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Par R. Platteau
Un long bras timbré d'or glisse du haut des arbres
Et commence à descendre et tinte dans les branches.
Les feuilles et les fleurs se pressent et s'entendent.
J'ai vu l'orvet(1) glisser dans la douceur du soir.
Diane sur l'étang se penche et met son masque.
Un soulier de satin court dans la clairière
Comme un rappel de ciel qui rejoint l'horizon.
Les barques de la nuit sont prêtes à partir.
D'autres viendront s'asseoir sur la chaise de fer.
D'autres verront cela quand je ne serai plus.
La lumière oubliera ceux qui l'ont tant aimée.
Nul appel ne viendra rallumer nos visages.
Nul sanglot ne fera retentir notre amour.
Nos fenêtres seront éteintes.
Un couple d'étrangers longera la rue grise.
Les voix,
D'autres voix chanteront, d'autres yeux pleureront
Dans une maison neuve.
Tout sera consommé, rien ne sera pardonné,
La peine sera fraîche et la forêt nouvelle,
Et peut-être qu'un jour, pour de nouveaux amis,
Dieu tiendra ce bonheur qu'il nous avait promis.
(1) un orvet?
j'en ai tué un dans mon jardin à l'automne 2007, cruellement, bêtement, comme un con d'électeur sakozyste. Ce n'est q'après que j'ai vérifé que ce n'était pas un serpent mais un innofensif orvet,
qui ne demandait qu'à vivre, deux orvets, qui vivaient là.
Je me suis même
acharné et coupé en plusieurs morceaux à la bêche, car je le voyais encore remuer, jusqu'à ce que les morceaux ne bougent plus...
et pareil un moment après à un autre, deux orvets, c'était un couple !
....
ces reptiles sont-ils conscients?
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