Je longeai la rivière jusqu'à l'embouchure. J'allai m'aseoir quelque part sur les cinquante derniers
mètres de plage, et là je fondis en larmes. Je n'avais jamais tant pleuré de ma vie. Au bout de deux heures passées à sangloter de la sorte, je pus enfin me relever. Je ne savais pas où aller,
mais je me relevai tout de même et époussetai le sable qui collait à mon pantalon.
(Haruki Murakami dernières lignes du roman: "La course au mouton sauvage")