Par R. Platteau
En 1949 (j'avais 4 mois...) Albert Einstein avait déjà tout compris: dans un article de la Monthly Review qu'il intitule "Why Socialism?" il décrit et analyse la cause de tout ce qui se passe
dans la société actuelle, y inclus la perversion de la démocratie et des médias!
« Pour des raisons de simplicité, dans la discussion qui suit, j’appellerai « travailleurs » tous ceux qui ne
partagent pas la propriété des moyens de production – bien que cela ne corresponde pas tout à fait à l’usage ordinaire de ce terme. Le propriétaire des moyens de production a le moyen d’acheter la
force de travail de l’ouvrier. A l’aide de ces moyens de production, le travailleur crée de nouveaux biens qui deviennent la propriété du capitaliste. La question essentielle de ce processus est la
relation entre ce que produit le travailleur et ce qu’il gagne. […] Le capital privé tend à se concentrer en un petit nombre de mains, en partie à cause de la
concurrence entre capitalistes, en partie parce que le progrès technologique et la division croissante du travail encouragent la formation d’unités de production toujours plus grandes aux dépens
des plus petites. Il en résulte une oligarchie du capital privé, dont l’énorme pouvoir échappe à tout contrôle efficace, même par les instances politiques d’une société démocratique. C’est d’autant
plus vrai que les membres du corps législatif sont issus de partis politiques en grande partie financés ou à tout le moins influencés par le capitalisme privé, ce qui, pratiquement, coupe
l’électorat de ses représentants. La conséquence est que les élus du peuple ne tiennent pas suffisamment compte des intérêts des fractions les moins privilégiées de la population. Qui plus est,
dans les conditions actuelles, les capitalistes contrôlent inévitablement, de façon directe ou indirecte, les principales sources d’information ( presse, radio, éducation). Il est ainsi extrêmement
difficile, et dans la plupart des cas tout à fait impossible, pour un individu de se former un jugement objectif et de faire un usage éclairé de ses droits politiques. »
quand l'écouterons-nous?
et, surtout, quand en tirerons-nous les conséquences?