c'était du temps où le pauvre Centre Noroît, le poumon culturel de cette pauvre ville d'Arras, qu'on a contraint à la fermeture depuis

, existait encore. La caisse était tenue par une vieille dame à l'époque. Je ne sais plus comment c'est venu, mais je lui ai comme
ça incidemment demandé des renseignements sur un point du programme à venir, quelque chose comme ça, je ne me souviens plus; alors elle a dit quelque chose comme : je crois qu'il y en a encore,
mais il faut que j'aille en face (le directeur habitait dans la belle maison en face du centre) pour vos trouver ça. et elle s'est décarcassée pour me trouver ce renseignement, jusqu'à ce
qu'elle me l'amène.
J'étais absolument pantois, stupéfais, j'avais l'impression d'être dans un rêve et non dans la réalité, en tout cas pas dans la réalité de l'époque contemporaine. Inouï ! jamais vu ! incroyable !
ça donne une impression d'irréalite, et on se sent gêné devant tant de bonne volonté et d'amabilité.
Quand on pense que en notre époque quand on demande à quelqu'un, que quelque chose qui fait partie de son boulot, un service qu'il est censé normalement vous rendre, et même si c'est un service
payant, on a l'impression de le/la déranger, c'est à peine, même quand c'est un commerçant et que ça va lui rapporter, et alors il n'est pas question d'iinsister encore moins de demander un extra,
rien que le service normal bien souvent on ne l'a pas pour un prétexte ou un autre, et le tout avec une amabilité zéro, dans le meilleur des cas une politesse glacée, de voir dans cete même époque
quelqu'un se décarcasser pour vous trouver un renseignement et un document, qu'on a à peine évoqué qu'on aimerait bien l'avoir, c'est absolument inouï !!!. Je le répête j'avais l'impression d'être
tombé sur une autre planète, ou de rêver.
Peut-être était-ce parce que cette vieille dame appartenanit à une autre génération disparue.
Je ne sais pas si elle vit encore mais je garde un souvenir attendri de cette vieille dame
(c'est également elle que j'ai vu une fois se quasiment "colleter" avec un enseignant (ah les enseignants ! c'est en tous points une sale race) qui parce qu'il appartenait à l'association qui
intervenait ce soir-là prétendait voir le film sans payer sa place, elle lui a représenté l'universalité de la règle, qu'il n'y a pas de raison de faire de passe-droit et qu'elle était responsable
devant son patron, et elle a tenu bon)