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Par R. Platteau
Savez-vous qu’en 1958 un logement valait en moyenne 70 loyers et que 40 ans plus tard, en 1998, il fallait dépenser en moyenne 133 loyers pour devenir propriétaire ? Savez-vous qu’en 2008, au plus haut de la bulle, un logement coutait en moyenne 262 loyers et que les prix étaient surestimés de 80% ? (source: blog de marc-candelier)
Depuis 20 ans les salaires ont aumentés (en valeur faciale !) de 50% et les prix des maisons de 500%
(regardez les annonces immobilières, c'est hallucinant!)
Non, 650% ! les prix en "euros" sont ce qu'ils étaient il y a pas longtemps en francs Regardez ça on croît rêver (enfin, un cauchemard) http://www.notaires59-62.com/immobilier/vente/maison/orchies.html
or ce n'est pas le coût de fabrication des maisons qui a ainsi augmenté: les salaires des maçons n'ont pas vraiment augmentés! les charges
sociales depuis 20 ans n'ont pas arrêtées d'être réduites, mitées d'éxonératrions en tous genre, voire carrèment supprimées pour les innombrables "contrats aidés" et autre
nouveaux salariés "jetables et pas cher" (et maintenant les polonais ou autres qu'on va payer aux taux des salaires polonais! ....)
Alors, où est passé la différence? (phénoménale) hein ? ...
qui a profité de cette dramatique et également phénoménale précarisation de nos vies?
C'est donc un prix qui ne répond à aucune logique économique (de la vraie économie!) mais de la pure spéculation, du vent ! du VOL !
et, étant donné ses conséquences sur la vie des gens, un crime contre l'humanité.
Dans son excellent petit livre "Le Prophète du libéralisme" Michel Piquemal nous explique :
"Alors, un promoteur immobilier demanda :
- Maître, parlez-nous des Maisons !
Il vous a été dit que leur argent n'était pas leur argent et que leurs maisons n'étaient pas leurs maisons. Aussi se loger doit devenir un
luxe. Le prix des habitations ne doit cesser de croître vers l'naccessible, et apparaître comme une fatalité. Ainsi le citoyen s'endettera jusqu'à sa mort auprès de nos banques, et son argent
fera fleurir l'économie.
Ce que nous avons gagné sur la spéculation immobilière, nous le doublerons par les crédits.
Chaque maison achetée nous sera un pactole bancaire, un hold-up de pure légalité que nul ne songerait à dénoncer, dans son apparence de fatalité.
L'endettement est bon. Car l'endettement des hommes est le meilleur gage de servilité. Qui oserait manifester, user du droit de grêve quand il doit tous les mois honorer une honteuse et éternelle
dette?
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