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Par R. Platteau
Comment voulez-vous que j’ »accepte » ; ça c’est quelque chose que fait l’égoïsme humain
quand il est entouré, qu’il a d’autres êtres aimés, du bonheur, de la chaleur, etc, pour se raccrocher (et se droguer….), alors on finit par s’asseoir
sur le cadavre des autres, secrètement soulagé de ne plus souffrir, en habillant ça de temps en temps d’une douce et confortable (le confort du bonheur et de l’amour qui vous reste) « tristesse », comme dans
les pages d’André Comte-Sponville, se flatter, transformer, en une alchimie en fait nullement magique l’horreur en douceur parce qu’en fait on a
évacué la réalité, on l’a remplacée par une image, et cette douceur n’est rien d’autre que le confort nombrilique qui a hypocritement pris sa place. Mais quand, comme moi, on n’a
rien, il n’y a pas de carburant pour l’égoïsme humain, et on ne peut pas comme ça s’asseoir négligemment sur le cadavre de quelqu’un en oubliant que
c’est un cadavre.
Commentaires sur une
page de Comte-Sponville
**
(je ne la reproduit pas, mais à quoi bon, c'est
une page sur la mort des autres, avec le genre de discours qu'on a l'habitude d'entendre de nos jours
sur ce sujet ! vous pouvez trouver ce genre de discour partout .....):
Eh oui il parle bien ! mais cette musique douce et apaisée, aussi trompeuse, bien évidemment, que l’hébétude du drogué, est bien entendu de la même
nature que les éléphants roses de celui-ci, et également que le trompeur et paresseux soulagement - provisoire ! – du lâche et du Collaborateur ; le tout « armé », pour avoir
l’air de tenir debout, des habituels sophismes, sans aucun fondement dans la réalité (il suffit de réfléchir un petit peu) qui ont pour but de
donner une apparence de justification théorique à l’égoïsme, et surtout à l’infinie faiblesse du cœur (et du corps) humain, qui n’a d’égale que sa frivolité,
et surtout son inconscience, et qu’on a, de nos jours, érigé en nouvelle religion, en catéchisme établi, que se chargent de faire régner les nouveaux
« calotins ».
En complément sur ce sujet j’ajoute quelques extraits de mon Journal :
* Tu sais, à force d’être « réaliste » (sic…) c’est pas ça non plus ; on le
« paye ». Ce n’est pas parce- qu’on se couche dans la boue en refusant de la voir !
Ce n’est pas parce qu’on rampe pour éviter la bastonnade.
On se laisse bercer, par lâcheté, tant qu’il y a des gens vivants pour vous le faire (vous bercer...).
Ce n’est pas parce qu’on rampe dans la boue - pour ne pas glisser et tomber! - qu’on puera moins !
* Face à la mort la société (actuelle) est comme une armée stoïque en guerre : il faut remplir son devoir jusqu’au bout, il faut maintenir les
apparences.
L’air de rien, l’éthique ambiante est la même que celle des cadets du roi de Prusse ;
* « Elle a le sentiment d’avoir vraiment tout perdu maintenant qu’elle a perdu même son chagrin. » (Kénizé Mourad)
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