ICI pour voir et entendre Claude Lévi-Strauss. (en 1988, il avait 80 ans, maintenant il en a 98.....) : http://www.paris4philo.org/article-10303711.html Claude Lévi-Strauss, qui se plaint que de nos jours on ne fait plus de films comiques, Claude Lévi-Strauss, son intelligence, son humour, sa gentillesse
attentive, sa nostalgie du passé et son fondamental refus du monde moderne, son rapport avec la nature, Claude Lévi-Strauss dont les auteurs favoris sont Chateaubriand, Rousseau et Labiche. Toute la noblesse et l'humanité du viel intellectuel humaniste.
Claude Lévi-Strauss c'est celui qui a écrit dans la préface d'un ouvrage sur Rousseau:
"L’unique espoir, pour chacun de nous, de n’être pas traité en bête par ses semblables, est que tous ses semblables, lui le premier,
s’éprouvent immédiatement comme êtres souffrants, et cultivent en leur for intérieur cette aptitude à la pitié qui, dans l’état de nature, tient lieu de lois de mœurs, et de vertu, et sans
l’exercice de laquelle nous commençons à comprendre que, dans l’état de société, il ne peut avoir ni lois, ni mœurs, et ni vertu. Loin de s’offrir à l’homme comme un refuge nostalgique,
l’identification à toutes les formes de la vie, en commençant par les plus humbles, propose donc à l’humanité d’aujourd’hui, le principe de toute sagesse." c'est aussi lui qui a écrit: " … cette arche ténue qui
nous relie à l’inaccessible demeurera, montrant la voie inverse de celle de notre esclavage et dont, à défaut de la parcourir, la contemplation procure à l’homme l’unique faveur qu’il sache
mériter. Suspendre la marche, retenir l’impulsion qui l’astreint à obturer l’une après l’autre les fissures ouvertes au mur de la nécessité et à parachever son œuvre en même temps qu’il clôt sa
prison ; cette faveur que toute société convoite, quelque soient ses croyances son régime politique et son niveau de civilisation ; où elle place son loisir, son plaisir, son repos et sa
liberté ; chance vitale pour la vie, … pendant les brefs intervalles où notre espèce supporte d’interrompre son labeur de ruche, à savoir l’essence de ce qu’elle fut et continue d’être,
en-deçà de la pensée et au-delà de la société : dans la contemplation d’un minéral plus beau toutes nos œuvres."