Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

lutte des classes, humanisme, actualité- valeurs de la vie contre les valeurs de mort- Sécuritarisme & Totalitarisme- Esperanto- Littérature, poésie

Publicité

Question rentabilité, travail, société, n'est-on pas en train de faire tragiquement fausse route ?

D'abords plongeons-nous dans un autre pays, en Inde par exemple; ici dans un hotel, mais ce serait valable aussi pour d'autres pays et d'autres types de services:

" une multitude de serveurs en chemises à carreaux, de porteurs, de gardes en tenue kaki qui sommeillent devant les pavillons.
Dans la gestion néolibérale des entreprises, et du type de société que veut nous infliger le nouveau président hexagonal, on économise sur le nombre d’employés et, tout en culpabilisant les exclus, on presse sans pitié l’énergie de ceux qui ont la « chance » de travailler. Ce n’est apparemment pas la stratégie du New Woodlands. Ici des centaines d’employés travaillent peu (même s’ils font beaucoup d’heures) pour gagner peu, dans la bonne humeur." (blog : Celestissima)

Oui je remarque ce fait.  Voilà je crois quelque chose d'important (mais quand, quand les gens, intoxiqués, s'en rendront-ils compte? Bon, après trois décennies d'adoration des supermarchés (plus économiques!) quelques uns commencent à Boycotter les Grandes Surfaces, alors peut-on espérer?) quelque chose donc de très important:
On nous a tellement,  tellement culpabilisés sur les emplois "peu productifs" à supprimer sans pitié et d'urgence!! à remplacer par des machines, qu'on est maintenant incapables (ou alors avec un terrible sentiment de culpabilité!...) de penser autrement. Mais ne voit-on pourtant que le résultat  en est, outre un chomage féroce, brisant des vies (et des ménages...) créant sur le marché du travail une féroce inégalité du demandeur face à l'offrant, faisant des travailleurs stressés, précarisant ! Précarisant le client aussi ! qui cherche déséspéremment une station-Service pour sauver sa voiture de la panne sèche, ou un guichet qui pourrait le renseigner, ou un être humain au bout du téléphone, etc, etc, etc.
Bref à cela une question de bon sens: ne vaut-il pas mieux payer des tas de gens à "travailler peu pour gagner peu dans la bonne humeur" que de payer des chômeurs humiliés, controlés, précarisés, à ne rien faire (sinon faire semblant de chercher un travail qu'on leur refusera !) ?
N'est-ce pas plus sain, ne serait-ce pas plus sain pour une société la première solution? Et ne serait-il pas plus agréable, et sécurisant, pour tous de vivre dans une société où il y a des pompistes, des employés, qui à l'occasion attendent en tricotant derrières leurs guichets, mais sont, justement là, sur lesquels on peut compter, dans une société équipée, et où il n'y aurait pas toute cette délinquance, ce cercle vicieux de violence et de contôles, et d'humiliations, et de stress, crés par ce pressurage à la "rentabilité". Si l'Economie était politique et sociale (c'est ce qu'elle doit être portant!) et non monétaire et spéculative.
Ne croyez-vous pas que bien des gens préféreraient largement être payés peu à faire des petits boulôts pas forcément très intenses (tant mieux!) ni très productifs mais, qui représentent un STATUT, une PLACE dans la société, que de "galérer" (et trembler de peur à la radiation!) et se sentir humiliés à mendier une allocation ou un RMI?

Mais je crois que certains interêts et certains esprits, et certaines idéologies, préfèrent la deuxième solution. Certains apellent ça le "Libéral-Fascisme"
http://www.syti.net/Topics.html

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
R
"Supposons qu'à un moment donné, un certains nombre de gens travaillent à fabriquer des épingles. Ils fabriquent autant d'épingles qu'il en faut dans le monde entier, en travaillant, disons, huit heures par jour. Quelqu'un met au point une invention qui permet au même nombre de personnes de faire deux fois plus d'épingles qu'auparavant. Bien, mais le monde n'a pas besoin de deux fois plus d'épingles : les épingles sont déja si bon marché qu'on en achètera quère d'avantage même si elles coûtes moins cher. Dans un monde raisonnable, tous ceux qui sont employés dans cette industrie se mettraient à travailler quatre heures par jour plutôt que huit, et tout irait comme avant. Mais dans le monde réel, on craindrait que cela ne démoralise les travailleurs. Les gens continuent donc à travailler huit heures par jour, il y a trop d'épingles, des employeurs font faillite, et la moitié des ouvriers perdent leur emploi. Au bout du compte, la somme de loisir est la même dans ce cas-ci que dans l'autre, sauf que la moitié des individus concernés en sont réduits à l'oisiveté totale, tandis que l'autre moitié continue à trop travailler. On garantit ainsi que le loisir, par ailleurs inévitable, sera cause de misère pour tout le monde plutôt que d'être une source de bonheur universel. Peut-on imaginer plus absurde ?" (Bertrand Russell Eloge de loisiveté)<br /> en conclusion :<br /> <br /> "Les méthodes de production modernes nous ont donné la possibilité de permettre à tous de vivre dans l'aisance et la sécurité. Nous avons choisi, à la place, le surmenage pour les uns et la misère pour les autres : en cela, nous nous sommes montrés bien bêtes, mais il n'y a pas de raison de persévérer dans notre bêtise indéfiniment" (idem)<br />
Répondre
R
De nos jours tout est devenu d'une lenteur phénoménale dans le fonctionnement  le plus banal, ne fusse que pour la livraison d'un nouveau chéquier ! etc, des administrations et des entreprises. C'est que celles-ci  ont limité au maximum, et encore, et encore ! leur  personnel, pour limiter au maximum leurs dépenes (dans ce domaine ...) en se foutant pas mal et des conséquences au niveau sociétal, ni de ce que ce faisant ils rendent la vie de leurs clients et/ou usagers totalement détestable ! gâchée, escroquée, invivable, absurde.Et le fonctionnement de la société s'englue de plus en plus (jusqu'à l'arrêt ?), alors que dans les années 50, tout fonctionnait de manière autrement plus rapide, plus respectueuse des gens, et plus fiable !Et il n'y avait pas de chômage.
Répondre