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Par R. Platteau
UN DE MES POEMES EN PROSE, DE 1991 :
J’ai la rage de voyager et de ne rien faire. Je suis avide et gourmand du monde et de la vie, des villes pleines de gens, des cafés, des journaux. J’ai besoin de plonger mes dents dans le gâteau du monde. – Que voulez-vous : je n’ai pas de terre sous mes pieds, et au-dessus de ma tête il n’y a pas de ciel, et je n’ai rien devant non plus, aucun outil dans mes mains sans bras, j’ai faim, mon ventre est vide, mes veines sont vides.
Stérile est ma chair, il faut qu’elle se repaisse comme un vampire. La vérité ne me sert à rien, si ce n’est qu’à voir comme tout est si désespérant et si beau. Comment puis-je avoir le courage de quoi que ce soit, tout n’est que fatigues inutiles. Comment m’attacher à quoi que ce soit ? tout meurt. Comment veux-tu vouloir quoi que ce soit ? rien n’est possible. Comment veux-tu aimer quoi que ce soit ? tout m’est interdit. Comment veux-tu espérer ni entreprendre quoi que ce soit ? il n’y a rien à espérer.
(nb : ce poème n'a bien évidemment rien à voir avec la politique, il est d'ailleurs, c'est clair publié da rubrique "personnel" et pas dut otu dans la rubrique "politique", à la rigeur il pourait figurer aussi dans la ribrique philo, c'est tout), . Par ailleurs il est de 1991, beaucoup de choses ont changé dans la société depuis , et pas en bien ..... (et là c'est "politique") et aussi dans ma vie, et plusieurs fois changé. mais pas dans la nature des choses bien sûr
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