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extraît


(Extrait des « plus belles histoires de d’oiseaux » d’Elian Finbert)

 

Un jars s’était tellement attaché aux membres de la famille du fermier à qui il appartenait qu’il allait à leur rencontre du plus loin qu’il les apercevait, en leur témoignant force marques d’affection.
       De par les sentiments qu’il montrait aux humains, le volatile était devenu le proscrit de sa tribu. Vivant séparé de ses congénères, ceux-ci finirent par le bannir. Chaque fois qu’il s’aventurait à faire quelques avances aux oies, celles-ci le dédaignaient et le chassaient. On le voyait souvent, après ces rebuffades, venir chez ses amis, les humains, cherchant à se consoler en posant sa tête sur leurs genoux comme pour quémander leur sympathie.

        Il finit, cependant, par se trouver une compagne de son espèce, une vieille oie qui commençait à perdre la vue et que ses compagnes délaissaient. (c’est souvent comme   ça que ça se passe)                                                                                                                         
       Le jars la prit sous sa protection et s’en fit le gardien. Lorsqu’il jugeait convenable qu’elle prît un bain, il saisissait doucement son cou dans son bec et la conduisait ainsi, quelquefois assez loin, jusqu’au bord d’une mare. Une fois son amie lancée et ramant, il la suivait partout, nageait à ses côtés et lui faisait éviter les endroits dangereux, en la maintenant par le cou dans la bonne direction. Puis, lorsque la promenade avait assez duré, il choisissait un atterrissage commode et, de nouveau, la guidait comme auparavant, le cou délicatement pris dans son bec.
        Quand elle avait des oisons, le jars les conduisait fièrement au bord de l’eau, et si l’un d’eux s’empêtrait dans un trou de vase, il lui passait doucement le bec sous le corps et le ramenait à la surface.






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F
Bravo pour le blog! Fabrice
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