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La fin de l'amour

« Le soleil a rendez-vous avec la lune »

…….   
« ici bas souvent chacun pour sa chacune

chacun doit en faire autan » 

Eh oui ! il fut un temps où on trouvait normal que « chacun ait sa chacune », et réciproquement.

c'est loin tout ça

Mais maintenant, d’abord il n’y a plus que l’idée de deux chacuns ensemble ou de deux chacunes ensembles qui soit valorisée !
Et puis c’est l’époque où les femmes considèrent que "une femme sans homme c’est comme un poisson rouge sans patin à roulette".  Il n’y a plus que des hommes, à ne pas penser pareil, mais ils ne le disent pas ! ils sont bien trop complexés par le terrorisme intellectuel du temps, et crèvent en silence tout en disant « amen ».

Alors chacun (ici « chacun » = chacun et chacune) dérive tout seul avec « chacun son corps », réservé seulement pour les infirmières du pouvoir médical et le thanathopracteur du funérarium ; chacun s’agite tout seul entre deux métros et trois boites de conserves, entre son appartement de banlieue  et le crématorium. Maintenant le désir est invariablement décrit comme celui d’un chien pour un bon bifteck, la tendresse comme une violence, la beauté comme attentatoire à la dignité de la femme, faire l’amour comme une perversion, la complicité comme une aliénation, l’attachement comme une maladie mentale !

Quand à l’amitié n’en parlons pas ! on a trop peur que ça puisse être accusé d’être sexuel, donc pervers, à une époque où même les enfants ne se tiennent plus par la main, pensez donc, les adultes !


En définitive la fameuse « libération sexuelle » qu’on nous a tant vantée n’a pas du tout libéré les relations entre les sexes, au contraire. Elle n’a servit qu’à renforcer le puritanisme, et à rendre les gens plus paranoïaques et plus constipés. Soit dit en passant, la pudeur du temps passé était finalement beaucoup plus saine que celle de maintenant. On cachait, que ce soit les choses, les mots, les désirs, mais on suggérait : çe qui donnait à la fois plus de confiance et de sécurité, et de liberté, et de convivialité. Maintenant on montre, on dit,  on enseigne, le tout le plus crûment possible, mais on interdit ! mais, comme on est quand–même gêné, on se réfugie dans une sexophobie (qui ne s’avoue pas) crispée et paranoïaque, et on criminalise le désir ! Ce qui fait qu’au lieu d’être plus libérés on est plus complexés, et la société s’éteint sous une chape de peur et d’autocensure, et de perte du lien social (tandis que la suggestion permettait de faire cohabiter le désir et la  décence, et les contacts humains au niveau qu’on voulait bien). Ce qui suscite, ou le cynisme, ou l’hystérie crimininalisatrice, et le fossé entre les êtres.
http://www.youtube.com/watch?v=k0ccz207jDs


Et en plus : http://www.bastamag.net/article2827.html

mais comme le remarque bien un des cmmentaires "les gens font beaucoup moins l'amour qu'autrefois".

 

 

Bientôt la sexualité sera aussi interdite que le tabac, on commence à nous y préparer, le climat monte. On parie?

 

 

on est bien dans cette société dénoncée par Marc-Edouard Nabe :

"Les asexués obsédés de sexe et qui ne baisent plus, ces filles qui portent des mini-jupes mais ont une burqa dans la tête "

 

et par Israel Shamir :

" Enfants de la révolution vaincue de 68, nous étions libres d'aimer, de fumer, de penser et d'agir. Nous pouvions voyager et prendre l'avion sans être déshabillé s à l'aéroport, et on ne nous confisquait pas nos gaudrioles.

Nous pouvions faire l'amour et fumer dans les cafés. Depuis, c'est la dégringolade; toute fumée est bannie, et la pensée libre a été incarcérée entre les barreaux du Politiquement Correct, et l'action politique réduite à l'inscription à des groupes sur facebook. L'amour est devenu un champ de mines sous des lois victoriennes."

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P
<br /> excellent. J'adhère. On se souvient du temps où l'amour n'était pas le sujet favori des magazines de psy ! Ah Ah ! la PSY ! MOn Dieu, parlons-en ! Le moindre geste, la moindre parole décortiquée,<br /> calibrée, rangée dans un tiroir. COnformisme intégral masqué sous une apparente liberté. Liberté de quoi ? les gens ne peuvent même plus s'exprimer. Là aussi, chaque mot, chaque phrase est<br /> décortiquée... Bref...<br />
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Z
<br /> <br /> "Conformisme intégral masqué sous une apparente liberté." je suis particulièrement d'accord avec cette phrase, elle traduit bien ce qui se passe actuellement.<br /> <br /> <br /> <br />
P
<br /> <br /> cette semaine, je me suis remémorée ces pubs des années 50 qu'on voit parfois dans des documentaires. la femme à la taille de guèpe porte une robe en Vichy. Les cheveux bien permanentés, elle<br /> montre à la caméra son arsenal de nouvelles machines censées la libérer de toutes les contraintes, et lui donner plus de temps.... plus de temps ? Et depuis, la rumeur enfle au fil des ans, "pas<br /> le temps, pas le temps, pas le temps !" Les gens n'ont le temps de rien et pourtant, ils ne font rien qu'à se crever à courir après rien, mais à courir. Même pas le temps de prendre le temps de<br /> butiner les fleurs dans le but de trouver l'âme soeur, non, ce sont des entreprises qui le font, elles ont inventé l'amour calibré. Et bientôt, il faudra qu'il y ait compatibilité d'ADN. On<br /> cherche le risque zéro, mais en fait, on ne fait que  s'éloigner de la vérité..... Bonne journée<br /> <br /> <br /> <br />
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C
Alors vous, vous y allez pas de main morte, heureusement la réalité n'est pas aussi triste (vous caricaturez pour mieux faire passer votre propos), mais je vous rejoins dans le fait que dans le fond, la libération sexuelle a fini par crisper les choses plutôt que de les arranger, et surtout, que nous avons perdu le plaisir en route (voir mon article sur le plaisir sur mon blog). Notre société est devenue paradoxalement puritaine, avec tous les excès inverses que çà suppose (clubs échangistes etc..). Certes aussi, les rapports entre hommes et femmes en ont pris un coup. En même temps, on ne peut pas regretter l'apparition de la pilule et la fin des aiguilles à tricoter... mais dans les rapports entre les sexes, tout reste à reconstruire.
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