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il y a une vraie épidémie de reine-marguerites en France !

non, pardon, de soucis.

J’ai remarqué que de nos jours dans les milieux de l’Éducation Nationale on se refusait absolument à prononcer le mot « problème », comme dans les théâtres il ne faut pas dire « corde » mais « ficelle». Ici, à chaque fois où il faudrait dire « problème » on dit « souci »;  "pas de problème" devient "pas de soucis", résoudre une problème devient "résoudre un soucis" !     . (et on dirait que ça se répand dans tous les milieux maintenant, c'est hallucinant ! qu'est-ce qui leur prend ???)

je rappelle que "souçi = Soin, préoccupation, inquiétude.

tandis que "problème" = Question ou difficulté à résoudre.

ce n'est donc pas du tout la même ĉose et n'est nullement interĉangeable

 

 

De même on n’y pose jamais de « question », ça ne fait pas assez chic: à la place on a systématiquement des « interrogations », quand ce n’est pas carrément des « problématiques » !

Cela fait qu’il y a, indépendamment du « Pédagol patelin », la version Educ. Nat. du jargon intello-entrepreno-administratif actuel, bref de l'hexagonal tel qu'on le parle stigmatisé avec raison par un syndicat, un dialecte du français propre aux bureaux de l’E.N.
Outre les termes susvisés, il y en a d’autres, qui ne sont même pas des synonymes ronflants, mais carrément incorrects. Ainsi pour dire « stylo-bille » on dit « crayon » !
(et comment on les taille ? )

NOUVEAU :

la dernière en date, excellent ! c'est tout à fait ça leur discours !

 

" Des textes rédigés dans le jargon si particulier des "sciences" de l’éducation. L’élève devenait un "apprenant", le livre un "support visuel", l’enseignant, selon la formule de Philippe Meirieu, le tout-puissant directeur de l’lnstitut national de la pédagogie, un "pourvoyeur d’occasions", un "manager de l’aventure quotidienne de l’apprendre". Si mon stagiaire rappelle, au début du cours, les éléments du cours précédent, je dois rédiger un rapport où je précise qu’"en phase de démarrage d’une situation séquentielle le stagiaire interconnecte le nouveau et le déjà-là". Au début, tous les enseignants un peu sérieux ont éclaté de rire. Mais c’était nous qui étions des naïfs. Derrière la "novlangue" grotesque, une nomenklatura se mettait en place." (Jean-Claude Michéa, in "L'enseignement de l'ignorance et ses conditions modernes")

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Y
<br /> <br /> Qu'est ce qu'on ne dirait pas pour se faire mousser, pour être dans le mouv'! <br /> <br /> <br /> <br />
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