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La Grenouille

LA GRENOUILLE

Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille.
Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.
La température continue à grimper. L'eau est maintenant chaude. C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s'affole pas pour autant.
L'eau est cette fois vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien.
La température continue à monter jusqu'au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais avoir fait quelque chose pour s'extraire de la marmite.
Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée aussitôt de la marmite...
Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte.
Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons.
Des tas de choses qui nous auraient horrifiées il y a 20, 30 ou 40 ans, ont été peu à peu banalisées, édulcorées, et nous dérangent mollement à ce jour, ou laissent carrément indifférents la plupart des gens.
Au nom du progrès de la compétitivité, de l’ »inévitable » mondialisation, ou de la santé, de la sécurité, les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité des personnes humaines, à la beauté et au bonheur de vivre, s'effectuent lentement et inexorablement avec la complicité constante des victimes, ignorantes ou démunies.
Les noirs tableaux annoncés pour l'avenir, au lieu de susciter des réactions et des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement le peuple à accepter des conditions de vie de plus en plus dégradées, voire dramatiques et inhumaines. La massive propagande des « médias » bourrant le mou (sous le terme insidieux de  "citoyenneté") aux cerveaux asservis, qui ne sont plus capables de mettre les choses à leurs place sainement.

Alors, si vous n'êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuits, donnez le coup de patte salutaire avant qu'il ne soit trop tard !!!

exemple : https://www.youtube.com/watch?v=dpYiHylkf50

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R
Il convient ici de rappeler que le processus, dans l’Allemagne nazie, a été exactement du même ordre. Les « ennemis de l’État », les juifs et autres « ennemis » de la prétendue race aryenne n’ont pas été conduits directement en camps de concentration et d’extermination. Le cas des juifs est exemplaire : ils ont d’abord été contraints de s’identifier en tant que juifs, de se déclarer, puis spoliés de leurs biens, avant d’être contraints à quitter leurs domiciles, puis leur ville de résidence pour être confinés dans certains quartiers, dans des ghettos puis expédiés dans des camps, d’abord de concentration, et enfin exterminés comme on le sait. Le processus, on ne devrait pas l’oublier, a été graduel et non brutal. D’ailleurs, tout avec Hitler fut graduel ; c’est Mussolini qui a avancé le plus brutalement.<br /> De nos jours, en France et en Europe, le modèle est bien l’organisation dictatoriale avançant pas à pas, légiférant sans cesse et créant de multiples étages administratifs dans le but de mettre en œuvre sa politique en divisant et en répartissant les tâches ignobles, les faisant ainsi accepter par la majorité. La dictature qui se profile s’avance en tâchant de ne pas nous laisser la moindre possibilité de refus. Le système s’est attelé depuis longtemps à modeler la langue pour qu’elle serve à domestiquer les esprits. Dans son ouvrage, LQR, la propagande du quotidien (pour Lingua Quintae Respublicae), Éric Hazan analyse la langue de la Cinquième République et rend hommage aux analyses de Victor Klemperer, qui dans un essai sur la langue du IIIème Reich, paru en 1947, expliquait comment la propagande nazie avait pu s’insinuer dans toutes les couches de la population allemande et rendre acceptable l’inacceptable. Il montre ainsi comment « par imprégnation lente, la langue du néolibéralisme créée et diffusée par les publicitaires et les économistes, reprise par les politiciens et les journalistes, est devenue l’une des armes les plus efficaces du maintien de l’ordre ».<br /> Une fois de plus comme disait Alquié c'est l'histoire (l'étude de l'histoire) qui est ue grande libératrice.<br /> Et encore une fois le souvenir, ou la relecture/vision, des documents sur la vie, nous dirons en 1960, tout à coup comparée à maintenant, là on s'apperçoit qu'il s'est passé la plongée dans un monde tout autre, un cauchemar, dont la plupart n'avaievaint pas pris conscience, tellement c'était progressif (mais ça s'accélère).
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