se passer de l'esclavage ». Marx aimait à citer ce mot pour montrer que nous avons réalisé l'idée géniale d'Aristote. Nous avons de véritables merveilles de productivité ; nous avons des machines à tout faire, nous avons d'admirables machines, c'est un héritage capitaliste que nous ne repoussons pas. Marx a même fait l'éloge de la mission historique accomplie par la bourgeoisie, qui a fait surgir des villes géantes et créé la production mécanique moderne. Il a écrit cela en 1847. S'il avait vu les miracles actuels de la production, qu'est-ce qu'il aurait dit ! Mais nous avons constaté que ces merveilles techniques, ces admirables machines, au lieu de créer le bonheur social et individuel ne servent qu'à une catégorie de privilégiés et se dressent contre les ouvriers. Chaque nouvelle machine représente une nouvelle hécatombe de travailleurs, des milliers d'ouvriers jetés sur le pavé, sans travail. (Applaudissements.)

La rationalisation capitaliste, c'est le rationnement du prolétariat. Plus la société capitaliste est rationalisée, moins vous avez de moyens d'existence. C'est la confirmation de la dialectique de K. Marx qui a démontré que toute société périt de ses propres contradictions. Il a consacré sa vie à l'étude des contradictions inhérentes au régime capitaliste, des abus que le régime engendre fatalement. Et il ne suffit pas de détruire ces abus, comme disent les ignorants, c'est la source même de ces abus qu'il s'agit de détruire : le régime capitaliste !

Marx a démontré que toutes ces contradictions sociales sont inhérentes au mode de production capitaliste, au fait que les moyens de production sont monopolisés par une oligarchie, concentrés entre les mains d'une minorité qui s'enrichit tandis que la majorité, la classe ouvrière, ne peut vivre qu'en vendant sa force de travail à ces propriétaires des moyens de production.

C'est cela que Marx a constaté. Est-ce que ce n'est pas vrai ? Est-ce qu'il y a d'autres moyens de combattre la crise sans détruire les causes mêmes de la crise ? Or, que disent les technocrates ? Ils veulent garder le régime capitaliste, donc les causes mêmes de la crise, la base même, la source même des contradictions du régime, et en même temps ils prétendent vouloir en supprimer les conséquences. Mais que se passera-t-il si les technocrates deviennent les maîtres ? Ce sera l'économie organisée ou coordonnée, mais elle sera subordonnée aux intérêts capitalistes. A la tête de la société, et, à la place des capitalistes, ce seront les grands ingénieurs, les grands techniciens qui domineront, mais toujours en vue de l'exploitation, parce que, du moment que vous laissez les prolétaires dans leur état, dans leur situation d'hommes privés d'instruments de travail, ils seront fatalement esclaves, que ce soit de Ford ou de ses ingénieurs. Il n'y aura rien changé. Au lieu de la ploutocratie, ce sera la technocratie.

D'ailleurs, Saint-Simon a devancé les technocrates dans une fameuse parabole qui lui a même valu des poursuites judiciaires. Il a dit : les rois, les parents des rois, les généraux, les ministres, tout cela peut disparaître, la société ne disparaîtra pas. Mais les techniciens, c'est une autre affaire. Il a reconnu la valeur des ingénieurs, des architectes, des médecins. Ce n'est pas nouveau. C'est, je le répète, l'Amérique découverte en Amérique par les Américains. Mais au lieu de partir d'une prémisse exacte et de voir la raison profonde de cette anarchie capitaliste, de cette contradiction entre le progrès technique et la misère sociale, les « technocrates » se bouchent les oreilles et se ferment les yeux pour pouvoir conserver le régime d'exploitation de l'homme par l'homme.

La politique marxiste

Je passe maintenant au dernier chapitre : la politique marxiste.

Marx, se basant sur l'analyse de la société capitaliste ne s'adresse pas à toutes les bonnes volontés, à tous les intérêts prétendus généraux. Comme il base sa sociologie sur l'existence de classes opposées les unes aux autres, ayant des intérêts antagonistes, il a compris que parmi toutes ces classes celle du prolétariat est la seule classe révolutionnaire. C'est logique. N'ayant rien à conserver, elle n'a pas d'intérêt à être conservatrice. Elle n'a que sa force de travail. C'est donc une classe révolutionnaire. Elle n'a que ses chaînes à perdre et tout à gagner, dit Marx à la fin de son Manifeste. Comment voulez-vous que les capitalistes soient révolutionnaires ? Avez-vous connu des capitalistes demandant des courtes journées et des hauts salaires ? (Rires.) Jamais la classe capitaliste ne déclarera qu'elle veut supprimer sa propriété. Il peut y avoir de rares exceptions confirmant la règle, mais jamais une classe ne s'est suicidée.

Marx l'a compris, tandis que les utopistes comme Charles Fourier cherchaient à persuader la bourgeoisie d'être intelligente et d'organiser l'harmonie, la coopération sociales. D'autres, comme Robert Owen, qui a sacrifié des millions pour la réforme sociale, adressaient sincèrement et de bonne foi des lettres, des suppliques au congrès où les monarques étaient réunis, pour prendre des mesures contre-révolutionnaires. Il cherchait à persuader ces monarques qu'en adoptant son projet on pourrait faire l'économie d'une révolution. Il cherchait à persuader les loups de ne pas manger les moutons. Naturellement, on se moquait de lui et ses suppliques sont restées sans conséquences.

Marx n'était pas contre l'action politique. Il n'opposait pas le syndicalisme, l'action économique de la classe ouvrière à son action politique. Il comprenait bien le rôle de l'Etat qu'il définissait ainsi : l'Etat, c'est un conseil d'administration des classes dominantes réuni pour opprimer les classes exploitées, les classes dépossédées. Il ajoutait : il faut détruire cette force, donnons le pouvoir au prolétariat - c'est ce qu'on appelle la dictature du prolétariat, donnons le pouvoir d'Etat au prolétariat afin de supprimer les inégalités ou plutôt d'enlever aux oligarchies capitalistes le monopole des moyens de production. Selon lui, il faut supprimer la domination des classes possédantes, exproprier les propriétaires. Et par quels moyens, sinon par la révolution ?

C'est de Marx que date le mot de « crétinisme parlementaire ». Marx n'était pourtant pas contre l'action parlementaire. Mais il appelait « crétinisme parlementaire » l'action de ceux qui croyaient pouvoir réaliser ainsi la transformation sociale. Maintenant, le crétinisme parlementaire s'est doublé du crétinisme ministérialiste.

On croit qu'avec de bons ministres on peut transformer la société. Marx le niait. Et l'un des plus grands crimes de la social-démocratie allemande est d'avoir cru qu'à l'aide du « crétinisme parlementaire » et de la participation à l'Etat bourgeois, on pouvait changer le régime social. Or, vous savez dans quel état se trouve actuellement l'Allemagne d'Hitler. (Applaudissements.)

Est-ce que ce n'est pas de l'actualité ? Est-ce que l'idée de la conquête du pouvoir par la force révolutionnaire est une idée périmée ? Jamais un peuple, jamais une classe n'obtient sa libération à genoux. Il faut se mettre debout, lutter, verser son sang si on veut aboutir à son émancipation. (Applaudissements.)  Ce n'est pas en s'appuyant seulement sur des millions de voix qu'on peut faire l'économie d'une révolution. En 1904, à Amsterdam, Bebel se dressait contre la participation ministérielle que soutenaient les réformistes et demandait qu'on déclare la classe ouvrière « parti de révolution ». Mais quand il s'agissait de définir la révolution, c'était une autre affaire. Il disait au même congrès : Nous augmentons nos voix par millions ; quand nous aurons la majorité, la bourgeoisie sera noyée, ce sera un îlot dans un océan. Nous voyons aujourd'hui « l'îlot » dans la personne de Hitler et ses sicaires. (Applaudissements.)

Marx n'a jamais, dans toute son œuvre, employé la phraséologie révolutionnaire. La révolution chez Marx est comme un feu souterrain qui couve sous ses théories. Il a examiné les facteurs révolutionnaires sans chercher des phrases révolutionnaires. C'est la spécialité de certaines catégories de gens. Ce n'est pas celle de Marx qui ne s'est préoccupé que de constater les faits, ce qui suffit pour en faire ressortir les conclusions logiques : organiser la classe ouvrière avec cette conscience qu'elle est une classe révolutionnaire, qu'elle n'est pas une classe pour négocier, mais une classe pour combattre, comme disait Jules Guesde. Alors, soit dit en passant, on ne devient pas ministre d'Etat, c'est-à-dire membre du conseil d'administration des classes dominantes. Comment ! Vous voulez entrer dans ce conseil d'administration pour assurer les affaires courantes de la bourgeoisie ? Comment, pour vous donner un autre exemple de la collaboration de classes, comment, dis-je, Blum peut-il déclarer dans ses discours et articles que nous n'avons aucun intérêt à la faillite du régime bourgeois ? Cependant, Mirabeau lui-même, ce révolutionnaire bourgeois sorti de la noblesse, avait compris que la faillite de la noblesse était une faillite nécessaire pour l'avènement de la bourgeoisie. Et nous ne comprendrions pas que la déconfiture du capitalisme puisse servir le prolétariat ! Notre devoir, notre « mission » historique n'est pas, selon Marx, de sauver le capitalisme de la faillite d'ailleurs inévitable, mais d'organiser et développer la conscience de classe du prolétariat.

Oui, il y aura des souffrances ; mais est-ce qu'avec la guerre qui se prépare il n'y en aura pas davantage ? Est-ce qu'on ne nous menace pas d'une guerre d'extermination ? Est-ce que les réformistes aussi bien que les révolutionnaires ne disparaîtront pas dans la tourmente. Pouvons-nous avoir confiance dans les palabres des pacifistes de Genève ? Est-ce que tout cela n'a pas fait faillite ?

Marx l'a prévu en déclarant que le capitalisme est à la base de toutes les guerres modernes, et, Lénine, à son tour, a démontré qu'en période impérialiste les guerres sont inévitables. Nous n'avons qu'à constater les faits qui se passent devant nous. Nous voyons l'impuissance de la Société des nations. Malgré la confiance qu'on avait pu mettre au début en la Société de nations, elle n'a pas pu empêcher la guerre en Orient ; et si demain l'Allemagne, se fiant aux procédés chimiques si développés chez elle, veut occuper le corridor polonais et faire surgir une guerre, est-ce que la Société des nations pourra l'empêcher ?

Le marxisme n'est pas périmé

Marx a dressé son économie contre l'économie classique de la bourgeoisie. Quel était le principe directeur, fondamental, de l'économie bourgeoise ? C'était : « laissez faire, laissez passer » ! Mais est-ce qu'il y a quelqu'un encore dans le monde qui puisse accepter ce principe et admettre qu'on dise : laissez faire la guerre, laissez passer la misère ? Est-ce que l'individualisme n'a pas fait faillite ?

Il y a la théorie des élites, adoptée par M. Caillaux, l'auteur du mot « Le marxisme est périmé ». Les élites, c'est naturellement M. Caillaux est ses amis. Nous, nous disons : Il y a une autre élite, c'est la classe ouvrière, qui commence à penser, à s'organiser, à devenir une force mondiale. Nous avons déjà l'exemple de l'U.R.S.S., et je demande à mes contradicteurs quel a été le sociologue ou l'homme d'Etat ou l'historien qui a prévu l'avènement du prolétariat et le rôle historique qu'il joue en ce moment ?

Marx et Engels ont prévu ce rôle historique du prolétariat, et c'était d'autant plus difficile qu'en 1847 le prolétariat n'existait que comme fait social, mais non encore comme organisation consciente de son but historique : la suppression du capitalisme. Marx et Engels n'avaient vu que les débuts de la classe ouvrière, mais grâce à leur analyse géniale, à leur méthode matérialiste dialectique ils ont prévu le rôle historique du prolétariat.

On peut critiquer les difficultés d'un pays représentant la sixième partie du globe et boycotté par tous les autres. Mais il y a là un fait qui existe, c'est que le prolétariat a conquis le pouvoir, qu'il le tient bien et qu'il édifie victorieusement le socialisme. (Applaudissements.)

Est-ce que le rôle historique du prolétariat est périmé ? Non, le marxisme n'est pas périmé. Il est vivant, et il vivra partout ! (Vifs applaudissements.)

source  :  http://www.marxists.org/francais/rappoport/works/1933/02/rappoport_19330201.htm

 

 

Et par exemple quand Marx dit que les  gouvernements  ne sont que les intendants du grand capital, ça n'a sans doute jamais été aussi vrai que maintenant :

http://www.mecanopolis.org/?p=37&type=1

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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 20:30

Mardi 24 janvier, le terrorisme « pro-démocratie » s’est encore exprimé à travers la Syrie :

  • Abdel Latif Bakour, président de l’Union des paysans pour la ville d’Idleb (nord du pays) est tombé sous les balles d’un commando armé alors qu’il sortait de son bureau ;

  • Mohamed Zakarya al-Youssef, dentiste, est mort au volant de son véhicule après que celui-ci eut été criblé de balles par un autre groupe activiste ;

  • le caporal Hussein Da’bel et le conscrit Khaled Hassan ont été tués par des activistes à Khan-Cheikhoun, à une cinquantaine de kilomètres au sud d’Idleb, quand le véhicule de transport de troupes où ils se trouvaient a été pris pour cible par un groupe armé ;

  • deux autres membres des forces de l’ordre ont été blessés par un engin explosif actionné au passage d’un véhicule de ravitaillement de l’armée à Ariha, à une dizaine de kilomètres au sud d’Idleb ;

  • le cadavre de l’avocat Ayman Khallouf, qui avait été enlevé la veille par quatre hommes alors qu’il emmenait ses enfants à l’école, a été retrouvé dans le village de Jouret al-Chayyah ;

  • d’autres activistes ont ouvert le feu sur les pompiers venus éteindre l’incendie d’un immeuble de sept étages situé aux confins des quartiers de Jeb al-Jandali et al-Zahra à Homs…
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 10:00

D'abords plongeons-nous dans un autre pays, en Inde par exemple; ici dans un hotel, mais ce serait valable aussi pour d'autres pays et d'autres types de services:

" une multitude de serveurs en chemises à carreaux, de porteurs, de gardes en tenue kaki qui sommeillent devant les pavillons.
Dans la gestion néolibérale des entreprises, et du type de société que veut nous infliger le nouveau président hexagonal, on économise sur le nombre d’employés et, tout en culpabilisant les exclus, on presse sans pitié l’énergie de ceux qui ont la « chance » de travailler. Ce n’est apparemment pas la stratégie du New Woodlands. Ici des centaines d’employés travaillent peu (même s’ils font beaucoup d’heures) pour gagner peu, dans la bonne humeur." (blog : Celestissima)

Oui je remarque ce fait.  Voilà je crois quelque chose d'important (mais quand, quand les gens, intoxiqués, s'en rendront-ils compte? Bon, après trois décennies d'adoration des supermarchés (plus économiques!) quelques uns commencent à Boycotter les Grandes Surfaces, alors peut-on espérer?) quelque chose donc de très important:
On nous a tellement,  tellement culpabilisés sur les emplois "peu productifs" à supprimer sans pitié et d'urgence!! à remplacer par des machines, qu'on est maintenant incapables (ou alors avec un terrible sentiment de culpabilité!...) de penser autrement. Mais ne voit-on pourtant que le résultat  en est, outre un chomage féroce, brisant des vies (et des ménages...) créant sur le marché du travail une féroce inégalité du demandeur face à l'offrant, faisant des travailleurs stressés, précarisant ! Précarisant le client aussi ! qui cherche déséspéremment une station-Service pour sauver sa voiture de la panne sèche, ou un guichet qui pourrait le renseigner, ou un être humain au bout du téléphone, etc, etc, etc.
Bref à cela une question de bon sens: ne vaut-il pas mieux payer des tas de gens à "travailler peu pour gagner peu dans la bonne humeur" que de payer des chômeurs humiliés, controlés, précarisés, à ne rien faire (sinon faire semblant de chercher un travail qu'on leur refusera !) ?
N'est-ce pas plus sain, ne serait-ce pas plus sain pour une société la première solution? Et ne serait-il pas plus agréable, et sécurisant, pour tous de vivre dans une société où il y a des pompistes, des employés, qui à l'occasion attendent en tricotant derrières leurs guichets, mais sont, justement là, sur lesquels on peut compter, dans une société équipée, et où il n'y aurait pas toute cette délinquance, ce cercle vicieux de violence et de contôles, et d'humiliations, et de stress, crés par ce pressurage à la "rentabilité". Si l'Economie était politique et sociale (c'est ce qu'elle doit être portant!) et non monétaire et spéculative.
Ne croyez-vous pas que bien des gens préféreraient largement être payés peu à faire des petits boulôts pas forcément très intenses (tant mieux!) ni très productifs mais, qui représentent un STATUT, une PLACE dans la société, que de "galérer" (et trembler de peur à la radiation!) et se sentir humiliés à mendier une allocation ou un RMI?

Mais je crois que certains interêts et certains esprits, et certaines idéologies, préfèrent la deuxième solution. Certains apellent ça le "Libéral-Fascisme"
http://www.syti.net/Topics.html

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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 00:00

sur Un renouveau industriel et technologique

Lundi, 31 Octobre 2011 11:18   
« Coûts trop élevés »…« désindustrialisation inévitable »…«  économie de services », voilà trois formules qui s’enchaînent généralement dans le discours dominant. C’est le cas aujourd’hui même, concernant les fourneaux d’Arcelor-Mittal à Florange.

 

La demande étant en baisse à l’échelle mondiale, le groupe arrête les fourneaux lorrains qui lui coûtent soi disant trop chers, mettant en danger l’emploi de plusieurs milliers d’ouvriers et l’économie d’une région toute entière.

Pour l’oligarchie au pouvoir, adepte de la main invisible du marché, ce mouvement serait inévitable, puisque les coûts de la production dans les pays développés sont plus élevés qu’ailleurs. La France serait donc condamnée à une désindustrialisation de son économie, condamnée à voir toutes les industries fermées et les ouvriers et salariés mis au chômage.

En échange on nous propose une économie de services, comme seuls moteurs du développement économique.Cette façon de voir les choses est en fait guidée par deux logiques du capitalisme, nuisibles aussi bien au plan social qu’écologique : la division internationale du travail et la rentabilité financière.

La rentabilité financière d’abord. Les grands groupes ne veulent pas seulement faire des bénéfices pour la bonne santé économique de l’entreprise mais ils cherchent à faire des profits maximum pour verser des dividendes conséquents à leurs actionnaires. Pour atteindre ces objectifs, la production doit coûter toujours moins cher.

C’est pour cette raison que Mittal préfère fermer sa production lorraine et maintenir ses fourneaux actifs en Inde, les salaires indiens étant bien plus bas que les salaires français. Face à cette stratégie des entreprises, l’alternative qui nous est proposée par les néolibéraux est la suivante : accepter les fermetures d’usine en Europe et les délocalisations dans les pays de main d’œuvre à bas coûts, ou bien aligner les salaires français sur les salaires indiens, chinois ou des pays de l’Est de l’Europe. Cette logique promet une casse sociale, par le chômage des salariés dont les usines sont délocalisées ou par la baisse des salaires.La division internationale du travail ensuite.

L’organisation mondiale actuelle de l’économie, prise en charge par les multinationales en l’absence de volonté des Etats, cherche à tirer le profit maximal de la spécialisation des territoires, des pays, voire des continents pour un type de production, une activité économique particulière. Selon ce schéma, la Chine produit du textile, l’Allemagne des machines outils, l’Afrique fournit les matières premières, et la France les produits de luxe.

Ce système conduit premièrement les entreprises à implanter leur activité là où elle leur coûte le moins d’argent, créant de fait une concurrence entre les salariés et les territoires à l’échelle de la planète.

Deuxièmement, ce système conduit à transporter les biens produits en un seul endroit dans tous les pays où ils sont utilisés. La nocivité pour l’écosystème d’une telle organisation est immense.

Troisièmement, cette spécialisation des activités sur un seul territoire conduit à une homogénéisation de la production économique et donc in fine une homogénéisation des sociétés. En conséquence, cela appauvrit la richesse que constituent les différentes approches d’un besoin similaire, en fonction des caractéristiques des territoires et de l’Histoire.Cette organisation de la production a engendré plusieurs crises : la crise financière qui a conduit à la crise économique du fait de la folie des objectifs de rentabilité boursière, la crise sociale du fait de la pression à la baisse sur les salaires, la crise écologique du fait de la destruction de l’écosystème.
Avec le Front de gauche, l’Etat mènera de nouveau une politique d’aménagement et de développement industriel du territoire, non pas pour mettre les régions ou les départements en concurrence, ni pour créer des pôles de compétitivité uniquement tournés vers l’international. Au contraire, le Front de gauche impulsera la croissance économique en encourageant la production des secteurs émergents et stratégiques pour la planification écologique comme le ferroutage, pour éviter la circulation des camions sur le territoire, ou encore la géothermie, pour développer des énergies qui puissent nous sortir de la dépendance au pétrole et au nucléaire.

Le Front de gauche est également partisan d’une relocalisation des activités économiques et privilégie les circuits courts. Une taxe kilométrique sera donc instaurée à l’entrée de l’Union Européenne, pour inciter les entreprises à produire sur place et à réduire les transports de marchandises, nuisibles pour l’écosystème.

Pour faire bifurquer le système économique vers une production durable, il sera nécessaire d’encourager la recherche. Sur le modèle du CNRS, un établissement public de recherche technologique et industrielle sera donc constitué. Il permettra aux chercheurs, aux ingénieurs et aux entreprises de mettre en commun leurs savoirs.

Le pays a besoin d’être indépendant pour assurer le développement d’une nouvelle trajectoire de production, au service de la planification écologique. C’est pourquoi il est essentiel de soutenir l’industrie, qui est la condition sine qua non de l’activité économique. Il est irrationnel et déraisonnable de vouloir faire produire ailleurs des matériaux qui lui sont nécessaires, comme l’acier fin aujourd’hui fabriqué à Florange.

Les entreprises devront répondre à des exigences sociales et environnementales. Les aides qui leur seront accordées seront conditionnées au respect de ces critères, qui pourraient être liés à la consommation énergétique ou à la mise en œuvre de formations de pointe pour les salariés par exemple. De même, les entreprises qui délocalisent et licencient devront rembourser toutes les aides publiques qu’elles ont perçues.Le pôle financier public, qui sera créé pour libérer les activités stratégiques pour le développement économique et la planification écologique des diktats de la finance, fournira un crédit bonifié aux entreprises qui investissent dans des activités durables, qui créent des emplois et qui s’engagent sur des programmes de formation et de recherche.

 

Enfin, l’Etat renforcera sa présence dans le capital d’entreprises stratégiques, pour leur sauvegarde et leur développement. En parallèle, il sera organisé un soutien au développement des PME-PMI, qui sont les plus créatrices d’emplois aujourd’hui, et pourtant souvent à la merci des décisions de grands groupes internationaux, qui leur sous-traitent une partie de plus en plus importante de leur activité.

Ces outils font partie de ceux qu’utilisera le Front de gauche face aux crises qui secouent la planète : investir massivement dans l’industrie et les technologies, pour à la fois relocaliser l’économie, lui faire atteindre les objectifs de la planification écologique et assurer les conditions de salaire dignes pour les salariés.

 

Claire Mazin

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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 15:46

2005: nous avons été 54,67% à dire NON à la "constitution" européenne
2012: serons-nous 54,67% à dire OUI à l’UPR?
UPR: Union Populaire Républicaine.

http://www.agentsdentretiens.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=208%3Aentretien-avec-francois-asselineau-candidat-upr-a-lelection-presidentielle-de-2012&catid=44&Itemid=78

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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 10:29

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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 20:47

Le texte ci-dessous (en noir) a valu à son auteur d’être viré de sa chronique sur France –Culture …

 

A QUOI SERVENT LES LOIS SECURITAIRES ?

 

 

Les textes sécuritaires votés depuis deux ans à l'initiative du gouvernement n'ont paradoxalement pas pour objet de réduire la délinquance, pas plus que la loi contre les discriminations n'aura pour effet de réduire le nombre de foulards islamiques dans les écoles. Ces lois stigmatisent au contraire des populations cibles, en les excluant socialement, comme si l'objectif était de les dresser contre la République. On aura ainsi obtenu la démonstration recherchée, selon laquelle il est décidement impossible d'intégrer (vous avez dit :« intégrer » ? c’est quoi au fait le principe d’une société démocratique, (et qui s’auto-gargarise, verbalement, de « Tolérance »), rappelez-moi ! Bien sûr ce concept on le comprendrait très bien dans le cadre de la pensée nazie par contre…) dans la société française les femmes musulmanes (et donc nos mères, y compris Sophia Loren !, sont considérées comme étrangères à la société française ! puisque toutes elles portaient des foulards sur la tête -chez les plus chics ça s’appelait même « carré de chez Hermès » !- ) et les jeunes des banlieues, appartenant d'ailleurs aux mêmes réserves de ces nouveaux indiens, les "arabo-musulmans".

Tout ce passe comme si, au contraire, ces lois d'exclusiondevaient maintenir la pression de la peur sur les électeurs, entretenir leur effroi (bien sûr ! ça a toujours été très utilisé …..) pour les refuznik de la République, en attendant les barbares des banlieues au journal télévisé du soir.

Le but des lois sécuritaires est d'utiliser politiquement la délinquance de rue comme trompe-l'oeil idéologique, de masquer le démantèlement de l'état social, tel qu'il résultait du programme de 1945 du Conseil National de la Résistance. Mais l'actuel gouvernement risque d'être lui-même victime de ce jeu de leurre de l'opinion publique ; car il est en train de réaliser le programme du Front National (187 pages, 300 propositions), sans pour autant être certain de capter l'électorat d'extrême droite.

Séduire l'électorat d'extrême droite Il apparaît que sur les 24 propositions du F.N. ,en matière de "justice et police", 11 d'entre elles ont déjà été réalisées par D. Perben et N Sarkozy (je m’en doutais !!) :

 "expulser les délinquants étrangers" : A cette fin, la loi immigration du 26 nov 2003 fait passer de 12 à 32 jours le délai de rétention des sans papiers pour augmenter le taux effectif d'expulsions.

- "bannir la politisation de la magistrature" : Le projet du Garde des Sceaux de modifier le serment des magistrats en étendant l'obligation de réserve y pourvoira, ainsi que les poursuites actuelles contre des magistrats du Syndicat de la Magistrature : Hubert Dujardin (affaire Tibéri et hélicoptère dans l'Himalaya), Albert Levy (affaire des cantines du front national à Toulon) C Schouler (livre "vos papiers" sur les contrôles d'identité ) et E Alt ( déclaration contre la loi Perben 2 à l'audience).

 "organiser une coopération étroite entre police et justice" : C'est l'idée de "chaîne pénale"qui supprime la séparation des pouvoirs entre l'exécutif et le judiciaire ; la circulaire du 4 février 2004 du ministère de l'intérieur enjoint même aux policiers de faire des remontrances aux procureurs si leurs décisions ne leur conviennent pas.

- "rétablir la justice de paix" : la loi du 9 septembre 2002 crée les juges de proximité, notables locaux sans indépendance statutaire.

- "réhabiliter les peines promptes, certaines et incompressibles" : La loi Perben du 9 septembre 2002 permet de prononcer jusqu'à 20 ans de prison en comparution immédiate.

 "réduire l'écart entre le maximum et le minimum de la peine" : La proposition de loi sur les peines plancher, soutenue par N. Sarkozy, prévoit que l'emprisonnement ferme sera automatique à la 3ème récidive ; par exemple, on ira en prison pendant 3 ans, au 4ème vol de CD rom.

 "rééchelonner la hiérarchie des peines" :

la loi "criminalité organisée du 9 mars 2004 punit par exemple de 15 ans de prison le vol en série de pièces de monnaie dans les horodateurs, organisé par 3 personnes, y compris des mineurs ; un attouchement sexuel, sans violence physique, sur une adolescente, entraînera l'inscription de l'auteur pendant 20 ans sur le fichier des délinquants sexuels, après l'exécution de sa peine, et rendra très difficile sa réinsertion.

- " sanctionner les manifestations publiques de la débauche" (c’est un discours catholique de 1900ça !! je pensais qu’il était de bon ton de le stigmatiser ) : la loi sécurité intérieure du 18 mars 2003 crée le délit de racolage passif.

-"créer 13 000 nouvelles places de prison" : loi de programmation de la justice du 3 août 2002 le prévoit.

 "resocialiser les mineurs délinquants en centres fermés et responsabiliser les parents" : la loi du 2 août 2002 crée 600 places en centres éducatifs fermés et le projet sur la prévention de la délinquance imposerades stages payants(en language pénal ça s’appelle du « racket » et c’est un procédé mafieux…) aux parents "irresponsables". (c’est l’UNION SOVIETIQUE ça !)

-"améliorer la rémunération des policiers" : des primes de rendement sont créées pour les policiers et les magistrats.

Il manque encore, dans l'application du programme du FN par le gouvernement Sarkozy, le rétablissement de la peine de mort, la suppression de l'Ecole de la Magistrature et l'interdiction du syndicalisme dans la magistrature Les lois sécuritaires ont deux objectifs communs :

 identifier et contenir les populations inutiles(relisez le livre de Vivianne Forrester en 1996 « l’Horreur économique » et ses craintes qu’elle exprimait …. on n’en est plus loin.) pour l'ordre économique, les classes non laborieuses (chômeurs, jeunes des cités, immigrés, mendiants, prostituées, nomades) étant devenues des classes dangereuses.

- traiter pénalement les questions sociales en marginalisant l'autorité judiciaire, afin de passer du traitement artisanal actuel de la délinquance par la justice, à un traitement de masse, industriel, cogéré par les autorités administratives.

Les prescriptions de la Convention Européenne des Droits de l'Homme (droits de la défense, présomption d'innocence) ralentissent en effet la production de sanctions par la justice. Le projet "prévention de la délinquance"de N. Sarkozy permet à des autorités administratives de coproduire des sanctions pour les familles "à problèmes".

En amont de la justice, les maires pourront imposer des stages parentaux payants, des tutelles aux prestations sociales, des expulsions pour troubles de voisinage ; en aval de la justice, l'administration pénitentiaire devient juge de l'application des peines afin d'accélérer la gestion des flux carcéraux , en accordant elle-même des réductions de peine (loi criminalité organisée). Ce traitement pénal de masse de la délinquance a en outre l'avantage de créer des emplois dans l'industrie de la punition (surveillants pénitentiaires, vigiles...,).

 

Le leurre sécuritaire :

 

Ces lois sécuritaires ont une fonction de captation de l'opinion publique, d'occultation idéologique de la politique actuelle de liquidation de l'état social. L'objet réel de la loi contre le foulard à l'école et des lois sécuritaires n'est pas de traiter les problèmes qu'elles dénoncent (intégrisme, délinquance, criminalité organisée...). Il faut au contraire que ces phénomènes perdurent. Il est même souhaitable que les chiffres de la délinquance contre les personnes augmentent ou soient gonflés pour tenir en haleine les électeurs apeurés ; il est nécessaire de stigmatiser les filles voilées (et interdire les groupes folkloriques bretons ou alsaciens j’imagine, et le port du chapeau par les hommes ça va être criminalisé aussi ? et le port de la jupe au lieu du Jeans de marque Lee Cooper sera considéré comme un « enfermement de la femme ou un signe religieux bientôt ?)et le danger musulman pour détourner l'attention des chiffres du chômage, des délocalisations d'entreprises, des enfants vivant en France en dessous du seuil de la pauvreté (1million 1/2), de l'augmentation des expulsions locatives et du nombre de S.D.F. Pendant qu'on agite le chiffon rouge contre de jeunes lycéennes voilées (pas  «  voilées » ! voilé c’est autre chose : c’est le visage, vous jouez avec les mots, après on qualifiera celles qui portent un corsage de femmes voilées ?) et contre l'insécurité de nos villes (pourtant les délits de voie publique ont diminué de 21% en 2 ans à Paris, et les bavures policières ont augmenté,), les affaires du MEDEF peuvent continuer. L'attention des électeurs est détournée, et c'est bien là l'essentiel, de la détresse des chômeurs, de la précarisation des salariés et de la remise en cause du système des retraites et de l'assurance maladie. Le résultat certain de la loi "contre les discriminations" est qu'on exclura de plus en plus de jeunes filles des lycées, car le durcissement de convictions déjà rigides est le réflexe de tout groupe victimisé. Le résultat annoncé des lois sécuritaires est qu'on entassera encore plus de détenus dans les prisons, dont chacun sait qu'elles sont des machines à produire de la récidive.

Ainsi, selon les statistiques du ministère de la justice, 65% des personnes condamnées à de l'emprisonnement ferme retourneront en prison, tandis que seulement 11% de ceux qui ont bénéficié d'une peine de sursis simple ou d'une libération conditionnelle récidiveront (infostats justice juillet 2003).

L'emprisonnement n'a donc pas pour effet de réduire la délinquance !

 

Un ordre mobile.

 

Malgré l'inefficacité réelle de l'emprisonnement sur la délinquance, la machine pénitentiaire tourne à plein régime : Déjà presque 61 000 détenus, (c'est à dire 7% de hausse en un an !) en février 2004, et l'inflation s'amplifiera par la création de nouvelles infractions (loi Sarkozy), tandis que le nouveau jugement sur négociation de la peine avec le procureur va la faire exploser. Au lendemain des élections présidentielles d'avril 2002, une député UMP (N..Kosciusko-Morizet, le Monde du 14 nov 2002) avait plaidé pour l'avènement d'un "ordre mobile" : "Il importe avant tout que le curseur de l'action se place là où l'adhésion accompagne le signe de l'ordre". Ordre mobile, justice en temps réel, ce sont des valeurs "modernes", empruntées à la mondialisation du marché, qui entrent dans l'univers judiciaire.

Comme la circulation des marchandises, les lois doivent être fluides et flexibles, et la justice doit être immédiate. Effrayant aveu d'un projet de société pénalisant la simple contestation de l'ordre, N Sarkozy met en place cet "ordre mobile" : Les infractions crées par la loi "sécurité intérieure" du 18 mars 2003 ne résultent plus d'un préjudice matériel et concret causé à quelqu'un ; elles se déduisent d'un comportement, mendier, se prostituer, bavarder en groupe devant un immeuble... L'ordre social seul est en cause dans ces nouvelles infractions qui n'occasionnent aucun préjudice à une victime particulière.

La loi "criminalité organisée" du 9 mars 2004 complète le dispositif en orientant ces procédures vers "la négociation de la peine" avec le parquet. Une misérable justice, sans juges et sans audiences, pour des affaires de misère.

Aux Etats-Unis, ce système de plea-bargening a été déterminant dans l'émergence des villes-prisons (taux d'incarcération 7 fois supérieur à celui de la France), accompagnée par l'automaticité des peines fermes en cas de récidive.

Séparer les populations « utiles » des populations « inutiles » Les récents textes sécuritaires s'articulent donc par une vision cohérente de l'organisation sociale, dont l'objet est de séparer les populations utiles (électeurs, salariés), des populations inutiles (chômeurs , délinquants, immigrés). (à Varsovie on a appelé ça Ghetto dans les années 40).

Qu'il s'agisse de la loi Perben du 9 septembre 2002 sur les "orientations de la justice", de la loi Sarkozy du 18 mars 2003 sur la "sécurité intérieure", de la loi sur l'immigration du 26 nov 2003, ou de la loi "criminalité organisée"du 9 mars 2004, toutes les lois récentes illustrent le traitement pénal des questions sociales.

Car la disparition des emplois industriels, le déséquilibre des relations salariés /employeurs, laissent sans activité et sans espoir, d'immenses réservoirs de main d'oeuvre, jusqu'ici utilisés dans l'essor économique. Un traitement social de ces populations en déréliction nécessiterait une autre politique de services publics, une autre distribution des richesses, que le MEDEF ne peut accepter. (et surtout une autre économie, et un autre rapport de forces social)

La seule alternative qui s'offre à l'actuel gouvernement est d'appliquer un traitement pénal de masse à ces populations désormais au chômage pour lesquelles il n'est plus possible de monter dans l'ascenseur social, et qui ne peuvent même plus prétendre à la condition ouvrière de leurs parents. La crise du libéralisme détermine cette régression conservatrice, et ces lois sécuritaires. (voilà un sociologue lucide ! le premier depuis 30 ans !)

Celles ci permettent à la fois d'alimenter la peur, l'individualisme, donc d'empêcher les mobilisations sociales, mais aussi de créer des emplois dans "l'industrie de la punition" et de la surveillance, selon l'analyse de Niels Christie.

 

L'industrie de la punition

 

 

L'ensemble du secteur de la sécurité publique et privée (policiers, vigiles, surveillants, gendarmes...) représente presque 400 000 emplois en France ; il est en croissance constante, puisque 14 000 policiers et gendarmes vont encore être recrutés d'ici 2007.

La 13ème édition de "MILIPOL Paris 2003", salon entièrement dédié aux technologies de la" sécurité intérieure des états et de la lutte anticriminelle", témoigne de la prospérité de ce secteur économique qui génère de nouveaux métiers et crée des emplois autour de la biométrie (identification humaine), des caméras intelligentes, des entreprises d'intelligence économique (stratégie du risque)...

Bourdieu remarquait déjà en 1993, dans "la misère du monde", que le chiffre d'affaires de la sécurité privée représentait le tiers du budget de la police nationale (article de Rémi Lenoir, "désordre chez les agents de l'ordre") . C'est ainsi que dans une période où 10% de la population est au chômage, la prison a une fonction asilaire, mais aussi un rôle économique.

L'ouverture des champs pénitentiaire et judiciaire aux entreprises privées se manifestent par des modifications importantes des règles concernant les marchés publics : Les lois de programmation pour la sécurité intérieure et pour la justice prévoient des dérogations aux procédures d'appels d'offres, pour la construction des 13 000 nouvelles places de prison et des 600 places de centres fermés pour mineurs.

Le montant des sommes engagées s'élevant à 1,3 milliards d'euros pour les seules prisons, tout le secteur des travaux publics va bénéficier de la politique du tout carcéral, sans compter la construction de commissariats et de la création d'une centaine d'unités de gendarmerie, d'ici 2007 (toujours selon des procédures dérogatoires au code des marchés publics).

Si on se fie aux pratiques actuelles des entreprises du bâtiment, on verra bientôt le Ministère de la justice lui-même mis en examen dans des affaires de corruption.... Pour de nombreux groupes (Valeo, Vahiné, Assistance Publique des Hôpitaux de Paris...), le travail des prisonniers, payé bien en dessous du SMIC, représente un main d'oeuvre flexible à souhait, sans syndicat ni risque de grève, sans que le droit du travail ne s'applique.

Les cantines des prisons assurent depuis longtemps de confortables bénéfices à la multinationale Sodexho.

Les prisonniers sont rémunérés à la tâche pour assembler des matériels de perfusions ou des équipements de voitures, tandis que des entreprises se partagent les profits du renouvellement des armes des policiers (300 000 armes de poing pour 90 millions d'euros ), des bracelets électroniques (Elmotech), des flash balls....

La vidéo surveillance des rues ou des parkings concerne 388 communes en France, avec un budget d'environ 100 000 euros par commune ; ce marché va se développer considérablement car le projet de loi Sarkozy sur la "prévention de la délinquance" accorde des réductions d'impôts en cas d'installation de caméras dans les immeubles collectifs !

Tandis que certains font des affaires grâce à l'expansion du marché du sécuritaire en profitant de l'idéologie de la tolérance zéro, des pans entiers de la populations sont reléguées, soit dans une infra-société, sans services publics et sans égalité des droits, survivants du RMI et du travail précaire, soit dans les prisons, qui sont plus que jamais, comme l'a démontré Loïc Wacquant, celles de la misère.

 

« La liberté n'est pas dans l'État, elle est dans l'homme, car il est dans la nature du Prince de contraindre, il est dans la nature des personnes d'être elles-mêmes. L'important est moins de définir les libertés politiques que de maintenir chez les individus la religion, et la pratique, de l'acte personnel. Les peuples libres ne sont pas forcément ceux qui ont une constitution politique libérale. Qu'importe même un gouvernement dictatorial, si face à lui, la recherche et la décision personnelle, règnent dans la vie sociale, tandis que la tyrannie ne fait qu'affirmer contre elle, un peuple doublement épris d'indépendance. Ce qui compte n'est pas écrit dans les textes, mais vécu en esprit et dans l'acte. Car tout esprit authentique nourrit le geste qui le nourrit. Si nous avons perdu l'esprit de liberté, c'est bien parce que nous vivons dans une civilisation qui l'exclut du geste quotidien. » (Bernard Charbonneau)

___

Aujourd'hui, dans les prisons françaises, il n'y a jamais eu autant de détenus depuis la fin de la guerre..

 

 

 

"Courage ! ne désespérons pas il nous restera la mort du traitre, la mort du trouillard, la mort du lâche, la mort par humiliation ... cette époque est bien pire que la dernière guerre mondiale dont on nous a rabâché les oreilles en nous disant "plus jamais ça", qu'est-ce que nos enfants écrirons dans les livres d'histoires à notre propos ? ... ils menèrent ce monde dans le chaos, les uns étaient des escrocs, les autres des barbares et pour le reste il me semble qu'il s'agissait de lâches et de traitres.."

 

propreprison.jpg

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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 17:40

Vous savez, j'espère, que les USA sont, et de loin ... , le pays au monde qui a le plus fort taux de mise en prison de ses habitants (oui ! plus que la Chine, malgrès son Lao-Gai, plus que l'Iran, que ces même USA présentent comme un pays oppressif, plus que le Rwanda, etc.

Mais ça n'a pas toujours été le cas.

En fait ce taux a été multiplié par 5 ces vingt dernières années ...


Oui...

une autre chose qui s'est développé pendant cette période c'est .... le complexe carcéro-industriel, des entreprises qui se font du fric avec le travail des détenus
http://en.wikipedia.org/wiki/Prison-industrial_complex
(quoi? ça a existé dans le passé ? ah bon ? dans le Reich ? je sais certaines sociétés toujours là ! et qui ont échappé aux sentences du Tribunal de Nüremberg y on fait plein de fric, BASF etc)

 

Et, la logique du capitalisme aidant, et l'avidité de ses acteurs, ça devient de pire en pire, une spirale, forcèment sans fin vers les abîmes du cynisme et d'un nouveau fascisme, si vous ne me croyez pas lisez cet article :
http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-le-travail-dans-les-prisons-des-etats-unis-prelude-aux-camps-92376633.html

 

ET ça  :

LE GOULAG DE L'OUEST

 

 


Bref le système carcéral US devient comme était le Goulag, un système de travail obligatoire non rémunéré, l'idéal  pour un capitaliste ! , comme quoi les mêmes tendances se retrouvent maintenant à l'Ouest comme autrefois à l'Est. En Chine on apelle ça le Lao-Gai, et ça a profité aux industriels allemands aussi durant les années 1933-1945, souvenez-vous !

Jean Ziegler, vous le savez déjà j'espère, a dit "le crime organisé est le stade ultime du capitalisme",  de même il appert de plus en plus que le Goulag est le stade ultime de la "réduction des couts salariaux".

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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 20:21

• La Liberté de manger et de cultiver :
- Suppression du Comité technique permanent de la sélection et du catalogue des plantes.
- Autorisation de faire pousser toutes les plantes existantes sur la surface de la Terre.
- Passage des terres bio cultivées à 50 % du territoire national, au lieu des 3 % actuels.
- Taxation des produits alimentaires contenant de la chimie ou des pesticides.
- Interdiction complète des OGM, en dehors des laboratoires.
- Nationalisation de tous les systèmes de gestion d'eau.
- Toute nouvelle substance chimique à introduire sur le marché devra être soumise à des tests réalisés par des laboratoires indépendants et par un vote au parlement.
- Interdiction de la nourriture irradiée (Mc Donald).

• La Liberté de se soigner :
- Suppression de l'obligation vaccinale, seul le patient a le droit de choisir s'il souhaite être vacciné ou non.
- Sortie de la France de l'OMS, afin d'avoir une politique souveraine en matière de tabac, d'alcool, de conduite automobile, de cannabis, de cancer, de médicaments et de vaccination.
- Suppression de l'Ordre des Médecins, afin de redonner aux médecins leur liberté pour soigner au mieux leurs patients.
- Remboursement des consultations en diététique, homéopathie, acupuncture, ostéopathie.
- Taxation des médicaments chimiques, remboursés par la sécurité sociale, à hauteur de 10 %.
- Versement par l'État des sommes qu'il ne verse pas à la Sécurité Sociale, soit plus de 50 milliards d'euros.
- Utilisation du crédit généré par la Sécurité Sociale pour rembourser à hauteur de 100 euros les lunettes et à hauteur de 500 euros les prothèses dentaires.
- Sortie du Codex Alimentarius.
- Recréation du diplôme d'herboriste.
- Suppression de l'Ordre des Pharmaciens.
- Refonte des études de médecine afin de donner une approche globale de la santé aux futurs médecins, notamment via la présence dans les programmes de l'acupuncture, l'ostéopathie, la diététique, l'homéopathie, la médecine par les plantes, etc.
- Mise en place de thérapie pour soigner les cancers, notamment, avec l'huile de cannabis, la vitamine B17, la vitamine C, etc.
- Passage du seuil de pollution électromagnétique autorisée à 0,6 V/m, comme le Liechtenstein, au lieu des 41 V/m (normes de l'OMS).
- Arrêt progressif du nucléaire, l'un des principaux facteurs de l'explosion des cancers en occident.

• La Liberté d'apprendre :
- Suppression du financement par les entreprises des écoles et des universités.
- Refonte des programmes pour que l'élève soit un être autonome et libre penseur et non un esclave docile.
- Suppression du fichier base élèves.

• La Liberté de fumer du tabac :
- Autorisation de fumer dans les CHR et les entreprises privées et publics qui le souhaitent.

• La Liberté de se « droguer » en dehors des pharmacies :
- Dépénalisation du cannabis et autorisation de vente dans les débits de tabac.
- Dépénalisation de toutes les soi-disant « drogues ».

• La Liberté de marcher :
- Suppression des caméras de vidéo-surveillance.
- Suppression de 90 % des affiches publicitaires.
- Multiplication par quatre des bancs publics dans les villes.
- Suppression de 80 % des bites en métal sur les trottoirs.
- Interdiction de construire des immeubles de plus de six étages.

• La Liberté sexuelle :
- Réouverture des maisons closes.

• La Liberté de se cultiver :
- Suppression de la publicité sur toutes les chaînes de Radio France et de France Télévision.
- Suppression de la redevance et intégration de son budget dans les impôts.
- Obligation aux diffuseurs privés et publics de passer 50 % de programmes français et 30 % de programmes Europe-Afrique-Asie.
- Division par deux des recettes publicitaires des chaînes de télévision privées.
- Suppression de la loi Hadopi.
- Interdiction de diffusion de programmes télévisés un jour par semaine.

• La Liberté de se déplacer :
- Suppression de l'obligation de porter un casque en deux roues pour les majeurs de plus de 21 ans. Le majeur décide de son choix.
- Suppression de l'obligation de mettre une ceinture de sécurité pour les majeurs de plus de 21 ans. Le majeur décide de son choix.
- Suppression du permis de conduire à point pour les majeurs de plus de 21 ans.
- Suppression des radars automatiques.
- Suppression du gilet jaune et du triangle.
- Passage du taux d'alcoolémie autorisé de 0,5 g à 1,20 g.

• La Liberté de prendre des décisions politiques :
- Sortie de la France de l'Union Européenne.
- Suppression du cumul des mandats.
- Vote de toutes les lois par référendum.
- Suppression de centaines de lois inutiles.
- Encadrement du nombre de lois autorisées par an, une par mois au maximum.
- Proposition de lois par les députés (50 %) et les citoyens (50 %).
- Nomination des députés par tirage au sort.
- Réécriture de la constitution.
- Obligation de transparence sur l'appartenance des citoyens à la secte des francs-maçons.

• La Liberté économique :
- Sortie de la France de l'euro.
- Sortie de la France de l'OMC.
- Nationalisation des banques.
- Suppression de l'endettement de l'État auprès des banques privées.
- Restauration des barrières douanières.
- Suppression de la majorité des aides aux entreprises.
- Favorisation des artisans, indépendants, PME par la progressivité de l'impôt sur les sociétés en fonction de la taille.

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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 17:19

Par Julien, pour “Nos Libertés”, le 1er novembre 2011.

Ils commencèrent pas créer l’agriculture et avec elle naquit la propriété et l’idée de guerre pour conquérir la propriété de l’autre. Plus tard, ils fabriquèrent l’esclavage et certains étaient contents de bénéficier d’une main-d’œuvre et de domestiques gratuits. Par la suite, Ils créèrent la machine à vapeur et le train. Et tout le monde était content, car on pouvait voyager plus vite qu’avec un cheval, on pouvait sortir et voir du beau monde. On pouvait vendre de la marchandise sur un pays entier. Ils créèrent le rasoir, le shampoing, le déodorant, et aussi la brosse à dent. Alors tout le monde acheta des rasoirs, des shampoings et des brosses à dents. Tout le monde voulait être beau et propre et surtout partir à la ville, quitter la ferme. Alors, ils créèrent la Police, la Justice, L’Hôpital, la Prison, la Sécurité Sociale, les prisons pour vieux. Et tout le monde était content car la Police, la Justice, L’Hôpital, les prisons pour vieux c’était vraiment fameux !

Alors, ils créèrent l’électricité, le rasoir électrique, l’aspirateur, la moquette, la voiture, le chewing-gum, le gaz moutarde, les pesticides, l’anti-moustiques, le pétrole, les médicaments. Tout le monde était content de pouvoir tuer des moustiques, des insectes, des microbes, des odeurs, des douleurs. Ils créèrent la radio et la télévision. Et tout le monde était très content, car il y avait toujours quelque chose de nouveau à acheter.

Puis, ils créèrent le Permis de conduire. Il fallait payer pour l’avoir, mais c’était pour le bien de la société, alors c’était normal qu’on paye. Plus tard, on nous apprit que désormais quand on avait le permis de conduire on pouvait aussi le perdre et payer à nouveau. Mais, c’était pour le bien de la société, alors on était satisfait. La Sécurité Sociale c’était bien, car on payait toute l’année pour avoir le droit de se faire rembourser, si jamais on allait voir le médecin. Alors on était content et satisfait. Plus tard, on nous apprit que désormais il fallait continuer à payer, mais que pour le remboursement c’était moins sûr...

Puis, ils changèrent les bases mêmes du droit, on était plus coupable d’un meurtre ou d’un vol, on devenait soudain coupable du risque potentiel d’un meurtre ou d’un vol : risque potentiel de l’alcool au volant, risque potentiel de la drogue au volant, risque potentiel de la vitesse élevée, risque potentiel sans ceinture, risque potentiel sans gilet jaune, risque potentiel du tabac dans les bistrots, risque potentiel terroriste, risque potentiel des plantes de la nature, risque potentiel chez les moins de cinq ans, risque potentiel chez les gros, risque potentiel de mauvaise éducation des enfants, etc. Au nom du risque potentiel on pouvait autoriser une société totalitaire, mais c’était pour notre bien, alors, on devait s’estimer très heureux... Même si certains pouvaient tuer plus de 500 000 Irakiens, sans aller en prison et sans aucun risque potentiel.

Mais, on était quand même très content, car le gouvernement s’occupait de la crise. La crise des banques qui ont perdu des milliards d’euros. Donc, il fallait leur rembourser leurs pertes, car sinon la société risquait de s’écrouler. Alors, il faut faire la guerre pour gagner de nouveaux marchés et rembourser les dettes des banquiers. C’est normal, c’est pour notre bien.

Le marché de la voiture.
Pour General Motors.
Le marché de l’alimentation.
Pour General Food.
Le marché de l’électricité.
Pour General Electric.
Le marché des assurances.
Pour Generali Assurance.
Le marché du pétrole.
Pour General Pétrole.
Le marché des radars.
Pour General Radars
Le marché du permis à point.
Pour General Permis.
Le marché du GPS.
Pour notre sécurité.
Le marché de la vidéosurveillance.
Pour notre sécurité.
Le marché du vélib.
Pour notre sécurité écologique.
Le marché du tramway.
Pour notre sécurité écologique.
Le marché du BTP.
Pour General Bouygues.
Le marché des autoroutes.
Pour General Bouygues.

Le marché des taxes pour fumer, des taxes pour boire, des taxes pour la drogue, des taxes pour l’essence, des taxes pour le permis. Les taxes pour les sodas et bientôt d’autres taxes pour alimenter la cagnotte de l’État et faire de futures guerres. Des petites guerres pour détruire ce qui existe et développer de nouveaux marchés.

Le marché de la médecine contre la maladie.
Pour General Chimie.
Le marché des vaccins contre les virus ennemis.
Pour General Vaccins.
Le marché des shampoings contre la saleté.
Pour General Shampoing.
Le marché des déodorants contre les mauvaises odeurs.
Pour General Déo.
Le marché de l’anti-moustique bio contre les moustiques.
Celui qui tue tout en étant bio.

Et puis ils fabriquèrent des bombes atomiques. Pour notre sécurité. Et le marché des bombes atomiques était florissant, alors tout le monde était très content, car tout le monde était en complète sécurité avec ces bombes, ces radars, ces machines, ces caméras, ces digicodes, ces permis, ces gilets jaunes.

Alors, ils eurent envie de foutre des bombes sur la gueule des Vietnamiens, des Yougoslaves, des Afghans, des Irakiens. Puis, ils détruisirent les bistrots pour les remplacer par des « fastheufood » et des « lounge bars ». Ils inventèrent ensuite Internet, un jouet extra, dont tout le monde était très content. Pensez, un supermarché ouvert 24 heures sur 24 où on pouvait commander tout : une voiture, un repas, une plante bio, un film, une petite copine, une conversation ! Quoi de plus fameux ! Sans même bouger de chez soi ! Puisque le marché était devenu mondial, ils allaient enfin pouvoir vendre partout leur shampoing, leurs rasoirs, leurs bombes, leurs journaux, leurs « facebook», leurs ordinateurs, et leurs voitures sur toute la terre, fabriqués, pour pas cher, en Chine dans des camps de travail forcé. Ils pouvaient vendre mondialement la même musique, les mêmes films, les mêmes slogans et la même langue.

Pour vendre toujours plus de voitures, d’avion, de bombes, de journaux, d’information, il faut une seule culture mondiale. Il faut un monde uni ayant une seule et même culture et la paix universelle arrivera enfin, puisque tout le monde pensera pareille. Si tout le monde est identique, plus de différence, plus de jalousie, plus de guerre, voilà la bonne solution ! Mais pour cette paix universelle, il faut auparavant tout détruire, quel paradoxe… Détruire tout, pour obtenir la paix. Quelle idée rentable… pour les vendeurs de destruction.

Former des petits soldats de la destruction dès la naissance. Les gaver de jeux vidéos et de films de guerre. Leur formater le cerveau à l’école dès le plus jeune âge. Les faire travailler sur ordinateurs, les transformer en petit robot exécutant docilement les ordres de destruction, au nom de la sécurité et du progrès : ma tribu contre ta tribu !

Détruisons les villages !
Oui !
Détruisons les maisons !
Oui !
Bombardons les Africains !
Oui !
Bombardons les Japonais !
Oui !
Bombardons les Français !
Oui !
Bombardons les Irakiens !
Oui !
Bombardons les Lybiens !
Oui !
Détruisons les artisans !
Oui !
Détruisons les paysans !
Oui !
Détruisons les riches !
Oui !
Détruisons les campagnes !
Oui !
Détruisons les Amérindiens !
Oui !
Détruisons les Musulmans !
Oui !
Détruisons les rouquins !
Oui !
Détruisons les vieux !
Oui !
Détruisons les autonomes !
Oui !
Détruisons les libertés !
Oui !
Détruisons la corrida !
Oui !
Détruisons la musique !
Oui !
Détruisons le silence !
Oui !
Détruisons la beauté !
Oui !
Détruisons les langues !
Oui !
Détruisons les racailles !
Oui !
Détruisons les Juifs !
Oui !
Détruisons les artistes !
Oui !
Détruisons les poètes !
Oui !
Détruisons l’intelligence !
Oui !
Détruisons la religion !
Oui !
Détruisons la paix !
Oui !
Détruisons les insectes.
Oui !
Détruisons la tolérance !
Oui !
Détruisons la politesse !
Oui !
Détruisons les oiseaux !
Oui !
Détruisons la virilité !
Oui !
Détruisons les saveurs !
Oui !
Détruisons les identités !
Oui !
Détruisons ceux qui ne sont pas écolos !
Oui !
Détruisons les libertins !
Oui !
Détruisons les drogués !
Oui !
Détruisons les buveurs !
Oui !
Détruisons les déviants !
Oui !
Détruisons les blancs !
Oui !
Détruisons les gros !
Oui !
Détruisons les fumeurs !
Oui !
Détruisons les clochards !
Oui
Détruisons les cultures !
Oui !
Détruisons les poils !
Oui !
Détruisons la saleté !
Oui !
Détruisons la réalité !
Oui !
Détruisons votre argent !
Oui !
Oh oui, encore, encore !
Encore et toujours plus de destruction !
Oui !
Battons, battons-nous !
Oui !
Vive la Guerre !
Oui !
Vive le Parti !
Oui !
Vive l’Armée !
Oui !
Vive la Police !
Oui !
Vive la Loi !
Oui !
Vive la Télévision !
Oui !
Vive l’Ordre des Médecins !
Oui !
Vive l’intolérance !
Oui !
Vive la destruction de la vie !

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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 08:46

A la caisse d'un super marché une vieille femme choisit un sac en plastique pour ranger ses achats. La caissière lui a alors reproché de ne pas se mettre à « l'écologie » et lui dit:
"Votre génération ne comprend tout simplement pas le mouvement écologique. Seuls les jeunes vont payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources!"
La vieille femme froissée s'est excusée auprès de la caissière et a expliqué: " Je suis désolée, nous n'avions pas de mouvement écologique dans mon temps."

Alors qu'elle quittait le magasin, la mine déconfite, la caissière en rajouta:
" Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à notre dépens. C'est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l'environnement dans votre temps! "

La vieille dame admît qu'à l'époque, on retournait les bouteilles de lait, les bouteilles de Coke et de bière au magasin. Le magasin les renvoyait à l'usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau; on utilisait les mêmes bouteilles à plusieurs reprises. À cette époque, les bouteilles étaient réellement recyclées, mais on ne connaissait pas le mouvement écologique.
De son temps, on montait l'escalier à pied: on n'avait pas d'escaliers roulants dans tous les magasins ou dans les bureaux. On marchait jusqu'à l'épicerie du coin aussi. On ne prenait pas sa voiture à chaque fois qu'il fallait se déplacer de deux rues. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique.
À l'époque, on lavait les couches de bébé; on ne connaissait pas les couches jetables. On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge; pas dans un machine avalant 3000watts à l'heure. On utilisait l'énergie éolienne et solaire pour vraiment sécher les vêtements.
À l'époque, on recyclait systématiquement les vêtements qui passaient d'un frère ou d'une sœur à l'autre. C'est vrai ! on ne connaissait pas le mouvement écologique.
À l'époque, on n'avait qu'une TV ou une radio dans la maison; pas une télé dans chaque chambre. Et la télévision avait un petit écran de la taille d'une boîte de pizza, pas un écran de la taille de l'État du Texas.
Dans la cuisine, on s'activait pour fouetter les préparations culinaires et pour préparer les repas; on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts et qui bouffent des watts autant qu'EDF en produit.
Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait comme rembourrage du papier journal ou de la ouate, dans des boites ayant déjà servies, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique.
À l'époque, on utilisait l'huile de coude pour tondre le gazon; on n'avait pas de tondeuses à essence auto-propulsées ou auto portées.
À l'époque, on travaillait physiquement; on n'avait pas besoin d'aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l'électricité. Mais, vous avez raison: on ne connaissait pas le mouvement écologique.
À l'époque, on buvait de l'eau à la fontaine quand on avait soif; on n'utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à jeter à chaque fois qu'on voulait prendre de l'eau.
On remplissait les stylos plumes dans une bouteille d'encre au lieu d'acheter un nouveau stylo; on remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir après chaque rasage. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique.
À l'époque, les gens prenaient le bus, le métro et les enfants prenaient leur vélo pour se rendre à l'école au lieu d'utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi de 24 heures sur 24.
À l'époque, les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d'une année sur l'autre, les crayons de couleurs, gommes, taille crayon et autres accessoires duraient tant qu'ils pouvaient, pas un cartable tous les ans et des cahiers jeter fin juin, de nouveaux crayons et gommes avec un nouveau slogan à chaque rentrée. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique.
On avait une prise de courant par pièce, pas une bande multi-prises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d'aujourd'hui."
ALORS VIENS PAS ME FAIRE CHIER AVEC TON MOUVEMENT ÉCOLOGIQUE

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Texte Libre

Quand on vit dans l'Europe actuelle,on comprend le dégoût et la haine que les gens d'Europe de l'Est ont pris pour la langue russe  defenselanguefrancaise.org “aujourd'hui il y a sur les murs de Paris plus de mots anglais qu'il n'y avait de mots allemands pendant l'Occupation, et ça c'est quand même sous la responsabilité de ceux qui veulent bien le mettre, parce qu'il n'y a pas de troupes d'occupation aujourd'hui. Je les appelle des collabos.“ (Michel Serres)

Linguistic-colonisation---NO_560.jpg

routine funèbre

 un homme meurt d'une crise cardiaque tellement il a eu peur lors d'un contrôle de police . ça t'étonne ? moi pas

A TOUTES LES VICTIMES

tiens des femmes portant un "voile islamique"

PARFUMS

ESPERANTO

dictionnaires multilingues, exemple

Tous ses nouveaux articles sont du plus haut interêt

 ambiance de merde, société détraquée et psychosée, rumeur meurtrière, flicaille : 1 mort innocent tué par la bétise des gens 


maldekstremaj koreanoj

"Pour redevenir un peu intelligent" il va falloir refaire un effort de compréhension du phénomène (nous sommes entré dans une phase très brutale)

"Tout pouvoir corromp, tout pouvoir absolu corromp absolument" il n'y a pas de pire poison de PIRE en PIRE

TOUCHE PAS à MON LABO !

Ce qu'était réellement Kadhafi

 

 Les pilotes français des avions qui ont fait ça vont-ils être poursuivis par leur conscience pour le restant de leur vie  ? 

Kadhafi (القذافي) dans l'intimité

LABOURSTART

fakir_logo.jpg

La lucidité de SORAL

Les-diables-sont-déchainés

Earth Liberation Front

Front de Libération des Animaux

Komuna Batalo  luktu kune kara/Ne restu sola en doloro/ĉar tiu ĉi komuna doloro/Neniam dise/kuraciĝos 

Phil Glass NIGHT TRAIN

BRAVE NEW WORLD

Egypte : belles et interessantes photos 
URANIUM APPAUVRI génocide des irakiens, des serbes etc  

on réédite les erreurs des années 20 
le dissident de Genève Forces international

IMMONDE FRANCE transformée en cauchemar !créez des fonctionnaires
Saddam face à l'histoire  

le racisme est en dernière analyse un racisme anti-pauvres reflechissez ... à quand une assoc anti-raciste pour défendre ceux-ci ? ça risque pas: les assoc anti-racistes sont composées de riches et de bourgeois !  L'Occident va crever de ne plus se toucher 

DES GENS 15è arrond. Quand Paris était encore une ville du peuple
défendons la langue française
et les autres
domo dico 

 

Jacob Cohen
On fait encore de belles chansons en FRANCAIS 
  
La vraie vie  reconnaitre les papillons  découvrir le monde des insectes: FABULEUX!
http://fauneflore06.site.voila.fr/pages/insecte/insecte.htm#Ordres
 

tous les oiseaux leur chant etc

France actuelle: HORREUR ABSOLUE à quoi on nous prépare 

17 mesures d'URGENCE
le monde dont nous voulons le contraire de celui qu'on nous impose  tout ça va bientôt être INTERDIT par les arrêtés municipaux fascistes détraqués

http://dont-stop-the-chicha.skyrock.com/

"il va falloir reconnencer à sculpter les facades des maisons, à vivre dans le beau, pourquoi toujours la merde et la sous-merde ?!"

 ne pas laisser tomber avant d’avoir commencé, nos enfants ont besoin de nous

Contre les bistrots qui puent l'antiseptique!

dépéchez-vous avant que les règlements municipaux n'interdisent de mettre des plantes odoriférantes dans son jardin: semences BIO de fleurs et de légumes rares 

Joseph Moshe? on a retrouvé Joseph Moshe ! mais comment se fait-il qu'aucune date de liberation n'est indiquée, ni de jugement? et comment se fait-il qu'aucun journaliste n'a pris la peine d'aller le visiter pour en avoir le coeur net sur ce qu'il est?

Diana le FILM

Il y a eu 2 génocides, sauf que le deuxième n'a bénéficié d'aucune commémoration

http://www.parasciences.net/

CABANES DANS LES ARBRES

TOUTES LES GALAXIES !

KURT SONNENFELD

Bruxelles 11 septembre 2008

vidéo à regarder jusqu'au bout, c'est là que se trouve le plus important !!

petit à petit ça se sait LA NATURE DU CAPITALISME et la psychologie de ses "kapos"

Chute libre dans la barbarie tout citoyen français vit maintenant dans une insécurité de tout instant, à chaque moment un cauchemar ignoble peut s'abattre sur lui quand on vous disait de pire en pire contre ces horreurs, ce cancer qui ronge la FRANCE lapétition 

pour le receuil de témoignages

la France montrée du doigt par Amnesty International pour les excès de la police et  l’impunité dont jouissent leur auteurs (la Chine nous donne une leçon !)  faute de structure d’enquête indépendante et avec une justice plus prompte à classer les affaires qu’à les juger. et voilà un qui lâche le morceau et explique beaucoup de choses - un témoignage de l'intérieur! - plein d'exemples de cette mentalité Tout ça vient de leur impunité
 http://outre-vie.forum
poésie et astronomie

poésie de Francis Jammes
* discours anti-secte comme support de l’idéologie néolibérale *
apparitions en Egypte

 Daninos disait: "L'esprit, comme le parachute, doit être ouvert pour fonctionner."
* les OVNIs en Argentine 

la lettre de la vieille dame :

les Bistrots Résistants
Ne plus respecter les lois liberticides
 Zygmunt Bauman

"On a beau parler des droits de l'homme, il faut d'abord respecter l'individu et sa liberté. Sinon, c'est du vent, un beau discours qui ne sert à rien à nous les vivants." (Gao Xingjian)

PAUVRE ARGENTINE!

SANS DROITS SANS VOIX

féroce inégalité des sexes ! quand cela cessera-t-il ?
l'affaire Fortin
halte à l'inhumanité du racisme anti-homme !

papillons  - en 2008  carabus coriaceus ?
oiseaux
  dictionnaire HINDI

c'est délicieux  !

cuisine de Rosine
cuisine syrienne
v Merveilleux tableaux

vun miracle nommé Bubulle
une analyse sociologique lumineuse des dérives actuelles :

le critère? être minoritaire !!

Texte Libre

ECOUTER en LISANT: (Phil Glass)

années 50 époque moins constipée que maintenant qu'est-ce qu'on vous regrette !
Je suis un sentimental - Eddie Constantine

NOUVEAU:  ICI LES CHANTS DE TOUTES LES ESPECES D'OISEAUX DU MONDE ENTIER  

Voyages en ASIE

TROUVER LES VARIETES ANCIENNES D'ARBRES FRUITIERS : c'est ICI http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0079.gif

IMMONDE ! on se croirait en URSS !

alors la frontière n'existe plus: http://www.maitrepo.com/a

Haïkus

jouer au TAROT : télécharger

rue Affre  

  Fabuleux ROSSINI
v Abdelhalim Hafez

v "ah  mais ça ne finira jamais"
v Je veux dire au monde une histoire
*pour découvrir le monde des insectes, FABULEUX!
http://fauneflore06.site.voila.fr/pages/insecte/insecte.htm#Ordres
c'est vrai, en France aussi on ne voit presque plus jamais de mouches! comment ça se fait?

tous les oiseaux, chants, etc

situation  terrifiante

v NOTRE PLANETE INFO

Que reste-t-il de la démocratie?
Une vraie société c'est ça

une évolution politique véritablement glaçante  

le vin le meilleur aliment anti-vieillissement:

¿Seremo entregados a los barbaros fieros?
¿Tantos milliones de hombres hablaremos inglés?
¿No hay mas nobles hidalgos ni bravos caballeros ?
¿Callaremos ahora para llorar despues? (Ruben Dario)

patriotisme pas mort vive la Russie !


Tites boules émotives pour vos commentaires
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PLIAJ MIENETOJ

d'autres ici

nous ne sommes qu'une poignée à percevoir la gravité du phénomène et ses menaces sur les libertés individuelles.pureté et santé ces notions ont été un cocktail explosif chaque fois que l'Etat s'est focalisé névrotiquement dessus n'est-ce pas ?le tabac comme "rideau de fumée" 

le si beau et si expressif visage de barbara !  on aurait envie de le couvrir de baisers  "Quand reviendras-tu ?"

http://www.lipsheim.org/forum/agora/
* éthique des bistrots versus milices 

1/ Ne plus être muet : faire circuler ces informations autour de soi.
2/ Ne plus financer la mondialisation : consommer uniquement local, régional, artisanal.
3/ Ne plus respecter les lois liberticides : désobéir.
4/ Ne plus consommer la propagande : jeter sa télévision et sa radio.
5/ Ne plus être invisible : parler, faire du situationisme, occuper la rue.
6/ Ne plus être un esclave : devenir paysan, artisan, commerçant, indépendant.
7/ Ne plus être dépendant : devenir autonome (énergie, alimentation, santé, culture).
8/ Ne plus être un robot : rire, danser, chanter, dessiner, fumer, boire, partager, découvrir, etc.

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Texte libre

Un seul Etat ce n'est pas l'apocalypse ni la fin du monde

on n'avait plus entendu ce genre de propos depuis la fin de l'URSS et du KGB

avant la purification ethnique 
v"ce qu'il y a de terrible quand on cherche la vérité c'est qu'on la trouve"
v Kawther Salam
ECOUTER en LISANT:

un peu de métaphysique

un chagrin insondable

v Shajarian :

Kazi Nazrul Islam le grand poète bengali

La misère a un sourire tu sais?  je sais ...

Dum vivas mi :

*Le Temps des Fleurs (et le temps où Dalida vivait)

* Un jour tu verras 

Steve Reich:

 

Matenzi Matamu : 

 

BRUCH le plus puissant concerto

Ils disent v

 Natacha Atlas :


Savoir, résister, avant qu'il ne soit trop tard
DANIEL faisait partie du "Mouvement du Graal"en mémoire de lui les voici

des choses que vous n'avez pas vues à la télé

(que réfléchissent ceux qui se chauffent au fuel: Est-ce que vous retrouvez vos chaudières effondrées après une nuit de fonctionnement?)

v la fatwav les humanistes commencent à prendre peurv Espace Libre

Et si ce battage était une maneuvre pour empêcher de voir les vraies causes ?

par exemple

les "experts" en qui on met notre confiance sont achetés et mententv

SAVEZ-VOUS QUE MAINTENANT IL Y A UN DICTIONNAIRE chinois- français SUR INTERNET ?

v sud de l'Iran
v les couleurs de l'INDE

v mousselines: "vents tissés" disaient les romains

histoire de l'INDE - 1ère partie

nostalgie d'Alger

l'argentine  est un des plus beaux pays au monde
v à la frontière Sino-Mongolev monts Altaï en Sibérie:  Fabuleux !v la Pologne

on vous donne des idées caricaturales sur les gens,
les trouvez-vous vraiment "constipés" ces iraniens? :
sauf comme tout le monde quand ils sont sur la  tombe de leur mère

v devant une logique comme celle-là le refus doit être total ! v  

Un texte capital à lire "comme boivent les poules: en relevant fréquemment la tête pour faire couler" : Le racisme anti-pauvres

toutes les espèces végétales et animales aves liens images etc
 SEA SHEPHERD

La végétation d'Uruguay

TOUTE l'actualité scientifique

 

v ATTRACTEURS ETRANGES v fractales v Morphogénèse

v NOUVEAU ! Un portail sur le monde musulman

carnets de poésie

Comte-Sponville

MES PIEDS SE SONT SEPARES DE TES PIEDS

La nature vampirique du capitalisme actuel qui vit de suçer la vie des êtres et des peuples":
Le capitalisme est devenu le plus grand ennemi de  l'individu
vie cauchemardesque des américains de classe moyenne
v une vision autoritaire et monochrome de la société Le monde à venir: l'Ontario le fait (et nous après )

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