Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

lutte des classes, humanisme, actualité- valeurs de la vie contre les valeurs de mort- Sécuritarisme & Totalitarisme- Esperanto- Littérature, poésie

Publicité

Malheur à un monde où on a tué la nuit

les Nocturnes de Chopin

 
il n’y a plus de nuit dans le monde moderne. On a tué la nuit.

http://www.notre-planete.info/environnement/pollution_lumineuse_1.php
"J'ai vu des cieux d'azur, où la nuit est sans voiles,
Dorés jusqu'au matin sous les pieds des étoiles," disait Lamartine dans "Milly"

Mais de nos jour PARTOUT la nuit n'est plus jamais "sans voiles", car partout elle est caché
par le voile de l'éclairage urbain

-
 Je hais
à la longue cette nuit tuée
par  ces placrages de lumières urbaines étalées toute la nuit,
pour rassurer les bonnes-femmes, dont pas une ne sort dehors la nuit
de toutes manières ! Et les hommes non plus ; quel gâchis de
kilowatts ! et quelle destruction de poésie (sans parler de la
connaissance des étoiles) ! Tout est fait de nos jours pour émousser
la sensibilité des gens.
Bonne nouvelle ! des villages éteignent
lisez ce poème de Louis vivian Derozio

http://rpo.library.utoronto.ca/poem/2682.html ,et pensez:
toute cette merveille, ce bonheur et cette elévation de l'âme humaine nos contemporains et désormais les générations futures plus jamais ne pourront le connaît
re!....
C'est comme si on avait fait sauter à la dynamite à la fois
les bouddhas de Bamiyan et la Joconde et toute l'oeuvre de
Jean-Sébastien Bach !...

Et c'est cette manie de l'éclairage public qui a tout détruit.

pour répondre à quelques uns des préjugés ridicules et paranoïaques qui soutiennent la frénésie de l'éclairage:
"Enfin l’éclairage intensif des voies de circulation automobile incite à rouler plus vite. Les sociétés gestionnaires d’autoroutes savent parfaitement que l’extinction de quelques tronçons peut, dans certaines conditions, contribuer à diminuer le nombre d’accidents."
"La majorité des cambriolages ou vols avec agression a lieu en plein jour (statistiques de la police). Les maisons des villages discrètement éclairées sont moins visitées que les maisons hyper- éclairées."
"Bien entendu, la limitation des illuminations nocturnes des bâtiments historiques est préconisée, ainsi que l’extinction des lumières pendant la nuit." (ce qui se faisait encore "hier", en 1960)

par ailleurs 60 billions d'insectes meurent dans un choc contre un véhicule chaque année en France !!! (66 420 milliards pour la seule région de Fontainebleau) ; et il y aurait plus de 100 t de cadavres d'insectes, plus gros que ceux qui restent collés sur les véhicules, le long de nos routes

Et voilà on en est réduit à créer, comme pour les rares endroits de nature pas encore détruis, et les espèces en voie d'extermination planétaire, des réserves !  des réserves d'obscurité naturelle et de ciel nocturne "comme avant", comme ils étaient autrefois PARTOUT .....
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4052

 

 

comme dit "Switchie" :

On devrait prendre le ministre de l’environnement en otage et ne le rendre que contre le retour du ciel étoilé !

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
Y
<br /> <br /> La lune doit être jalouse<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Ballade à la lune<br /> <br /> <br /> C'était, dans la nuit brune,<br /> Sur le clocher jauni,<br /> La lune<br /> Comme un point sur un i.<br /> <br /> Lune, quel esprit sombre<br /> Promène au bout d'un fil,<br /> Dans l'ombre,<br /> Ta face et ton profil ?<br /> <br /> Es-tu l'oeil du ciel borgne ?<br /> Quel chérubin cafard<br /> Nous lorgne<br /> Sous ton masque blafard ?<br /> <br /> N'es-tu rien qu'une boule,<br /> Qu'un grand faucheux bien gras<br /> Qui roule<br /> Sans pattes et sans bras ?<br /> <br /> Es-tu, je t'en soupçonne,<br /> Le vieux cadran de fer<br /> Qui sonne<br /> L'heure aux damnés d'enfer ?<br /> <br /> Sur ton front qui voyage.<br /> Ce soir ont-ils compté<br /> Quel âge<br /> A leur éternité ?<br /> <br /> Est-ce un ver qui te ronge<br /> Quand ton disque noirci<br /> S'allonge<br /> En croissant rétréci ?<br /> <br /> Qui t'avait éborgnée,<br /> L'autre nuit ? T'étais-tu<br /> Cognée<br /> A quelque arbre pointu ?<br /> <br /> Car tu vins, pâle et morne<br /> Coller sur mes carreaux<br /> Ta corne<br /> à travers les barreaux.<br /> <br /> Va, lune moribonde,<br /> Le beau corps de Phébé<br /> La blonde<br /> Dans la mer est tombé.<br /> <br /> Tu n'en es que la face<br /> Et déjà, tout ridé,<br /> S'efface<br /> Ton front dépossédé.<br /> <br /> Rends-nous la chasseresse,<br /> Blanche, au sein virginal,<br /> Qui presse<br /> Quelque cerf matinal !<br /> <br /> Oh ! sous le vert platane<br /> Sous les frais coudriers,<br /> Diane,<br /> Et ses grands lévriers !<br /> <br /> Le chevreau noir qui doute,<br /> Pendu sur un rocher,<br /> L'écoute,<br /> L'écoute s'approcher.<br /> <br /> Et, suivant leurs curées,<br /> Par les vaux, par les blés,<br /> Les prées,<br /> Ses chiens s'en sont allés.<br /> <br /> Oh ! le soir, dans la brise,<br /> Phoebé, soeur d'Apollo,<br /> Surprise<br /> A l'ombre, un pied dans l'eau !<br /> <br /> Phoebé qui, la nuit close,<br /> Aux lèvres d'un berger<br /> Se pose,<br /> Comme un oiseau léger.<br /> <br /> Lune, en notre mémoire,<br /> De tes belles amours<br /> L'histoire<br /> T'embellira toujours.<br /> <br /> Et toujours rajeunie,<br /> Tu seras du passant<br /> Bénie,<br /> Pleine lune ou croissant.<br /> <br /> T'aimera le vieux pâtre, <br /> Seul, tandis qu'à ton front<br /> D'albâtre<br /> Ses dogues aboieront.<br /> <br /> T'aimera le pilote<br /> Dans son grand bâtiment,<br /> Qui flotte,<br /> Sous le clair firmament !<br /> <br /> Et la fillette preste<br /> Qui passe le buisson,<br /> Pied leste,<br /> En chantant sa chanson.<br /> <br /> Comme un ours à la chaîne, <br /> Toujours sous tes yeux bleus<br /> Se traîne<br /> L'océan montueux.<br /> <br /> Et qu'il vente ou qu'il neige<br /> Moi-même, chaque soir,<br /> Que fais-je,<br /> Venant ici m'asseoir ?<br /> <br /> Je viens voir à la brune,<br /> Sur le clocher jauni,<br /> La lune<br /> Comme un point sur un i.<br /> <br /> <br /> <br /> Alfred de MUSSET<br /> Contes d'Espagne et d'Italie (1830)<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
G
Tout un dossier sur la question dans la wikipédiahttp://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_lumineuse
Répondre
G
On estime qu'en été 150 insectes en moyenne meurent chaque nuit sur chaque lampadaire .....
Répondre