lutte des classes, humanisme, actualité- valeurs de la vie contre les valeurs de mort- Sécuritarisme & Totalitarisme- Esperanto- Littérature, poésie
Par R. Platteau
Comme j'en avais déjà touché un mot dans Oni ne pafas en Jamburg, les caractères tant dénoncés du régime Soviétique, surtout sur sa fin, ne sont pas le fruit d’une idéologie, mais du développement des tendances naturelles de tout Etat et de toute administration.
Simplement, là elles ne rencontraient « rien qui l’arrête » selon l’expression de Zygmunt Bauman.
Mais il n’est pas nécessaire d’avoir un régime à parti unique, ou une théocratie religieuse, ou une dictature, pour que ces conditions se développent. C’est ce qui se passe aussi quand les gens ont été peu à peu conditionnés à être suffisamment et viscéralement soumis et imprégnés de terrorisme intellectuel, et quand le public est imprégné et convaincu aveuglément de l’idéologie (y compris quand elle-ci ne reçoit pas officiellement ce nom) dont elles se servent pour se justifier. Et aussi il y a un moment où son emprise est devenue telle partout et qu’elles ont si bien réussi à soumettre et terroriser les cerveaux du troupeau, qu’il arrive à un point où on ne peut plus rien contre elles ; alors tout est perdu.
C’est notre situation actuelle.
Et bien entendu la « langue de bois » n’est pas un monopole de l’Union Soviétique. Tout discours administratif fonctionne comme une langue de bois.
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