lutte des classes, humanisme, actualité- valeurs de la vie contre les valeurs de mort- Sécuritarisme & Totalitarisme- Esperanto- Littérature, poésie
u) Il y a une vingtaine d’années un ordinateur graphologue au vu de ma signature avait conclu que j’étais :
« passionné, aventureux, indiscipliné, impatient, ardent, logique, désordonné, vif, malicieux, spontané, nonchalant, optimiste »
6/5/1989
On vit vraiment sur deux planètes différentes, il y a autant de rapport entre nous qu’entre un poisson rouge et un patin à roulettes, on n’a même pas les même réactions psychologiques, et si parfois on a l’air d’accord (en tout cas si on l’a cru le 1er soir) c’est que les mots peuvent couvrir des malentendus complets, avec les mots on peut tout dire et n’importe quoi, et en fait rien. On n’a pas les mêmes vertus même quand elles portent les mêmes noms.
Je ne suis guère touché par ses problèmes, et elle ne comprend pas les miens, et je sais qu’elle ne les comprendra jamais.
1/6/1989 C’est vrai quand j’y repense. Cette maison j’étais prêt à la vendre de gaîté de cœur ; mais Isabelle avait raison ; non seulement c’est la maison que papa m’a offert (un 5 janvier [1983]) mais on y a un peu vécu ensemble, et puis on a fait les tapisseries ensemble, dans l’escalier. Je vais céder la maison où il m’a aidé à faire les tapisseries. Alors que Bailleul est vide et vendue ; il ne restera plus rien ; Isabelle comprend, elle, Denise fait la « morale » et se plaint, et ne comprend pas.
54) Les sonates de Scarlatti (Domenico) c’est un pur chef-d’œuvre en fait. Comme un jardin de bonheur, un jardin où il y aurait des galets qui déboulent, des pompes à eau, comme autrefois, des enfants qui courent ; des bals au clair du soir, des escaliers, des martinets (cipseloj en Espéranto) dans son ciel. Des chatons qui jouent au soleil, et qui marchent le dos en bosse. Des haches, et des cabanes à charbon, des coups de vents dans ses arbres ; des gouttes de pluie qui « font des bouteilles » ; des machines à coudre en route ; d’immenses moments de joie ; des baisers fous dans le cou.
Des petits nuages de poussière emportés par le vent,
Des nomades galopant dans la steppe
Les feuilles mortes d’octobre tombant en rythme par dessus les douves
Une diligence vue de loin dans la campagne
Un petit chat qui joue sur des escalier en briques au soleil au milieu d’un jardin derrière une grande maison dans la Marche Combraille ou le Bourbonnais. (Mais toutes les gens de cette maison sont morts, même les enfants.)
« Moumoute, a-t-on vu Susuc’ ? » - comme sont pitoyables les vies humaines et animales ! ………
56) L’amour rime forcément avec toujours, sinon ce n’est pas de l’amour.
57) « cette hémorragie du plaisir humain, qui parfois me serre le cœur ……. » (Norbert Elias sur l'évolution de la morale sexuelle sociale)
w) autrefois il y avait des gens qui avaient des mains. Maintenant il n’y en a plus. Les dernières étaient celles de J T et elles sont mortes. (2002)
59) Quand on entre en contact avec le corps de quelqu’un on touche quelque chose de plus profond - et de plus spirituel ! – que quand on croit entrer en contact avec son esprit.
60) Dans notre monde les chats sont les seul êtres libres qui restent ; puisqu’on a supprimé les chiens errants.
x) Il n’y a rien à attendre, rien à faire.
61) (26/5/1998) S Les intellos-chics de maintenant sont bien empêtrés quand ils doivent parler d’art, ou décrire une musique. Comme leurs tabous actuels leur défendent d’utiliser des « images » (Or comment parler, dans la mesure où c’est possible ! de ce qu’il y a dans une musique sans évoquer des images, par sa(ĝia) nature même on ne peut la mettre en mots que comme ça ; or pour un intello-chic fin-de-ce-siècle c’est du dernier mauvais goût, c’est une trahison, pire un crime de lèse-majesté, pire un interdit magico-social) et comme leurs préjugés leurs interdisent toute expression d’un sentiment quelconque et des mots les désignant, comme étant un crime d’impudeur, de vulgarité (populiste sans doute ?) de mauvais goût, de « sentimentalisme dégoulinant », « gluant », « pathos », (que ce terme soit devenu péjoratif est vraiment curieux a priori, intéressant a posteriori et significatif ; comme dans un autre domaine ce qui est arrivé à d’autres termes jadis positifs ou neutres) il ne leur reste presque aucun moyen pour décrire ou exprimer quelque chose d’artistique. Il faut entendre quand ils se débattent dans leur cage en essayant d’expliquer et ne trouvent rien à dire ! (remarquez, comme ils bégayent à qui mieux mieux, nouveau tic (coquetterie ? au départ, norme bientôt !) à la mode chez les intellos snobs quand ils parlent à la radio, ça leur permet de remplir le silence !
(22/5/1998) Les campagnes « de rêve », les belles campagnes sensuelles et profondes, n’existent plus (ne fusse que parce que, déjà, elles sont hachées, et corsetées de voies rapides, d’autoroutes, de 4-voies, de glissières de sécurité, de bandes de béton, de parkings, de bretelles d’autoroutes)
Elle a vraiment eu une triste vie en fin de compte
cette malheureuse Noëlle, qui riait tant quand je l'ai connue, quand on récapitule sa vie ... T'imagine-tu la situation de sa fille maintenant? Bref j'ai appris ça comme j'ai appris la mort d'Annie
Vanwalleghem, dont j'ai trouvé le faire-part dans ma boite au lettres quand on est rentrés avec Jacqueline
d'Écosse et de l'accident (celui au sujet de qui quand on en parlait elle disait "c'est pas grave:
on est vivants!" ..... ) - Il aurait beaucoup mieux valu qu'on soit tués tout les deux à ce moment là -.
Et celle de Bernard Rollet , qui était asthmatique et membre d'Amnesty International et était réparateur
de radio, j'avais fait toute une après-midi de permanence avec lui lors d'une exposition, et il
m'avait expliqué le fonctionnement des "circuits-bouchons" dont le nom et le
fonctionnement l'amusait beaucoup.
En fait tous les gens que j'ai connus, non seulement
sont morts, mais j'ai appris leurs morts tout à coup quand je m'y attendais le moins....
) scène de mes soirées d’hiver :
moi, pour la n-ième fois :
Le mimi !
Ah ! voilà l’hominoïde relique
(à cause des yeux brillants dans le noir),
qu’est-ce que tu fous des heures comme ça Dieu sait où dans le froid ?
où vas-tu te nicher ?
Allez ! mange, tu as maigri. Par un temps pareil il
faut être rembourré.
) qu’est-ce j’en ai laissé des morts derrière moi !
je n’ai vraiment plus le droit de vivre.
) elle a dit plusieurs fois : « plus tard tu diras :
ma maman elle était bébête ! » Je ne peux pas :
je ne m’en souviens plus, ni de sa merveilleuse
tendresse….
) Il suffit de relire les pages de SOS-papas en deuil :
encore deux morts désespérés tragiques et injustes. Jacques Tizorin et Stéphen Ballion, priez
pour eux ! Combien de morts irréparables,
comme tous, combien de destins lamentables et horribles
, et injustes, et irréparables !…
L’Univers n’est fait que de ça, de morts, tous plus
horribles les uns que les autres
) Bernard Rollet, ancien secrétaire du groupe d’Arras
d’Amnesty International, était né en 1939
et décédé le 25 décembre 1984.
) Albert ********, qui eut pu croire de voir un jour
ce nom là sur un faire-part mortuaire ?!
quel drôle d’effet !
C’est la guerre, les bombes tombent de toutes parts, détruisant les maisons et tuant les gens : Une
bombe est tombée sur maman et une autre sur papa, et a
détruit notre maison de Bailleul. Une autre a tué Claude, et une est tombée
sur Bernard Rollet, Une bombe a détruit la maison de Marie-José en Bretagne
et Marie-José avec, et une autre est tombée sur mon jardin et a emporté mon chien
et ma chatte chérie. Une bombe a tué Jacqueline par surprise et elle a
pulvérisé sa maison avec toutes ses affaires. Personne n’est à l’abris.
- (30/9/2002)
Qu’est-ce qu’il est chiant ce chat !T’es devenu
arménien maintenant. Ton nom c’est Inchachian.
4/11/2007 Le gros minou il est tout velu !
et on va faire claquer les bulles du plastique comme Jacqueline.
Si elle sonnait est-ce qu’elle serait devant la porte, hein ?
Pourquoi elle sonne plus jamais à la porte ?
) Je suis maintenant plus seul que je n'ai jamais été.