lutte des classes, humanisme, actualité- valeurs de la vie contre les valeurs de mort- Sécuritarisme & Totalitarisme- Esperanto- Littérature, poésie
Par R. Platteau
Désolé de gâcher votre
ambiance de NOËL
mais vous savez on est déjà en train de glisser sur un pente très très dangereuse et perverse.
On commence avec les animaux (mais un tel monde
c'est déjà l'horreur absolue! réveillez-vous un peu et pensez-y, c'est à vomir!)
eh oui peut-être vous avez reçu un gentil animal en cadeau de Noël: il est peut-être déjà victime de cette déshumanisation (soit dit sans jeu de mots! d'ailleurs ceux qui aiment les animaux,
comme Elian Finbert, me comprendont sans problème)
(et d'ailleurs, avez-vous remarqué que pour toutes les barbaries
on commence sur les animaux, avant ... )
Regardez comment dans le temps déjà ils ont "amadoué" les gens pour que ceux-ci s'auto-persuadent que "tout ça c'est bien",
tout ça c'est pour leur bien .....
Pierre Piazza :
Légitimation
Si les autorités se sont évertuées à légitimer les bénéfices qu’est susceptible de procurer à l’État la généralisation d’une carte d’identité autorisant une identification certaine des nationaux,
au travers de leur rhétorique transparaît aussi la volonté de susciter l’adhésion des citoyens à leur projet d’encartement. Hormis durant la période de Vichy où le port de la « Carte d’identité
de Français » est alors autoritairement imposée comme obligatoire, les pouvoirs publics développent une véritable stratégie discursive destinée à convaincre les citoyens de la nécessité de
posséder un document répondant à des besoins étatiques. Leur objectif est de favoriser l’émergence d’un lien d’obéissance nouveau reposant exclusivement sur le consentement des citoyens et de
parvenir ainsi à ce qu’ils s’obligent eux-mêmes à réclamer une carte grâce à laquelle l’État pourra accroître sa capacité de contrôle .
Le caractère pratique de la carte est systématiquement vanté par les autorités : loin de constituer un dangereux outil de police, elle ne serait qu’un instrument pratique grâce auquel chaque
citoyen peut apporter facilement (c’est-à-dire sans avoir besoin d’exhiber une multitude de titres) la preuve de son identité et de sa qualité de Français dans un monde caractérisé par une
complexification croissante des rapports sociaux où la nationalité est devenue le critère prédominant conditionnant leur appartenance à la nation. Alors que la société se transforme sans cesse
davantage en une collection d’individus atomisés, les pouvoirs publics insistent aussi sur l’idée selon laquelle cette carte permet de matérialiser incontestablement l’unicité de chaque citoyen
et lui confère le sentiment de la voir constamment reconnue tout en lui évitant les désagréments de l’usurpation d’identité. La carte d’identité a même parfois pu être assimilée à un véritable
certificat de respectabilité . À d’autres époques, des élus ou fonctionnaires ont encore proposé d’introduire dans la carte d’identité des données précisant les antécédents judiciaires de son
porteur ou bien sa position vis-à-vis de ses obligations militaires . Autant d’informations par le biais desquelles il deviendrait possible de s’assurer qu’un citoyen désireux de se munir de ce
document n’a rien à dissimuler sur son propre compte et ne mène aucunement un mode de vie répréhensible.
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