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Le souvenir des deux chiens de coat Forest me déchire toujours le coeur

Souvenir extrait de ma randonnée équestre en Bretagne (péninsule de Crozon, Finistère) en avril 1987)

Le 25/4/1987 matin « gite » de Coat Forest : les chiens, les poules, les canards aphones, baptisés par moi « anas discretus », la belle paonne, etc.


A Coat Forest il y avait deux chiens, des colleys d’Ecosse, enfin des sous-colley plutôt l’un ; attachés, on se demande pourquoi. Pas besoin de pancarte « attention chien méchant » mais « attention!  chien gentil » comme sur les dessins humoristiques. S’ils sautent sur les inconnus, ce n’est pas pour les mordre, mais pour demander des caresses et les couvrir de coups de langues. En fait ils doivent être malheureux, attachés ainsi tous seuls toute la journée ; ils manquent d’affection ; alors que ce sont des chien sentimentaux, avec un cœur gros comme ça. Et ils raffolent des caresses, et ils vous sautent dessus, et ils vous étreignent littéralement avec leurs pattes de devant : je n’avais jamais vu ça !!!
Le plus grand, toujours juché sur le toit de sa niche - comme Snoopy dans les bandes dessinées ! – geint quand il vous voit ou que vous partez, s’énerve, saute du toit au sol et su sol au toit, gémit misérablement. L’autre ne dit jamais rien, et quand on le quitte va se recoucher comme si de rien n’était. Mais ce n’est pas je crois le fait d’un caractère placide ou superficiel, en fait, revenant à lui après l’avoir délaissé pour l’autre, je le trouvai étonnamment sans réaction : il boudait de jalousie, enfin, n’y tenant plus, il a bondit frénétiquement sur mon bras, qu’il a étreint  d’un geste passionné. S’il se couche sans réagir c’est par résignation, il est je crois comme le personnage de Norge, celui qui quand on l’interrogeait,
« avait pris l’habitude de plus répondre »

Et se donnait simplement
L’air d’une poule qui va pondre » (comme moi)

Etc..
 »Et quand on l’accusait
Il avait pris l’habitude de ne plus se défendre
Et se donnait simplement l’air
De quelqu’un sous lequel la terre va se fendre. » (idem)

Il était en fait encore plus émouvant que l’autre.

Maintenant ça fait - combien? - 19 ans ....... Ils doivent être morts tous les deux....
le mien est bien mort (le 7 octobre 2001), qui était sans douté né en 1989.

drame irrémédiable que leur vie
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