que les scientifiques sont des gens plus objectifs que le commun des mortels et moins soumis aux mesquineries et aux irrationnalités des passions
humaines et sociales.
avait montré bien des choses, mais c'est mieux que ça! il suffit de lire l'incroyable et courtelinesque opposition qu'ont
rencontré les découvertes de Glozel (
pour se rendre compte de la place
(et donc les effets pervers) que peuvent prendre la vanité, la susceptibilité, le parti-pris, le panurgisme, le terrorisme intellectuel, le soucis de la carrière, et j'en passe, dans ce qui devrait
rester une pure démarche de recherche scientifique!
Autre attitude très fréquente quoi que pas du tout scientifique: au début du 19è siècle Arago refusait de croire à l'existence des météorites par ce raisonnement imparable (!) " il ne peut
pas tomber des pierres du ciel, puisqu'il n'y a pas de pierres dans le ciel" (je suppose qu'il y était allé voir). Quand Boucher de Perthes présenta des silexs taillés en disant qu'ils avaint été
réalisés par des hommes préhistoriques, toute la communauté scientifique se récria: des hommes préhistoriques ça ne
peut pas exister, donc
ces silexs ne peuvent pas avoir été taillés par des hommes préhistoriques, DONC Boucher de Perthes est un faussaire, CQFD (on n'avait pas encore inventé le concept, bien pratique! de
"pseudo-science" ni celui (bien pratique aussi!) de "théories du complot!") de même lorsque Spallanzoni emis l'idée que les chauves -souris qui sont aveugles se repèrent peut-être en émettant de
cris suraigus dont ils analysent les échos pour apprécier les distance (aujourd'hui on sait que c'est vrai, mais à l'époque on n'avait pas encore inventé le radar) les savants de l'époque se
moquérent d'une hypothèse aussi saugrenue, et la balayérent d'un revers de la main. Et puis ce savant du Saint-Siège à qui Galilée proposait de regarder dans sa lunette, qu'il verrait bien qu'il
y a des montagnes sur la lune, le dit savant
refusa de mettre son oeil à la lunette puisque l'existence de montagnes sur la lune était
impossible, absurde et hérétique, se laisser seulement aller à vérifier de visu la facticité de ces affirmations auraient été ridicule et l'aurait déconsidéré, car ce serait admettre que ça
pouvait peut-être être possible, qu'il considérait ces hypothèses comme dignes d'être au moins confrontées à l'expérience, or c'est impossible, il ne voulait pas se déconsidérer à seulement
supposer que ça puisse être autre chose qu'une impossibilité, seulement examiner les preuves prétendument présentées par Galilé était déjà même tabou ! (et puis comme ça il pouvait
continuer à condamner sans appel ces idées comme absurdes et sans fondement !!

)
"Non seulement il n'est pas confortable de se voir coller une étiquette redoutée par les confrères, mais les gens du métier savent trop bien qu'une
curiosité pour la "pseudo-science suffit
à ce que les crédits de recherche tarissent, à ce que les revues refusent de publier leurs communications et que les pstes académiques leur deviennent mystérieusement inaccessibles.
La répugnance des scientifiques à reproduire les expériences psi et même à leur prêter attention est également conditionnée par "l'instinc grégaire". Comme l'a souligné Thomas Gold, de la Cornell
University, les scientifiques, comme la plupart des humains, recherchent la sécurité du troupeau, sous conditions d'dhérer aux idées et aux méthodes communément admises. Il est dangereux pour la
carrière d'un homme de science de ne pas suivre la ligne générale, considérant que l'on peut de moins en moins continuer à travailler en dehors de cette communauté très organisée. Les
scientifiques qui s'adonnent à la recherche psi sont des téméraires à qui l'on fait vite savoir que, "chez nous on n'aime pas les étrangers". On sait que, pour la plupart, les scientifiques
sont attirés par les théories plutôt que par les données. Ils se sentent mal à l'aise avec les "faits" tant qu'on ne leur fournit pas une théorie capable de les expliquer. Or les "faits"
parapsychologiques demeurent inconfortables parce qu'aucune explication conventionnelle n'atteste leur existence. " (Dean Radin)