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Par R. Platteau
Le 8 avril dernier Pierre Cours-Salies, de l'Alternative citoyenne/ Convergence Citoyenne pour une Alternative de Gauche disait:
"Nous devons, me semble-t-il nous appuyer sur une réalité qu’on ne dit pas assez :
il existe une richesse immense, une richesse sociale, technique, humaine. Elle est détournée de ce qu’elle rend possible ; juste avant moi, Pascale Le Néouanic en a donné des exemples.
Pour en donner une idée plus précise, je veux rappeler ici les revendications des syndicats américains de l’automobile, dans les années 40: ils revendiquaient la semaine de 30h, avec des embauches et une augmentation des salaires, avec en même temps l’exigence de faire fonctionner les ateliers sous le contrôle de délégués des travailleurs ; ils proposaient de changer les objectifs de la production de leurs entreprises en fonction des besoins sociaux. Ils démontraient, en réaliste américains, que tout cela était possible au vu des gains de productivité durant les vingt années précédentes.
Ils ont été battus. On sait ce qui a été décidé : développement des multinationales, impérialisme et dépenses d’armement, dans le cadre du monde en deux blocs. Cette phase dominée par le catéchisme keynésien a duré, stabilisée par les deux piliers de l’ordre bourgeois, pour reprendre l’expression du philosophe communiste Henri Lefebvre qui parlait clair au sujet du bloc dit « soviétique ».
Depuis cette époque des années 40, la productivité moyenne a été multipliée par quatre ! C’est dire qu’on peut faire autre chose que porter des pansements aux laissés pour compte de la société.
Mais la politique des gouvernements, depuis 1982, a habitué à la résignation, ("vi kreis min per via silenta konsento" dit le groupe de rap "La Pafklik")Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog