lutte des classes, humanisme, actualité- valeurs de la vie contre les valeurs de mort- Sécuritarisme & Totalitarisme- Esperanto- Littérature, poésie
Sur cet item (suite du premier où se trouvent déjà 20 livres)
actuellement (2/11/2007) se trouvent sur cette suite sept livres ou groupe de livres:
Le bon peuple du sang
Le Prophète du Libéralisme
Un si fragile Vernis d'Humanité
Jean-Christophe
Chroniques Martiennes
Graham Greene
L'occident barbare et la philosophie sauvage
La Honte
Marcellin Caillou
Haro sur les fumeurs. Jusqu'où ira la prohibition ?
Interviews impubliables
* "Le Bon Peuple du Sang"
Un livre
de la fameuse chanteuse Brigitte Fontaine.
Un livre âpre mais tout plein d'humanité.
Très fort.
En général les 2/3 des livres que j'achète, je m'apperçoit après que ce sont des navets, ou alors pas bien extraordinaires, bref des
bouquins que j'aurais mieux fait de ne pas acheter; mais celui là je ne regrette pas !
Un livre je crois peu connu
* "Le Prophète du
libéralisme"
écrit sous la forme d'un pastiche du Prophète de Gibran.
Mais le thème est tout différent! (et ce prophète-là arrive et repart en hélicoptère et effectue un parcours de golf triomphant sous les yeux fascinés de ses accompagnants)
C'est une analyse très pénétrante (un seul chapitre me semble à côté de la plaque: l'auteur semble croire que la religion existe encore et qu'elle représente
encore un danger, il n'a pas l'air de s'être aperçu qu'elle est archi morte, que les "curés" sont les premiers à être athées et psychanalystes de nos jours! et que les anticléricaux rituels ne
sont que des fanatiques obsessionnels qui se croient malins de doner le coup de pied de l'âne à un cadavre refoidit et enterré (essayez s
seulement d'entrer dans une église!)) de la société actuelle et de l'déologie de nos maîtres. Lisez-le, je suis persuadé que même si vous avez déjà des doutes sur la manière dont on nous
"entube" vous y découvrirez et analyserez, plein de choses dont vous n'avez pas encore conscience!
c'est publié chez "Mille et une Nuits" (Arthème Fayard)
Je ne résite pas à la tentation de citer quelques phrases:
- "Il semblait toujours imperturbable, comme s'il n'avait pas de système nerveux"
- "L'Europe balaie enfin définitivement le pouvoir des urnes."
- " le citoyen ne doit pas avoir de pensée propre. Les journalistes font profession de penser pour lui, le nourissent des multiples échos de notre pensée unique."
- "et le Fascisme, Maître?
Son fantasme sera votre meilleur serviteur. Chaque fois que le citoyen doutera de nos valeurs, vous le sonnerez comme un chien de garde. La peur du fascisme est douce à notre coeur; Elle est la
clôture électrique, le leurre qui empêche les bêtes à cornes de quitter le pré."
- "le climat d'insécurité qui justifie notre règne"
- "le désarroi identitaire pousse les adolescents à s'intégrer, à nous d'inventer et de vendre à prix d'or l'uniforme patent de ces confréries ... A nous d'en faire les hommes-sandwichs des
entreprises qui licencieront leurs pères.
- "avoir la jouissance du temps est le pire des dangers, car elle porte à la rêverie, à la contemplation gratuite, à la réflexion stérile, aux interrogations qui ne mènent à rien... qu'ils soient
toujours occupés, requis par touts les activités que nous leurs imposons....
Veillons à ce qu'il n'y ait jamais de temps libre."
- "Le citoyen doit se sentir coupable, éternellement coupable."
- "Il est coupable parce qu'il n'a pas mis sa ceinture de sécurité, parce qu'il fume et détruit sa santé. Il est coupable parce qu'il n'est pas assez diplomé, pas assez flexible; Il est coupable
parce qu'il est au chômage et n'arrive pas à trouver un emploi. Il est coupable parce qu'il est fonctionnaire et bénéficie d'avantages éhontés. Il est coupable parce qu'il est vieux et que le
coût de ses soins et de sa retraite ruine les actifs. Il est coupable parce qu'il est jeune"
- Et la vérité, Maître"
"On ne demande pas au vainqueur s'il a dit la vérité""
- Et les retraites, Maître?
Mon coeur saigne quand je songe à tous ces milliards qui échappent à la finance."
- "Tous les profits doivent aller aux entreprises et tous les débits à l'Etat, c'est à dire aux contribuables.
- "Vos soeurs ont voulu se libérer, devenir les égales des hommes; et, dans leur désarroi, elles ont réclamé le droit au
travail. Nous les avons prises au mot en retenant de leur verbiage cette seule égalité dans l'esclavage. Une personne suffisait à faire vive un ménage, il en faut désormais deux. Tour de
passe-passe ingénieux qui double nos profits."
etc etc
* "Un si fragile vernis d'humanité" de MICHEL TERESTCHENKO
(édition La découverte/
M.A.U.S.S. 2005) NOUVEAU:
COMMENTAIRES DE LECTEURS
ICI
C'est dans la continuation de la réflexion suscité
chez Hanna Arendt, Lévinas, puis chez Zygmunt Bauman par les évènements de l'époque nazie, et les énigmes morales qu'ils ont posés. C'est un livre, digne de figurer, non! nécessaire!
dans toute bibliothèque philosophique sur le thème des doctrines morales et de la réflexion si difficile que celle-ci suscite si on veut la comprendre et la théoriser. je crois que je n'ai jamais
lu un livre si interressant et exigeant sur ce sujet; c'est, de ce point de vue, à lire après qu'on ai au moins parcourus, si non étudié, et Kant,
et l'Utilitarisme, Guyau, bien sûr le christianisme, et les autres doctrines morales, et sans doute aussi Lévinas, et bien sûr Zygmunt Bauman. (enfin, si on ne les connais pas encore c'est pas
grâve, on les découvre en même temps qu'on lit le livre)
Il y a plein de choses à en dire, ça suscite plein de réflexions sur le sujet. J'aurais bien voulu en écrire un commmentaire circonstancié complet; mais, non, un travail aussi important je n'ai
jamais eu, et aujourd'hui moins que jamais, le courage de l'écrire, aussi mes réflexions resteront orales et au fur et à mesure de la lecture, dans mon cerveau, et donc perdues, c'est dommage,
mais je n'aurai jamais la force de m'essayer de me rappeler de tout ça et de le mettre a postériori par écrit.
c'est un livre très riche et très interessant pour celui qui étudie en philo la théorie de la morale, et pour tout un chacun, et c'est plein et
constamment basé, sur des exemples concrets qui ont défrayé la chronique: Franz Stangl, Giorgio Perlasca, le village de Chambon sur Lignon, l'expérience de Stanley Milgram, celle de la "prison de
Stanford", etc etc
Après avoir analysé, et critiqué, donc et les théories de la "sympathie" de Hutcheson, l'utilitarisme, le formalisme kantien, la morale du "sacrifice" et du déni de soi. Et suite à la réflexion
suscitée par quelques exemples marquants de "personnalités altruistes" réelles (et aussi l'exemple négatif encore plus important peut-être de Stangl, des expérience de Milgram et de la"Prison de
Stanford", etc, l'auteur en vient, donnant raison avec Zygmunt Bauman, au sentiment moral individuel, inéduqué, asocial, à la rigueur on serait tenté de dire Antigone-ique, mais ce n'est même pas ça, à dégager un élément important, vital: "Quelque chose que j'apppelle,
faute de mieux, une "réserve intérieure", qui rend de tels êtres finalement inéducables, pour reprendre une expression que
Nadejda Mandelstam emploie. .... quelque chose en l'être de farouche et de bon et qui se refuse
de se soumettre, d'"inéducable" en effet. D'absolument individuel. Qui place la fidélité à soi, à ses valeurs, ... plus haut que la quête du bonheur.... Ces traits de caractères
définissent ce que j'appelle, faute de mieux, .... par opposition à cette absence à soi" des éternels veaux bien sages "décents" polis, obéissant "eduqués"
par la société du lieu et du temps et à l'obéissance, à la "fadeur ambiante" (Viviane Forrester) " ou de "l'homme dans un étui" dont parle Tchékov. Et cette distinction me paraît en dire bien davantage que l'opposition entre l'égoïsme et l'altruisme.
C'est le propre, en effet, d'un moi fortement structuré ... de pouvoir opposer la résistance de sa volonté inaliénable, malgré la peur, les privations, les angoisses," la culpabilisation de la
part du milieu et de ses normes, malgrè le conformisme le conditionnement et la lâcheté panurgique, la peur de ne pas paraître "normal", " à l'oppression qui transforme le plus grand nombre
en une masse asservie." ... C'est l'égoïste, l'individu passif, l'executeur docile," (pensez aux gendarmes français des
années 41 .... ) "le "lèche-gamelle" qui est bien plus prompt à renoncer
etc etc
je ne peux pas citer ni commenter tout le livre
Lisez-le
NOUVEAU
: site perso de M Terestchenko http://michel-terestchenko.blogspot.com/
* "Jean-Christophe" de
Romain Rolland - Tome 1
Tous ces classiques trop connus souvent on ne les lit pas, et c'est bien souvent un tort (par exemple "Voyage au bout de la Nuit", encore un livre que je recommande
au plus haut point, surtout la première moitié, les parties sur la guerre et sur le paquebot et l'Afrique, la fin est moins interessante). Et aussi il y a des livres qui ne se révèlent pas de
premier abord, qui peuvent sembler ininteressants quand on se contente de les feuilletter, il faut les lire patiemment et alors on y découvre des trésors d'humanité.
C'est le Cas de Jean-Christophe.
Quelle leçon de vie, on dirait que l'auteur a tout vu tout vécu!
Quelle conpréhension de psychologie!
quelle tristesse! même si l'auteur et son personnage veut toujours "rebondir" (comme disent les snobinards libéral-fascistes actuels!) il n'est pas
nécessaire de retenir cette morale "positive"! on peut en rester aux propos et aux sentiments désespérés (et plus lucides!).
* "Chroniques Martiennes" de Ray Bradbury
J'ai déjà conseillé de lui "Le Carnaval des ténèbres".
Et je conseillerai bien aussi les nouvelles du receuil "Les Pommes d'Or du Soleil"
Ici j'ajouterai un livre plus connu: "Les Chroniques martiennes"
D'abord, à notre époque, ils deviennent vachement d'actualité, en ce que Ray Bradbury n'est pas seulement un poète délicat et frissonant, et un métaphysicien poignant (ce n'est pas un livre de
science-fiction Les Chroniques Martiennes, ne croyez pas ça!, c'est d'abord un poème, et d'autres choses encore) mais qu'il était quelqu'un de prophétique pour la société moderne (lisez par
exemple "Le Promeneur", ici en taduction en Espéranto) et qui avait bien compris la nature profonde (et la perversité
profonde !) de la civilisation américaine et de ce qu'ils font et ont fait chez eux ou à l'extérieur. Dans Les Chroniques ça se voit en particulier dans les chapitres:
"... Et la lune qui luit"
"Tout là-haut dans le ciel"
"L'imposition des nom"
"Usher II"
"morte-saison"
"viendront de douces pluies"
et certains sont vachement d'actualité!! et nous montrent menaces qui sont en face de nous.
Oui, bien sûr il a fait aussi de la vie quotidienne dans ces même Etats-Unis un thème d'une intense et sensuelle poésie (à priori on ne s'en douterait pas,
mais si! ça existe!) - ça se trouve déjà dans "Le Carnaval des ténèbres" - l'embêtant c'est que toutes ces choses et ces comportement qu'il décrit on peut se demander si ils existent encore, il
imagine la civilisation de 2032 avec encore les même choses et comportement que dans l'Amérique des années 40 (il ne faut pas oublier que chez eux c'était bucolique! il n'y avait pas la guerre)
des choses et des techniques qui d'ores et déjà en 2000 sont disparues, ou interdites et diabolisés et disparues des moeurs!....
* "Docteur Fischer de genève" de Graham Greene
Grahama Greene est un maître, un sommet du roman. Et son meilleur est peut-être "Le Facteur Humain" (qui se déroule dans le milieu londonien des agents des services secrets britanniques, du temps
de l'URSS et de l'Apartheid)
à moins que ce ne soit "Le ministère de la peur" (à Londres sous le "blitz")
ce dernier est peut-être encore plus plein de suspense, d'ambiance, et de surprises ! que l'autre, mais l'autre a quelque chose d'une tragédie classique.
Mais ici je vais plutôt conseiller "Le Docteur Fischer de
Genève", car il n'est pas assez connu (souvenez-vous que cette rubrique était sensée attirer l'attention sur des chef-d'oeuvres injustement peu connus
).
C'est une histoire étrange, sur, sur quoi? je ne vous le dirai pas; ça ressemble à une mystèrieuse histoire psychologique (et d'amour), et en fait c'est un roman métaphysique
allégorique.
"C'est mieux que rien. Rien ça fait un peu peur n'est-ce pas?"
* "L'occident barbare et la philosophie sauvage"
de Eric Navet
Très interessant. Plus tard je détaillerai, mais c'est un
livre très interesant. A la fois sur le plan dépaysement, découverte de l'autre, du monde, culture, et sur ce qu'il apporte dans la connaissance ou la réflexion sur plusieurs
thèmes universels, ou dans la connaissance des religions, l'écologie, etc.
C'est la description (intellectuellement analyste mais aussi quasiment "de l'intérieur", par ses sources et le fait que l'auteur a vécu des années au milieu d'eux) de la vie, la civilisation, les
croyances religieuses des Ojibwés, le peuple amérindien qui habite tout le nord de la région des Grand Lacs, principalement au Canada, ils
sont encore 100 000, c'est une des ethnies nord-américaines qui s'est le mieux "conservée". C'est écrit par un chercheur, mais ça ne jargonne pas; et c'est vraiment passionnant, de plusieurs
points de vue.
* "La Honte" de
Salman Rushdie
Peut-être le moins connu des romans de Rusdie (il est paru
avant la "fatwa"!), mais selon moi le meilleur et le plus interessant. Quoi qu'on y trouve déjà le style baroque imprévisible et complexe de l'auteur, et son mélange de réalisme et de
fantastique, il est plus abordable que les encore plus baroques livres qui ont suivi (il ne se serait jamais avant que ça ne se déclanche douté qu'une élucubration aussi tordue que l'intrigue des
"Versets Sataniquese eut pu causer tout ce chambard!). Ce livre a un aspect psychologique universel très interessant (la honte justement! et ça nous fait aussi mieux comprendre notre monde et ce
qui s'y passe actuellement), mais surtout il nous présente l'état du monde politique au Pakistan, et c'est (outre le charme du style et des intrigues, surprenantes! je ne vous en dis pas plus! je
vous laisse le plaisir de la surprise, c'est du Rushdie) là son principal interêt.
C'est visiblement un roman à clef, et un pakistanais n'aurais sans doute aucun mal à reconnaitre sous les noms de fantaisie des personnages bien
connus de l'histoire récente pakistanaise; même un européen reconnait les personnages de Ali Bhutto et de sa fille, et je crois qu'il y a aussi le général Yaya Khan.
Le Pakistan, est sans doute ce qui dans le monde moderne ressemble le plus à la République romaine ver la fin: tous ces patriciens, et ces homines novi,
avec leurs familles, leur mater familiae, et leurs filles, ou fils, leurs clans, leurs âpres ambitions, leur démagogies, leur cruauté, qui vivent d'une "démocratie" assez spéciale, dans
une "République" qui n'est que l'arène de leurs luttes, et de leur destin, parfois tragique.
C'est interessant, dépaysant et passionnant.
ce qu'on en dit sur internet
* "Marcellin Caillou"
de Sempé
Je crois que je ne saurais pas décrire mieux en moins de
mots cet admirable livre que cet anonime commentateur sur Internet:
Une merveille. Marcellin Caillou, c'est toute la tendresse et la finesse de Sempé dans cette très belle histoire d'amitié qui traverse les générations entre deux garçons un peu à part, Marcellin le rougissant et René l'éternuant.
J'adore.
moi aussi
* "Haro sur les fumeurs. Jusqu'où ira la prohibition" de
Danielle Charest
Paris, Editions Ramsay, 2008
voici ce qu'en dit le site Spartaclop:
"S'il est un livre à consommer sans modération, et dont l'abus est recommandé, c'est bien celui de Danielle Charest, Haro sur les fumeurs. Jusqu'où ira la
prohibition ?
Sa première vertu, et non des moindres, est de déculpabiliser le nouveau paria des temps modernes, le pauvre fumeur, écrasé par la chape de plomb des discours
hygiénistes et moraux, voué à la vindicte médiatico-populaire. Sa deuxième vertu est d'aller bien au-delà du strict sujet du
tabac. Danielle Charest nous démontre, dans une enquête fouillée dont elle cite scrupuleusement les sources, que l'arbre du tabac
masque opportunément la forêt plus dense, moins médiatisée et moins avouable des méfaits d'industries beaucoup plus nuisibles " sans susciter de
scandale ".
Elle nous explique pourquoi les cigarettiers ont renoncé à produire une cigarette moins nocive, y dénonce le scandale de la discrimination à l'embauche des fumeurs et la répression accrue de ces derniers. Elle montre comment le marketing sanitaire
associe le fumeur à un être antisocial, prédisposé à la folie, criminalisé dans ses représentations. Elle revient sur les chiffres du tabagisme passif. Elle y donne des exemples du
jusqu'au-boutisme auquel on peut arriver de nos jours, aussi absurdes et excessifs que celui d'un fumoir situé dans le sous-sol d'un salon funéraire au Canada en 1980, dont un cendrier portait
l'inscription : " Par respect pour nos chers morts, ne fumons pas " ! (1) Elle pointe les contradictions non résolues de certains arguments des
antitabac, qu'elle reprend pour mieux les retourner comme un boomerang à la face de ces derniers."
(1) pardon! ils doivent donc EGALEMENT dire: ne buvons pas! ne mangeons pas! et bien sûr ne sourions pas, ne papotons pas, ne nous mettons
pas sur notre trente-et-un.
Je veux bien qu'on tienne ce langage si dans le même temps on interdit aux gens de faire, je ne sais pas si ça se fair encore, mais ily a quarante ans il n'y avait pas un seul enterrement qui ne
soit suivi par un banquet de famille. Il faut d'abord aller inscrire dans la salle des fêtes (sic) de Monchy-Cayeux : "par respect pour nos morts ne buvons pas de verre de vin" (et surtout "ne
papotons tout notre saoul").
Ca se conçoit si c'est humain et logique, ce qui se comprend ce sont les chiens qui à la mort de leur maître perdent tout appetit, ne mangent plus, se couchent sur la tombe et se laissent mourir, là oui ! d'accord (et d'ailleurs je déplore qu'il
y ait si peu d'humains qui le fassent, ce qui jette un jour assez affligeant sur l'âme humaine. Mais les propos, tout à fait déplacés de ce "salon funéraire" (déjà l'institution est indécente et
marque une sinistre évolution de notre société ...) sont d'un jésuitisme d'une hypocrisie et d'un talibanisme puants !! (si j'ose dire)
* "interviews impubliables" de Gilbert Ganne
Interviews d'écrivains réalisés par Gilbert Ganne à alors jeune journaliste littéraire entres les années 1947 et 1952 (et ce n'est pas la partie la moins émouvante du livre, qui
presque à chaque fois commence par le récit de son arrivée par le car au fin fond de tel ou tel coin de cette France qui était alors pleine, vivante et
équipée ...
on trouve
Hervé Bazin
de Lavarende
Boris Vian
Camus (le plus sympa, je trouve)
Jouhandeau
Cecil saint Laurent
Sartre (...il y a un gag, je ne vous explique pas, je ne veux pas le déflorer, lisez le livre!)
Marcel Aymé
Jean Eiffel (le dessinateur)
Léautaud
etc etc,
c'est fascinant de découvrir tous ces gens, interessant et plein d'humanité.
over-blog et linux c'est de la merde