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Les savants n'ont rien de génial !

On croirait naîvement, de l'extérieur que les scientifiques sont des gens plus objectifs que le commun des mortels et moins soumis aux mesquineries et aux irrationnalités des passions humaines et sociales.

or, déjà Thomas Kuhn avait montré bien des choses, mais c'est mieux que ça! il suffit de lire l'incroyable et courtelinesque opposition qu'ont rencontré  les découvertes de Glozel (livre par André Cherpillod, en français et en Espéranto) ou  certains démêlés de Jean-Pierre Petit   pour se rendre compte de la place (et donc les effets pervers) que peuvent prendre la vanité, la susceptibilité, le parti-pris, le panurgisme, le terrorisme intellectuel, le soucis de la carrière, et j'en passe, dans ce qui devrait rester une pure démarche de recherche scientifique! 

Autre attitude très fréquente quoi que pas du tout scientifique: au début du 19è siècle Arago refusait de croire à l'existence des météorites par ce raisonnement imparable (!) " il  ne peut pas tomber des pierres du ciel, puisqu'il n'y a pas de pierres dans le ciel" (je suppose qu'il y était allé voir). Quand Boucher de Perthes présenta des silexs taillés en disant qu'ils avaint été réalisés par des hommes préhistoriques, toute la communauté scientifique se récria: des hommes préhistoriques ça ne peut pas exister,  donc ces silexs ne peuvent pas avoir été taillés par des hommes préhistoriques, DONC Boucher de Perthes est un faussaire, CQFD (on n'avait pas encore inventé le concept, bien pratique! de "pseudo-science" ni celui (bien pratique aussi!) de "théories du complot!") de même lorsque Spallanzoni emis l'idée que les chauves -souris qui sont aveugles se repèrent peut-être en émettant de cris suraigus dont ils analysent les échos pour apprécier les distance (aujourd'hui on sait que c'est vrai, mais à l'époque on n'avait pas encore inventé le radar) les savants de l'époque se moquérent d'une hypothèse aussi saugrenue, et la balayérent d'un revers de la main. Et puis ce savant du Saint-Siège à qui Galilée proposait de regarder dans sa lunette, qu'il verrait bien qu'il y a des montagnes sur la lune, le dit savant refusa de mettre son oeil à la lunette  puisque l'existence de montagnes sur la lune était impossible, absurde et hérétique, se laisser seulement aller à vérifier de visu la facticité de ces affirmations auraient été ridicule et l'aurait déconsidéré, car ce serait admettre que ça pouvait peut-être être possible, qu'il considérait ces hypothèses comme dignes d'être au moins confrontées à l'expérience, or c'est impossible, il ne voulait pas se déconsidérer à seulement supposer que ça puisse être autre chose qu'une impossibilité, seulement examiner les preuves prétendument présentées par Galilé était déjà même tabou !  (et puis comme ça il  pouvait continuer à condamner sans appel ces idées comme absurdes et sans fondement !! )

"Non seulement il n'est pas confortable de se voir coller une étiquette redoutée par les confrères, mais les gens du métier savent trop bien qu'une curiosité pour la "pseudo-science suffit à ce que les crédits de recherche tarissent, à ce que les revues refusent de publier leurs communications et que les pstes académiques leur deviennent mystérieusement inaccessibles.
La répugnance des scientifiques à reproduire les expériences psi et même à leur prêter attention est également conditionnée par "l'instinc grégaire". Comme l'a souligné Thomas Gold, de la Cornell University, les scientifiques, comme la plupart des humains, recherchent la sécurité du troupeau, sous conditions d'dhérer aux idées et aux méthodes communément admises. Il est dangereux pour la carrière d'un homme de science de ne pas suivre la ligne générale, considérant que l'on peut de moins en moins continuer à travailler en dehors de cette communauté très organisée. Les scientifiques qui s'adonnent à la recherche psi sont des téméraires à qui l'on  fait vite savoir que, "chez nous on n'aime pas les étrangers". On sait que, pour la plupart, les scientifiques sont attirés par les théories plutôt que par les données. Ils se sentent mal à l'aise avec les "faits" tant qu'on ne leur fournit pas une théorie capable de les expliquer. Or les "faits" parapsychologiques demeurent inconfortables parce qu'aucune explication conventionnelle n'atteste leur existence. " (Dean Radin)

Voici humoristiquement transformées en aphorismes toute une séries d'autres fruits de l'expérience d'un scientifique, qui démystifie quelque peu l'idée qu'on pourrait s'en faire !!     et donne une idée de ce qui compte dans un travail universitaire !

http://my.opera.com/dantesoft/blog/show.dml/17791

et une réflexion de J Lavaujac :
Pour qu’un champ d’études et de connaissances devienne une science



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R
Et Semmelweis? vous savez ce qui est arrivé à Semmelweis?<br /> <br /> "Les pontifes qui croient tout savoir, n’écoutent jamais ceux qui détiennent pourtant la vérité. En voici un exemple frappant.<br /> <br /> « Ignace Semmelweis est né à Budapest en 1818. Sa vie se superpose en partie...à celle de vos grands-pères. Cela paraît très lointain, mais c’est comme s’il avait vécu hier.<br /> <br /> Il est devenu obstétricien, ce qui devrait en faire un héros suffisamment moderne. Il a consacré sa vie à la santé des bébés et des mères... » Il y a 140 ans, il nous faut admettre que les maladies causées par les germes étaient encore dans l’esprit humain une méconnaissance totale.<br /> <br /> « ...Je veux dire que la théorie du germe est vraiment récente. À l’époque où mon père était encore un petit garçon, Louis Pasteur était encore en vie et ses théories très controversées. Il y avait un paquet de visionnaires de haut vol furieux contre ceux qui l’écoutaient lui plutôt qu’eux. »<br /> <br /> Voilà nos journalistes et surtout ceux qui payent leurs salaires refaire surface. Eux non plus ne croient pas le petit qui leur dit, vous nous trompez les mecs et vous vous trompez par le fait même. Pourtant, « ...Ignace Semmelweis croyait aussi que les germes pouvaient être la cause de maladie. Il fut horrifié, en arrivant à la maternité de Vienne...de voir qu’une mère sur dix mourait de fièvre puerpérale...il étudia les procédures hospitalières et suspecta rapidement les médecins d’être la source de l’infection de leurs parturientes. Il avait remarqué avec quelle fréquence les médecins pouvaient passer directement de la dissection de cadavres à la morgue à l’examen des mères à la maternité. Il suggéra alors une expérience : Les médecins devraient se laver les mains avant de toucher les mères. »<br /> <br /> Vous voyez certainement où je veux en venir. Que n’avait-il dit ? L’insulte suprême envers ses doctes collègues venait d’être prononcée. « ...Comment suggérer une chose pareille à ses supérieurs hiérarchiques ? Il était un moins que rien... » Comme nous le sommes tous face à nos dirigeants. « ...mais les morts se multipliaient et Semmelweis, qui savait encore moins que vous et moi comment s’entendre avec ses contemporains, continua à prier ses collègues de se laver les mains. »<br /> <br /> Ils le firent évidemment afin probablement de le faire taire une fois pour toutes. Mais tous ces supposément savants médecins ne purent que constater, que leur petit collègue obstétricien avait raison. Les mères cessèrent de mourir de la fièvre puerpérale. Ce jeune médecin que ces pontifes sortis de grandes facultés avaient montré dédaigneusement du doigt, venaient non seulement de démontrer leur suffisance mais en même temps leur ignorance.<br /> <br /> « ...Quels remerciements Semmelweis a-t-il obtenus des ténors de sa profession dans la société viennoise, de tous ces visionnaires ? Il a été chassé de l’hôpital et même de l’Autriche, qu’il avait si bien servis. Il a fini sa carrière dans un hôpital de province en Hongrie. Là, il a baissé les bras en ce qui concernait l’humanité... »
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